‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 252 sur 389 · OLI · texte numérisé non relu

OLI

ment. Consulter les olim. Jean de Montluc, sous le n^'gne de Philippe le Bel, fit le recueil qu'on appelle aujourd'hui les registres olim, montesq. Esp. xxviii, S». Les olim ou registres des arrêts rendus par la cour du roi sous les règnes de saint Louis, de Philippe le Hardi, de Philippe le Bel, de Louis le Hutin et de Philippe le Long, publiés par le comte Beugnot, Paris, (8.19. Les olim contiennent des renseignements nombreux et variés sur les liens qui unissaient les seigneurs les uns aux autres, et qui de degré en degré remontaient jusqu'au roi; sur les redevances féodales et leur mode dt, perception ; sur l'état des serfs, des afi"ranchis et des cultivateurs libres, id. ib. p. xci. || Un olim, un de ces registres.

— ÊTYM. Lat. olim, autrefois, qui se rapporte à oUus, ancienne forme de ille; c'est en ce tetnps-ld.

OLINDE (o-lin-d'), I. f. Sorte de lame d'épée.

— ÉTY'M. On tire ce mot ordinairement de Olinde, ville du Brésil; mais Dumarsais, Tropes, part. li, art. 2, dit que ces épées viennent d'Allemagne, et que c'est une corruption de Solingen, ville de Westphalie où l'on fabrique des lames. Chateaubriand a dit olinder, pour tirer l'épée : Envier quiconque voyagera un peu commodément, se tenir sur la hanclie prêt à olinder contre tout porteur d'une redingote neuve, ttém. t. xi, p. 293.

t OLINE (o-li-n"), s. f. Terme de chimie. Corps analogue à l'oléine, mais propre aux huiles siccatives.

— ÊTYM. Lat. oleum, huile.

t OLINET (o-li-nù), s. m. Nom vulgaire sous lequel on désigne: f le lyciet européen (solanées), dit absolument lyciet ; 2° l'éléagne à feuilles étroites (éléagnacées), appelée encore chalef, legoarant.

\ CLINIQUE (o-li-ni-k'), adj. Terme de chimie. Acide olinique, corps analogue, dans les huiles siccatives, à l'oléique dans les huiles non siccatives.

t OLIVACÉ, ÉE (o-li-va-sé, sée), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui est de couleur d'olive,

— ÊTYM. Olive.

OLIVAIRE (o-li-vê-r') , adj. || 1° Qui est en forme d'olive. Cautère olivaire. 1| Bouton olivairc, l'extrémité d'un outil arrondie comme une olive; on s'en sert pour polir. {{ Terme d'anatomie. Corps olivaires, nom de deux éminences qui sont situées à la face antérieure de la moelle allongée, en dehors des pyramides. Il 2" S. m. pi. Les olivaires, famille de mollusques renfermant les coquilles appelées olives.

— HIST. xvi' s. Desquels cautères aucuns sont cultellaires, les autres ponctuels, les autres olivaires, PARÉ, XVI, 33.

— ÊTYM. Lat. olxvarius, de oliva, olive. OLIVAISON (o-li-vê-zon), ». f. Temps où l'on

cueille les olives ; la récolte même.

— HIST. XVI* s. Olivaison, oudin, DicU

— ËTVM. Olive.

OLIVÂTRE (o-li-vâ-tr'), adj. Oui est de couleur d'olive. Je vois passer sous mes yeux tous ces visages difTérenis, les uns blancs, les autres noiis, les autres basanés, les autres olivitres, fonten. Mondes, i" soir. Les Tunquinois sont de belle taille et d'une couleur un peu olivâtre, buff. Hist. nat. Œuv. t. v, p. 32. Il Avec un sens péjoratif. Cette soeur avait nom dame Anne, Teint olivâtre et nez de canne, scARR. Yirg. iv. Il n'y a jamais eu dans le sérail du grand seigneur de sultane si orgueilleuse de sa beauté, que le plus vieux et le plus vilain mitin ne l'est de la blancheur olivâtre de son teint, lorsqu'il est dans une ville du Mexique, hontesq. Lett. pers. "8. Une lueur olivâtre et blafarde éclairait seule tous les objets de la terre, de la mer et des cieux, BERN. DR ST-p. Puul et VirQ.

