‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 280 sur 389 · OTO · texte numérisé non relu

OTO

juviio que la leçon vi'am obslare n'est pas sûre, et qu'au lieu de siquis barotxi liam obs^aiertt, d'autres textes donnent : si quis baronem de via sua ostaverit; il propose donc une autre étymologie, à savoir le latin hausiare, fréquentatif de haurire : haurire signifie d'ordinaire puiser ; mais on trouve haurire arbusta, avec le sens d'enlever les broussailles. On a fait diverses objections : d'abord on a dit que hausiare, déjà indiijué d'ailleurs par Ménage, n'existait pas dans la latinité ; mais cette objection doit être sinon écartée, du moins notablement diminuée; car M. Wagener, de Gand, a trouvé dans Festus la glose exhausiant, efferunt. De là, soutenant l'opinion de Diez, il détiare que l'existence de la forme hausiare est suffisamment garantie par la glose de Festus, et que, haiistare ayant très-probablement le même sens que haurt're, lequel peut dans un grand nombre de cas être expliqué par toUere, il y a une analogie incontestable entre la signification de haustare et celle de oster. La trouvaille de eihaustare et les raisons de M. Wagener ont décidé pour haustare M. Scheler, qui d'abord, repoussant obslare et haustare pour les difficultés qui leur sont propres, avait proposé abstare, auquel il a renoncé. Pourtant toutes les objections ne sont pas levées. On a dit que, si haustare était le radical, on trouverait l'orthographe hoster; cette orthographe se trouve en effet, mais dans des textes très-mal autorisés ; car la copie du livre des Machabées est trèsincorrecte, et, à côté de hoster, on y trouve haage, haidier, haye [aide], qui sont certainement fautifs. U est bien entendu qu'en cette question il n'y a que les textes très-anciens qui aient de la valeur. Enfin on a dit que haustare aurait donné parfois l'orthographe ausler; or celle-là ne se trouve pas dans le français. Maintenant, résumant la discussion, on comprend que, si haustare venant de hourire a pu prendre la sens d'ôter, la même signification a pu aussi être attribuée à obstare devenu actif et signifiant proprement empêcher. De ce oôté-là il y a parité, c'est-à-dire qu'il y a dans l'un et l'autre mot un détour d'acception. Mais, quant à l'ortliogiaphe, la parité cesse: «n effet obstare donne régulièrement en français oiJer, «n provençal ostar; mais hausiare, qui donnera fort bien en français oster, ne donnera en provençal que auitar. Sans doute, si l'identité de sens était parfaite entre le mot latin et le mot provençal, on serait peut-être autorisé à passer pardessus la difficulté. Mai» tel n'est pas le cas; et obslare a l'avantage sur haustare. Les formes du patois doter, dousti représentent de-osler; Scheler, dans un travail postérieur à son Dictionnaire d'étymologie, y voit une combinaison romane de de et oster, sans qu'il faille y chercher ni de-obstare, ni de-/ious(ore, comme démener par rapport à mener, déchoir par rapport i choir, défaillir par rapport à faillir, tous mots où la particule n'implique nullement le contraire du primitif. On remarquera aussi que le verbe oster n'appartient qu'à la langue d'oïl et à la langue d'oc, et qu'il est étranger au reste du domaine roman.

t OTIQUK (o-ti-k'), adj. Terme d'anatomie. Qui appartient à l'oreille. || Ganglion otique ou d'Arnould, ganglion situé au-dossous du trou ovale du sphénoïde, jj Médicaments otiques, médicaments employés contre les maladies de l'oreille.

— ËTYM. 'Ûtixi;, de o5«, £>ti>i, oreille.

t OTITE (o-li-t*), t. f. Terme de médecine. Inflammation de la membrane muqueuse de l'oreille.

ÉTYM. Oû«, (îixiç, oreille, et la finale médicale

ite. Indiquant inflammation.

t OTOCÉPHALE (o-to-sé-fa-1'), adj. Terme de tératologie. Monstres otocéphales, et, substautivemenl, les otocéphales, monstres qui ont deux oreilles rapprochées ou réunies sous la tête.

— ETYM. 05<, iItAj, oreille, et xtçaXi^, tête.

t OTOCONIK (o-to-ko-nie), ». f. Terme d'anatomie. Matière blanche pulvérulente qu'on trouve dans l'oreille interne.

— ÉTYM. 03;, ùti;, oreille , et xovCa, poussière, t OTOGKAPUIK (o-to-gTi-fle), $. f. Description

de l'oreille.

— ÉTYM. OS;, ÙTO{, oreille, et ypiçeiv, décrire, t OTOLITOE (o-to-Ii-t") , s. m. Concrétion pierreuse qu'on trouve dans l'oreille internedes poissons.

— fTYM. OCi;, ÙTi;, oreille, et ÀiSo;, pierre.

j OTOLOGIË (o-to.lo-jie), s. f. Traité de l'oreille.

