‹ Dictionnaire de la fable. Adopté par le Conseil de l'instruction publique pour les colléges et autres maisons d'éducationChapitre 251 sur 268 · H OR · texte numérisé non relu

H OR

corne d'abondance de l’antre ; ou bien, au Heu de la pique , c’est une branche d’olivier, symbole de la paix.

HOIVORINUS , divinité romaine à laquelle sacrifiaient les femmes de ceux qui se mettaient en voyage , pour qu’ils reçussent un accueil honorable des étrangers dont ils devaient parcourir les pays.

HOPLOSjtlIA, Pallas armée de pied eu cap.

HORA , fille d'Uranus, et sœur de Chronos.

HORCHIA, déesse adorée dans l’Étrurie.

HORCHIUS , Jupiter, présidant aux sermens.

HORDICALES ou IIORDICIES , fêtes romaines en l’honneur de la Terre, à qui l’on immolait trente vaches pleines pour honorer sa fécondité, Jorda ou horda , vache pleine.

HOREES, sacrifices solennels , aux Heures et aux Saisons , consistant en fruits de la terre , offerts au commencement du printemps , de l'été et de l’hiver , afin d’obtenir I des dieux une année douce et tempérée.

HORION ou HORIL'S, surnom d’Apollon à Hermione.

1 Rac. oros , limite.

HORIÜS , qui préside aux heures et aux saisons; épith. de Bacchus. Rac. hora , heure , ou saison.

HORLOGE. F. Hecres.

HORME, chien de chasse. Rac. orme , impétuosité. — ; 2. Déesse qu’invoquaient ceux qui mettaient de l’activité

I dans la conduite de leurs affaires ; elle avait un autel à Athènes.

HORMENIL’S, père d’Astydamie, l’ayant refusée à i Hercule , déj'a marié à Déjanire , fut attaqué, forcé dans sa résidence, et tué par le héros, qui s’empara d’Astydamie, dont il eut Ctésippus.

HORMLS , danse lacédémonienne , instituée à l’imitation du mouvement des astres , dans laquelle de jeunes

nos

garçons et de jeunes fdles, disposés alternativement, et se tenant tous par la main, dansaient en rond.

IlORTA , déesse de la jeunesse , portait les jeunes gens à la vertu. Sou temple ne se fermait jamais. On l’appelait aussi Stimula. V. Hersilie.

HÜRTENSIS , Vénus , présidant à la naissance des plantes. Rac. hortus , jardin.

liORUS. F. Orüs.

ROSIES , prêtres de Delphes, préposés aux sacriGces qu’on venait offrir avant de consulter l’oracle. On les croyait descendus de Deiicalion. Rac. osios , saint.

HOSPES , HOSPITALIS , Jupiter protecteur de l'hospitalité.

IIOSPITA, surnom sous lequel Vénus avait un temple à Memphis en Égypte. ' — '2. Minerve à Sparte.

HOSPITALITÉ. Onia représente sous la figure d’une femme faisant accueil à un pèlerin, et tenant une corne d’ahondancc , d’où échappent des fruits qu'un enfant s'empresse do ramasser.

HOSTIE; de hostis , ennemi. Les anciens en distinguaient plusieurs sortes : Ilostiæ purœ , agueau.x et petits cochons de dix jours ; — pvœcidaneœ , celles qu’on immolait la veille des fêtes solennelles ( rac. præ , devant , et' cœdo J j’immole ); — hidentes , hosties de deux ans, qui à cet âge , ont deux dents j)lus élevées que les autres ; — injuges, qui n’avaient jamais snhi le joug; — exiniiœ , choisies et mises à part comme les plus belles et les plus dignes des dieux; succedancæ , qui se succédaient les unes aux autres ; — ambaruales, ( l'~. ce mot ) ; — amburbiales^ celles que l’on promenait autour do la ville. — cauiares , celles qui étaient ])résentées au saci'ificatcur par la queue, cal’iœ; — pvodigæ , celles qui étaient entièrement con.sumées parle feu. — piaculavcs, expiatoires, que l'on immolait

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pour se purifier de quelque souillure ; ou «w-

biegnœ, brebis ou vaches qui avaient mis bas deux agneaux ou deux veaux , et qu’on sacrifiait, avec leurs petits, à Junon ; — haivigœ , ou liarugœ , dont on examinait les entrailles, pour en tirer des présages; — médiales, hosties noires, que l’on sacrifiait en plein midi.

