‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 321 sur 389 · FLEGME · texte numérisé non relu

FLEGME

PHLEGMONEUX, EDSE (nè-gmo-neû, ncû-z'), adj. Qui a le caractère du phlegmon.

— HIST. XVI" s. La tumeur ou aposteme phl«gmoneuse, pare, v, 7.

— ETYM. Plegmon.

t PHLOGISTICATION ( Ho-ji-sti-ka-sion ), $. f. Terme d'ancienne chimie. Ahsorptioa du phlogistique. L'opinion de M. Priestley sur la phlogisticaiion de l'air pendant la combustion, lavoisieh. Mémoire sur la combustion des chandelles dans l'air libre. «777.

PHLOGISTIQUE (flo-ji-sti-k*), s. m. Terme d'ancienne chimie. Principe imaginé par Bêcher qui le nomma terre inflammable, adopté par Stahl qui le nomma phlogistique, pour expliquer la combustion ; dans cette hypothèse, tout corps était Considéré comme composé de phlogistique et d'un radical ; la combustion était la sortie du phlogistl<|ue; le corps ne devenait combustible que quand le phlogistique y rentrait; c'est Lavoisier qui a renversé cette théorie, en démontrant que, dans la combustion, il y avait non dégagement d'un principe, mais combinaison de l'oxygène. Celte poudre jaune, la litharge, ()ui se forme par une calcinalion prolongée du plomb, c'est le plomb privé de son phlogistique, wuRTz, Diet. de chimie, Disc, prilim.

— ÊTYM. *Xoyt(jTà<, brûlé, de çXôÇ, flamme, ^Xé^eiv. brûler (voy. flegme).

t PHLOGISTIQUE, ÉE (flo-ji-sU-ké, kée), adj. Terme d'ancienne obimie. Qui est combiné avec du phlogistique, qui est combustible ou calcinable, selon le système de Stahl. ||~Synonyme de désoxydé, ou de non oxydé, dans le langage chimique qui succéda. || Air phlogistique, l'byilrogène. || Acide sulfurique phlogistique, l'acide sulfureux.

t PHLOGISTIQUER (flo-ji-sti-ké), v.a. Combiner avec le phlogistique. ij Se phlogistiquer, v. réfl. Se combiner avec le phlogistique.

t PHLOGITIDE (flo-ji-ti-d'), ». f. Terme de minéralogie. Pierre précieuse dans l'intérieur de laquelle semble briller une flamme.

— 8TYM. <t>Xo{, flamme.

PHLOGOSE (flo-gfl-z') , 'ïT ^. Il !• Terme de médecine. Synonyme d'inflammation ou de phlegmasie. Il 2° Plus spécialement, inflammation légère, superficielle, érysipélateuse.

— ETYM. <l>X6Yuai(, de fXoYÔu, enflammer, de çX65, flamme.

-f PHLOGOSE. ËE (flo-gA-zé, zée), adj. Terme de médecine. Oui est affecté de ptilogose.

t PHLOMIDE (tlo-mM'), s. f. Genre de labiées; on y distingue : la phlomide léonure ; la phlomide frutiqueuse de Linné, appelée vulgairement sauge en arbre, arbre de sauge et bouillon sauvage.

— ETYM. <t>Xo|iii:, nom du bouillon blanc, transporté à la phlomide, couverte, comme lui, de duvet.

t PHLOOPLASTlE(flo-o-pla-slie), ». f. Terme de botanique. Héparation de l'écorce des arbres. || On dit aussi phléoplastie.

— ETYM. 4>Xéoc ou fXoîot, écorce, et icXâovttv, former.

t PULOORRHIZINE (flo-o-rri-ii-n'), ». f. Terme de chimie. Principe cristallisable extrait des racines de pommier, de prunier.

EtYM. *'/6o{, écorce, et fiCa, racine.

t PULOX (floks'), ». m. Jolie plante d'Amcricgue dont lus fleurs disposées en paniculo pyramidale varient du blanc le plus pur au rouge le plus intense, en passant par toutes les nuances (famille des polémonjacées).

— ETYM. <l>X6t, flamme, i cause de l'inflorescence en pyramide dressée comme une flamme.

PHLVCTftNE (fli-klè-n'),»,/'. Terme de médecine. Petite ampoule vésiculcuse, transparente, lormée (>ar l'épiderme que soulève un amas de sérosité.

— ETYM. <l>XûxTaiva, de fXOUw, fXûiiv, bouil> lonner.

t PHLVCrÉNOÏDE (fli-klé-noi-d'), adj. Terme dt médecine. Uui ressemble à une phlyctèiie ou à des plilyclènes, ou qui est caractérisé par des phlyctènes.

