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ner si ce qifil pensait dans le moment pouvait s’exécuter. — U Cela peut se faire. » — • n J’ai pensé rpie vous pourriez couper une pierre à aiguiser avec un rasoir. Le vol des oiseau.x vous a révélé sans doute que la chose est possible. )> — Sur-le-champ , Accius prend le rasoir , et coupe la pierre. Tous les spectateurs furent saisis d’admiration; on érigea une statue à Accius jVavius, et l’art des augures acquit une grande considération chez les Romains.
ACE , lieu voisin de Mégalopolis , en Messénie , où les Euménides avaient un temple. A la première aj)parition de ces déesses , lorsqu’elles troublèrent l’esprit à Oreste , il les vit toutes noires ; à la seconde apparition , après qu’il se fut arraché un doigt , il les vit toutes blanches , et alors il recouvra tout son bon sens ; à cause de cela , pour apaiser les premières , il les honora comme on avait coutume d’honorer les mânes des morts , mais il sacrifia aux secondes.
ACELLS , un des fils d’Hercule , donna son nom à une ville de Lycie.
ACEPHALES, hommes sans tête, d’a privatif, et de kephalé , tète. La fable place au nord des pays hyperhoréens (c’est-à-dire vers la Russie et la Grandc-Tartarie ) un peuple d’Acéphalcs ; apparemment un peuple de barbares , sans chef et sans subordination.
ACERBAS , prince de Tyr, le même tjue Virgile appelle Sichèe , et prêtre d’IIercule. V. Siciiée.
ACERRE, autel que l’on dressait à Rome auprès du lit du mort. Les pai'cns et amis du défunt y brûlaient de l’cn- Mns jusqu’au moment où l'on commençait les funérailles.
ACERSÉCOMES, surnom grec d’Apollon , qui répondait a V Intonsiis des Latins. On représentait en effet ce «lieu avec une longue chevelure et sans barbe. Rac. keirein , tondre.
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ACESAMENEE , père de la nymphe Péribée , mariée au fleuve Axius , et. mère de Pélégon.
ACESIDAS , divinité grecque , peut-être la même qu’Acésius. On voyait un de ses autels à Olympie, ville de i’Élide.
ACESIUS et ALEXICACUS , qui délivre des maladies. Rac. akestai, guérir, alexein, chasser, et kakon, mal. On appelait ainsi Apollon comme dieu de la médecine. On donnait aussi le premier surnom à Télesphore , et c’est sous ce nom que les Épidauriens l’honoraient.
ACESO , fille d’Esculape , avait une profonde connaissance de la médecine.
ACESTE , roi de Sicile , fils du fleuve Crinisus et d’Égeste , fille d’Hippotas , originaire de Troie par sa mère, porta du secours à cette ville assiégée par les Grecs ; mais , après la défaite de ses alliés, retourna en Sicile, y bâtit des villes , reçut honorablement Énée , et fît donner la sépulture à Anchise sur le mont Érj’x. Égeste.
ACÉTE , capitaine d’un vaisseau tyrien , s’opposa à ses compagnons voulant emmener Bacchus , qu’ils avaient trouvé endormi sur le bord de la mer , sous la forme d’un bel enfant , dans l’espérance d’en tirer une grosse rançon. Bacchus sur-le-champ se découvrit, et les métamorphosa en dauphins , excepté Acète , dont il fit son grand-prêtre. Penthée , roi de Thrace , auquel Acète racontait ces merveilles , le fit jeter dans un affreu.x cachot , et jura sa mort ; mais les portes de la prison s’ouvrirent d’elles-mêmes par la protection de Bacchus , et les chaînes dont le prisonnier était chargé tombèrent au même instant, sans que personne les eût In-isées. — 2. Fils du Soleil et de Persa*, donna sa fille en mariage à Phryxus. — 3. Éeuj'cr d'Evandre , roi d’une partie de l’Italie.
ACHÆA , surnom de Cérès et de Pallas.