HOSTILINÀ, déesse des Romains. On lui attribuait le soin du blé dans le temps que les derniers épis s’élevaient à la hauteur des autres, et que la surl'ace de la moisson était toute égale. Rac. hostire, égaler; hostimentum , égalité.

HOULETTE. V. Paris, Endymion.

UUMANITE. On la représente par une jeune femme dont le visage exprime la sensibilité ; elle s’empresse d’ouvrir sa robe, pour recueillir des eiifans presque nus.

HURE DE SANGLIER. F. Méléagre.

HUSTAR , idole des Ninivites.

HYA , nom de Séniélé.

HYACINTHE, fils de Piérus et de Clio, fut aimé d’Apollon. Zéphire , qui l’aimait aussi, piqué de la préférence que le jeune homme donnait au dieu des Muses , détourna le palet qu’Apollon lançait, et causa la mort d'Hyacinthe. Le dieu le changea en une fleur de son nom , sur les feuilles de laquelle il grava les deu.x premières lettres de sou nom , ai , ai , expression et monument de sa douleur. — 2. Capitaine dolien, tué par l’Argonaute Clytius.

HY.Cf'INTHlDE.S , filles d'Hyacintbus ou d’Erechihée. Apollodore en compte ([uatre, nommées Anthéis, Égléis , Eulhénis et Lyrie, que les Athéniens, sur la foi d’un ancien oracle , immolèrent pour le salut |)ublic, sur le tombeau du C.yclope Géreste.

HYACINTHIES,fôtcs annuelles à Lacédémone en l’Jionneur d’Apollon, auprès du tombeau d’Hyacinthe.

TOM. I. ^3

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HYADES , ûllcs d’Atlas et d’Éthra , nommées Ambrosie , Eudore , Phœsyle , Coronis , Polyxo , Phæo , Thyéné , ou plutôt Dioné. Leur frère Hyas ayant été déchiré par une lionne , elles pleurèrent sa mort avec des regrets si vifs , que les dieux , touchés de compassion , les transportèrent au ciel , et les placèrent sur le front du Taureau , où elles pleurent encore. Les poètes ont appelé les Hyades jÀuviœ , tristes , parce que la constellation qu’elle forme annonce la pluie. Rac.jyem^ pleuvoir. Elle est aussi quelquefois désignée par Hyas au singulier ; nimbosa Hyas, inserena.

H Y AGNIS, Phrygien , père de Marsyas , le plus ancien joueur de flûte , et l’inventeur de l’harmonie phrygienne, composa des nomes ou cantiques pour la mère des dieux , Bacchus , Pan , etc.

HYALE, nymphe de Diane, puisait l’eau dans les urnes pour la répandre sur la déesse, lorsqu’ Actéon la surprit dans le bain.

HYAMIDES, prêtres de Jupiter à Pise , descendants de

HYAMUS , fils de la nymphe Évadné.

HYANTIDES, les muses, ainsi nommées , parce qu'on croyait qu’elles habitaient la Béotie.

HYANTIUS , Actéon , petit-fils de Cadmus, fondateur de Thèbes, capitale de la Béotie.

HYAS, fils d’Atlas et d’Éthra, dévoré par un lion. H. Hyades.

HYBLA, montagne de Sicile, célèbre par l’excellent miel qu’on y recueillait, et par une ville du même nom.

IIYBLÆA , déesse adorée en Sicile.

HYBLEENS, peuples de Sicile, passaient pour trèshabiles dans ce qui concernait le culte des dieux et dans l’interprétation des songes.

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HYBRIS, mère de Pan. — 2. Chien de chasse. Rac. hybris, injure.

" HYBRISTIQLES, fêtes argicnnes on rhomieiir des femmes qui , sous la conduite de Télésilla , avaient pris les armes el sauvé la ville assiégée par les Lacédémoniens. Les hommes s’y habillaient en femmes , et les femmes en hommes.

HYDARKIS, fille de Jupiter et d’Europe, donna son nom à la ville d’Hydarnis.

IIYDASPE, capitaine troycn, renversé par Sacrator, capitaine latin.

HYDRA. y. Hydre DE Lerme. — 2. Fille du Styx et de Pallas.

HYDRAGI, ministres qui assistaient les aspirans à l’initiation. Rac. hydor , eau, parce qu’ils s’en servaient poulies purifications préliminaires.

