GUÉRARD
t OSEUR (ô-zeur), s. m. Celui qui ose, qui tenta quelque chose de hardi, surtout dans la composition littéraire et artistique. Métier d'auteur, métier U'oseur, beaumarch.
— lllST. XVI' s. Oseur, cotgravb.
— F.TYM. Oser.
OSIER (6-zié; l'r ne se prononce et ne se lie Jamais; au pluriel, l's se lie : des â-zié-z en fleur), s. m. Il 1° Arbrisseau dont les jets sont tr^s-pliants. Au lieu d'opposer au torrent l'inllexibilité de la roche, elle ne lui oppose que la souplesse de l'osier, BONNET, Ess. psychol. ch. 74. Il ï° Jet de cet arbrisseau. On coupe les osiers vers le H novembre, quand la feuille e.st tombée, après les premières gelées, QENLis, Jfai'ion rust. t. u, p. 60«, dans lOiiGENS. Il Familièrement. Être pliant comme do l'osier, avoir l'esprit souple. || Fig. Il [Villeroy] sut.... se maintenir en osier de cour dans les contretemps qu'il essuya, st-sim. ch. 3«s, «2. || Être franc comme l'osier, être sincère, sans finesse et sans dissimulation, être accommodant; locution qui vient de ce que l'osier n'a pas de nœuds. Il a l'âme fort noble, oui je TOUS en a.ssure ; Il est franc comme osier, BoisROBERT, Belle plaideuse, iv, 4. || Ces jets sont employés & différents objets. Un panier, une hollo, un mannequin d'osier. Hier à la croix du Tralioir l'ut roiiipu, avi'C toutes les solennités requises, un corps d'osier à la place du vrai corps qui est mort dans le fort l'fivêque où il ét.iit prisonnier, gui patin, Lett. i. u, p. 41)1). Il L'osier sert à faire des liens pour attacher la vigne, les plantes; il sert principalement i attacher les deux bouts des cercles ; pour cela on sa sort d'osier fendu. Une hotte d'osier. Pour la vannerie on se sert ordinairement d'osier pelé, c'est- <)-4lire écorcé. || 3° En botanique, osier, nom donné h plusieurs espèces du genre saule : osier blanc, salix timinalis, Linné; osier jaune, ou aniarmier, salix vitfllina, Unné; osier rouge, ou verdiau, salii purpurca, Linné; osier brun, salix triandra, Linné. Il 4' Termn l'horticulture. Tête d'osier, se dit de la forme d'un arbre qu'un a étêté, autrement dit têtard, de manière ,\ former une osp^ce do boule. || 5' Osier fleuri, osier Saint-Antoine, l'épilobe à feuilles étroites, epilobium angustifolium, L.; epilobium spicalum, l.amk.
— HIST. «Il* s. Par les nins [rameaux] saisi le rosier, Oui plus est fransque nul osier, la Rose, llDDl. Usi sui cum l'osiero franche. Ou com li oiaiaus srur la branche : En esté chante. En yvor nlore et mo gaimante [laiiienie], hutkb. 20. || xv ». A parler franc roinme ung osier. c<mi' ii.l. Plaid, la timple et la rusi'r. Le suppliant alloit pour levci certain» bourigmins ou engin» d'.iiizilz à prendre poissons, du canok, oseria. Le sui'pliant liatit et Irappa sa dltle feiuinn de verge» ou ouriel, m. o«eriu». Il xvi' ». Apiès, la vigne sera reliée avec de» oziers dous ot flexible», o. ni SRKiits, <»o. Il t •
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de» oriera de plusieurs corps, de grands, de molens, do petite : de plusieurs couleurs, de noirs, blancs, jaunes, dorés, rouges, tannés, verts : de doux et !oiibIes, les uns plus que les autres : de francs et le bastars, ID. 800. Les oziers couppés de leur mère lo nom d'ozier estant commun à la plante et au ■ eject) seron' incontinent emboltelés, id. sis. Combien leurs classes [des collèges] seroient plus décemment jonchées de (leurs et de feuillées, que de troD(ons d'osier sanglants 1 kont. i, ts».
— ÊTYM. Berry, oisi, oisil, oisis, ouiter; wallon, woisir, s. f. ; bourguig. ôseire. Les formes que donne du Cange, oseria, oserius, otilium, étant du XI 11* siècle, sont non du bas-latin , mais du français latinisé. Il n'en est pas de même de osarix, ausaria;, oscraies (voy. oseraie), qui sont du ix* siècle; cela est de la vraie basse latinité. Osier se dit en ^ec ulocx : mais comment un mot grec serait-il entré dans le français sans passer par le latin ou par l'italien? Il faut donc suspendre le jugement et dire que ou l'étymologie ou la voie d'introduction restK à trouver.
t OSMANM (o-sman-li), t. m. Se dit des membres de la dynastie turque qui règne encore aujourd'hui. Il On le dit, parex tension, des Turcs en général.
— f.TYM. Turc, olhmanli, descendant d'Othman.
OSMAZÔME (o-sma-zô-m') , s. m. Terme de chimie. Matière extraclive qu'on retire de la chair musculaire et du sang, et que Thenard croyait être d'une nature particulière.
— ÊTYM. 'Ooiif,, odeur, et Çcofiiç, bouillon.
f OSMIIDES (o-smi-i-d') , s. m. pi. Famille de minéraux qui comprend l'osmium et ses combinaisons.
t OS.MIQUE (o-smi-k'), adj. m. Terme de chimie. Se dit d'un des oxydes de l'osmium.
t OSMIUM (o-smi-om'), s. m. Corps simple d'un aspect métallique, ainsi nommé à cause de l'odeur qu'exhale un de ses oxydes {i<ni.ii, odeur), et découvert en <803 dans la mine de platine.
t OSMICRE (o-smi-u-r'), s. m. Terme de chimie. Combinaison de l'osmium avec un corps métallique.
tOSMOLOGIE (o-smo-lo-jie), i. f. Traité des odeurs.