— ÉTYM. Où;, ùxè;, oreille, et Wy»«i ^railé.

+ OTOPLASTiE (o-to-pla-stie), f. f. Terme de chirurgie. Opération pour la restauration de l'oreille^ externe détruite.

etsX&aattv, former.

OU

t OTOURUÉE (o-to-rrce), s. f. Terme de médecine. Ecoulement par l'oreille.

— ETYM. Où;, ùti;, oreille, et f«rv, couler.

t OTOSCOPE (o-to-sko-p'), s. m. Terme de (Airurgie. Instrument employé pour l'examen du canal auditif.

— ÉTYM. 0J(, ÙTÔ;, oreille, et oxoTteïv, examiner, t OTOTOMIE (o-to-to-mie), «. f. Terme d'anatomie. Dissection de l'oreille.

— ÉTYM. où;, ÙTO;, oreille, et tO|i^, dissection.

t OTTAVA (o-lta-va). Terme de musique. A l'octave; on écrit le plus souvent en abrégé, 8", soil au-des»us des passages qui doivent être chantés ou exécutés une octave plus haut qu'ils ne sont écrits, soit au-dessous de ceux qui doivent être chantés ou exécutés une octave plus bas. |j 11 faut distinguer ail' ottava de con ottava, qui signifie que le passage doit être joué en octave, c'est-à-dire qu'on doit jouer la note écrite et la note à l'octave supérieure, ce qu'on indique par con «• ; ce sens ne s'appliqua guère qu'à la musique du piano. U y a aussi con «• ad libitum,

— ÉTYM. Ital. oltava, octave.

t OTTOMAN, ANE (o-tto-man, ma-n'), adj. Sa dit des Turcs et spécialement de leurs sultans. De l'honneur ottoman ses successeurs jaloux Ont daigné rarement prendre le nom d'époux, bac. Bajai. II, I. Soliman.... Nul n'éleva si hjut la grandeur ottomane, id. ib. || Porte ottomane, voy. pobtk. || S. m. pJ. Les Ottomans, les Turcs. Rhodes, des Ottomans ce redoutable écueil, rac. Baj. n, (.

— ÉTYM. Turc, otsmâniyy, descendant d'Otsman, ou appartenant à Otsman, adjectif formé du nom A'Otsman ou Otman I", fondateur de la dynastie qui règne aujourd'hui sur les Turcs ; il monta sur le trône eu (299 et mourut en (326.

OTTOMANE (o-tto-ma-n'), *. f. Grand siège, sans dossier, où l'on se repose à la manière des Orientaux,

— ÉTYM. 0(/oman.

CD (ou), conj. Il 1° Il marque l'alternative. Oui ou non. N'était-elle assez belle ou assez bien parée T RÉGNIEB, Èlég. IV. Je n'ouïs jamais parler d'une telle ou impatience ou irrésolution, balzac, liv. vu, lelt. 27. Pour les mauvaises doctrines, je pensais déjà connaître assez ce qu'elles valaient pour n'être plus sujet à être trompé ni par les impostures d'un magicien, ni par les artifices ou la vanterie d'aucun de ceux qui font profession de savoir plue qu'ils ne savent, desc. Uélh. i, (3. Je vivrai sans reproche, ou périrai sans boute, cobn. Ucyr. u, 6. Je vous enseignerai par là Ce que c'est qu'une fausse ou véritable gloire, LA FONT. Fabl. iv, 3. Et ne vais point chercher, pour m'estimer heureux. Si Mascarille ou non s'arrache les cheveux, mol. le Dép. i, ( . Voyez ; est-ce, madame, ou ma faute, ou la vôtre? Mon cœur court-il au change, ou si vous l'y poussez 7 Est-ce moi qui vous quitte, ou vous qui me chassez? id. Femm. sav. iv, 2. Vous pouvez choisir, ou de me donner Marianne, ou do perdre votre cassette, ID. l'Av. V, 6. Le secrétaire d'Etat, ou rebuté d'un traitement qui ne répondait pas à son attente, ou déçu par la douceur apparente du repos qu'il crut trouver dans la solitude, ou flatté de l'espérance d'ètra plus avantageusement rappelé.... boss. le Tellier. Moi seul je leur résiste [aux Romains] : ou lassés, ou soumis. Ma funeste amitié pèse à tous mes amis, rac. Mithr. m, i. Est-ce une alternative inévitable, ou d'abuser des choses saintes, ou de s'en éloigner? mass. Carême, Inconst. Le ciel n'est ouvert ou qu'aux innocents ou qu'aux pénitents, ID. Carême, Elus. Ou jeune , ou vieille, ou grande, ou petite, oudondon,Ou maigre, ou blonde, ou brune, enfin tout vous est bon, dancocrt. Trahison punie, 1, 7. Bartholo : Jo soutiens, moi, que c'oit là conjonction copulativa el, qui lie les membres corrélatifs de la phrase : je paierai la demoiselle, e( je l'épouserai. — Figaro : Je soutiens, moi, que c'est la conjonction alternative ou, qui sépare lesdits membres : je paierai la douzelle, ou je l'épouserai, BEALMARCU. Ifar. de Fig. m, 15. || a* Ou, avec deux sujets et le verbe au pluriel (cas où la force conjonctive de ou l'emporte). Avant l'affaire. Le roi, l'âne ou moi, nous mourrons, la iont. Fabl. vi, (». La crainte ou le déplaisir ne l'ont jamais empêchée, FLÉcii. Mme de Mont. Lo bonheur ou la témérit* ont pu faire des héros ; mais la vertu seule peut former de grands hommes, «ass. PcJiI carême, Triomphe. La peur ou la besoin font tous ses mouvements [de la souris], buff. dansciRAULT-nuviviEii. Il Avec le verbe au singulier (cas où l'idée do disjonction domine). En quelque endroit écarté du monde que la corruption ou lo hasard les jette (le» parcelles de notie corps], boss. Duch. d'Orléans.

