AVI
AlIXOMÈNE , qui croît; surnom de la Lune. Rac. aexein, prendre accroissement.
AVA et ANA , divinités des Sépharvaims dans la Bible. On conjecture que ce sont les mêmes qu’Adramélech et Adamélech , c’est-à-dire le Soleil et la Lune.
AVARICE. Elle est toujours peinte âgée, maigre, quelquefois hydropique , avec un teint pâle et livide, occupée à compter son argent, ou tenant une bourse étroitement serrée. Attribut, une louve affamée.
AVENTIA, déesse des Helvétiens.
AVENTIN, Cls d’ Hercule et de Rhéa, vint au secours d’Énée contre T urnus , et donna son nom au mont Aventin.
AVENTIIVA , surnom de Diane , du temple qu’elle avait sur le mont Avenlin , bâti sous Servius Tullius , aux frais communs des Romains et des Latins , comme un gage d’amitié entre les deux peuples.
AVERNE, marais et lac de Campanie, près de Bayes, consacrés à Pluton , d’où il sortait des exhalaisons si infectes , qu’on croyait y voir l’entrée des Enfers , et que les oiseaux qui volaient au-dessus y tombaient morts. Rac. a priv. , et omis , oiseau.
AVERRUNCUS ou ARUWCIJS, dieu que les Romains adoraient, surtout dans les temps de calamités , persuadés qu’il avait la puissance de détourner les maux , ou d’y mettre fin. Ce surnom se donnait quelquefois aux autres dieux , quand on les invoquait pour détourner de sinistres présages, et pour en prévenir l’effet. Rac. averruncare, vieux mot latin qui signifie détourner.
AVIRON ou RAME. ^.Argonautes, CharoNiSaturke.
AVIS , oiseau , en général , de bon ou de mauvais augure. — Admissiva , favorable à l’enü-eprise sur laquelle on le consultait , et qui permettait de la commencer. — Alha, blanc, de bon présage. — Altéra, pour <ifA>ers<z ^
AXI
parce que les augures s’abstenaient de tout mot sinistre , qui n’annonçait rien de bon. — Arciva , Xarcere , détourner, qui détournait de l’exécution du projet. — CUvia, de clivus , pente; augure fâcheux. — Incendiaria , qui annonçait un incendie. — Inebra , inféra, inhiba, inhihitoria , pvohibitoria , rémora, qui arrêtait ou même défendait de passer outre. — Secunda, sinistru, favorable. — Volsgra, espèce d’oiseau qui, en se battant et s’arrachant les plumes , était de mauvais augure.
AVISTUPOR , nom de Priape , comme dieu tutélaire des vignobles et des jardins , qu’il était supposé défendre contre les oiseaux et les voleurs.
AVRIL, ik'aperire , parce que le sein de la terre s’ouvre alors. Ce mois était sous la protection de Vénus. Ausone le peint comme un jeune homme couronné de myrte , et qui semble danser au son des instrumens. Près de lui est une cassolette d’où l’encens s’exhale eu fumée , et le flambeau qui brûle dans sa main répand des odeurs aromatiques. Dans Gi’ai^elot , couronné de myi’te, et vêtu de vert, il tient le signe du Taureau garni de fleurs dont la nature commence à se parer. La figure de Cybèle , qui tient une clef, et qui semble écarter son voile , est une allusion ingénieuse à l’étymologie du mot. Une laiterie orne le fond du tableau.
AXEUS , fils de Clymène , roi des Orchoméniens.
AXIEROS, AXIOCERSA, dieux des Cabires.
AXIjV'OMANTIE, divination par le moyen d’une hache. 11 y en avait de deux sortes : la première consistait à poser sur une hache une agate durcie au feu ; la deuxième , a enfoncer une hache dans un rond , et , selon le mouvement que faisait le pieu , on s’imaginait découvrir les voleurs. Rac. axinè , hache.
-\XIO(’ERSE, Pluton dans les mystères des Cabires.