— ETYM <^»u<Taly<iSTn, de f Xùxtaivo, phlyctine, t PHLVCTÉNULAIRE (fli-klé-DU-lê-r') , odj. Qui

présent'! de petites phlyctàues. Kératite phlycténuiair».

M'HOCACÊS (foka-sé). ». m. pi. Famille da uiauiuiirtiet ayant pour type le geure phoque.

PHO

t PHOCÊA (fo-»é-a), t. f. Petite planète rtécou- Tcrte par M. Cliacornac, à Marseille, le 6 avril iss^i.

— ETYM. Phocxa, ville maritime d'Ioiiie, d'où partit la colonie qui fonda Marseille.

t PHOCftNE (fo-sè-ii'), I. f. Nom moderne du gi^nre marsouin (cétacés), dans lequel on distingue : la pliocène commune, dite vulgairement marsouin, porc de mer, porc marin, etc. dont une varjété à peau brune est appelée faucille auï Antilles françaises; la phocène orque, nommée orque et épaulard, legoarant.

— KTYM. «fliniivo.

t PIIOCÊNUVK (fo-sé-ni-n"), s. f. Terme de chimie. Principe immédiat gras découvert par Chevreul dans l'huile du marsouin commun.

— ÊTYM. Phocène.

t PHOCOMÊLE (fo-ko-mè-I'), s. m. Terme de tératologie. Monstre chez lequel des pieds et des mains paraissent eiister seuls et s'insérer immédiatement sur le tronc comme chez les phoques.

— ETYM. «Ixixr,, phoque, et (léXo;, membre.

t PHOCOMfil.IE (fo-ko-mé-lie), f. f. État des mon-ilres phoco:ai;les.

•f PU(»:BÉ (f>-hé), voy. PHÉBÉ.

t PHOENICINE (fé-ni-si-n'), s. f. Terme de chimie. Substance pourpre obtenue de l'indigo.

— ETYM. *oiviÇ, rouge.

PUfflENICURE (fè-ni-ku-r"), s. m. Rspèce de fauvette à queue rouge qui se retire dans les trous des murailles.

— ÊTYM. *oivCxovpo;, de çoivij, rouge (voy. phRmix), et oùpô, queue.

PHOLADE (fo-la-d'), I. f. MoUus jue dont la coquille est composée de cinq pièces, et cjui creuse, dans les roches du bord de la mer, des trous où il vit. Il La coquille elle-même.

— ETYM. <l>ù>Xà;, pholade, mot à mot qui se caehe, de owXdileiv, se cacher dans un trou.

+ PlIOLADITE (fo-la-di-f), S. f. Pholade fossile, t PHOLIUOTE (fo-li-do-f), adj. Terme d'histoire iaturelle. Oui est couvert d'écaillés.

— ETYM. <I>oXii<i)TOî, de fo'/tc, écaille.

t PilOUE (fo-m'), s. m. Genre de champignons de la famille des hypoiylés.

t PHOXALITÉ (fo-na-li-té), s. f. Terme didactique. Caractère îles sons d'une langue. Idiomes d'une phonalité différente.

— ETYM. Voy. PHONIQUE. I

+ PHONASCIE (fo-na-ssie), t. f. L'art d'exercer, de former, de gouverner la voix.

— ETYM. *Mvaoxia, de çwv^, voix, et ôcntEÎv, exercer.

+ PHONATEUR (To-na-teur), adj. Terme de physiologie. Qui produit la voix. L'appareil phonateur.

— ETYM. «iJwvri, voix.

t PHONATION (fo-na-sion), ». f. Terme de phy- ■iologie. Production de la voix et de la parole.

I ETYM. Voy. PHONIQOB.

t PHONÉTICO-SYMBOLIQtJE (lo-né-ti-ko-sin-boli-k"), adj. rie dit d'hiéroglyphes composés de caractères phonétiques et de caractères symboliques, employés ensemble ou alternativement.

— ETYM. Phonétique, et sytnbolvjue.

t PHON&riQUE (fo-né-ti-k') , adj. \\ 1° Terme didactique. Qui se rapporte à la voix. || Écriture phoni;tique, se dit de l'écriture dont les éléments représentent des voix ou des articulations, par ex. l'écriture alphabétique. || 2» S. f. La phonétique, l'ensemble des sons d'une langue. || On le fait quelquefois synonyme de phonologie.

— f.TYM. <î>(ovT)Tixo; , qui a rapport i la voix (voy. phonique).

t PHONÉTIQCEMENT (fo-né-ti-ke- man), adv.