— ETYM. Olive, et la finale péjorative dire. OLIVE (o-li-v'), ». f. il 1° Fruit à noyau dont on

tire de l'huile. De l'autre côté. Minerve donnait aux habitants de sa nouvelle ville l'olive, fruit de l'arbre qu'elle avait planté, fén. Tél. xvii. Il faut cueillir les olives un peu avant leur maturité complète, lorsqu'on veut avoir do l'huile fine, oenlis , Maison rust. t. l:i, p. 268, dans pouoens. La Provence.... au penchant des collines pierreuses Forme la grasse olive aux liqueurs savoureuses, a. oiên. Hymne à la France. \\ Olives noires, celles qu'on a laissées mûrir sur l'arbre et dont on fait l'huile la plus grasse. || Olives vertes, cellesque l'on conserve dans la saumure. || Baril d'olives, plat d'olives, baril, plat d'olives vertes confites dans la saumure. || Couleur d'olive, couleur verdâtre qui tire un peu sur le brun. La Cafrcrie, où les peuples sont de couleur d'olive, VOLT. Mœurs, 4*3. il On dit aussi olive pour de couleur d'olive. Le nitrate, de bleu, devient tout do suite olive.... thena hd, Instit. Mém. acad. scienc. t. ui, p. 466, Il Vert olive, vert qui a la nuance de

OU

l'olive. Il 2° Il se dit quelquefois pour olivier. Nou.s commençons depuis quelques jours à revoir le pavé [après la neige], qui nous fait le môme plaisir que le rameau d'olive qui fit connaître que la terre était découverte, sÉv. lett. à Bussy, 27 fév. 167». H reconnaît le port couronné de rochers Où le vieillard des mers accueille les nochers, Et que l'olive épaisse entoure de son ombre, a. cnéN. Élégies, i, <8. || I.e jardin des Olives, le jardin des Oliviers. || Particulièrement. Branche d'olivier. L'olive est le symbole de la paix. Il tenait d'une main cette olive sacrée. Présage consolant d'une paix désirée, volt. Henr. i. Le front calme et serein, Mahomet marche en maître et l'olive à la main, id. Mahom. ii, 2. Une coupe à la main, l'olive sur la tête, Le héros, pour calmer le dieu de la tempête, Des intestins sanglants qu'il jette dans les mers Et des flots d'un vin pur rougit les flots amers, dklii.le. En. v. ||Fig. Joindre l'olive aux lauriers, être pacifique, après avoir été guerrier victorieux. Et de Minerve il joint l'olive Auv. pénibles lauriers de Mars, lamotte, Od. t. i, p. 80, dans POUGENS. Ses mains [de Henri IVJ joignent l'olive aux lauriers triomphants, volt. Henr. ix. Sous les lauriers qui le couronnent [Louis XV] L'olive est toujours dans ses mains, m. Odes, *o. Il 3° Poétiquement, l'olive se dit pour l'huile. Et l'olive a coulé sur tes membres luisants, a. chén. Idylles, Lydé. \\ 4° Boutons faits en olive, boutons en olive, ou, simplement, olives, boutons qui ont la forme d'une olive. || Terme d'architecture. Ornement de sculpture, qui se taille sur les baguettes et sur les astragales, en forme d'olives. |i Terme de marine. Poulie à olive, sorte de poulie allongée employée pour l'artillerie. || Terme de serrurerie. Bouton, piton, etc. de forme ovale. 116" Genre de coquilles univalves.

— HIST. XI* s. Branche d'olive en vo« mains porterez, Ch. de Roi. v. || xii* s. Souz une olive qui est belle et feuillie, Ronc. )I5. || xiii* s. Quiconques est huiliers à Paris, il puet faire huile de olives, <le amandes, de nois, de chenevis et de pavoz, Liv. des met. <59. ||xvi' s. L'ofl"rande de supplication esloit un rameau de l'olive sacrée entortillé à l'entour de laine blanche, amyot, Thés. 2). Hz courent tous nuds par la ville oings de huile d'olif, id. Anton, lo. Cela fait préférer le cueillir des olives à la main, au battre, o.de sehres, 7oe.

— ÉTVM. Génev. olife, huile d'olive ; provenç. espagn, et ital. oliva; du lat. oliva; grec, êXotoi.

t OLIVENITE (o-li-ve-ni-f), ». f. Terme de minéralogie. Cuivre arséniaté.

— ÉTYM. Olive.

t OLIVERIE (o-li-ve-rie), s. f. Établissement où l'on fabrique l'huile. Les oliveries indigènes de l'Algérie.

— ETYM. Olive.

