CADRAN. V. H EURES
CADL'CEE, baguette entrelacée de serpens, etsurmontéc de deux ailerons. Mercure , ayant rencontré un jour
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deux serpens qui se batUient, les sépara avec sa baguette , autour de laquelle ils s’entrelacèrent. Ce caducée est l’attribut ordinaire de Mercure , qui passait pour le grand négociateur des dieux et des bommes. C’est avec cette verge qu’il conduit les âmes aux enfers , et les en évoque ; qu’il chasse les vents et fend les nuages.
CADUCIFER, Mercure. P'. Caducée.
CÆA ou CÆOS, ile de la mer Égée, ainsi appelée de Cæus, fils de Titan; elle était fertile en vers à soie, en troupeaux de bœufs , et célèbre /par la naissance de Simonide.
CÆCA, nom de la fortune qui, aveugle elle-même, aveugle ceux qu’elle comble de ses faveurs. Cicér.
CÆCUS, weugle; surnom de Mars.
CÆCIAS , vent de nord-est, qui souffle avant le temps de l’équinoxe ; il tient des deux mains un bouclier rond, dont il parait verser de la grêle.
CÆCULIJS, fils de Vulcain et de Préneste, fut conçu d’une étincelle de feu qui vola , de la forge du dieu , dans le sein de sa mère, et nommé Cæculus, ou parce qu’il avait de très-petits yeux , ou parce que la fumée les avait endommagés. Parvenu à l’adolescence , il ne vécut quelque temps que de brigandages , et finit par bâtir la ville de Préneste. Ayant donné des jeiix publics, il exhorta les citoyens à fonder une autre ville ; mais comme il ne réussissait pas à les persuader, parce qu’on ne le croyait pas fils de Vulcain, il invoqua ce dieu, et l’assemblée fut aussitôt enveloppée de flammes ; ce qui la saisit d’un tel effroi , qu’elle promit de faire tout ce qu’il voudrait. Dans la guerre des Latins et des Troyens , il prit le parti de Tunius contre Énée.
CÆDES , les Meurtres , filles d’Éris , ou de la Discorde, avaient pour sœurs la Fatigue, la Faim, les Douleurs , etc.
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CÆNÉL'S , surnom de Jupiter, à qui Hercule éleva un temple sur le promontoire de Cénée. — 2. Guerrier troyen, vaincu par Turnus. — 3. Né Allé sous le nom de Cænis. Neptune lui aceorda la faveur de changer de sexe, et, de plus, d’être invulnérable. Devenu homme, Cænéus fit la guerre aux Centaures. Après en avoir tué plusieurs , il fut accablé sous un monceau d'arbres ; mais on vit tout à coup s’envoler de dessous un oiseau couvert de plumes jaunes : c’était Cænéus que Neptune avait ainsi métamorphosé.
CÆRULEI DU, les dieux marins.
CÆRTJLEUS FRATER, Neptune, ainsi nommé de la couleur des eaux de la mer.
CÆSIA, épilh. de Minerve, la déesse aux yeux bleus.
CAICIÎS, guerrier troyen. — 2. Fils de Mercure, donna son nom à une rivière de Mysie.
CAÏETE , nourrice d’Énée, suivit ce prince dans ses voyages, et mourut en Italie. Énée lui éleva un tombeau dans l’endroit où est aujourd’hui Gaéte; en latin, Cuïeta.
CAILLES. Les Phéniciens oflVaient à Hercule des cailles en sacrifice, parce que, disaient-ils, ce héros ayant été tué par Typhon, lolaüs lui rendit la vie avec l’odeur d’une Caille.
CALÆCARPUS , fils d’Aristæus, et frère de Charmus, nés en Sicile.
CALÆNO , une des filles de Danaüs, dont Neptune eut < Célénus.
CALAIS et ZETHÈS , qui souffle fort et qui souffle ( doucement, fils de Borée et d’Orithyie, se couvrirent de ) gloire dans l’expédition des Argonautes , et délivrèi’ent I Phinée, leur beau-frère, des Harpies qui le tourmentaient. Au retour de la Colchide , Hercule leur chercha querelle , et les tua. Les dieux , touchés de leur sort , les changèrent
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en ces vents qui précèdent de neuf jours le lever de la Canicule ; ce qui leur a fait donner par les Grecs le nôm de prodromoi , précurseurs. Les poètes les représentent les épaules couvertes d’écailles dorées, des ailes aux pieds , et une longue chevelure de couleur azurée.
CALAMEES, fêtes célébrées à Cyzique, au mois de Calaméon, qui commençait le 24 avril, c'est-à-dire, lorsque le froment, ayant poussé ses tuyaux, commence à fleurir. Rac. kalamè , tuyau de blé.