ou

Sa perte ou son salut dépend de sa réponse, bac. Bajat. I, 3. Seigneur, il vous est donc indifférent que nous périssions, et notre perte ou notre salut n'est plus une affaire qui vous intéresse, mass. Pet. carême. Écueils. L'un ou l'autre cas est digTie des sifcles les plus barbares, volt. Lett. Vme de FLorian, 20 mai fVaa. La vivacité ou la langueur des yeux fait un des principaux caractères de la physionomie, BUFF. dans gibault-duvivieh. || 3° L'adjectif se rapportant à deux ou plusieurs substantifs construits avec ou se met au pluriel. On demande un homme ou une femme âgés. Les Samoièdes se nourrissent de chair ou de poisson crus. || 4* Avec ou, précédé de lequel, on peut mettre devant les noms la prépoiition de, qui n'a pas son sens ou qui n'a pas de signification. Lequel des deux fut le plus intrépide, de César ou d'Alexandre? Dans les champs phrygiens les effets feront foi Oui la chérit le plus ou d'Ulysse ou de moi, hac. Iphig. 1, i. || Voy. à la préposition db la discussion de celte locution. Il La construction se passe très-bien de la préposition de. Je ne sais dans son funeste sort, Qui m'afflige le pUis, ou sa vie, ou sa mort, corn. Rodog. y, 6. Oui est plus criminel, à votre avis, ou celui qui achète un argent dont il a besoin, ou bien celui qui vole un argent dont il n'a que faire? kol. l'Àv. 11, 3. Lamoignon, nous irons, libres d'inquiétude, ...Chercher quels sont les biens véritables ou faux, ....Ouel chemin le plus droit à la gloire nous guide. Ou la vaste science, ou la vertu solide, boil. Èptlre VI. Oui des deux est plus fou, le prodigue ou l'avare? REGNARD, l^pitrc J, à K. ù ttiarquit de.... Lequel vaut mieux, ou une ville superbe en martre, en or et en argent, avec une campagne négligée et stérile ; ou une campagne cultivée et fertile. avec une ville médiocre et modeste dans ses mœurs, r6N. Tél. xxu. Us ne savaient lequel ils devaient admirer davantage, ou un roi de Suède qui, à l'âge de vingt-deux ans, donnait la couronne de l'ol "gne, ou le prince qui la refusait, volt. Charles XII, 2. Il B° Ou, employé dans des cas où l'on met ni d'ordinaire. Ce n'est pas que Chiraène écoute leurs soupirs. Ou d'un regard propice anime leurs désirs, COBN. Cid, 1,4, scène changée. Monsieur, j'ai grande honte et demande pardon D'être sans vous connaître ou savoir votre nom, mol. Tart. v, 4. || 6' Ou, autrement, en d'autres termes. La logique ou la dialectique. Nazies ou Parthénope. || 7* Il se joint liuelquefois à l'adverbe bien. Il payera, ou bien il ira en prison. Non, ou vous me croirez, ou bien de ce malheur Ha mort m'épargnera la vue et la douleur, BAC. Brit. IV, 3. Il 8° Ou remplaçant un second soit. J'avais mes desseins, soit que vous eussiez un fils ou une fille, sBv. à Mme de Guitaut, i déc. te7«. — ItF.M. 1. Les grammairiens disent sur l'accord avec ou : " Dans une proposition composée de deux sujets liés ensemble par la conjonction ou, et d'un seul verbe, ce verbe se met au singulier, a'il n'y a qu'un des sujets qui puisse avoir fait l'action ; exemple : C'est Cicéron ou Démosihène qui a dit cela. Le verbe est au singulier parce que l'attribut no peut convenir qu'à l'un des deux sujets, à Cicéron ou à Démosthène. Si les deux sujet» peuvent concourir à l'action, il faut employer encore le singulier, parce que la disjonctive ou indique séparément l'action de l'un ou de l'autre, et ne permet pas qu'on puisse concevoir l'action des deux sujet» comme simultanée; exemple : Ce sera son pfre ou sa mère qui obtiendra cela de lui. Kn effet ils n'obtiendront pas cela ensemble, ce sera l'un ou l'autre. Cependant, >i les deux sujets sont tiipposés avoir opéré de la même manière, à part et dan» des temps différents et indi^torminé», le verbe prend alors le pluriel. Ainsi Mnsmilon a dit : Le bonheur ou la témérité ont pu faire <!os héros, Petit car. Triomphe. » Ces décisions de» grammairien» ne pouvant tenir contre la syntaxe et rus.ige. La construction nécessaire : Lui ou moi ferons cela, où l'alternative est la plu» nette etoA, »uivant leur déci»iun, il faudrait: Liii ou raoi je ferai cela. Indique qu'en général c*e»t l'idée de cocijoncti'jn qui domine: de »orte que le pluriel est la cinslruclinn la plus naturelle. Mai» l'idée de disjonction peut aussi prévaloir dan» l'esprit de celui qui parle ou ('cnl; et alors on peut mettre le »ingulier! c'est donc le sentiment de l'écrivain et l'euphonie qui en décidcM. Vaugcla», à tort, voulait qu'on mit toiijour» le singulier. || 1. Après ou, il laut répi'ter l'article, le pronom ou la préposition, dont on s'a«t servi auparavant. Corneille a dit : Réduit k te déplaire ou ciuffrir un affront, Cid, m, 4. Il fallait répéter la pTéjwntion et dire : ou k souffrir.... Pourtant il serait trop rigourf iix d'a^ujfltir absolument la poésie i cette règle. || 3. Lorxiue foil