— ETYM. '0(j(jL^, odeur, et Xôyoi:, traité. OSMONDE (o-smon-d'), ». f. Genre de plantes de
la famille des fougères.
— UIST. ivi* s. La charpentiere,rosmonde royale, la toute-bonne, pabé, xvi, 35.
— ÊTYM. Origine inconnue.
t OSMOTIOUE (o-smo-ii-k'), adj. Terme de physique. Qui a rapport à l'endosmose et à l'eiosmose. Force osmotique.
— ÊTYM. 'ûipiè;. impulsion.
+ OSPnRÉSIOLOGIE(o-srré-zi-o-lo-jie), ». f. Traité des odeurs et du sens de l'odorat.
— ÉTYM. 'Oïjj>p?i<iii;, odorat, et Xô^O!;, traité.
t OSPUnONftME (o-sfro-nè-m'), ». m. Genre d'acanlhoptérygions (poissons), dans lequel on distingue l'osphronème gouramy , qui porte, à Maurice et à la Réunion, le nom vulgaire de gourami ou gouramy, iegoarant.
t OSQUE (o-sk'), ». m. Langue parlée dans la Campante, et qui avait de très-graods rapports avec le latin.
— ÊTYM. Lat. Osci, les Osques, peuple qui habitait entre les Volsques et la Campanie.
t OSSATCRE (o-ssa-lu-r'), t. f. Terme didactique. L'ensemble des os, la charpente d'un homme ou d'un animal. Comparer l'ossature de deux races de bœufs, jj Ce qui lie entre elles les dilTcrentes parties d'un ensemble comparé au corps d'un animal. De l'amoncellement des carapaces calcaires des infusoiresse composent les plus vastes assises de l'ossature terrestre, GRiMARD, Rev. des Deux-Mondes, <•' avr. ib«7, p. 668. Il Fig. L'ossature de notre langue, HERUER, dans le Dict. de bescherelle.
— ÊTYM. Dérivé de os, à l'aide de formes qu'on peut représenter par ossalut, puis ossalwra.
t OSSEC (o-sck) ou OSSET (o-sè), ». m. Terme de marine. Endroit bas d'un bâtiment, où se rend l'eau et où est placé le pied des pompes.
— HIST. Tvi* s. Les trous [du navire] qui prennent l'eau au fona de l'o.ssec, PASQi;ieB, LeU.\. !i, p. 30h.
— ÊTYM. D'après Jal, du holland. hooxen, épuiser, vider avec une écope.
OSSELET (ô-se-lè; le t ne se nrononco pas et ne se ue pas; au pluriel, H» se lie :1e» 6-se-lè-zcl...; osselets nmoaveclraiis, succès, paix, etc.),». m. || !• Petit os. I.e» maint sont un tissu de nerfs et d'osselets enchâssé* Ici uni dans les autres, fên. Exisl. 37.||08se- Uls de l'ouïe, quatre peUU os contenus dans l'oreille Boyenne et (orunt les noms suivanu : marteau
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enclume, lenticulaire et étrier. Le périoste des osselets de l'organe de l'ouïe qui paraissaient nus, FONTEN, But/irh. Il 2" Particulièrement, au pluriel, petits os tirés de la jointure du gigot, avec lesquels jouent les enfants. Tous les hommes lui déplaisaient (à Heraclite], il fuyait leur compagnie et allait jouer aux osselets et à d'autres jeux innocents avec tous les petits enfants de la ville, pén. Philos. Heraclite. Que voulez-vous? ce sont des Hercules [certains philosophes et savants dans leurs hypothèses] qui jouent aux osselets, ils n'en sont pas moins des Hercules, volt. Dialog. xxix, (2. L'après-midi ils [les Athéniens] prennent quelques moments de sommeil, ou bien ils jouent aux osselets, aux dés et à des jeux de commerce, bar- THÉL. Ànach. ch. 20. Pour le premier de ces jeux, on se sert de quatre osselets présentant sur chacune de leurs faces un de ces quatre nombres : un, trois, quatre, six, id. t6. || 3° Lettres en osselets, lettres capitales dont les jambages représentent des ossements. ||4° En botanique, nom donné aux noyaux contenus dans la nuculaine. || 5" Terme de vétérinaire. Nom donné aux exostoses du boulet ; elles gênent le jeu des tendons. || 6° Gonflement très-douloureux qui se forme dans la paume de la main chez quelques personnes qui jouent beaucoup à la balle. || 7° Terme d'archer du guet. Petit bâton au travers duquel on passait une corde où il y avait un nœud coulant qu'on mettait au doigt du prisonnier ; c'était aussi un instrument de torture. Los pauvres comédiennes essayèrent souvent de se dcprendre les mains; mais il tint toujours si ferme qu'elles eussent autant aimé avoir les osselets, scABR. nom. eom. i, <7. Soldats, qu'on leur donne les osselets, cyrano de bero. Pédant joué, iv, 2.
— HIST. XII' s. Mais l'une de ses faces comença à festrir. Si que dedens la bûche très qu'as denz li purri; Mult grant enfermeté lungement en suffri; Dous [deux] oisselez l'en traist Willames, sil guari. Th. mart. 84. || xiv* s. Le cerf est la plus couarde beste; et en ce pourveut Dieu et nature qui mirent emmi son cuer ung osset qui lui donne force et hardement, i/odu», f. xxv, verso. Par les osselez peut l'en apparcevoir le charnier, et par le charnier peut l'en trouver l'aire [d'un épervior], ilénagier, m, 2. Il XVI" s. Il mit parmi ces pois deux grandes poignées de ces osselets ronds de moulue [morue | qu'on appelle patenostres, desper. Contes, lxxv. Ce bon compaignon de Grèce [Lysandre] disoit que les enfants s'amusent par les osselets, les hommes par les paroles, mont, m, 79.