CALAO IDIES, fêtes célébrées dans la Laconie en Thonneur de Diane.
CALASIRIS, habillement noué sur le cou, et pendant jusqu’aux talons, propre aux sacrificateurs, et en usage chez les Phéniciens et les Égj^ptiens.
CALATHIJS , le boisseau que Proserpine porte sur la tête, un de ses attributs les plus ordinaires. Ce vase ou panier , semblable à ceux dont se servaient les Grecs pour cueillir des fleurs , rappelait cel ui que tenait la déesse lorsque Pluton l’enleva.
C ALATORES , espèce de bedeaux , qui , pendant la célébration des mystères , faisaient cesser les travailleurs, et qui les obligeaient de se tenir dans les bornes de la décence.
CALAtiS, Phrygien, père d’Attis.
CALAZOPHYLACES, prêtres grecs, dont les fonctions consistaient à observer les grêles et les orages , pour les détourner par le sacrifice d’un agneau ou d’un poulet. Rac. calaza , grêle ; phjlassein , observer.
CALCAS ou CALCHAS, fils de Thestor, reçut d’Apollon la science du passé, du présent et de l’avenir. L’armée des Grecs, qui se rassemblait pour le siège de Troie, le prit pour son grand-prêtre et son devin. Il prédit que le siège durerait dix ans, et que la flotte, retenue par les
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( vents contrjii'es au port d’Aulide, ne ferait voile qu’après L qu’Agamemnou aurait sacrifié sa fille Iphigénie. Apollon . ayant envoyé une peste qui ravageait le camp des Grecs I devant Troie , il indiqua le moyen de faire cesser ce fléau ,
I en conseillant à Agamemnon de rendre Chryséis à Cliry- I ses son père, prêtre du dieu. Après la prise de Troie, il ' retourna dans sa patrie avec Amphilocus, fils d’Amphiaraïis, et vint à Colophone en Ionie. Sa destinée était de mourir aussitôt qu’il aurait trouvé un devin plus habile que lui. Il mourut, eu ellèt, de chagrin dans le bois de Claros, consacré à Apollon, pour n’avoir pu deviner les énigmes d’un autre devin nommé Mopsus. V. Mopsus , Lampsa, etc.
CALCHIjXIA , fille de Leucippe, eut de Neptune un fils qui,reçut en héritage Sicyone, royaume de son grand-père.
CALCHL'S , roi des üauniens , épris de Circé , l’ayant été voir pendant qu’Ulysse était avec elle, la magicienne lui servit un repas splendide , l’enivra, l’enferma dans une étable à porcs , et ne lui rendit la liberté , lorsque les Dauniens vinrent faire une invasion dans son ile , que sous la promesse de ne jamais y revenir.
CALENDARIS, Junon, à qui les calendes de chaque mois étaient consacrées.
CALENDE, premier jour de chaque mois, de calave , appeler, parce que ce jour-là un pontife annonçait la nouvelle lune au peuple assemblé.
CALENUS (Olénus), le plus fameux devin de son temps parmi les Etruriens. Il aurait trompé les ambassadeurs de Rome dans une affaire de la plus haute importance, si son fils ne leur eût enseigné les précautions nécessaires pour qu’ils ne fussent pas induits en erreur.
CALESIUS, conducteur du char d’Axylus, tué par Diomède dans la guerre de Troie.
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CALETOR, prince troyen, qu’Ajax tua au moment qu’il allait mettre le feu au vaisseau de Protésilas.
CALIADWE , femme d’Égyptug.
CALICE ou CALYCE, fille d'Éole, femme d’EÜilius, et mère d’Endymion.
CALIGO, les ténèbres, première origine de toutes choses, donna naissance au Chaos, dont elle eut ensuite la Nuit, le Jour, l’Érèbe et l’Éther.
CALISTO, fille de Lycaon, une des nymphes favorites de Diane. Jupiter, sous la forme de cette déesse, la rendit mère d’ Areas. Diane, ayant découvert sa grossesse, la chassa de sa compagnie. Junon la métamorphosa en ourse. Mais Jupiter l’enleva avec son fil s' Areas, et les plaça dans le ciel , où ils forment les constellations de la Grande et de la Petite Ourse. Junoii , à la vue de ces nouveaux astres, entra en fureur, et pria les dieux de la mer de ne pas permettre qu’ils se couchassent jamais dans rOcéan.
CALLIANASSE et CALLIANIRE, njnnphes qui présidaient à la bonne conduite et à la décence des mœurs , ou deux Néréides.
CALLIARA , fille de Laonome , donna son nom à Calliarus, ville de Phocide.