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ACHAÏE , contrée de la Grèce , au midi de la Macédoine, mais plus particulièrement province du Péloponèse. La Grèce est comprise aussi quelquefois sous la dénomination générale d’Achaïe. De là , dans les poètes , les mots Achaïcus J Achk'us J Acliœus , Achœas , Achœis , pour désigner les Grecs et ce qui les eonecrne. On la reeonnaît sur les médailles anciennes à son pot de fleurs , ou bien au vase d’où s’élève une touffe de persil. Elle tient des épis, symbole de sa fertilité.
ACHAMANTIS , une des filles de Danaüs.
ACHAREUS , athlète célèbre , combattit avec Hercule dans les jeux célébrés par ce héros , en l'honneur de Pélops.
ACIIATE , ami et fidèle compagnon d’Énée.
ACHE , plante que les anciens mettaient au nombre des plantes funèbres. Dans les jeux Néméens institués en mémoire de la mort d’Archémore , c’était Tache qui couronnait les vainqueurs pour rappeler l’origine do cette fête lugubre.
ACllÉLOÏA , CALLIRHOÉ , fille d’ Achéloüs.
ACHELOÏDES , les Sirènes, d’Achéloiis leur père.
ACHÉLOLS , fils de l’Océan et de Télhys ; selon d’autres, du Soleil et de la Terre. Amant de Déjanire, il la disputa à Hercule , mais il fut vaincu. Aussitôt il prit la forme d’un serpent , sous laquelle il fut eneore défait ; ensuite celle d’un taureau , qui ne lui fut pas plus favorable. Hercule le saisit parles cornes , le terrassa , lui en arracha une , et le contraignit d’aller se cacher dans le fleuve Thoas , depuis appelé Achéloüs. Le vaincu donna au vain- <pieur la corne d’Amallbée , pour recouvrer la sienne. Selon d autres , c’est la corne mémo d’Acbéloüs que les Naïades ramassèrent , et dont elles firent lu corne d’abondance.
ACHEMEIVE, fils (rÉgéc , donna son nom aune partie
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de la Perse. De là , dans les poètes , Achemenius pour Perse ou Persan.
ACHEMENIDE, un des compagnons d’Ul3'sse, échappa des mains de Polyplième , et s’attacha depuis à Enée ÆnèicL, Iw. 3.
ACIIÉMON , ACHMON , frère de Basalas ou Passalus , tous deux Cercopes. Ils étaient si querelleurs, qu’ils attaquaient tous ceux qu’ils rencontraient. Sennon , leur mère, les avei’tit de prendre garde de tomber entre les mains du Mélampyge, c’est-à-dire de l'homme aux fesses noires. Rac. mêlas , noir; pxgè , fesse. TJn jour , ils rencontrèrent Hercule endormi sous. un arbre , et l’insultèrent. Hercule les lia par les pieds, les attacha à sa massue,. la tète en bas, et les porta sur son épaule, comme les chasseurs portent le gibier. Ce fut en cette plaisante posture qu’ils dirent ; 1,1 Voilà le Mélampyge que nous devions craindre.»
Hercule se mit à rire , et leur rendit la liberté. Suidas , Erasm., ^Adag.
ACUEROIS , épithète homérique du peuple blanc , comme consacré aux dieux infernaux , et parce qu’on croyait que cet arbre croissait sur les bords du fleuve Achéron.
ACHERON, fils du Soleil et de la Terre, fut changé en fleuve, et précipité dans les enfers, pour avoir fourni de l’eau aux Titans , lorsqu’ils déclarèrent la guerre à Jupiter. Scs eaux devinrent bourbeuses et amères, c’est un des fleuves que les ombres passaient sans retour. Selon Bocace , c’était un dieu qui naquit de Crète, et qui, ne pouvant soutenir la lumière du jour , se retira aux enfei-s , et devint un fleuve infernal. On interprète son nom par le fleuve de la Tristesse et des Angoisses. Rac. a priv., et chnirein , se réjouir. H est représenté sous la figiu-e d’un vieillard couvert d’un vêtement humide. Il se repose sur
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une urne noire , et les ondes qui en sortent sont pleines d’écimie, parce que leur cours était si rapide, qu'elles roulaient des rochers , et que rien ne pouvait en arrêter l'impétuosité. On place quelquefois un hibou près de lui. Deu.\ fleuves du même nom coulaient en Épire. Le premier arrosait les Etats d’Aidonée , l'autre passait près de la ville de Pandrose , et se jetait dans le golfe d' Amhracie. Comme ses eaux amères se cachaient quelque temps sous terre, il fut confondu avec celui qui avait été précipité dans le Tartare. Un autre A chéron coulait dans la Grèce, près du promontoire de Ténare , et c’est eelui que les Grecs firent iiaitre des Titans et de la Terre. Enfin on comptait d'auti-es fleuves de ce nom dans l’Élide, on Italie , près de Baies , et jusque dans la Bilhynie. — 2. Roi de TAsie mineure , dont la fille , Dardanis , eut d'Hercule un fils du même nom. — 3. Divinité gauloise, qu’on ne connaît que par une inscription rapportée par Gruter. On a cru y voir une divinité marine.