OÙ

ou

doit (tre redoublé, on met quelquefois ou au lieu du second toit : Soit que vous ayez fait cela, ou que vous ne l'ayez pas fait. || 4. Ou ne doit être employé que dans le sens affirmatif. Dans le sens négatif on se sert de ni. Voyez cependant des exemples de Molière et de Corneille dans lesquels ou est pour ni.

— msT. r* ». U ne fereiet [ou en ferait], Fragm. de Valérie, p. 488. || if ». U diz u vint, Ch. d» Roi. III. Il xn* s. Pris fust Marsile, ou il perdist la vie, Ronc. p. sa. Et je sui si siens quites ligement, Que tout [elle] me puet ou engager ou vendra, Couci, V. Il un* s. Vers le lion [il] s'en va, ou soit sens ou folie, Berte, n. || xvi' s. De vray, ou la raison se mocque, ou elle ne doibt viser qu'à..., mont, i, «». Il attendoit du secours qui n'estoit encore prest, ou bien il avoit quelque autre projet, carl. i, 6. Bleds et autres grains après la Saint-Jean, ou qu'ils [ou lorsqu'ils] sont noués, sont réputés meuble», lotsel, 2<4. Prés sont deifensable» depuis la mi-mars jusqu'à la Toussaint, ou que [à moins que] le foin soit du tout fanné et enlevé (car dès lors ils sont ouverts aux bestiaux), in. 246.

— ÊTYM. Bourg, vou; wallon, au; prov. esp. et ilal. o; du lat. aut, ou, qui est pour auti (forme osque), comme ut pouruti; comparez le grec aÙTo«, et aî9t, ici.