— ÊTYM. Diminutif de osset, ancien diminutif de os.
OSSEMENTS (ô-se-man), ». m. p{. Os des personnes mortes, et, ordinairement, os décharnés. Oserais-je, dans celui-ci [discours] où la franchise et la candeur font le sujet de nos éloges, employer la fiction et le mensonge? Ce tombeau s'ouvrirait, ces ossements se rejoindraient et se ranimeraient pour me dire : Pourquoi viens-tu mentir pour moi, qui ne mentis jamais pour personne ? fléch. Duc de lUont. M. Walpole révoque en doute ce double crime [le meurtre des enfants d'Edouard IV] ; mais, sous le règne de Charles II, on retrouva les ossements de ces deux enfants précisément au même endroit où l'on disait qu'ils avaient été enterrés, VOLT. Moeurs, m. El de nos bataillons Les ossements épars ont blanchi les sillons, delille. En. xii. Il II se dit aussi, en parlant des animaux. On trouve des défenses et des ossements d'éléphant non-seulement en Sibérie, en Russie et au Canada, mais encore en Pologne, en Allemagne, en France, en Italie, BDFP. Époq. nat. Œuv. t. xiil, p. 224. Vérifier l'assertion do M. Michaelis, que les ossements fossiles des quadrupèdes, tels que l'éléph.int, le rhinocéros, les bœufs, les cerfs, n'ont point une exacte ressemblance avec ceux quo l'on trouve actuellement vivants, sal'ssdbb, Yoy. Alpes, t. vm,
p. 296, dans POUGENS.
— HIST. xn* s. Li reis David vint à Jabès Galaad, e prist là le osscment SaQl et sun fiz Jonathan, Hoi», p. 203. De saint Kobiert enquist la vie. Si en a la tombe ravie L'oysemente qu'il y trouva, Robert le Diable, àSiTii du cange, ossamenta. || xvi' s. Demeurans au rang des noiaux les osseiiens des autres fruits, comme des abricotiers, et pêchers, o. de serres, 633.
— ÊTYM. Forme non latine ossamerUum, dérivée de 03, assis, os.
t OSSERET (A-se-rè), ». m. Espèce de couperet dont le boucher se sert pour trancher, sur le billot, les parties osseuses de la viande.
— BTYM. Dérivé de ot.
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t OSSERIE (fl-se-rie), ». f. Travail d'objets en os.
— ÊTYM. Dérivé do os.
f OSSEUSEMENT (o-sseû-ze-man), adj. Par le moyen des os. Les cavités pharyngo-laryngiennes deviennent, dans l'air comprimé, plus grandes et plus osseusemeni sonores.
OSSEUX, KUSE (o-sseû, sseû-z'), ad;. Oui est de la nature des os. Le tissu osseux. La charpente osseuse du corps. Il Système osseux, l'ensemble des os qui entrent dans la composition du corps. |{ Terme de zoologie. Poissons osseux, poissons dont le corps est muni d'arêtes. Se dit aussi d'un poisson qui a des écailles lapidescentes.
— HIST. iiv s. L'orbite c'est la concavité ossueuse de l'ueil, lanfranc, f" 72, ver^o. ||xvi' s. Aux vieils il est osseux, pource que les cartilages deviennent os à raison de l'aage et tempérament plus sec, paré, m, *.
— ÊTYM. Provenç. ossos; espagn. ososo; portug. ossi<o,TO; ital. ossoso:Au lai. ossuosus, de os, assis, os.
■t OSSIANIQUE (o-ssi-a-ni-k') , adj. Se dit de ce qui se rapproche des poésies attribuées à Ossian, héros et barde écossais. Style ossianique.
— ÊTYM. Ossian, barde des Celtes d'Ecosse, fils de Fingal, et vivant dans le ui* siècle de l'ère chrétienne. On sait maintenant que les poésies publiées sous ce nom par Macpherson sont un pastiche dû à cet auteur, qui, s'inspirant de vieilles poésies et légendes écossaises, composa une œuvre où un ciel nébuleux, les brouillards et les nuages encadrent les hauts faits des héros. Cette œuvre produisit une grande sensation qui s'est éteinte; elle est l'objet de cette épigramme de Lebrun : Vivo Homère! que Dieu nous garde Et des Fingals et des Oscars, Et du sublime ennui d'un barde Qui chante au milieu des brouillards.
f OSSIANIS.ME (o-ssi-a-ni-sm'), ». m. Imitation des poésies attribuées à Ossian.
t OSSICOLAIUE (o-ssi-ku-lô-r'), adj. Terme didactique. Qui a la forme, l'aspect ou la nature d'un petit os.
t OSSICULE (o-ssi-ku-l'), s. m. S'est dit quelquefois d'un petit noyau des fruits.
— ÊTYM. Diminutif de os.
f OSSICCLÉ, ÉE (o-ssi-ku-lé, lée), adj. Terme de zoologie. Se dit des poissons qui ont de véritables os. On dit aussi osseux.
t OSSIFÈRE (o-ssi-fè-r'), adj. Qui contient dci os. Un terrain ossifère. Les cavernes ossilêres.