ACIIERONTIENS (livres). Les Étrusques appelaient ainsi des livres qu’ils disaient avoir été revus par Tagès , et où ils puisaient les connaissances et les pratiques superstitieuses qui les faisaient regarder comme les plus habiles augures de l’uuivers.
ACUERUSE, caverne sur le bord du Pont-Euxin. On prétendait qu’elle communiquait aux enfers , et les habitans du pays soutenaient que c’était par là qu’Hcrcule en avait tiré Cerbère.
ACIIERUSIE , lae ou marais près d’Héliopolis en ■Égypte , situé entre cette ville et le lieu’dostiné à l’inhumation des morts , de sorte qu’il fallait le traverser dans une barque pour y arriver. INlais avant d’y transporter les morts, on les exposait sur le bord ; là leur vie était soumise à un examen sévère ; et selon les bonnes ou mau-
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vaisesaclioiis alléguées et prouvées, il était permis au batelier nommé en Égyptien Charon, de recevoir les corps dans sa barque , ou ils étaient privés des honneurs de la sépulture. Sur les bords du lac , erraient , suivant la croyance des habitans de ^Memphis, les âmes de ceux qui ‘ n’avaient eu ni vices ni vertus. Purifiées par scs eaux , elles étaient enfin admises dans le séjour de la paix éternelle. Orphée l'ccueillit ces opinions dans son vovage en Égypte , et les porta en Grèce. — 2 et 3. INIarais proche de Capoue, et presqu’ile dans le Pont, où l'on plaçait la fameuse caveine d’Achéruse.
ACHEIJS, fils de Xuthus, troisième fils d'Hellcn, fils de Deucalion et de Créuse, fille d’Ércchthéc , roi d’Athènes, et frère d'ion. — 2. Surnommé Callicou, Grec stu-^ pide , avait un pot de terre pour lui servir d’orcillcr ; mais le trouvant trop dur, il l’emplit de paille pour le rendre plus commode. Eust. Odj's. — 3. Roi de Lydie , fut pendu par ses sujets sur les rives du Pactole , pour avoir voulu établir denouveaux impôts.