OC(ou), adv. Il 1* Où, pris absolument et sans nom eiprimé,signifielelieu.|| Avec inlerrugation, en quel lieu, en quel endroit? Où menez-vous ces enfants et ces femmes? bac. Athal. m, 7. Je regrette jusqu'au fond du cœur le président Hénault : je le rejoindrai bientôt; mais oii?et comment? on chantait à Rome sur la théâtre public devant quarante mille auditeurs : où va-t-on après la mort? où l'on était avant de naître, volt. Lett. Jfme dnDef!ant, 6 déc. )770. Il Fig. Où Jésus avait-il pris chez les siens cette morale élevée et pure dont lui seul a donné les leçons et l'exemple? J. J. rouss. Emile, iv. Monseigneur, où sont je ne dis pas l'équité, la charité chrétienne, mais le bon sens et l'humanité? id. Lett. à l'archev. de Par. \\ Il se construit avec l'infinitif, sous-entendu le verbe poupoir. Où le trouver? || Où.... quef dans quel endroit.... si ce n'est....? (locution elliptique où ailleurs est sous-entendu : où.... ailleurs que). On aspire naturellement à s'acquérir l'immortalité; et où peut-on plus sûrement l'acquérir que dans une compagnie [l'Académie française] où toutes le» belles connais-sance» se trouvent ramassée»...? TH. CORN. Disc, de réception. Où naissent le» passions, que dans les palais des grands? uass. Carême, Prnsj). Il Terme de marine. Où est le cap?c'esl-â-dire quelle est la direction de la quille ou du cap par rapport à la ligne nord-sud de U boussole ; quelle est la roule ou l'aire (Te vent que suit le navire? || Sans interrogation. Dites-moi où 11 est. Un jour, sur «es longs pieds, allait je ne sais où Le héron au long bec emmanché d'un long cou, la font. Fabl. vu, «. Le plaisir d'aller sans savoir où, j. i. boum. Conf. n. Il Kig. Le peu qui lui restait a passé sou par sou, En linge, en aliments, ici, là, Dieu sait où , lamabt. Joc. 1. 1! Il peut .se construire avec l'infinitif après les verbes savoir, ignorer, etc. Que serait-ce si tou» les monuments des anciens subsistaient? les modernes ne sauraient pas où placer les leurs, fontf.n. Morts anc. n, I. Il Oii <}««, on quelque lieu que, avec le subjonctif. Où que tes bannières aillent, Ouoi que tes armes assaillent. Il n'est.... malh. ii, 2. Où que soit Hosidor, il le suivra de près, corn. Clit. iv, 8. Où qu'il [le chrétien) soit, quoi qu'il fasse, il redoute, il chérit Cet être universel à qui rien ne périt, id. Jmit. I, chapitre dernier. Où qu'il porte les yeux, il y porte la mort, brébeuf, Pharsole, vi. Tourville eut ordre de comliatlre, fort ou faible, où que ce fût, »T-siM. 4», 38. Où qu'elle [la Choin, femme qui vivait avec Monseigneur, fils de Louis XIV) logeJlt, elle ne sortait jamais de son appartement que le matin, ID. <96, 31. J'ai donné ordre à mon coureur de vous chercher où que vous soyez, s. t. aous». Hél. ni,ï3. Il 2" Fig. Où, toujours prisaUolumentet »an» nom, passe au »en» de à quoi, en quoi?Ahl pauvre malhpuruuse, hélasl où pensais-tu Alors que tu faisait ce tf.rtà la vertu? racan, Berg. iv, t. Oue voi»-Jel uuello épéel ahl qui l'aurait pu croire?... Mon (ils, ahl mon cher fils, où nous cxposal»-lu? quinault, Thés. V, 4. Il .San» interrogation. Il ll'espril] se ramène en soi, n'ayant plus où ta prennre, corn. Cinno, II, 1. Et, puisqu'il faut que je le die, Hien où l'on •oit moin» préparé, la font. Fabl. viii, 1. Orgon : Vous devez n'avoir soin que de me contenter. — Marlane : C'est où je mets aussi ma gloire la plu» haute, MOL. Tari. 11, «. Mais pensez un peu plus où TOUS vous engagez, pasc. Prov. xn. Cette petite

