‹ Dictionnaire de la fable. Adopté par le Conseil de l'instruction publique pour les colléges et autres maisons d'éducationChapitre 5 sur 268 · ABI · texte numérisé non relu

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patrie de Démocrite , connu par le rire philosophique qu’excitaient en lui les sottises liumaines. Les habitans avaient la bai'bare coutume de dévouer, pour le salut de tous , quelques mallieureux , qu’on assommait à coups de pierres. Une quantité prodigieuse de rats et de grenouilles , qui vint tout à coup à se multiplier , les força d’abandonner leur ville, et de se retirer en Macédoine. Ponip. Solin.

ABDERUS , ami d’Hercule et son compagnon d’armes. Après avoir enlevé les cavales de Diomède , roi de Thrace , le héros , informé que les Bistoiis , sujets de ce prince , avaient pris les armes , donna les cavales à garder au jeune Abdérus , marcha contre ses ennemis, et les extermina. Mais , à son retour, il eut le chagrin de voir que les cavales avaient dévoré son favori. Pour s’en consoler , il bâtit une ville auprès de son tombeau , et lui donna le nom d’Abdère. Apollod. F. Diomède.

ABEILLE, hiéroglyphe du travail , de l’obéissance et de la flatterie. Chez les anciens , c’était l’image des colonies.

ABEILLES. Des ruches d’abeilles s’étant trouvées dans '’antre de Dictée , où Jupiter avait été nourri , aussitôt on fit aux abeilles l’honneur de les compter au nombre des noui-rices du dieu. On ajoute que, quatre hommes étant un jour entrés dans cet antre pour dérober les ruches , Jupiter fit gronder son tonnerre, et lança ses foudres contre ces sacrilèges. F. Ahistée.

ABELLION , ancien dieu des Gaulois , le même que le soleil, appelé par les Crétois Ahclios.

ABEOjVA et ADEONA, divinités qui présidaient aux voyages , la première au départ , et la deuxième K l'arrivée.

ABERIDES , fils de Cœlus et de Vesta. On le m'oit le même que Saturne.

ABIA, fille d’Hercule, sœur et nourrice d’IIyllus. Elle

avait un temple fameux en Messéuie. Elle se retira dans la ville d’Ira , à laquelle elle donna son nom , et qui fut l’une des sept villes qu’Agamemnon promit à Achille. Horn.

ABIENS, peuples de Scjlhie, voisins des Mysiens de Thrace. On a mal à propos confondu dans Homère ces Scythes avec les Hippomolgues. Ceux-ci , qu’on nommait aussi les Galactophages , faisaient du lait de jument leur principale nourriture. Ho/n. Sti’abon.

ABIHUS, Gis de Romulus et d’Hersilia. Son père l’appela d'abord Aollius, à cause, dit Plutarque , du grand nombre d’habitans qu’il avait rassemblés dans la ville. Rac. aoUès , pressé, serré.

ABLEGMINA, partie des entrailles immolées aux dieux. F. Prosecta.

ABLERIIS, Troyen, tué par Antiloque.

ABLUTION, cérémonie en usage chez les Romains , comme une sorte de puriGeation , pour laver le corps ou quelque partie du corps , avant le .sacriGce.

ABONDANCE , divinité allégorit[ue , qui suivit Saturne lorsque Jupiter le détréna. On la peint sous la figure d’une jeune nymphe qui a beaucoup d’embonpoint , des couleurs vives , sur la tète une guirlande de diverses fleurs , et dont la robe verte est relevée d’une broderie d’or. De la main droite elle tient une corne d’Amalthée , et de la gauche un fai.sceau d’épis.

ABORIGENE.S, peuples ([ue Saturne poliça , et qu’il conduisit d’Égypte en Italie , où ils s’établirent. Quelques auteurs les ont crus venus d’Arcadie, sous la conduite d OEnotrus , et c’est pour cela que Hirgile les appelle OEnoli-d vi/'i. Les uns font venir ce nom ahhorrenda gens, peuple abominable j d’autres d’ABBERBicÈNES , peuples vagabonds , etc.

ABR.VCADABRA, nom i[ui servait ;i former une G-

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