— ÊTYM. Lat. os, os, et ferre, porter. OSSIFICATION (o-ssi-fi-ka-sion), s. /•. || !• Terme
d'anatomie. Génération des os, développement normal du système o.sscux. X deux mois, le fœtus a plus de deux pouces de longueur; l'ossification est sensible au milieu du bras, de l'avant-bras, de la cuisse, de la jambe, uuff. Ilist. anim. ch. xi. C'est à M. Hérissant que nous devons les connaissances les plus certaines sur la mécanique de l'ossification, bonnet, Consid. corps organ. t. v, p. 302, dans POUGENS. Dans les expériences sur l'ossification, il suivit les progrès de l'accroissement et de la solidité des os dans les animaux que renferment les œufs; ensuite il examina les progrès de la formation du calus dans les os des animaux adultes, condobcet, llallcr. L'ossification ou l'entretien de la formation des os est la fonction qui a reçu le plus de luniiùres des connaissances et des découvertes chimiques, FOUnCRoy, Connaiss. chim. t. x, p. 402, dans pougens. || Point d'ossification, celui où commence, l'ossification d'un os. ||2° Terme de pathologie. Mode d'altération de tissu par lequel des parties solides du corps acquièrent accidentellement la dureté des os.
— ÊTYM. Ossifier.
OSSIFllî, ÉE (o-ssi-fi-é, ée), part, passé d'ossilicr. M. Dupuytren m'ayant remis un assez grand nombre de matières ossifiées, je me suis convaincu quo toutes ces matières devaient principalement leur dureté au phosphate de chaux, thenaru. Traité de chim. t. ni, p. 70i, dans pougens.
OSSIFIER (o-ssi-fi-é), j'ossifiais, nous ossifiions, vous ossifiiez ; que j'ossifie, que nous ossifiions, que vous ossifiiez, v. a. || 1° Changer en os. ||2°Sossifier, V. réft. Être converti en os. Cette gelée [qui sera l'os dans l'œuf de la poule] prend une con>istance plus solide ; les vaisseaux deviennent visibles; elle s'ossifie enfin par le dépôt d'une matière terreuse qu'abandonne le sang des artères qui la traversent, coNnoRCET, Hallcr.
— ÊTYM. Lat. 0», os, ot facere, faire.
t OSSIFIQUE (ossi-fi-k'), adj. Terme didactique. Qui contribue à la formation des os.
— ÊTYM. Oui^r.
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f OSSIFLUENT, ENTE (o-ssi-flu-an, an-t'), adj. Terme de médecine. Abcès ossilluent, abcès qui, siégeant aux articulations, s'alimente par l'altération des os.
— RTYM. Lat. os, os, et fluere, couler.
t OSSIVOUE (o-ssi-vo-r'), adj. || 1° Oui mange des os. Il 2° Terme de pathologie. Qui détruit les os, qui attaque la substance des os. Tumeurs ossivores.
— Etym. Lat. os, os, et vorare, manger.
t OSSU, UE (o-ssu, ssue), adj. S'est dit d'une personne qui a de gros os. De voir l'autre tout épaulu, Ossu, membru, fessu, velu, scarr. Virg. v.
— IIIST. xiii* s. Lors s'assemblèrent pour eslire : Un grand vilain entr'eus eslurent, Le plus ossu de quanqu'il furent. Le plus corsu et le greignor [le plus grand]; Si le firent prince et seignor, la Rose, 9645. Il XIV* s. Le chief [la tête] est en trois parties : la première partie, charnue; la seconde ossue; la troisième c'est cervelle, ianfranc, 1* îi.
— ETYM. Os.
OSSUAIRE (o-ssu-ê-r"), s. m. Amas d'ossements. Il Lieu couvert où l'on met les ossements des morts. L'ossuaire de Morat. Puis [Seigneur] vous avez enfin complété l'ossuaire; Dix ans vous ont suffi poui filer le suaire Du père et de l'enfant, v. hugo, Crép. s. Il Terme d'antiquité romaine. Se dit des petites urnes dans lesquelles on mettait les os que le bûcher n'avait pas consumés.
— ETYM. Lat. ossuarium, de ossua, qui s'est dit pour ossa, os.
t OST (ost'; la tradition de ce mot s'est perdue; les grammairiens disent de prononcer toutes les lettres; mais l'ancienne prononciation était <5), s. m. Terme vieilli qui signifie armée. Apollon, irrité contre le fier Atride, Joncha son camp de morts ; on vit presque ilétruit L'ost des Grecs ; et ce fut l'ouvrage d'une nuit, i.a font. Fabl. xi, 3. L'ost du peuple bêlant crut voir cinquante loups ; Chien, berger et troupeau, tout fuit vers le village, m. ib. XII, 9. La mer fit rempart aux Hébreux, Noyant les peuples ténébreux De l'ost aux têtes sacrilèges, ID. Poésies miUes, lxxiv. Voilà la guerre: on n'essaye, on n'ose jamais assez ; l'ost ignore ce que fait l'ost; les avant-postes sont les dehors de ces deux grands corps ennemis ; c'est par là qu'ils s'en imposent, SÊ- GtJR, Hist. de fiapol. ix, 6.
— lllST. XI' s. Kn Saragoce menez vostre ost banie [garnie de banièresj, Ch. de Itol. xiv. || Xli* s. Â icest mot toute l'os s'arouta, Roncisv. p. 96. Car nous lui faudrons tuit, s'en irons do ccst host, Sax. XVII. Il xiii* s. Moult fu li os bel et de bones gens, viLLEU. 33. Et aussi s'il sont semons por l'ost le conte ou por l'ost le roi, es quix os [dans lesquelles troupes] lor segneur les poent mener, beaum. ii, i». Il XV* s. Il se logea une nuit, et toute son ost, FROiss. i, i, <62. Il XVI* s. On dit en commun proverbe que, si l'host sçavoit ce que fait l'host, l'host defferoit l'host, u. du bellat, 8I. Ayant descouvert le hot de M. d'Anghicn, carl. i, 42. Il fut detTait et pris par un gros hot de cavalerie italienne , ID. I, ♦4. Il y eust eu encore sept gros hocs et bastillons ordonnés en quarré et en triangle, pour combattre tous ensemble accompagnés chacun d'un prince pour leur donner hardiesse, paré, t. m, p. 708.