■} OLIVÉTAIN (o-li-vé-tin), s. m. Ordre des oHvétains, ordre fondé en <3I3 par Jean Tolomei da Sienne, en reconnaissance d'avoir recouvré la vue miraculeusement, et approuvé par le pape JeanXXlI, qui le soumit à la règle de Saint-Benoît.

— ÉTYM. Lat. olivetum, lieu couvert d'oliviers, où Jean Tolomei s'établit.

OLIVÈTE (o-li-vè-f), s. f. Synonyme d'œillette, sorte do pavot qui donne une huile bonne à manger.

— HIST. Oignons, pois, fèves et olietes, froiss. U,1II, 85.

— ÊTYM. Olive, à cause de l'huile ; wallon, oliète; Berry, olietle, nom donné à toutes les plantes herbacées que l'on cultive pour leurs graines oléagineuses, telles que la navette, la camcline, et surtout le pavot.

t OLIVETIER (o-li-ve-tié), s. m. Mollusque qui habile les coquilles appelées olives.

+ OLIVETTE (o-li-vè-t'), s. f.\\ 1° Clos planté d'oliviers. Il * Terme do joaillerie. Olivettes, perles fausses dont on fait commerce avec les nègres d'Afrique.

— ÊTYM. Olive. Dans le premier sens, olivette vient de olivetutn, plant d'oliviers.

OLIVETTES (o-li-vè-f), S. f. pi. Espèce de dansa en usage chez les Provençaux après la cueillette des olives. Danser les olivettes.

— ÊTYM. Olive.

OLIVIER (o-li-vié ; l'r ne se prononce et ne se lie jamais ; au pluriel , 1'» se lie : des o-li-vié-z en fleurs) , ». m. Il 1° Arbre toujours vert qui porte les olives. Elle [la colombe] revint à lui jNoé] sur le soir, por tant dans son bec un rameau d'olivier dont le* feuilles étaient toutes vertes, saci. Bible, Genèse, viii, ) i . L'olivier fut tiaiisporlé de l'Egypte dans l'A ttique, iiARTiiÊL. Aruich. Introd. part. <. Toute espèce de terre, pourvu qu'elle ne soit pas marécageuse, cod*

OLl

lient à rolivier, genlis, Maison rwl. t. m, p. 256, dans POUGENS. L'olivierjoint l'avantage de mulliplier par toutes les voies possibles; la meilleure est celle qu'on pratique le moins, c'est-à-dire le semis de noyaux, iD. 16. Il Une branche d'olivier était le symbole des suppliants et de ceux qui demandaient la trêve ou la paii. Il a présenté un rameau d'olivier comme suppliant, fén. Tél. xxi. Cet insolent guerrier Portant entre ses mains le glaive et l'olivier, yoLT. Fanat.1,3. || Mont des Oliviers, ou Jardin des Olives, lieu oii Jésus fut pris pour être conduit chez Pilate. || L'olivier sauvage. Pour garder la succession et la continuité, il falloit que ce nouveau peuple [les gentils] fût enté, pour ainsi dire, sur le premier, et, comme dit saint Paul, l'olivier sauvage sur le franc olivier, afin de participer à sa bonne ïéve, Boss. Hist. 11, 7. || 2° Olivier nain, la camelée.

— HIST. xu* s. Desor un pin, de joste un olivier, ïïonc. p. 6. Il xm' a. Li empereres i vint, et se loga desor les oliviers, h. ne valenc. xxxvi. ||xvn s. 11 ordonna que qui voudroit planter en son fond un figuier ou un olivier, le feist à neuf pieds de celuy de son voisin, amtot, Solon, 47.

— ÉTYM. OUve; provenç. oliver.

t OLIVIFORME (o-li-vi-for-m'), odj. Terme didactique. Qui a la forme d'une olive.

— ÊTYM. Olive, ei forme.

i 1 . OLIVIPTE (o-li-vi-n') , t. (. Terme de minéralogie. Voy. PÉRIDOT.

t 1. OLIVINK (o-U-Ti-n'), ». f: Terme de chimie. Corps obtenu par l'action de l'acide sulfurique concentré sur la salicine.

