‹ Dictionnaire de la fable. Adopté par le Conseil de l'instruction publique pour les colléges et autres maisons d'éducationChapitre 246 sur 268 · HIE · texte numérisé non relu

HIE

grecque ne l’econnut d’abord que trois Heures ou trois saisons. L’Automne donna lieu à la création des deux autres , qu’on appela Carpo et Thalatte , et qui veillaient aux fruits et aux fleurs. Enfin , quand le jour eut été partagé en douze parties égales, on multiplia le nombre des Heures jusqu'à douze, toutes au service de Jupiter. Les Heures étaient reconnues pour des divinités dans la ville d’Athènes, où elles avaient un temple bâti en leur honneur par Amphyction. Les modernes les représentent ordinairement avec des ailes de papillon, accompagnées de Thémis, et soutenant des cadrans ou des horloges.

HEL’RIPPA , surnom de Diane chez les Phénéates. Ce fut Ulysse qui lui bâtit un temple , en mémoire de ce qu'après avoir cherché ses cavales dans toute la Grèce, il les avait retrouvées à Phénéon.

HEXA STYLE , temple qui a six colonnes de front.

HIBOU. V. Ascalaphe , Mikerve.

HIERA, sacrie ; une des îles Vulcanies ou de Lipari , où l’on plaçait la forge de Vulcain. — 2. Femme de Télèphe,roi des Mj'siens , si belle, qu'Hélène elle-même devait lui céder le prix de la beauté. — 3. Mère de Pandarc et de Bilias , avait élevé ses deux fils dans un bois consacré à J iipitcr.

HIERACOBOSCOI , prêtres d’Égypte, chargés de nourrir les éperviers consacrés à Apollon ou au Soleil.

HIERAPOLIS , ville de Syrie , consacrée à Junon l’Assyrienne, où se célébraient les grands mj'stèrcs.

HIERAX, eut l’imprudence d’éveiller Argus au moment que Merciu-e allait enlever lo métamorphosée en génisse. Mercure , de colère , le changea en épervier. — 2. Homme illustre et juste , à qui Neptune fit subir la même métamorphose , pour le punir d’avoir envoyé du blé aux Troyens , contre lesquels il était irrité.

IIIEREA, surnom de Diane à Oreslhasium. — 2. Mercure la rendit mère d’un géant , qui fut le père d’Ischénus.

IlIEROBOTANE , plante sacrée. V. Verveine. Rac. ieros , saint; botanè , herbe.

HIEROCERYCE , chef des hérauts sacrés dans les mystères de Cérès , représentait Mercure ; îl avait des ailes an bonnet , et un caducée à la main.

HIEROCORACES, ministres de Mithras, ainsi nommés parce que ces prêtres du Soleil porlaienèdès vélcmens dont la couleur avait quelque rapport à celle des corbeaux.

Rac. coj'ax, corbeau.

HIEROGLYPHES , premiers signes ou caractères dont les Égyptiens se sont servis autrefois pour exprimer leurs p(uisées sans le secours de la parole. Les bois, les pierres, les plantes, les animaux, les procédés des arts , les parties du corps humain, servirent à cette communication, et, d’expressions simples qu’elles étaient dans le principe , devinrent autant d’énigmes, de caractères sacrés , d’objets de culte, et enfin d’amulettes ou de talismans. Quelques e.xcmples donneroni une idée de la science hiéroglyphique à sa naissance. \^oulait on exprimer qu’un juge ne doit être sensible ni à l'inlérét ni à la compassion? on figurait un homme sans mains et les yeux baissés. Un serpent roulé en forme de cercle était le symbole de l’univers ; et un pigeon noir , celui d’une jeune veuve solitaire qui ne songe point à se remarier. Deux armées rangées en bataille étaient indiquées par deu.x mains , dont l’une tenait un arc , et l’autre un bouclier. Pour montrer que rien n’échappe au Tout-Puissant, on représentait des yeux et des oreilles sur les murs, et principalement au frontispice des temples. Pour écarter les importuns de la maison d’un ministre, on peignait sur la porte un vieillard les yeux baissés et un doigt dans la bouche. Dans le temple de Minerve,

Page 1