précipitation me coûte plus de deux cejts pistoles' je ne m'en soucie point du tout ; voilà où la Providence triomphe; quand il n'y a point de ma faute ni de remède, je me console tout aussitôt, s8v. -H août 4 677. Voilà où souvent l'on se tro'ipe, id. SO juin 1680. Il Où, à quel point, à quel teinii.. 'Ah I destins ennemis, où me reduisez-vous? rac. lajox.v, n. Hé bien, mes enfants, où en somn» vnous? tout cela se passera-t-il comme il faut? dancourt, Prix de l'arquebuse, se. 3. |[ Sans interrogation. Je ne sais qui me tient, infâme. Que je ne t'arrache les yeux, Et ne t'apprenne où va le courroux d'un» femme, mol. Àmph. 11, s. Nous ne savions tous où nous en étions, sEv. 6. Dans le temps où il est tombé malade, ]e sais qu'il travaillait sur les prophéties de Daniel, mais j'ignore où il en était, d'alemb. Leit. au roi de Pr. 4« août 4778. || C'est où, c'est à quoi, c'est là que. Il est vrai qu'on peut s'informer, et que c'est où la franchise et la naïveté trouvent leur compte, sÊv. 24 juill. 4877. La mort nous égale tou» ; c'est où nous attendes les gen» heureux, id. 4» noT. 4890. C'est où il n'y \ point de remède, m. s juill. 4 880. Il 8* Où, avec on nom pour antécédent, remplace le pronom relatif lequel complément d'une préposition et la préposition elle-même qui le gouvernerait, quand il s'agit de temps ou de lieu. La maison où je demeure. Et l'herbe du rivage où ses larmes touchèrent, Perdit toutes se» fleurs, MALH. v, 21. La mort ne surprend point le sage ; Il est toujours prêt à partir, S'étanl su luimême avertir Du temps où l'on se doit résoudre k ce passage, la font. Fabl. viii, 4. Et le premier instant où les enfants des rois Ouvrent les yeux à la lumière, m. xb. Et la nature A mis dans chaque créature Quelque grain d'une ma.sse où puisent les esprits : J'entends les esprits corps et pétris de matière, id. ib. x, 4 6. Hélasl qu'est devenu ce temps, cet heureux temps Où les roi» s'honoraient du nom de fainéant»? boil. Lutr. il. Cette mer où tu cours est célèbre en naufrages, id. Ép. i. L'instant où nous naissons est un pas vers la mort, VOLT. Fête de Bellehat. \\ i' Par extension, il se dit en tous le» ca» possibles, en parlant des choses, pour auquel, dans lequel, duquel, chei lequel, dont, etc. N'est-ce pas ce grand soin où s'occupe sans ce»»e Notre sage princesse X nourrir ses enfants pour l'appui de tes lois? bacan, Ode à la reine. Aucun vœu ne m'échappe où j'ose consentir, corn. Cid, v, 6. L'attente où j'ai vécu n'a point été trompée, id. Ment, i, 4. L'objet où vont mes vœux serait (ligne d'un dieu, id Théod. i, 2. L'hymen où je m'apprête est pour vous une gêne, in. Sertor. iv, 1. Kl c'est je ne sais quoi d'abaissement secret OÙ quiconque a du cœur ne descend qu'à regret, id. pp. à Ariste. Je n'invite point à cette lecture ceux qui ne cherchent dans la poésie que la pompe de» vers; ce n'est ici qu'une traduction fidèle où j'ai lâché de conserver le caractère et la simplicité de l'auteur, id. Imit. préf. éd. de 4870. Chacun a son défaut où toujour» il revient, la font. Fabl. ni, 7, Favorisez les jeux où mon esprit s'amuse, id. ib. VII, Dédicace. Nous avons eu querelle Sur l'hymen d'Hippolyle, où je le vois rebelle, mol. VÊt. 1, ». C'est elle (la contiainte].... qui me fait passer sur des formalités où la bienséance du sexe oblige, id. Éc. des mar. u, 8. Les noce» où j'ai dit qu'il faut vous préparer, id. te. des fem. m, 4. Ehl sans sortir de la cour n'a-t-11 pas [Molière] Tingt caractères de gens où il n'a point touché ?id. Impromptu, 3. Laissons-IA la médecine où vous ne croyez point, m. D. Juan, i, 2. C'est une chose où je suis déterminé, iD. le Méd. malgré lui, m, «. De vos regards divins l'Ineffable douceur Força la résistance où s'obstinait mon cœur, 13. Tart. m, 3. Et l'hymen d'Henriette est le bien où j'aspire, jd. Femm. sav. i , ♦. C'est une étrange cl longue guerre (|uo celle où la violence essaye d'ojiprl mer la vérité, PASC. Prov. XII. Puisqu'il faut que le nom de simonie demeure, et qu'il ait un sujet où il soit attaché, ID. 16. Cette vue intérieure ne lui fait pin» trouver cette douceur accoutumée parmi les chose» où elle s'abandonnait avec une pleine effusion de cœur, m. .Vur la eonv. du pécheur. La chose du monde où il a le plus d'attention, »*v. ») janv. <«8o. Je ne comprends pas qu'on puisse avoir un moment de repos en ce monde, si l'on ne regarde Dieu et sa volonté, et oil par nécessité tl se faut soumettre, ID. • janv. 4 «8». Vous tous êtes souvent moquée de mol, en ma voyant émue de la beauté de certains sentiments où |e ne prenais nul intérêt, id. H sept. 4 880. Ce changement [de nom] où le public s'oppoie toujours, ID. 44 juin 4890. C'est une luimiliation où je ne puis ro'accoulumor, id. il mars I07«. Raison

OO

où il n'j a pas un mot k répondre, raison qui ferme la bouche, id. u cet. <694. Les périls où il était eiposé. ID. «"janv. ««»o. Ils [M. de Chaulnes et sa femme] savaient fort bien prendre sur eux-mêmes pour soutenir les grandes places où Dieu les a destinés, iD. s févr. it»f>. Cette loi universelle fia mort] où nous sommes condamnés lo. su nov. 468S. Jl [M. de firignan] est chargé d'une vie où tient absolument la mienne, iD. 8 juin 4677. Ce sera pour moi une loi et une décision où je me réduirai avec plaisir, iD. (7 juin. <69J. 11 y a des choses où mon esprit ne prend pas, id. ujuill. l«»0. Pour la communion..,, je dis bien sincèrement : domini', non tum dignm, et, dans celle vérité où je suis abîmée, je fais comme les autres, m. juill. i«90. La tristesse où tout le monde se trouve est une chose qu'on ne saurait imaginer au point qu'elle est, id. 27 avr. <67a. Je suis trop émue de tout ce qui vient de vous, pour soulTrir tranquillement les divers états où j'ai passé depuis quelque temps, id. *b avr. ) «76. David fit une faute considérable où le jeta son bon naturel, Boss. Pidit. IX, m, '.. L'entrée aui pensions où je ne prétends pas, puil. Sot. ix. C'est là l'unique étude où je veux m'attacher, id. Ép. v. Surtout je redoutais cette mélancolie Où j'ai vu si longtemps votre ftme ensevelie, rac. Andr. i, ( . Fais-lui valoir l'hjmen où je me suis rangée, id. ib. iv, 4. Ils n'ont pour avancer cette mort où je cours.... id. ib. u, a. Heureux qui satisfait de ton humble fortune. Libre du joug superbe où je suis attaché, Vit dans l'état obscur où les dieux l'ont caché I id. Iphig. I, 4. Ils semblent être faits pour l'usage où elles les mettent, labruy. i. Pour prévenir les suites d'un engagement où il n'est pas propre, id. ii. Il y a des maux elTroyablcs où on n'ose penser, id. xi. yaites qu'en ce moment je lui puisse annoncer Un bonheur où peut-être il n'ose plus penser : j'avoue que les poêles n'oseraient dire auquel, et que ce pronom est ordinairement remplacé avec élégance par l'adverbe oïl ; mais pourtant il me semble (|u'un lx>Dheur où je pense ne se dit point; vous le demanderez à l'usage, d'olivet, Rem. Rac. § 83. Voire amour où vos soins veulent m'intéresser, recnard, Vémner. m, t. C'est un mal où mes amis ne peuvent porter remède, montesq. Lett. pers. ft. Dès que j'aurai fini le petit-lait où je me suis mis, j'irai chez elle, VOLT. Utl. Thiriot, 20 sept. ("24. L'oubli profond où sont tombés ces traits méprisables, lancés contre un grand homme.... d'alemb. Ëloges, Boss. Songe, ingrat! songe aux maux où U fuite me laisse I del. En. IV. Il S' Oà se dit aussi des personnes, pour à qui,