BAA
AXIOW , fils de Pi'iam , tué par Eurypyle , fils d'Évemon. — 2. Fils de Phcgéc et frère d’Arsinoé.
AXIOPOENA, vengeresse ; surnom sous le(juel Minerve avait un templè à Spai-tc , bAti par Hercule , après la terrible vengeance qu’il prit d’Hippocoon et de ses fils. Rac. axios J digne^; pœnè , châtiment.
AXIOTHÉA , une des épouses de Prométhée.
AXITÉS , surnom de Bacchus , honoré par les babitans d’Énée en Arcadie.
AXniS, fleuve de Macédoine , avait épousé Péribée , fille aînée d’Acessamène , dont il eut Pélagon , qui régna sur les Péoniens.
AXILIJS , fils de Teuthras , prince hospitalier, tué par Diomède.
AZA ou UZA, le dieu foi't; divinité des anciens arabes.
AZAN , fils d’ Areas , roi d’Arcadie et d’Érato , une des Dryades , fut le premier dont la mort fut honorée de jeux funèbres. — 2. Montagne d’Arcadie consacrée à Cj'bèle'.
AZÉSIA , surnom de Proserpinc.
AZIZUS , surnom de Mars adoré à Édesse.
AZOPÎES ( Rac. a priv. et zone , zone , pays , contrée ) , dieux qui , sans être fixés à un pays particulier , ni révérés seulement par certains peuples , étaient reconnus en tout pays , et adorés par toutes les nations. Chez les Égyptiens , c’étaient Sérapbis et Bacchus.
BAA
BAAL, seigneur; divinité des Chaldécns, des Babyloniens , des Sidoniens , d’où elle passa chez les Israélites. Joseph le confond avec Mars , d’autres avec Saturne , avec
BAC
l’HcrciiIe Pliénicieii ou Tyrien. Il y a toute apparence que ce dieu n’est autre que le soleil , la grande divinité de l’Orient. V. Bal.
BAAL-BERITH , Seigneur de l alliance ; dieu <pie les I Carthaginois , et , avant eux , les Phéniciens , prenaient à |l témoin de leurs alliances.
BAAL-PÉOR, BAALPHÉGOR, BÉELPHÉGOR, I BELPIIÉGOR ou PHEGOR, divinité des Moabites, adorée sur le mont Phégor. Les savans ont cru y rctrou- ' ver Priape, le dieu Crépitus , Adonis.
BA4.L-SEMEN, Seigneur du ciel. C’est le Soleil, y. Gé- I BÉA, Gkkus. .
BAAL-TSÉPHOIV, f/ieusentjVieZ/e. Les magiciens d’É- • avaient mis cette idole dans le désert , comme une
! barrière qui devait arrêter les Hébreux , et s’opposer à i I leur fuite.
BA-VL-TIS, déesse des Phéniciens, adorée surtout à I Byblos. Ou la fait sœur d’ Aslarté , et femme de Saturne ,
■ dentelle n’eut que des filles. G’est peut-être la Diane des ' Grecs.
BABACTES, surnom de Bacchus.
BABIA , déesse révérée en Syrie, surtout à Damas. On croit que c’est la déesse de la jeunesse.
I BABYLON, eut d’Apollon un fils nommé Arabus.
I BABYS , frère de Marsyas. Apollon , voulant le traiter I comme son frère , lui fit grâce à la prière de Pallas.
! B.VCCIIANAL , endroit où l’on célébrait les prières de Bacchus.
> BACCHAPÎALE, fête instituée en l’honneur de Bac- ' chus , que Mélampe porta d’Égypte en Grèce , et que les I Athéniens célébraient avec appareil , mais avec dissolution.
I Elle passa en Italie, où elle fut renouvelée d’abord trois fois l’année , et ensuite plus souvent. Dans les commenee-
BAC
mens , les hommes n’étaient point admis à la célébration de ces mystères j dans la suite , ils y furent initiés , et le mélange des deux sexes donna lieu à des désordres affreux.
