‹ Dictionnaire de la fable. Adopté par le Conseil de l'instruction publique pour les colléges et autres maisons d'éducationChapitre 86 sur 268 · BOT · texte numérisé non relu

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Vents h Athènes , il est représenté sous la figure d’uii enfant ailé ; ses pieds sont couverts de sandales , et sa tête l’est d’un manteau.

BORUS, fils dePériércs, et époux de Polydore, fille de Pelée. — 2. Fils de Penthile, et père d’Andromaque.

BORYSTHÈNE, roi des Scythes, et père de Thoas, dans les États duquel fut transportée Iphigénie.

BOS, gâteau sacré, armé de cornes, qu’on offrait à Apollon, à Diane, à Hécate et à la Lune.

BOTIUS, qui crie ou qui nourrit, surnom de Jupiter.

BOSPHORE, passage ^/e bœuj'; détroit par lequel la mer de Marmara communique à la mer Noire. On fait venir ce surnom d’Io, qui, changée en vache par Junon, passa ce détroit à la nage.

BOSSESCENA , bœuf frappé avec la hache du pontife , ou avec une espèce de couteau qu’on appelait sescena.

BOTACHUS, fils de Jocritus, et petit-fils de Lycurgue , donna son nom aux Botachides en Arcadie.

BOTANIQUE. Cochin Fa dessinée sous la figure d’une belle femme, tenant une plume et un livre, comme s’occupant de la nomenclature des végétau.x, et entourée de plantes étrangères , telles que le figuier d’Inde , l’aloès , le bananier, le palmier éventail, etc.

BOTANOjMANTIE, divination par les plantes. Rac: hotanè , plante. On se servait de branches de verveine, de bruyère, de figuier, Mtricæüs.

BOTRES, fils d’Eugnotus , fut tué par son père avec un tison arraché de l’autel, pour avoir mangé le cerveau d’une victime, avant qu’elle y fût placée, et changé en un oiseau nommé aropus.

BOTRYOCHAITÈS, dont la cbei'elure est ornée de raisins ;épilh de Bacchus. Rac. botrj-s , grappe; chaitè , crinière.

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BOTTIÆONj f(5te que célébraient, les Bottiéens, colonie athénienne, pour pei*pétuer le souvenir de leur origine.

BOUCLIER. Les poètes anciens se sont plu à détailler les signes qui ornaient le bouclier de leurs héros. On connaît la desci’iption du bouclier d'Achille, par Homère; du bouclier d' Hercule , par Hésiode; et de celui d'Enée, par Virgile. — 2. Votifs. Souvent, sur les médailles romaines , les boucliers exprimaient les vœux publics rendus aux dieux pour la conservation du prince. C’étaient aussi de grands disques de métal , sur lesquels on représentait les images ou les actions des grands hommes. On les appelait boucliers votifs. On les appendait aux autels ou aux colonnes des temples.

BOUCS. Ces animaux étaient en grande vénération chez les habitans de Mendès en Égypte. Chez les Grecs, on immolait le bouc à Bacchus , comme destructeur des vignes. Le bouc était une monture assez ordinaire à Vénus, surtout à la Vénus populaire; et la Vénus marine allait sur les ondes, portée par un bouc marin. V. Bacchcs, Vkkcs.

BOULE. V. Aconce, Paris.

BOUL JANUS , idole antique, honorée particulièrement à Nantes. On conjecture que ce mot est formé de Baal et de Janus.

BOUS, gâteaux qui , du temps de Cécrops , étaient les seules offrandes que les A thénieiis fissent à Jupiter Céleste .

BOUTAS , roi d’un petit pays de la Sicile , avait épousé une Vénus , dont il eut Éryx.

BOUVIER. V. Bootès.

BRABEUTES, juges des jeux Olympiques et autres solennités rehgieuses chez les anciens Grecs. Cet office était si honorable, qu’il était rempli par la noblesse la plus distinguée de la Grèce.