— ETVM. Picard, ost, prononcé o, troupeau; prov. host, ost; anc. esp. hoste; esp. moderne, hueste; ital. oste; du !at. hoslis, ennemi, et qui se trouve avec le sens d'armée déjà dans les lois barbares (voy. nosTit.E).
t OSTAGRE (o-sta-gr'), f. f. Terme de chirurgie. S'est dit des instruments servant & enlever, déprimer ou faire mouvoir le.s os ou leurs fragments.
— ÉTYM. 'Onziot, OS, et iyfii, action do saisir.
t OSTARIPIIYTE (o-sta-ri - (i-f), s. m. Nom donné par Necker à toute plante pourvue d'un fruit qui renferme un noyau.
— ÉTYM. 'Ortâpioy, petit os,'et çutiv, plante.
t OSTE (o-st"), t. f. Terme de marine. X bord des bâtiments gréés à antennes, c'est la manœuvre [cordage] qui sert à brasser les vergues; on la nomme bras sur les bâtiments à voiles carrées, wiu.al'Mkz.
t OSTÉIDE (o-sté-i-d'), s. m. || !• Terme d'analomie. Nom donné quelquefois aux dents, lesquelles ne sont pas de vrais os. || 3* Terme do médecine. Production osseuse accidentelle, ou, plus souvent, production morbide qui est une incru.statioa calcaire de tissus normaux ou de tumeurs fibreuses. H 3' Terme de minéralogie. Concrétion qui offre l'apparence, la forme d'un o».
— ETYM. 'Ootiov, os, et iWo«, apparence.
t OSTf.l.\E (o-sté-i-n"), ». f. Terme de chimie. Sul)slancc organique propre du tissu osseux.
— ÉTYM. 'Ocii<n, OJ.
OST
t OSTÉITE (o-sté-i-f), s. f. Terme de médecine. Inflammation du tissu osseux.
— ÉTYM. 'Oircéov, os, et la finale médicale ite indiquant infiammation.
OSTENSIBLE (o-sUn-si-bl'), adj. Qui peut être montré. Faites-moi, je vous prie, un mot de réponse ostensible, soit pour accepter ce que je vous propose, soit pour le refuser honnêtement, d'alemb. Lett. à Voltaire, 6 avr. 1 768. [Pichegru] au bout de huit jours seulement, répondit d'une si singulière manière, que cet écrit ne fut pas ostensible, Corresp. Klinglin, i, 481.
— ÉTYM. Voy. OSTENSION.
OSTENSIBLEMENT (o-stan-si-ble-man), adv.
D'une manière ostensible. Faisant insolemment parade des paquets de cartouches qu'on lui avait trèsostensiblement distribués, babœup. Pièces, i, 3a.
— ETYM. Ostensible, et le suffixe ment.
t OSTENSIF, IVE (o-stan-sif, si-v'), adj. || !• Qui peut être montré. Pièces ostensives (on dit aujourd'hui ostensible). Je me fâchai, et j'écrivis une lettre ostensive à l'abbé Chartier, retz, iv, 86. Il 8* Qui se montre, se fait voir. En soufi'rant la continuation des vaines et ostensives visites de Mme .... J. J. Bouss. Prom. 3.
— ÉTYM. Voy. OSTENSION.
f OSTENSION (o-stan-sion), i. f. Exposition des reliques à la dévotion des fidèles.
— HIST. XIII* s. Là nous feront nos yei [yeux] aperte ostension De la divinité, de l'incarnation, j. DE MEUNG, Test. (863. || XV* S. Comme le chariot vint en un carrefour, et qu'on faisoit ostension [montre] des denrées de donc Marguerite, louis ii,
HOUV. XLV.
— ÉTYM. Lat. ostensionem, de ostensum, supin de ostendere, montrer, de ob, devant, et tendere, tendre.
OSTENSOIR (o-stan-soir) ou OSTENSOIRE (ostan-soi-r') , s. m. Pièce d'orfèvrerie où l'on expose la sainte hostie.
— KEM. Duboille, qui était chanoine régulier d'Kaucourt, ne donne que ostensoire, s. f. et confirme ce genre par cette phrase : « Anciennement les ostensoires étaient faites en forme de croix. » lbgoarant. Ostensoire est aujourd'hui masculin.
— ETYM. Voy. ostension.
i OSTENTATEUR, TRICE (o-stan-ta-teur, tri-s'), t. m. et f. Celui, celle qui fait parade de.... On aura, au lieu d'un homme soumis, un ostentateur, boss. Leit. quiét. 376. Une philosophie ostenlatrice qui ne veut que des œuvres d'éclat et n'apprend rien tant à ses sectateurs qu'à beaucoup se montrer, j. J. Rouss. 2" dialogue.
— HIST. XVI* S. Voilà le conseil de la vraye et naifve philosophie, non d'une philosophie ostentatrice et parliere, M0t«. I, 287. Ostentateur, cotghavb.
— ÉTYM. Lat. ostentatorem, de ostentare, fréquentatif de ostendere (voy. ostension).