Le sénat, pour y remédier, rendit un décret, l’an de Rome 568 , qui supprima ces infâmes orgies dans Rome et dans toute l’Italie. V. Dionysiaques.
BACCHANTES , femmes qui célébraient les mystères de Bacebus. Les premières qui portèrent ce nom furent celles qui suivirent Bacebus à la conquête des Indes , portant à la main un tbyrse , ou lance courte , recouverte de lierre et de pampre. A leur exemple , les Bacchantes à demi-nues , échevelées', armées de tbyrses , de flambeaux , couraient çà et là, faisant retentir les airs de burlemens, et bondissant au son des cymbales , des tambours et des clairons.
BACCHANTS , hommes admis aux orgies ou bacchanales. Ils ont les mêmes ornemens que Bacebus , et sont , ainsi que lui , couronnés de feuilles de lierre.
BACCHEHJS , nom commun à plusieurs statues de Bacebus.
BACCHEMON , ûls de Persée et d’Andromède.
BACCHEPEAN , surnom sous lequel les Grecs adoraient Bacebus , avec les traits d’un vieillard.
BACCHIA , fille de Bacebus.
BACCHIADE , famille corinlbieiuie , du nom de Bacebia , fille de Bacebus , de laquelle elle prétendait descendre.
BACCHIS , taureau consacré au Soleil , et révéré à i Hermontbis , ville d’Égypte. Le poil de ce taureau cbaii- :( geait de couleur à chaque heure du jour , et croissait dans j un sens contraire à celui des autres animaux. — 2. Fils I de Prumnis , fut la souche des Bacebiades.
BACCHIQUE , pied de vers , ainsi nommé , parce •
BAC
qu'il entrait souvent dans les hymnes en l’honneur de Bacchus.
BACCHCS était fils de Jupiter et de Sémélé. Junon, toujours jalouse, prit les traits de- Béroé ,• nourrice de la I princesse , 'et lui conseilla , pendant sa grossesse , d’exiger de son amant , comme une preuve d’amour , qu’il vînt la voir dans tout l’appareil de sa gloire. Jupiter résista longj temps, céda enfin aux sollicitations de celle qu’il aimait , et reparut bientôt au milieu des foudres et des éclairs. Le J palais s’embrasa ; et Sémélé , victime de son indiscrétion , f j)érit .au milieu des flammes. Jupiter fit retirer Bacchus par Vulcain , le mit dans sa cuisse , où il le fit coudre par ^ba -;ius, et l’y garda le reste des neuf mois. Dès que le temps de sa naissance fut accompli , on le mit entre les
C mains d’Ino sa tante, qui l’éleva avec le secours des Hyades, des Heures et des Nymphes , jiisqii’k ce qu’il fût en âge d’être ►instruit par les Muscs et Silène. Devenu grand, il I fit la conquête des Indes avec une armée d’hommes et de f femmes portant, au lieu d’armes , des thyrses et des tam- I boufs 5 puis alla en Égypte , où il enseigna l’agriculture aux mortels , planta la vigne , et fut adoré comme le dieu idu vin. Il punit sévèrement tous ceux qui voulurent s’op- V I poser à l’établissement de son culte , et triompha de tous > -scs ennemis et de tous les dangers auxquels les persécutions de Junon l’exposaient continuellement. D’Égypte il 1 vint à Cy hèle , ville de Phrygie , où , admis aux expiations ) par Rhéa , il fut initié aux mystères de la mère des dieux. IDans la gueri’C des géans , il se transfoi-ma en lion , et fit des merveilles , animé par Jupiter, qui lui ci'iait sans cesse : « Euohü, courage, mon fils! »
On le représentait ordinairement avec des cornes , symbole de force et de puissance, ou parce que , dans scs voyages , il s'était couvert de la peau d’un bouc ; couronné