LANGUE. 91 VO , DE LA CONJONCTION
Le coNroncrion est un mot qui sert à
joindre les mots et les phrases :
De l’Église grecque.
« Les Grecs croient gue la béatitude parfaite des saints es la peine des damnés, ne suivent pas immédiatement le trépas; mais que l’une et l’autre sont différées jusgu'autjugement universel, * 1 fe
» Is nient le purgatoire , e£ se moquent des pricres pour les morts, en disant que Dieu n’attend pas gn”on ait achevé les cé- | rémonies funébres, pour juger les hommes ; e£ que la doctrine de l’église romaine mesure les choses du ciel aux choses de la terre, en donnant aux riches plus de protection dans le paradis, parce qu'ils ont ordinairement plus de messes gue les pauvres.
» Ils permettent le divorce pour toutes sortes de causes, dés-lors qu'elles sont
plausibles ; au lieu que l'évansile le dé-
fend , dans tout autre cas que celui de l’a-
dulière (1). »
XVI Du style.
Il ne suffit pas de joindre les mots, et
de les mettre à leur place ; il faut encore que les phrases aient du sens, qu’on choisisse avec discernement l’expression propre à chaque objet ; et que surtout on écrive avec une grande clarté.
.. Qu'on se garde d’imiter certains écrivains ténébreux, qui ne sont point entendus de leur siècle, et que les siècles futurs ne liront jamais.
On peut les comparer à J, P. C.P., dont quelques prêtres ont conservé l’ouvrage, et dont le nom est inconnu de tous. Ce malheureux Vandale, qui écrivait dans le beau siècle , commence ainsi ses remarques sur les privilèges des
confesseurs :
(1) Collin de Plancy , la Prise de Constantinople par Mahomet II (Notes du 2e. vol., page 181.)