‹ Dictionnaire de la fable. Adopté par le Conseil de l'instruction publique pour les colléges et autres maisons d'éducationChapitre 49 sur 268 · API · texte numérisé non relu

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APHRODISIES, fêtes célébrées en Thonncur de Vénus , en Chypre , à Amatlionte , à Paplios , k Corinthe , et en | plusieurs autres endroits.

APHRODISIUM, temple ou chapelle consacrée k Vénus.

APHRODITE, écume, nom de Vénus née de l’écume de la mer. Rac. aphros , ou k cause de sa mollesse.

APHTHAS. F. Opas.

APHYTIS , ville de Thrace , dans le voisinage de Pallène , où Apollon avait un temple célèbre par ses oracles , et où Jupiter-Ammon était aussi révéré.

APIA , ancien nom du Péloponèse. — 2. La Terre honorée sous- ce nom par les Lydiens, comme une puissante déesse.

APIS, roi d’Argos, fils de Jupiter et de Niobé. Ce prince étant passé en Égypte , y fut connu sous le nom d’Osiris , et épousa Isis. On dit qu’il enseigna aux Ég}"ptiens l’usage de la médecine , et la manière de planter la vigne. Il les gouverna avec tant de douceur, que les peuples le regardèrent comme un dieu. On l’adorait sous la figure d’un bœuf, dont on croyait qu’il avait pris la forme , pour se sauver avec les autres dieux , vaincus par Jupiter. Selon les livres sacrés des Égj^ptiens , ce bœuf ne devait vivre qu’un certain temps. Quand il touchait k ce terme, les ])rétres le conduisaient sur le bord du Nil , et le noyaient | avec beaucoup de cérémonie. On l’embaumait, et on lui j faisait des obsèques magnifiques. Après sa mort, toute I l’Égypte était dans un grand deuil ( comme si Osiris venait II de mourir ) , jusqu’à ce qu’on eût fait paraître son succès- t seur. Alors on ‘commençait k se réjouir, comme si ce i| prince fût ressuscité lui-même , et la fête durait sept jours, t F. Osiris , Sérapis. — 2 Jxoi des Sicyoniens , fils de Tel- t chis. — 3. Fils de Jason, né k Pallanlium, ville d'Arca- i die ; tué par mégarde par Étoliis , k des jeux funèbres.

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APISAON, capitaine troyen tué par Eiirypylc. — 2. Autre capitaine troyen , fils d’Hippasiis , venu de la Pconie au secoui-s de Troie , et tué par Lycomède.

APOBOMIES , fêtes dans lesquelles on ne sacrifiait pas sur les autels, mais sur le sol de la terre. Rac. apo, loinj et bomos , autel.

APOECUS, arrière-petit-fils de Mélanthus, conduisit à Téos une colonie ionienne.

APOLLIIV AIRES , jeux célébrés annuellement à Rome ■ en l'honneur d’Apollon, le 5 de juillet.

APOLLINEA PROLES , Esculape , fils d’Apollon.

APOLLIAEUS YATES , Orphée.

APOLLON, fils de Jupiter et de Latone, et frère I de Diane; sa naissance est marquée par un prodige. Lat tone , poursuivie par le courroux implacable de Junon,

: se réfugie dans l’ile flottante de Délos , que Neptune rend I stable en sa faveur ; c’est là qu’elle donne le jour à ses deux t enfans. Le premia- usage qu’ Apollon fait de ses traits , est t de venger sa mère du serpent Python , dont la peau lui : servit à couvrir le trépied prophétique sur lequel s’asseyait 1 la PythonissÇi Furieux de la mort de son fils Esculape ,

I foudroyé par Jupiter , Apollon tue les Cycloj)CS qui avaient I fbrgé la foudre dont le maître des Dieux avait frappé son fils. Chassé du ciel en punition de cet attentat, il se réfu- . gie chez Admète , roi de Thessalie , dont il garde les trou- : peaux; ce qui le fit depuis honorer comme dieu des bergers.