OSTENTATION (o-stan-la-sion; en vers, de cinq syllabes) , ». f. Excès dans la manière de faire valoir quelque titre, quelque possession, quelque action ou quelque qualité. Elle enseigne à ranger tes sens sous ta puissance, À bannir de tes actions L'orgueil des ostentations. Et le fard de la complaisance, CORN. Imil. m, 64. Quant au général [Annibalj, il fut admiré de Scipion, qui, au milieu de la gloire, semblait porter envie à la capacité du vaincu; et le vaincu, dont l'humeur était assez éloignée des vaines ostentations, crut toujours avoir quelque supériorité dans la science de la guerre, st-èvhem. Hdft. sur les dit), génies du peuple romain, vu. Ces sortes de parures sont justement faites pour des gens do la naissance et de la dignité de M. de Grignan; et vous dites une vraie sentence, en disant que l'ostentation des personne» modestes n'offense point l'orgueil des autres, »iv. 22 juin 168». 11 faut éviter l'ostentation comme la perte des bonnes œuvres, BOSs. Kédit. *ur Ut Êrang. Sermon sur la montagne, iS' jour. Nous ne voyions en Madame [mourante] ni cette ostentation p.ir laquelle on veut tromper les autres, ni ces émotions par lesquelles on se trompe soi-même, id. VucIu d'Orl. Quand Tertullien dit aux gentils que les chrétiens pouvaient se faire craindre à l'empire autant du moins que les Parthes et les Marcomans si leur religion leur permettait do s« faire craindre & leurs souverains et à leur patrie, si c'était une expression forte et vigoureuse, ce n'était pas une vaine ostentation, BOSS. 6* avert. i(. J'oserai vous dire, nos chers frères, qu'il y a plus d'oslenU-itlon que de vérité dans la fréquente allégation do l'Écriture où vos ministres vous portent, lo. ftnilr. pailor. 43. Je n'estime pas que l'on puisse donner une idée plus
OST
juste de l'ostentation, qu'en disant que c'est dans l'homme une passion de faire montre d'un bien ou des avantages qu'il n'a pas, la bruy. TMophr. xxiii. L'on peut s'enrichir dans quelque-art, ou dans quelque commerce que ce soit, par l'ostentation d'une certaine probité, id. vi. Où est ici la bonne foi, cette équité dont vous faites tant d'ostentation dans vos démarches envers les hommes? mass. Carême, Mot. de conv. Jamais de ces ostentations si indécentes au sexe surtout, de ces étalages vulgaires d'incrédulité.... id. Or. {un. Madame. Tous ces discours d'ostentation qui no sont plus regardés que comme une partie des cérémonie.s qui pas.sent en un jour, VOLT. Éloge (un. Louis XV. U fit cela de lui à moi, sans ostentation, sans prétention, sans bruit, et, si je n'en avais parlé le premier à tout le monde, personne n'en aurait rien su, j. j. rouss. Conf. XI. Si le pouvoir exécutif n'est qu'un meuble d'ostentation, il est trop cher; si ce pouvoir est nécessaire au maintien de l'ordre, craignons de l'énerver, MIRABEAU, Collectiort, t. II, p. 261.
— HIST. XVI* s. 11 leur deffendil expressément de n'en rien faire, et que telles ostentations [pompes] ne luy estoient nullement agréables, carl. x, 17. Je supplie très humblement ceux auxquels les Muses ont inspiré leurs faveurs, de n'estre plus latineurs ny grecaniseurs, comme ils sont plus par ostentation que par devoir, RONS. 691. J'estudiai jeune pour l'ostentation ; depuis, un peu pour m'assagir,
— ÉTYM. Lat. osterUationem (voy. ostentateur). f OSTÉO..,. élément de composition qui signifie
os, et 'lui vient du grec ooréov.
OSTf.OCOLLE (o-sté-o-ko-l'), î. f. Carbonate de chaux qui se dépose sur les corps étrangersplongés dans les fontaines dont l'eau est chargée de ce sel ; on lui supposait la propriété de favoriser la formation du cal dans les fractures. Après la destruction et la pourriture de ces matières végétales, la concrétion pierreuse se présentera sous celte même forme; nous en avons la preuve démonstrative dans certains morceaux qui sont encore roseau en partie, et du reste ostéocolle, buff. Min. t. i, p. 42«.
— ÉTYM.'OffT6ÔxoXXa,de4(TTéov, os, et xoXXa, colle.
OSTÉOCOPE (o-sté-o-ko-p'), adj. Terme de médecine. Douleurs ostéocopes, douleurs aiguës qui ont leur siège dans les os et qui souvent sont syphilitiques.
— REM. Le Dictionnaire de l'Académie en fait un substantif féminin qu'il définit : maladie des os, douleur semblable à celle qu'éprouverait celui dont on briserait les os. Les médecins n'emploient jias osléocope en ce .sens.
— ÈTYBI. '0<rceoxéttoç, de i(rciov, os, et xéirttiv, couper, briser.
t OSTÉOOlîNE (o-slé-o-jè-n'), adj. Qui produit l'os. Les cellules ostéogènes, sâdillot, Acad. des te. t. LX, p. 97.
— ETYM. Ostio..., et le suffixe gène.
■fOSTf-OGÈNIE (o-sté-o-jé-nie) , ». (. Rlndedo la
génération et du développement do la sul«tance des os, de leur tissu et de leur système. La composition des os une fois bien déterminée, il n'a plus été difficile de concevoir le mécanisme de leur formation, qu'on nomme osiéogénie, pourcroy, Connais, chim. t. X, p. 403, dans poucess.
— ÉTYM. Ostéo..., et le suffixe génie.
t OSTP.OELCOSE (o-sté-o-èl-kô-z'), t. f. Terme de médecine. Ulcération des os.
— ÉTYM. Ostéo..., et IXxb>9i(, ulcération. tOSTÉOGRAPUK (o-sté-ogra f), ». m. Auteur
d'une ostéograpliie.
OSTf.OGIlAI'lIIK (o-sté-0-gra-fie), t. f. Description, traité dos os.
— ETVM. Ostéo..., et T6«?«iv, décrira.
t OSTÈOGHAPIIIQUE (o-sté-o gra-H-k'),odj. Qui appartient .1 l'ostéographie.
t OSTP.OÏDE (o-sté-o-i-J') , adj. Terme de médecine. Productions ostéoides, et, subslnnlivemont, au m.isculin, les ostéoides, productions osseuses qui se développent autour dos articulations des vieillards, des aniculations malades, des tumeur* (le niéius que ostéido n' ï).