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BRÆSIA, lille que Cinyre eut de Mélharme j elle s’attira la haine de Vénus qui lui inspira un amour violent.

BRAHMA, BRAMA, BRAMMA, BRUMA,BIRMAH, BIRM, BREMA, BROUMA, une des trois personnes de la trinité indienne, ou plutdt l’Être Suprême, considéré sous le rapport de créateur. Suivant la mythologie indienne , le dieu invisible , existant par lui-même , désirant faire naitre différentes créatures par une émanation de sa gloii’e , créa d’abord les eaux , et leur imprima le mouvement; ce mouvement produisit un œuf d’or, étincelant comme mille soleils , dans lequel naquit Brahma , le grandpère de tous les êtres raisonnables. Ce Dieu, après être resté dans l’œuf durant une longue succession d’années , méditant sur sa propre nature , pai’tagea son habitation en deux parties égales dont il foi’ma le ciel et la terre , plaçant au milieu l’éther subtil, les huit points du inonde, et le réceptacle permanent des eaux. Brahma partagea son peuple en quatre castes ou tribus : la première des Brachmanes, ou gens de la loi; la deuxième, des Rageputes , ou gens de guerre; la troisième, des Banians, ou des négociaus; et la quatrième, des artisans ou laboureurs. Les principales lois que Brahma donna à scs tribus , sont : qu’une easte ne s’allierait point avec une autre ; qu’un même homme n’exercerait pas deux professions différentes, ni ne passerait pas de l’une à l’autre; qu’on doit regarder comme des crimes la fornication , l’adidlèrc , le vol, le mensonge et l’homicide. Elles ne devaient se nourrir que d’herbes, de légumes et de fruits ; s’abstenant de toucher à la vie des animaux , dans la persuasion que les âmes des hommes passaient dans le corps des brutes , surtout dans ceux des bœufs ; de là leur grande vénération pour les vaches. On le représente avec quatre bras et (juatre têtes. Il tient d’une main un cercle (jui signifie

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l’immortalité j de l’autre, du feu , qui représente la force ; enfin , de la troisième et de la quatrième , il écrit sur des olles ou livres indiens , S3'mbole de la puissance léfpslative.

BRAHMES, BRAHMINES ou BRAllMIIVS , prêtres et docteurs des Indiens , qui se prétendent descendus de Brahma. Leur tribu est la première et la plus noble de toutes celles qui divisent les peuples de l indosfan, et personne ne peut entrer dans leur ordre que par le droit de sa naissance. Leurs fonctions consistent à instruire le peuple de ce qui concerne la religion et la morale. Les brahmincs s’abstiennent de tout ce qui a eu vie et respiration. Ils ne vivent que de riz , de racines et d’herbes : leur boisson est de l’eau pure ou du lait.

BRANCHE des supplians. i Rameau sacré, environné de bandelettes de laine blanche.

BRANCHE chargée de fruits. F. Taktale, Mirerve.

BRANCHIDE, surnom d’Apollon, tiré de Branchus.

BRANCHIDES , prêtres du temple d’Apollon à Did^^me en Ionie. Alexandre , maitre de la Perse , les fit passer au fil de l’épée, et détruisit leur ville , comme ayant trahi la Grèce en ouvrant à Xerxès le temple d’Apollon.

BRANCHUS , réputé fils de Macarée, mais dont le vrai père était Apollon. On lui éleva un temple magnifique , où il était honoré avec son père, sous le titre d’ApoUonPhilésius. Rac. Philein, osculari. Il rendait ses oracles à Didyme , l’oracle , après Delphes , le plus renommé de la Grèce. — 2. Fils d’Erginus l’Argonaute.

BRANGAS , fils de Strymon , affligé de la mort de son frère Olynlhus tué à la chasse par un lion , bâtit en son honneur Olynthus en Sidonie.

BRASIDÉES , solennité annuelle en l’homieur de Brasidas, un des plus braves chefs des Spartiates, qui mourut en défendant Amphipolis contre les Athéniens.

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