HYDRANOS, sacrificateur qui, dans l’initiation des Éleusinics , immolait à Jupiter une truie pleine, sur la peau de laquelle on faisait mettre celui qui devait être purifié.

HYDRE , constellation méridionale, voisine de la coupe et du corbeau. Apollon voulant faire un sacrifice à Jupiter, envoya le corbeau avec une coupe pour apporter de l’eau. Il s’arrêta sur un figuier pour attendre la maturité du fruit. Ensuite, pour excuser son retardement , il prit un serpent , qu’il accusa de l’avoir empêché de puiser de l’eau. Apollon, pour punir le corbeau, changea son plumage de hlanc en noir, plaça le corbeau vis-à-vis de la coupe , et chargea le serpent d’empêcher le corbeau de boire.

HYDRE DE LERNE, monstre épouvantable, né de Typhon etd’Échidna. Quand on coupait une de ses sept têtes , on en voyait renaître autant qu’il en restait, à moins qu’on appliquât le feu la plaie. Le venin de ce monstre

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était si subtil , qu’une flèche qui en était frottée donnait infailliblement la mort. Cette hydre faisait un ravage alTreux dans les campagnes , et sur les troupeaux des environs du marais de Lerne. Hercule la tua , et trempa scs flèches dans son sang pour en rendre les blessures mortelles , comme il l’éprouva dans les blessures qu’elles firent à Nessus, à Pbiloclète et à Cbiron.

HYDRIA. Vase percé de tous côtés , qui représentait le dieu de l’eau en Égypte. V. Cakope.

IIYDRIADES , nymphes qui dansent lorsque Pan joue de la flûte.

IIYDRIEPHORES , étrangères obligées de porter des cruches d'eau dans la procession des Panathénées.

HYDROMANTIE , art de prédire l’avenir par le moyen de l’eau. On en distingue plusieurs espèces. 1° Lorsqu’à la suite des invocations et autres cérémonies magiques on voj'ait écrits sur l’eau les noms des personnes ou des choses qu’on désirait de connailre : ces noms se trouvaient écrits à rebours. 2° On se servait d’un vase plein d’eau et d’un anneau suspendu à un fil , avec lequel on frappait un certain nombre de fois les côtés du vase. 3° On jetait successivement et à de courts intervalles, trois petites pierres dans une eau tranquille et dormante , et des cercles qu’en formait la surface , ainsi que de leur intersection, on tirait des présages. 4° On examinait attentivement les divers mouvemens et l’agitation des flots de la mer. 5° On tirait des présages de la couleur de Peau et des figures qu’on croyait y voir. 6“ On remplissait d'eau une lasse , et , après avoir prononcé dessus certaines paroles , on examinait si l’eau bouillonnerait et se répandrait par-dessus les bords. 7® On mettait de l’eau dans un bassin de verre ou de cristal ; puis on y jetait une goutte d'huile , et l'on s'imaginait voir dans cette eau comme dans un mi-

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roir, ce dont on désirait d’être instruit. 8“ Les femmes des Germains en pratiquaient une huitième sorte , en examinant les tours et détours, et Je bruit que faisaient les eaux des fleuves dans les gouffres ou tourbillons qu’ils formaient.

HYDROPIIORIES , cérémonies funèbres à Athènes et chez les Éginètes , à la mémoire des Grecs qui avaient péri dans le déluge de Deucalion et d’ügjgès.

HYENE, animal sauvage et cruel, dont les Égyptiens

avaient fait une divinité.

HYES , surnom de Bacchus d’Hya , nom de Sémélé , ou , parce que sa fête arrivait dans une saison pluvieuse.

HYÉSIUS. ( V. Pluvius. ) Les Athéniens honoraient Jupiter sous ce nom, et lui avaient élevé un autel sur le mont Hymettc.

HYETTUS, village de Béolie. Hercule y avait un temple où les malades venaient chercher leur guérison.

HY’GIÆA , surnom de Minerve , pris de l’art de guérir, auquel elle présidait.

HYGIEE , fille d’Esculape et de Lampétie, était honorée chez les Grecs comme la déesse de la santé. Les Romains l’avaient reçue dans leur ville , et lui avaient élevé un temple, comme à celle de qui dépendait le salut de l’empire. Rac. hygiès , sain. F. Santé. — 2. Simple gâteau de fine farine qu’on offrait à la déesse de ce nom, peut-être pour indiquer que la Santé est la fille de la Sobriété.