OLLAIRE (ol-lè-r'), adj. Pierre ollaire, pierre facile à tailler, dont on fait des pots. La pierre ollaire ne vous arrêtera pas longtemps : sa surface douce et presque onctueuse au toucher, son peu de dureté lorsqu'elle n'a pas subi l'action du feu, et celle qu'elle prend après j avoir été exposée, son infusibililé, la terre de magnésie dont elle contient une quantité considérable, la rendent très-facile à reconnaître, Saussure, Yoy. Alpes, t. i,p. (le, dans pouGEMs. La serpentine ollaire, retirée nouvellement ôê 13 carrière, joint à une mollesse assez grande une sorte ûs lénacité ^ui permet de la tourner et delà tailler facilement, il iirongniart, Traiii de minir. t. 1, p. 487, dans pougens.

— ÊTYJl. Lat. ollaris, de alla, pot (voy. cille). t OLLA-PODRIDA (o-lla-po-dri-da, Il mouillées) ,

g. f. Il l*Hets national de l'Espagne, consistant en un assaisonnement de plusieurs viandes cuites ensemble dans un pot (voy. oille). Dans le moment on nous servit une olla-podrida si (MUcieuse, que nous plaignîmes l'archevêque de Valence de n'avoir plus le cuisinier qui l'avait faite, lesagb, Cil Blas, X, 3. Il J" Fig. Mélange sans liaison; macédoine.

— ÉTYM. Esp. oUa, pot (voy. cille), et podrida, pourri (à force de cuire).

f OLLURE (o-lu-r') , s. f. Gros tablier de mégissier. •f OLOFFÉE (o-lo-fée), *. {. Terme de marine.

Voy. AULOFFÉE.

OLOGRAPIIB (o-Io-gra-f), adj. Voy. HOLCOHApne.

t OLOMER (o-Io-nié), *. f. Espèce d'arbousier.

t OLGN.NE (o-lo-n') , s. f. Toile à voile fabriquée à Olonne.

OLYMPE (o-lin-p'), ». m. || 1» Montagne de Thessalic. Il Fig. Une montagne quelconque (avec un petit 0). Le fait est que je suis dans un climat singulier.... il y a, dans une enceinte vaste de quatrevingts lieues, un horizon bordé de montagnes couvertes d'une neige éternelle; il part quelquefois do cet olympe de neige un vent terrible qui aveugle les hommes et les animaux, volt. Utt. Mme du Deffant, 22 avril 4784. Il 2* Séjour des divinités du paganisme, qui étaient supposées résider sur le haut do cette montagne. Les dieux de l'Olympe. || Les dieux du paganisme. L'outre était pleine : il en sort un Olympe; La vin de Chypre a créé tous les dieux, iienANC. fin de Chypre. || 3* Fig. et alors avec un petit 0, le ciel. Le jour s'approcha et l'olympe blanchit, bac. Hymnes.

— ÉTYM. '0*u|ino;.

OLYUPUDB |o-lin-pi-«-d'], i. f. Hanièrc, chez les Grec4, de compter le temps, et qui consistait en une période de quatre ans, s'écoulant d'une célébration des jeux olympiques i l'autre. L'ère des' olympiades commence l'an 778 avant Jésus-Christ. La première olympiade est marquée par la victoire de Corèbe; elles se renouvelaient tous les cinq ans, et après quatre ans révolus, itoss. HUt. l, •. Ce disciple d'Archélaûs, c'est le fameux Socrate, qui l'avait «lé aussi d'AoMagor*; il naquit U 4' eno^ de la 77« olympiade, et mourut U 1 " de la «s«, après avoir t6cu soiianle-dix ans, boluh, Uùt. anc. t. xu,

DICT. CI LA LAMOUB FRANÇAISE

0MB

p. 449, oans pcuoENS. Chaque olympiade est composée de quatre années ; chacune de oes années, commençant i la nouvelle lune qui suit le solstice d'été, répond à deux années juliennes, et comprend les six derniers mois de l'une et les six premiers de la suivante, barthél. Anaeh. Tabl. t. Sans les olympiades, la chronologie grecque aurait été dans la plus grande confusion, baillt, Ilfs!. astron. ane. p. IB3.

— HIST. XIV" s. Et pour ce comme es olympiades, les très bons et les très fors ne sont pas coronnés, mes ceuli qui bien besoignent, oresme, Eth. 18.

— ÊTYM. 'Oiuamàc de 'OXuiiitia, ville du Péloponnôse où les jeux Olympiques se célébraient.

