CAB
i I naître de Vulcain. Cicéron les dit fils de Proserpine. Plusieurs leur donnent Jupiter pour père; c’est sans doute la raison qui les fait confondre avec Castor et Pollux, autres enfans du même dieu , qu’on nomme les Diosem-es. D’autres ont vu en eux des magiciens, qui se mêlaient d’expier les crimes des hommes, et qui furent, après leur mort, places au rang des dieux. Slrabon les regarde comme les ministres d’Hécate. Bochart , enfin, pense avec plus de raison, qu’ils ne sont que les trois principales divinités infernales , Pluton , Proserpine et Mercure. Le culte des Cabires était originaire d’Égypte, puisque le plus ancien temple de Memphis leur était consacré. Hérodote nous apprend que les Pélasges , premiers habitans du Péloponèse, ayant habité d’abord l’ile de Samothracc, y portèrent ceu culte, et qu’ils y établirent ces m}^stères fameux dont la connaissance était l’objet des vœu.x de tous ceux qui s’étaient distingués par leur courage ou leurs vertus. Énée, après la ruine de sa patrie, fit connaitre à l’Italie le culte des Cabires. Albe le reçut, et, quelque temps après, Rome élevî^dans le Cirque trois autels à ces dieux. Les peuples d’Italie les invoquaient dans leurs infortunes domestiques ; Ics'matelots leur adressaient des vœux au milieu des tempêtes ; et les parens , les amis, dans les funéraiUes de ceux qu’ils venaient de perdre, et qui leur avaient été chers.
CABIRIES, fêtes en l’honneur des Cabires, en Grèce, et surtout à Samothrace, ilequi leur était consacrée. Elles SC célébraient de nuit ; et tout ce qu’on a pu recueillir des cérémonies secrètes qu’on y employait, c’est que l’initié, après des épreuves elfrayantes , était placé sur un Irône éclatant de lumières, ayant autour des reins une ceinture de pourpre, et sur la tête une couronne de branches d’olivier.