ACHILLE. L’antiquité compte beaucoup de héros de ce nom. Le premier', fils de la Terre, rendit à Jupiter un signalé service, car Junon s’étant réfugiée chez lui, lorsqu’elle fuyait les poursuites amoureuses de Jupiter,^ Achille sut lui persuader de consentir à devenir l’épouse du maître des dieux. Jupiter reconnaissant , lui promit que désormais tous ceux qui porteraient son nom seraient célèbres dans le monde. Le deuxième fut gouverneur du Centaure Chiron. Le troisième fut l'inventeur de l’ostracisme. — 4. Fils de Jupiter et de I.amie , était d'une beauté si parfaite, qu’au jugement du dieu Pau. il remporta le prix sur tous ses rivaux. — S. Un autre .Achille, fils de Salatéc , était ne avec des cheveux blancs. — Le sixième Achille était fils de Thétis et de Pelée , roi de la Phfiotidc
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eu Thessalic. Thétis sa mère, qui l’aimait tendrement, prit elle-même soin de sa première éducation. Le jour , elle le nourrissait d’ambroisie, et la nuit elle le couvrait de feu céleste. Un jour qu’elle l’avait mis dans le feu poulie purifier de ce qu’il avait de mortel , son père effrayé se . hâta de l’en retirer , de sorte qu’il n’eut qu'un talon bridé , ce qui lui fit donner le surnom de Pyrisoüs. Rac. pyr, feu ; soos , sauf. Selon d’autres, Thétis avait plongé son fils dans l’eau du Styx , et l’avait rendu invulnérable , excepté au talon par où elle le tenait. Chirou, son gouverneur, lui donna le nom d’Achille qu’avait porté le sien , et parce que ce nom peut signifier , qui n’a pas tété ; on débita qu’il l’avait nourri de cervelles de lion , de tigre , etc... Thétis , instruite par les oracles qu’on ne prendrait jamais Troie sans lui, mais qu’il périrait sous ses murs, l’envoya en habits de fille , et sous le nom de Pyrrha , à la cour de Lycomède, roi de Scyros. A la faveur de ce déguisement, il se fit connaître de Déidamie , fille de Lycomède , l’épousa secrètement, et eu eut un fils nommé Pyrrhus. Lorsque les princes grecs se rassemblèrent pour aller au siège de Troie, Calchas leur prédit que Troie ne pourrait être prise sans le secours d’Acbille , et leur indiejua le lieu de sa retraite. Ulysse s’y rendit, déguisé en marchand, et présenta aux dames de la cour des bijoux et des armes. Achille se trahit lui-même en préférant les armes aux bijou.x. Ulysse l’emmena au siège de Troie. Acbillc devint bientôt le premier héros de la Grèce et la terreur des ennemis. Pendant qu’Agamemnon rassemblait scs troupes, le fils de Thétis prit plusieurs villes de la Troade , entr’autres , Thèhcs , patrie d’Andromaque. Mais dans le cours du siège de Troie, Achille ayant été d’avis de rendre Chryséis a son père, prêtre d’Apollon, et de faire cesser par là la peste qui désolait le camp des Grecs, Aga-
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raemnon offensé lui enleva sa captive Briséis. Cette insulte l’irrita au point qu’il se retira dans sa tente, et cessa de combattre. Sa retraite assura la victoire aux Troyens ; mais Patrocle, son ami , ayant été tué par Hector, il reprit les armes , se couvrit de l’armure impénétrable que sa mère avait fait fabricpier par Vulcain, retourna au combat, et vengea la mort de son ami par celle de son meurtrier, qu’il traîna trois fois , attaché à son char, autour des murailles de Troie et du tombeau de Patrocle; il le rendit ensuite aux larmes de Priam. Suivant Ovide, l’amour causa la mort d’Achille; épris des charmes de Pol3rxcne . fille de Priam , il la demanda en mariage ; et lorsqu’il était sur le point de l’épouser, au moment queDéiphobe l’embrassait , Paris le blessa au talon d’un coup de flèche que l’on crut conduite par Apollon lui-même. Celte blessure fut mortelle. Achille, selon Homère, fut blessé en combattant , et les Grecs livrèrent autour de son corps un combat sanglant rpii' dura tout un jour. Achille fut révéré comme un demi-dieu. L’oracle de Dodone lui décerna les honneurs divins , et ordonna que des sacrifices annuels fussent offerts sur sa tombe conformément à cet oracle ; les ThcssalicnS lui élevèrent un temple à Sigée, instituèrent des fêtes en son honneur, et lui altrihuèrent des prodiges. Ils y conduisaient tous les ans deu.x taureaux, l’un noir, et l’autre blanc , couronnés de guirlandes , et apportaient de l’eau du Spcrchius. Achille aimait les hcaux-arts; il excellait, dit-on, dans la musique, la poésie et la médecine.
ACHILLÉE , île du pont-Euxin , ainsi nommée d'.Achille , à qui l’on y rendait les honneurs divins. Il v opérait de grandes merveilles, et son ame hahitait cette de avec celles de plusieurs héros de la Grèce : c'étaient leurs Chamjis-lilysécs. — 2. Fontaine auprès de Milet , ap|->elée ainsi , jiarre ([u’Achille s’y était baigné.