OLYMPIEN, E.VNE (o-lin-piin, piè-n' ), adj. !] 1" Qui appartient à l'Olympe. Les dieux olympiens, les douze dieux principaux : Jupiter (Zsù;), Mars CApriç) , Neptune (IIoff6i6<Sv), Pluton ('AJ-nç, ID.oÛTMv) , Vulcain fHç«i<jTo;), Apollon ('AitoX).tav) , Junon (°Hpi)), Veste CEcrria), Minerve ('A9^vt)), Cérès (AriariTrip), Diane ('A()tE(j.i;) et Vénus (XçpoSitri). I! Surnom de Jupiter et de Junon. Le Jupiter olympien de Phidias, ainsi dit parce qu'il représentait Jupiter olympien et aussi parce qu'il avait été fait pour la ville d'Olympie. || 8° Néologisme. Majestueux, puissant. Front, regard olympien.

— ÉTYM. Olympe.

+ OLYMPIONIQUE (o-lin-pl-c-ni-k'), ». m. Terme d'antiquité grecque. Vainqueur aux jeux olympiques.

— ÉTYM. 'OXu(jiitiov{xiri;, de 'OXuiiTtîa, Olympie, et vixâv, vaincre.

OLYMPIQUE (o-lin-pi-k"), adj. || !• Il se dit des jeux qu'on célébrait tous les quatre ans près d'Olympie du Péloponnèse. Une couronne d'olivier aux jeux Olympiques, une de pin aux Isthmiques....D'ABLAN- COURT, Lucien, Exerc. du corps. Je ne dois pas omettre, en parlant des jeux Olympiques, que les dames étaient admises à y disputer la couronne aussi bien que les hommes, et que plu^eurs d'entre elles y remportèrent le prix , rollin , Uist, anc. Œuv. t. v, p. 89, dans pougens. Hérodote lut son histoire pendant les jeux Olympiques à toute la Grèce qui y était assemblée, et on l'écouta avec tant d'applaudissement, qu'on donna aux neuf livres qui la composent, les noms des neuf Muses, ID. 16. p. f03. Tu es donc bien glorieux, Milon, d'avoir porté un hœuf sur tes épaules aux jeux Olympiques? fontes. Dial. des morts, Milon, Smyndiride. \\ Qui appartient aux jeux Olympiques. Je puis dresser au char les coursiers olympiques, Ou, sous les feux du jour, courbé vers le sillon, Presser deux forts taureaux du piquant aiguillon, A. CHÉN. Idylles, le Mendiant. Vois-tu dans la carrière antique, Autour des coursiers et des chars, Jaillir la poussière olympique Qui les dérobe à nos regards? lamart: Méd. i, 1 9. || Couronne olympique, la couronne donnée aux vainqueurs dans les jeux Olympiques. || 2" Cirque olympique, nom d'un théâtre de Paris. || 3" Feu olympique, nom donné autrefois au feu qui natt des rayons du soleil, ramassés par le moyen d'un miroir ardent. || <• S. f. Se dit de la première partie des odes de PIndaro, celles où le poëte thébain a célébré les vainqueurs à Olympie. La première, la deuxième Olympique.

— ÉTYM. '0).«|iitixà; (voy. olympiade).

t OLYNTIIIENNE (o-lin-tiè-n' ), ». ^ Nom que l'on donne aux trois discours que Démosthèue prononça pour déterminer les Athéniens à secourir la ville d'Olynthe, assiégée par Philippe.

t OMACfiPHALE (o-ma-sé-fa-l') , adj. Terme de tératologie. Monstres omacéphales, ou, subslanlivemeut, les omacéi>hales, monstres qui ont la tête mal conformée, la face distincte et point de membres ihoraciques.

— ÉTYH. Duo;, épaule, «t acéphale.

OMBELLE (on-bc-l), ». f. || 1" lerme de botanique. Mode d'innorcsceuco dans lequel les pédoncules floraux parlent tous d'un même point, et arrivent & peu près i la même hauteur; exemple, la fleur du sureau. || 2* Terme d'ancienne typographie. Petit caractère employé pour marquer et distinguer les articles, et composa en forme d'étoile (le huit ou dix rayon* qui partent d'uo lui'me centre. Il 3* Terme de blason. Espèce de parasol que le dogo de Venise mettait sur ses armes.

— REM. Chateaubriand a dit ombelle pour ombrelle, qui lui > paru trop moderne dans un récit antique : Cent mille spectateurs, les uns voilés d'un pan de leur robe, le* autre* portant sur la tête une ombelle, étaient répandu* sur les gradiiu, cuateaub*. Mari. iziv.

— HIST. XVI' s. Et du persil lui petite* umbelles, nuBELL. vu, I, recto.

0MB

Page 1