en qui, chez qui Que vous cherchiez de ces sages

coquettes Où peuvent tous venants débiter leurs fleurettes, corn. Uent. i, 4. Et je n'en veux l'éclat que pour avoir la joie D'en couronner l'objet où le ciel me renvoie, mol. D. Gare, v, 6. Le véritable Amphitryon Est l'Amphitryon où l'on dîne, id. Amph. lu, 6. Les esprits où il n'y a point de remède, ttv. 43. Quand j'ai vu que ce commissaire où il nous renvoyait était ce cher ami que nous aimons et que nous estimons si parfaitement, id. 4 3 juin 4884. Il Ile fils de Bussy] était bien dans le nombre de mes jeunes garçons où je prends intérêt, ID. 4 2 juil. 4690. L'hôtesse où vous avez logé, qui vous aime tant.... lo. 24 août 4677. Mes pauvres filles de Sainte-Marie, où je passe une partie rie mes après-dlnées, id. 26 mai 4«80. Les Egyptiens sont les premiers où l'on ait su les règles du gouvernement, BOSs. Ilist. III, 3. Le premier de tous les peuples où on voie des bibliothèques est celui d'Egypte, id. ib. Ces fimcs où domine l'ambition, II.. le TtUier. Celte sage compagnie où sa réputation vit encore, id. ib. 11 ne reste que moi Où l'on découvre encor les vestiges d'un roi, bac. Alex. Il, a. Il 6* D'où, loc. adv. De quel lieu? D'où venezvousî||Fig. D'où tirez-vous celte conséquence? l)'où TOUS est-il connu, demanda Bélisaire attendri 1 MAKMONTBL, Bélts. ch. S. || Il marque la cause. D'où vient que vous faites cclaT D'où lui vient, cher ami, cette impudente audace? bac. Esth. u, 4. D'où Tient qu'on n'y remarque plu» cette magnificence qui éclatait partout avant mon dépan?F£N. Tél. xxii. |i L'usage permet de dire par ellipse : D'où vient hiles-vous celaTlJ D'où, ans interrogation, de quel lieu. Ne regarde pas d'où tu viens ; vois où tu vas : cela seul importe A chacun, beaumabcii. ilar. de Fijoro, m, 4«.1| Il sedit aussi pour dont. Des secrets d'où dépend la destin des humains, r*c. Vrit.v, 3. Il Coi signifie aussi du lieu où. Bélisaire en superbe appareil. De retour d'où le peuple adore le •oleil, BOTH. Bilit. I, 4. Vous voyez, d'où vous été», tout ce qui se dit, et la joie qu'on témoigne, ttv. ttt.Wffoé signfi-; encore raison, cause pour