— KTYM. Ottéo..., et (ISo;, forma.
OSTfiOLITUK (o-sté-o-li-f) , t. m. Ot pétrifié.
Il Roche renfermant des oh fossiles.
— ETYM. Ostéo..., et Xi9o<, pierre.
OSTÉOLOGIB (o-sté-o-lo-jie), ». f. Partie de l'a-
natomie qui traite des os. L'osténIoKic est comme la base de U construction des corps vivants, quaibemKri, Uttrei écrites de Londres A Canova, p> Ht, éd. (RSn.
— ETYM. Ostio..., et X^o(, traité.
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t OSTfiOLOGIOUE (o-9lé-o-Io-ji-kl, adj. Oui appartient àl'ostéoloKie. Telle est la puissance du principe ostéologique empreint sur cetLo tête [d'un cheval d'un des frontons du rarthénon], que la vérité qui en est l'effet va presque jusqu'à faire peur, OUATRBMlïRE, Lellret écrites de Londres à Canova, p. HO.
t OSTfiOLYSE (o-sté-o-li-z'), s. f. Terme de médecine. Altération particulière du tissu osseux d'où résulte l'usure de la substance de ce tissu, sans qu'il y ait de résidu, comme on le voit dans le cas d'anévrysmes de l'aorte usant les vertèbres.
— f.TYM. Osléo..., et Xûoi;, dissolution. ■fOSTÊOMALACIK (o-sté-0-tna-la-sie), s. f. Ra,-
moUissement des os.
— 6TYM. Ost^o..., et |jia),ax(a, mollesse.
I OSXCOMYfXlTE (o-sté-o-mi-<S-li-t') , ». f. Terme de médecine. Inflammation de la moelle des os.
— fTYM. Ostéo..., et iJiuE>.oi:, moelle.
t OSTÉONAURE (o-sté-o-nô-r'), *. m. Appareil dentaire ayant pour base première l'hippopotame , recouvert d'une feuille d'or ou de plaline.
— ÊTYM. 'OuTÉov, os, et le lat. aurutn, or.
t OSTROPHYTE (o-sté-o-fl-f), s. m. Terme de médecine. Production osseuse qui natt quelquefois des lames profondes du périoste dans le voisinage des portions d'os cariées.
— f.TYM. Osléo..., et, çyxiv, végétation.
f OSTfiOPLASTE (o-sté-0-pla-st') , *. m. Terme d'anatomie. Nom ilonné, dans les os, h de petites cavités, de la périphérie desquelles partent des canalicules ramifiés.
— f.TYM. Ostéo..., et it).<i<riT6tv, former.
+ O.STfiOPLASTIE (o-sté-o-pla-slie), *. f. Terme de chirurgie. Opération par lacjuelle on remédie à la perte totale ou partielle d'un os. Ostéoplastie périostique.
— ÊTYM. Ostéo..., et nXiaotn, former.
t OSTÊOPLASTIQUE (o-sté-0-pla-sti-k') , adj. Terme de chirurgie. Oui a rapport à l'ostéopla.stie. Méthode o.stéoplastique. Résection ostéoplastique.
t OSTCOPOROSE (o-sté-o-po-rô-7.'), *. f. Terme de médecine. Augmentation de la porosité des os.
— ÊTYM. Ostéo..., et pore.
t OSTÉOPSATIIVROSE (o-sté-o-psa-ti-rô-z*),*. /. Terme de médecine. Friabilité des os.
— ETYM. Ostéo..., et «JiaOupi;, friable.
+ OSTÈOSARCOME (o-sté-o-sar-kô-m'), t. m. Terme do chirurgie. Tumeur de consistance charnue qui se développe dans les os.
— ÉTYM. Ostéo.... et sarcome.
•f OSTÉOSCLÉUOSË (o-sté-o-sklé-rô-z'), s. f. Terme de médecine. Synonyme d'éburnalion des os.
— ÊTYM. Osléo..., et ffxXifipwoïc, endurcissement.
■t OSTÊOSE (o-sté-fl-z'), t. f. Synonyme d'ostéogénie ou d'ossification.
t OSTÉOSPO.NGiOSE (o-sté 0-spon-ji-ô-z'), *. f. Terme de médecine. Le spina-ventosa,
— ÊTYM. Ostéo..,, cl spongieux.
t OSTÉOSTÉATO.ME (o-sté-0-sté-a-tô-m'), s. m. Terme de médecine. Uégénération du tissu osseux, qui est remplacé par une matière jaune analogue au tissu graisseux.
— ÊTYM. Ostén..., et sténtome.
t OSTÉOTCME (o-sté-o-to-m'), ». m. Terme d'anatomie et de chirurgie. Scie à os qui a la forme d'une chaîne.
— ÊTYM. Ostéo..., et TO|i^, section.
OSTfiOTOJUE (o-sté-o-to-mie), ». f. || 1° Partie de
anatomie qui a pour objet la dissection des os. 2* Terme d'obstétrique. Section des os du fœtus l'aide de l'ostéotomiste.
— HIST. XVI' s. Et pour garder longtemps Ion ostéotomie seiche, ne la faut pas mettre en lieu remulge ny humide, parB, iv, eh. compl.
t OSTfiOTO.MlSTE (o-sté-o-to-mi-sf), ». m. Nom donné à de fortes pinces dont les extrémités supérieures sont constituées par un anneau ovale et tranchant à l'effet de couper les os du fœtus dan» la matrice.
t OSTÉOTYLE (o-sté-o-tl-l'), ». m. Terme de médecine. Eiosto.so.
— ÊTYM. Ostéo..., et Tv>o«, durillon, calus.
t CSTEotylOSE (o-sté-o-ti-lô-z'), ». f. Terme de médecine. Formation du cal.