IIYGROMANTIE , divination par les eaux , ou par les choses humides. Rac. hygros , humide.

HYLA, ville de Béotie , dont les habitans allèrent au siège de Troie, avait pris son nom d’Hylé , Thestiade.

IIYLACIDE, Castor, fils d’ilylax.

HYLACTOR, chien d’Actéon. Y{ac. ylactein , aboyer.

IIYLAS,filsde Théodamas, roi de Mysie , s’attacha

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de bonne heure à Hercule , et l'accompagna à rexpédilion de la Colcliide. Les Argonautes arrivés sur les côtes de la Troade , envoyèrent à terre le jeune homme pour y puiser de l’eau. Les nymphes , éprises de sa beauté , l’enlevcrent. Hercule et ses compagnons, désespérés, firent retentir le rivage de leurs cris de douleur.

HYLATÈS, Apollon, adoré à Hylé, ville de Chypre.

HYLEE, centaure tué par Thésée, aux noces de Pirithoüs. — 2. Sammge J chien d’Actéon. Rac. bois.

HYLUS , Gis de la Terre, avait donné son nom à un ûeuve de l’Asie mineure. — 2. Fils d’Hercule et de Déjanire , fut élevé chez Céyx , roi de Trachine. Après la mort de son père, qu’il avait placé sur le bûcher , et par l'ordre duquel il épousa lole , il fut poursuivi par Eurysthée, eut recours à Thésée, roi d’Athènes, tua Eurysthée dans une bataille , et perdit la vie dans un combat singulier. Il avait élevé dans Athènes un temple à la Miséricorde , où les criminels trouvaient un refuge assuré. — 3. Autre Glsd'Hercule et de Mélita , Glle d’Égée, Geuve de Phéacie, fut tué par les Mentores , qui avaient voulu enlever ses bœufs.

HYLONOME, nymphe aimée du centaure Cyllare , se tua de désespoir en apprenant sa mort.

HYMEN ou HY'BIENEE , Gis de Bacchus et de Vénus . présidait au mariage. On le dépeint sous la Ggure d'un jeune homme blond , couronné de roses , portant un Gambcau et un arrosoir , dont le vêtement est blanc et brodé de Geurs. Son voile est jaune, couleur aGcctée aux noces. Cochin lui donne une couronne de roses et d’épines, un joug orné de Geurs , et deux Gambeaux qui n’ont qu’une même Gamme.

HYMENEE , chanson nuptiale , acclamation , ou refrein consacré à la solennité des noces.

HYMENEES, fêtes en l’honneur des mariages.

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IIYMETTE, montagne de l’Attique, célèbre par l’excellence et l’abondance du miel qu’on y recueillait, et par le culte qu'on y rendait a Jupiter Hymetlius'

HYMNIA , Diane invoquée en Arcadie.

HYMNODES , chanteurs d’hymnes. C’étaient tantôt de jeunes filles , tantôt des choeurs mélés des deux sexes , quelquefois le poète, ou les prêtres et leurs familles.

HY'ONE, mère de Triptolèmc , qu’elle eut d'Élcusis.

HYPANIS , capitaine troyen, revêtu des dépouilles des Grecs qu’il avait immolés , fut tué la nuit de la prise de Troie par ses propres concitoyens.

HYPATUS , souverain; Jupiter adoré en Béolie.

HYPENOR, prince troyen, tué par Diomède devant Troie.

HYPERANTHIJS , fils d’Égyptus.

IIYPERBUJS , fils de Mars , fut le premier qui tua des animaux.

HYPERBOREEIV, surnom d’Apollon, honoré chez les peuples de la Scj'thie septentrionale.

HYPERC’HYRIa, surnom sous lequel Junon-Vénus avait un temple à Lacédémone. Toutes les femmes qui avaient des filles à marier lui ofliaient des sacrifices.

HYPEREAOR, prince troyen, tué par Ménélas au siège de Troie. — 2. Guerrier né des dents du dragon.

HYPÉRESIE, ville de l’Achaïe, dont les habitans allèrent au siège de Troie , devait son nom k Hypérétus , fils de Lycaon.

HYPERETÈS, fils de Neptune et d’Alcyoné.

HYPERETES, dieu.’i. du second ordre, que les Chaldéens admettaient comme les ministres du gi and dieu.

IlYPERION, fils d’Uranus, et frère de Neptune, épousa Thya , et fut père du Soleil , de la Lune et de tous les astres. — 2. Fils de Priam.

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