CALLICHORE, lieu de la Phocide, ou de l’Attique, ainsi nommé à cause des danses sacrées qu’y célébraient les femmes , en l’honneur de Bacchus et de Cérès. Rac. kallos , beauté; clioros , danse.
CALLIDICE, une des cinquante filles deDanaüs, épouse de Pandion.
CALLIGÉNIE, nourrice ou nymphe de Cérès. — 2. Surnom de cette déesse. — 3. De Tellus.
CALLIGWOTE, un de ceux qui, les premiers, apportèrent aux Mégalopolitains les mystères des grandes déesses.
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CALLIONIRE , Néréide.
CALLIOPE, Muse de l’éloquence et de lu poésie héroïque. Rac. kullos et ops. Les poètes la disent mère d’Orphée ; selon d’autres , elle eut de Jupiter les Coryhanles , et d’Achéloüs les Sirènes. C’est une jeune fille d’un ailmajestueux, le front ceint d’une couronne d’or ; d’une main elle tient une trompette , et de l’autre un poème épique.
CALLIPATIRA, fille, sœur, femme et mère d’athlètes , tous couronnés dans les jeux olympiques. Il était défendu aux femmes d’assister à la célébration de ces jeux. Callipatira y conduisit elle-même son fils Pisidore , sous les habits d’un maître d’exercices. Mais ce fils ayant remporté la vietbire , on reconnut son sexe à la violence de ses transports. Les juges lui firent grâce , mais ordonnèrent qu’à l’avenir les athlètes seraient tous nus , aussi bien que leurs maîtres d’escrime.
CALLIPHAEE , une des nymphes lonides.
CALLIPOLIS , fils d’Alcathoüs et petit-fils de Pélops.
CALLIPTGE , surnom de Vénus. Rac. kallos , pulchritudo ; pjrgè , nates.
CALLIRHOE, jeune fille de Calj^don, que Corésus, grand-prêtre de Bacchus , aima éperdument. Ce pontife, n’ayant pu la rendre se’nsible, invoqua la vengeance de i Bacchus. Le dieu frappa les Calydoniens d’une ivresse I qui les rendait furieux. L’oracle consulté répondit que ce I fléau ne finirait qu’en immolant Callirhoé , ou quclqu’autre I victime volontaire. Personne ne s’étant présenté, elle fut conduite à l’autel, ornée de fleurs et environnée de tout l’appareil d’tyi sacrifice. Corésus au lieu de l’immoler , tourna le fer ^cré contre son sein , et se perça lui-même. Callirhoé, touchée d’une compassion laidive, se frappa, pour apaiser les mânes de Corésus , près de la fontaine
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qui , depuis , porta son nom. — 2. Fille d'Acheloüs , rechercliée par Alcméon, refusa de l’écouter, s’il ne lui apportait le fameux collier d’Ériphile. Alcméon le reprit à Arsinoé sa première femme, encore vivante, sous prétexte qu’il devait le consacrer à Delphes. Phégée , son beau-père , en apprenant la destination , le fit tuer par ses deux fils. Callirhoé , inconsolable de la mort de son mari, obtint de Jupiter, que ses deux fils passeraient tout d'un coup de l’enfance à la jeunesse. Son vœu fut exaucé, et Acarnas et Amphotérus vengèrent leur père. — 3. Fille de Phocus , roi de Béotie, dont la sagesse égalait la beauté , échappa aux meurtriers de son père , se tint cachée quelque temps , puis un jour de fête vint s’asseoir au pied de l’autel de Pallas, où, fondant en larmes, elle détft-mina les Béotiens à venger la mort de son père sur les meurti’iers , qui finirent par être brûlés vifs. — 4. Fille du Scamandre , épousa Tros, dont elle eut Ilus, Ganymède et Assaracus. — 5. Fille de l’Océan et de Téthys , et mère d’Échidna, Orthos et Cerbère , qu’elle eut de Chrysaor. — ^'6. Fille de Lycus, tyran de Lybie, accueillit Diomède à son retour de Troie, et se tua de douleur lorsqu’il partit. — 7. Fille de Piras et de Niobé. — 8. Epouse de Pyranthus qui eut d’elle Argus et Ériopas.
CALLISTAGORAS , honoré comme un dieu K Ténos.
CALLISTE, très-belle ; surnom de Diane.
CALLISTEES , fêtes en l’honneur de Vénus ou de Junon. Les femmes y disputaient le prix de la beauté. Les Èléens célébraient une fêle pareille , où le prix de la beauté était disputé par les hommes.
CALLISTEPHANI, nom de plusieurs njTuphes. V. Jeux