— ÊTYM. OUintyU.
f OSTÈOZOAlUhS (0-sté-o-ro-ê-r'), ». m. pi Synonyme d'animal vertébré.
— ÊTYM. Ostéo..., et Çuipiov, diminutif do Z&m,
t OSriftBE (fl-tiè-r-), ». f. Terme vieilli. Gi.eu< d« 1 osUère, ^endUot qui allait de porte en porto.
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— HTST. XVI* 8. Plusieurs snnt gueux de l'hostiero, souffreteux et misérables, lesquelz sont descendus de bang et ligne de graiidz roys et empereurs, HAH. I, t.
— ÊTYM. Lat. oslxum, porte (voy. nuis).
t OSTIOLE (o-sti-o-l') , s. m. Terme d'histoire naturelle. Petite ouverture. L'un de ces systèmes [de trachées chez les insectes] reçoit l'air directement de l'atmosphère par les ostioles respiratoires de l'abdomen, dufour, Acad. des se. Comptes rendus, t. Liv, p. 260. Il Petit orifice recouvert par l'opercule dans les mousses.
— ÊTYM. Lat. osliolum, diminutif do ostium, ouverture, porte (voy. huis).
t OSTIOLÉ, ÊE (o-sti-o-lé, lée), adj. Qui est muni d'ostioles.
t OSTRACAIRE (o-stra-kê-r"), ». m. Se dit des animaux qui vivent dans les coquilles dos genres huître et peigne.
— ÊTYM. "OoTpaxov, huître.
0STRACI5, TÎE (o-stra-sé, sée), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a la forme d'une coquille. Il Oui est de la nature de l'huître. || S. m. Les ostracés.
— ÊTYM. 'Ooxpaxov, huître.
t OSTRACIN, INE (o-strii-sin, si-n'), adj. Terme de zoologie. Oui vit sur les coquilles d'huître. Il Dont le corps est en forme de coquille.
— ÊTYM. "OffTpaxov, huître.
OSTRACISME (os-tra-si-sm'),». m. Jugement par
lequel, à Athènes, on bannissait pour dix ans un citoyen que sa puissance ou son mérite rendait suspect. Thémistocle banni par l'ostracisme, l'an 47< avant J. C. L'ostracisme était à Athènes ce qu'était le pétalisme à Syracuse. La vertu n'était point sujette à l'ostracisme, boil. Sat. xi. La loi de l'ostracisme fut établie à Athènes, à Argos et à Syracuse, MONTESQ. XXIX, 7. L'ostracisme est le droit que se réserve une société politique de prononcer le bannissement de ceux de ses membres qui, quoique irréprochables, lui causent de l'ombrage, baudin, Instit. Mém. scienc. mor. et pol. t. m, p. 61 . || Fig. Attaché avec superstition aux anciennes maximes, il s'élevait par une espèce d'ostracisme contre toute innovation littéraire, soit dans les principes, soit dans les ouvrages, d'alemb. Élogits, d'Olivet.
— HIST. ivi* s. Ceste manière de bannissement à temps, qui s'appelle ostracisme, n'estoit point punition d'aucune forfaicture, ains estoit comme un contentement et une allégeance de l'envie de la commune, laquelle prenoit plaisir à rabattre et rabaisser ceulx qui luy sembloient trop excéder en grandeur, amïot, Thémist.
— ÊTYM. 'OTTpaxKxiJ.ôç, de iotpaxov, tesson, sur lequel les Athéniens écrivaient leur suffrage.
OSTRACITE (o-stra-si-f), ». f. Coquille d'huître pétrifiée.
— ÊTYM. 'OffTpaxlTTiç, de iaTpaxov, huître.
t OSTRACODE (o-stra-ko-d') , adj. Terme de zoologie. Oui est en forme de coquille.
— ÊTYM. 'OuTpaxwSriç, de 6ffTpoxov,coquille, et £Î5o;, forme.
t OSTRACODERME (o-stra-ko-dèr-m'), adj. Terme de zoologie. Qui a la peau couverte de pièces testacées.
— ÊTYM. 'OoTpaxov, coquille, et Wpiia, peau.
t OSTRACOLOGIE (o-stra-ko-lo-jie), ». f. Histoire ou description des coquilles.
— ÊTYM. "Offipaxov, Coquille, et Xéyoç, traité.
t OSTRAI.ÉGE (0-stra-lè-j') ou OSTRALEGCE (o-stra-lè-gh'), s. f. Nom moderne du genre d'oiseaux de l'ordre des écbassiers, anciennement appelé huitrier, et dans lequel on distingue : l'ostralégue européenne, dite vulgairement huitrier, pie de mer, et pipeline; ce genre ostralègue est appelé hématope par Linné, qui donnait le nom d'hématope ostralèfc'ue à l'ostralégue européenne de Lesson,
LEOOARANT.
— ÊTYM. Lat. ostrea, huître, et légère, ramasser, t OSTRÉE (o-strée) , adj. f. Terme de médecine.
Diète ostrée, régime dans lequel pour tout aliment on donne des huîtres.
t OSTRÉICULTURE (o-stré-i-kul-tu-rl, ». f. Procédés à l'aide desquels on augmente, on provoque la multiplication des huîtres.
— ÊTYM. Lat. oî<r«o, huître, et culture. tOSTRÉIFORME (o-stré-i-for-m'), adj. Terme
de zoologie. Qui a la forme d'une coquille d'huilre.
— ÊTYM. Lat. ostrea, huître, et forme.
i OSTRÉINK (o-stré-i-n'), ». f. Terme de chimie. Nom donné i une matière animale parliculicrc, trouvée dans les huîtres.
— ÊTYM. Lat. o»lr«o, huître.