I Du ser\ ice d’Admète , il passe à celui de Laomédon , et • s’occupe, avec Neptune, à bâtir les murailles de Troie, travaux dont les immortels architectes ne reçurent aucun .salaire. L’exil et les malheurs d’Apollon fléebissent enfin Jupiter, qui le rappelle dans l’Olympe, et le charge du soin de répandre la lumière. Dieu île la poésie , de la musique , de l’éloquence , de la médecine , des augures et des

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arts , il préside aux concerts des Muscs , et tantôt habite avec elles les monts Parnasse, Hélicou, Piérus, tantôt prête un nouveau charme aux festins des dieux , par les accords harmonieux de sa lyre.

Apollon eut des oracles sans nombre, dont les plus célèbres furent ceux de Délos , de Ténédos, de Claros et de Patare. De tous les temples qu’il eut en Grèce , le plus superbe et le plus renommé , était celui de Delphes. Celui de Délos était si respecté , que les Perses, dans leur expédition en Grèce , l’épargnèrent seul et brûlèrent tous les autres. Il en eut aussi un grand nombre dans toute l'Italie. Le plus beau de ceux que Rome lui éleva était dans la dixième région. Auguste l’avait fait construire, et l’avait enrichi de dorures et d’ivoiiHî. Les jeunes gens arrivés à la puberté , consacraient leur chevelure dans ces temples , comme les jeunes personnes déposaient leurs guirlandes dans ceux de Diane.

On célébrait divers jeux en son honneur : les Pj-tliiques, en plusieurs endroits; les Déliaques , dans file de Délos , et à Nicée en Bithynie'; les Séculaires , à Rome ; les Théoxéniens , à Pallène , etc.

Parmi les animaux , le coq , le corbeau , le cygne , l'épcrvier , le vautour, la cigale, le loup , le griffon lui étaient consacrés; parmi les végétaux, le laurier, l’olivier, l’olivier sauvage , le tamarin , le lotos , le myrte , le palmier , le genévrier , la jacinthe , le tournesol , etc. On lui sacrifiait , surtout des agneaux , des taureaux noirs , des brebis , des ânes et des chevaux. Les hymnes qu’on chantait en son honneur s’appelaient Peans et Nomes.

En général , les monumens anciens présentent ce dieu sous les traits d’un beau jeune homme sans barbe . avec une longue chevelure couronnée de lauriers. Près de lui sont divers instrumens d'arts. Il tient cette lyre d’or dont

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les accords enchantaient egalement les dieux etles hommes. D’autres fois il parait sur le Parnasse , au milieu des neuf Muses , avec sa lyre à la main et une couronne de laurier sur la tète. Quand il est pris pour le soleil , il a un coq sur la main ; il est couronné de rayons , et parcourt le zodiaque sur un char tiré par quatre chevaux blancs. Les Perses , qui le confondent avec cet astre , le représentent sous les traits d’un homme ayant une tête de lion , couverte d’une tiare , et tenant par les cornes un taureau furieux. Les Ég}'^ptiens le symbolisaient, tantôt par un I cercle radieux, tantôt par un sceptre surmonté d’un oeil.

Considéré sous son caractère poétique, appelé indifl'é- 1 remment fiâtes ou Lyvistes , il est représenté quelquefois I nu, ses cheveu.x rassemblés sur son front, une lyre dans 1 une main , et un archet dans l’autre ; quelquefois scs che- 1 veux épars , flottant au gré des zéphirs ; sa tète est couron- I née de lauriers , et une longue robe , l’habit caractéristique (d’Apollon liâtes ou Lyvistes , tombe sur scs pieds. C’est i sous ces vêtemens qu’il était supposé paraître aux fêles de 1 Jupiter, surtout à celle qui rappelait sa mémorable victtoire sur son père Saturne.

Le monument le plus célèbre qui nous reste de l’anli- (jepitéest le fameux Apollon du Belvédère. — 2. Cithairide, surnom donné à Apollon tenant une cithare, ou i.une lyre, comme dieu de 1 haa’monie.

APOLLOKIE, ville de Macédoine, célèbre par un '■oracle (pii s’y rendait. Celui qui le consultait prenait de l l’encens , et après avoir prié , jetait cet encens dans le feu ,

■ en le priant d’y porter scs vœux.

APOLLOJilES, fêtes établies en l’honneur d’Apollon parles habitans d’Égialée.

APOLLOiMON, temple d’Apollon.

APOMYIS surnom que les Éléens donnèrent à Jupi-

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