‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 275 sur 389 · OSE · texte numérisé non relu

OSE

lis aeetosella, Linné, famille des oxalidées. La croissait à plaisir l'oseille et la lailue,i.A fpnt.FoM. IV, 4. Il Dans une sorte d'argot. La faire à l'oseille à quelqu'un, se moquer de lui, le duper (par un jeu de mots roulant sur le double sens de faire une plaisanterie et de faire un plat, une farce à l'oseille). Ne pas se la laisser faire à l'oseille, ne pas se laisser duper. Il ï"> Oseille de Guinée, un des noms sous lesquels on a désigné l'/it'fcisctiï acide (malvacées), originaire de Guinée, et qui est Vhibiscus sabdariffa de Linné.

— HIST. xvi» s. Jus d'ozeille champestre et domestique, PAHR, XXIV, 22.

— ÉTIe'M. Forme non latine ojro/to, du lat. oxalis; grec, oÇaXiç, oseille, de iÇù;, acide.

OSER (6-zé), t. a. Il !• Tenter avec audace. Osez ce ()u'ont osé tant d'autres conquérants, rotr. Antig. II, ♦. Sachant ce que je puis, ayant vu ce que j'ose. Croit-il que m'offenser ce soit si peu de chose? corn. Uédie, i, 4. 11 connaissait, dans le parti, de ces fiers courages dont l'esprit extrême ose tout, BOss. le Tellier. Pourquoi faut-il, ingrat.... Que vous n'osiez pour moi ce que j'osais pour vous? bac. Baj. Il, 3. Dans ces moments d'étonnement qui suivent une action inopinée, il est facile de faire tout ce qu'on peut oser, montf.so. Kom. a. On sait ce que je puis, on verra ce que j'ose, volt. Mort de César, li,5. Rameau est d'autant plus digne d'estime, qu'il aosé tout ce qu'il a pu, et non tout ce qu'il aurait voulu oser, d'a- LEMB. Lib. de la mus. (But), t. m, p. 34'i, dans pougens. Il Absolument. S'il [le peuple] eût puni Sylla, César eût moins osé, corn. Cinna, il, 2. Peut-être avec le temps j'oserai davantage, hac. Bajax. Ii, ). Il faut oser en tout genre, mais la difficulté est d'oser avec sagesse, c'est concilier une contradiction, FONTEN. Chaxelles. Il faut savoir oser; la philosophie mérite bien qu'on ait du courage, volt. Lett. Hehétius, ta juill. 1760. Si j'écrivais un traité de politiiiue, je traiterais àfondde l'art d'oser, non moins nécessaire pour faire réussir les entreprises civiles que les opérations militaires, mirabeau , Fragments {dans les Mémoires publiés ^lar M. Lucas Montigny, t. vu, p. 2IB). || Négativement et absolument. Je n'ose. On n'oserait. || Par forme de dé(i, de menace. Vous n'oseriez. || 2" Avec un verbe à l'infinitif, avoir l'audace ou le courage de. Vous l'osâtes bannir, vous n'osez l'éviter, bac. Phèdre, m, «. Moi, que j'ose opprimer et noircir l'innocence I m. ib. m, 3. Il est beau d'oser s'exposer à l'indignation du prince plutôt que de manquer à ses devoirs, mass. dans girault-ouviviER. Oui suis-je pour oser murmurer de mon sort? L. BAC. la Grâce, iv. Tu sais trop bien.... que je n'ose pas oser, beaumarch. llar. de Fig. l, 7. Il 3' Se permettre de. Si nous osions demander au grand prince qui lui rend Iss derniers devoirs, (juelle mère il a" perdue, il répondrait par ses sanglots, BOSS. Ifor.-TWr. Si d'autres osaient le louer, il repoussait leurs louanges, i». Louis de Bourbon. La reine savait combien la médisance so donne d'empire quand elle a osé seulement paraître en présence des princes, lo. Reine dAitglet. Oses-tu donc parler sans l'ordre de ton roi? bac. Esth. m, 4. J'ose dire que M. Macquer et M. de Morvcau sont les premiers de nos chimistes qui aient commencé à parler français, bukf. Hist. min. Introd. t. VI, p. 105. Il Si j'ose le dire, si j'ose m'eiprimer ainsi, formule dont on so sert pour adoucir la force ou la hardiesse d'une expression, d'une idée. Si j'ose expliquer ma pensée, bac. Brit. iv, ). Son antagoniste se trouve, si j'ose dire, enchaîné par un collier de perles, que Socrate lui a passé autour de l'entendement, iirbn. nK st-p. IforJ de Socrate. Il 4« Avec la négation, s'abstenir par circonspection. Mille soupçons qui laissent entrevoir co qu'on n'oserait dire, m'ass. Carime, Médisance. M n'osait plus parler à la reine avec cette douce liberté qui avait eu tant de charmes oour tcius deux, volt. Éor dig, vai.

. — liKM. Diins lo sens absolu, ou quand oser est suivi d un infinitif, on «up|irlrne souvent pat dans tes constructions négatives :je n'ose; Je n'oserai vous le dire; je n'osais le faire. Tircls, Je n'ose licouter ton chalumeau, Chaninn genevoise citée pir J. J. Rousseau dans ses Confessions, l.

HIST. XI' «. Mon escient, |ilsj nés (ne les] usent aproisuiM ' ■ r',Ch. de «of.ci.u.ixii's. (Il n'est

porsfini)' iIIb oust (ose 1 porter mon mi?s;i-

ge. /(»»■. |i. 1' i' Mi.;o dame, je ne vous os rovur (demander '■ Ce dont aniors ne nie nive pas taire, Cnuci, II. Il XIII* s. Rinus Ir's dous fils, fait-elle, coniincni osas pi'nser...? Berte, m. Tant vous ilonrai d'avoir com oserez penser, ib. cxii. Maint i perdent, bien dire

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