OU

laquelle. D'où il suit. D'où suit que.... D'où je conclus que.... Un ange contre qui il [Jacob] eut un combat plein de mystères , lui donna le nom d'Israël, d'où ses enfants sont appelés les Israélites, BOSs. Hi'st. i , 3. Il 7° Par où, loc. adv. Par quel lieu? Par où irezvous?|| Avec l'infinitif. Par où passer pour sortir? Il Sans interrogation. Voilà par où j'ai passé. Contre ceux qu'on pressait de vous faire périr, Je n'avais que les airs par où vous secourir, corn. T'ois, d^or, m, 7. Il Avec interrogation, comment, par quel moyen, par quelle raison? Par où sera jamais ma douleur apaisée. Si je ne puis haïr la main qui l'a causée? CORN. Cid, ni, 3. Par où prétendez-vous mériter une reine? id. Set-for. ii, 4. J'admire l'aigreur de M. le coadjuteur : par où mérilez-vous ces duretés? sév. 37 déc. 4 688. Ah! madame, par où puis-je assez reconnaître...? th. corn. Ariatie,rf, 2. Sans l'ofTre de ton cœur, par où peux-tu me plaire? bac. Bajax. v, 4. Par où cette philosophie avait-elle pu déplaire au courtisan misanthrope? c'est ce qu'il est difficile de deviner, et très-peu important de savoir, d'alemb. Éloges, Huet. || Sans interrogation , par lequel, par laquelle, par lesquels, par lesquelles. Les olympiades par où les Grecs comptaient les années. Je viens tout à l'heure de recevoir des lettres par où j'apprends que mon oncle est mort, mol. Uéd. m. lui, m, 4 4 . Voit-on dans les horreurs d'une telle pensée. Par où jamais se consoler Du coup dont on est menacée? id. Amph. I, 3. Vous louez Revel par où je l'ai bué, ma chère fille, en disant que je l'avais trouvé vrai et loin de toute vanité, sÉv. 24 sept. 4689. Le pape a mis sur pied une ancienne bulle par où il 6te toutes les immunités....id. 31 mai 4B83. Nous ne savons plus par où excuser cette prudence présomptueuse qui se croyait... Boss. Reine d'Anglel. On a trouvé de lui après sa mort quantité d'écrits sur l'antiquité, sur l'histoire, sur la théologie même, si éloignée des sciences par où il est connu, font. Newton. Je ne parle pas des voies illicites paroù on les acquiert [les biens], mass. Prof. rel. 2. Dans tout discours il y a une idée par où l'on doit commencer, une par où l'on doit finir, et d'autres par où l'on doit passer; la ligne est tracée; tout ce qui s'en écarte est superflu, CONDIL. Art d'écr. m, 4. ||Por oA signifie aussi par l'endroit où. Ah ! tu sais me frapper par où je suis sensible, corn. Cinna, i, 2. Puis-je vous cacher tout à fait l'inquiétude que me donne votre santé? c'est un endroit par où je n'avais pas encore été blessée, sÉv. 8 juin 4677. Il ne s'attendait pas que ses projets dussent être traversés par où ils le furent, FONTEN. Uartsoeker. || 8° Ici où , là où, dans l'endroit où. Ici où vous êtes. Je l'ai laissé là où vous l'avez rencontré. Là où pour au lieu que n'est pas du beau langage, quoiqu'on le die communément, et qu'Amyot s'en serve toujours ; mais M. Coëffeteau ne s'en sert jamais, ni après lui aucun de nos excellents écrivains, vaugel, 1. 1, p. 74, dans poogens. {U vaut mieux su ivre en ceci Amyot et l'usage que CoëfTeteau et Vaugelas.) || Où peut se mettre avant là. Où je crois vivre plus tranquille, Làje m'estime plus heureux, BEBNIS, Quatre sais. Hiv. \\Là peutsesupprimer. Quelquefois l'un se brise où l'autre s'est sauvé ; Et par où l'un périt, un autre est conservé, cohn. Cinna, II, 4. Vous n'êtes pas, Sabine, encore où vous pensez, ID. Horace, m, 2. Mais que sert la colère où manque le pouvoir? id. Sert, i, 2. Tu parles de supplice où je dois récompense, th. corn. Stil. ii, 5. U n'y a plus d'avarice, où chacun apporte ses biens au pied des apôtres; il n'y a plus de divisions ni de j.ilousie, où il n'y a qu'un cœur et qu'une âme, boss. Méd. sur l'Év. i' partie, if jour. L'amour a peu de part où doit régner l'honneur, volt. Addl. du Guesct. III, 3. Je coaipte sur vous en cette occasion; et j'y compterais même quand vous m'aimeriez moins ; car je connais votre âme; je sais qu'elle n'a pas besoin du zèle de l'amour où parle celui de l'humanité, j. j. RODSS. Uél. 1, 64. Je ne vous crains qu'où vous n'êtes pas, id. ib. vi, 7. Son empire [de l'imagination] finit où celui de l'analyse commence, CONDIL. Conn. hum. ii, 40. || 9° Vers où, ver» le lieu où. Le bien vers où vous alliez, m"* de 8CUDÉRY, Cyrus, IX* partie, liv. u, p. 268.

— REM. Dans le xvii* siècle, rien n'était plus fréquent que de faire de oii un emploi pléonastique. ■C.'esldans cette allée où devrait être Orphise, mol. Fdch. I, 4. t'est ici où je veux vous faire sentir la nécessité de nos casuistes,PASC. Pro». vu. C'est là où vous verrez la dernière bénignité de la conduite de nosiièrcs, in.ib. ix. Ce fut là [la tente do Turenne mort] où M. de Lorges, H. de Boye et beaucoup d'autres pensèrent mourir de douleur, sEv. 28 août 4>7b. C'est dans cette occasion où je pour-

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