Terme de grammaire. En représentant des sons.

t PHONÉTI.SME (fo-né-ti-sm'), s. m. Peinture de^ sons, manière de représenter les idées en repré«Pî,t.int les sons.

PIIO.VIQUB (foni-k'), ad). || 1° Qui a rapport à la Toix. Il Signes phoniques, signes destinés à représenter les sons de la voix. |{ 2' Terme d'architecture. Voûte phonique, voûte construite de telle sorte que les sons y sont répétés par un écho. || Centres ou foyors phoniques, les points où se trouvent la personne qui écouta et le corps qui émet des sons. Il S* Terme d'entomologie. Epithète donnée au oilliur des hyménoptères, quand son .oiiglo postérieur, s approchant des aile», couvre lés instruments de plioiiation II 4- .S", f. La phonique, art do combiner les sons d'après les lois de l'acousllquo. — ETYM. 4>uvuà(, (le çûivTi, voix, t PnONOCAMPTlQUR (fo-no kan-pti-k') , odj. Il t' Terme <Jn physique Oui se rapporte à la réilotiOD du ion. Il Centre phonocimpiique, le lieu où

PHO

doit se placer l'oreille pour recevoir les sons réfléchis. 112" S. f. La phonocamptique, branche de la physique qui se rapporte à la réflexion du son.

— ETYM. "t>wvri, voix, et xii[iicTeiv, réfléchir.

t PHONOGRAPHIE (fo-no-gra-fie) ,i. f. Terme de physique. Moyen de figurer les sons sur un papier: on fixe à un corps vibrant une barbe de plume, on la promène rapidement sur une feuille de papier recouverte de noir de fumée, de manière que la plume reste en contact avec la surface noircie ; et il se produira un sillon plane ondulé dont l'aspect révélera toutes les circonstances du mouvement vibratoire.

— ETYM. *wv*|, voix, et YpâçEiv écrire.

t PUONOGRAPHIQUE (fo-no-gra-fi-k'), adj. Qui a rapport à la phonographie.

} PUONOLnUK (fo-no-li-f), s. m. Terme de minéralogie. Roche volcanique, remarquable par sa tendance à la division laminaire et qui sonne quand on la frappe avec un marteau.

— ÊTYM. 4>i.)-;r]. voix, son, et MSoi;, pierre.

t PHONOLITHiyUE (fo-no-li-ti-k'), adj. Se dit de minéraux qui rendent un son appréciable, quand on les frappi! avec un corps dur.

t PHONOLOGIE (fo-no-lo-jie), s. f. Terme de grammaire. Science de la phonétique, ou partie de la grammaire comparée qui traite des sons, des lettres et de leur permutation.

— ETYM. <l'Mvr), voix, et Xôyo;, traité.

\ PHONOMÈTRE (l'o-no-mè-tr'), s. m. Terme de physique. Instrument propre & mesurer l'intensité du son ou de la voix.

— ETYM. <l>ù)vri, voix, et (liTpov, mesure.

î PHONOMÉTRIK (fo-no-mé-trie), s. f. Terme de physique. Art de mesurer les sons, dtf se servir du pbonomètre.

1 PHONOMÉTRIQUE (fo-no-mé-tri-k'), ad^. Qui concerne lo phonomètre ou la phonométrie.

t PHONOMIMIE (fo-no-mi-mie), s. f. Procédé d'instruction qui consiste à mettre à côté, non de l'écriture, mais de la parole elle-même, 33 gestes onomatopéiques rappelant à la vue les mêmes idées que les sons et les articulations delà voix rappellent à l'ouïe, GROsSELiN, dans le Kom'feur du 30 mars «867, p. 3H7, 2' col.

— ETYM. 4>&>vâ|ii)jio; , de çcavi^ voix, et (iqjietoôat, imiter.

t PHONOMIMIQUE (fo-no-mi-mi-k') , adj. Qui a rapport à la phonomimie. Procédés phonomimiques.

t PHONOSPASMIE (fo-no-spa-smie) , s. f. Terme de médecine. Spasmes ou convulsions qui saisissent au moment de l'émission de la voix.

— ÉTYM. «twvTi, voix, et spasme.

PHOQUE (fo-k'), s. m. Quadrupède amphibie, couvert de poils et à pattes très-courtes, qu'on trouve vers les pôles. Les phoques font la principale ressource des Groenlandais, et c'est par celte raison qu'ils s'exercent à la chasse de ces animaux, et que celui qui réussit le mieux acquiert autant de gloire que s'il s'était distingué dans un combat, BUPF. Quadrup. t. xi, p. <78.

— ETYM. tpûtxri.

t PHORANTIIE (fo-ran-f), s. m. Terme de botanique. Évasement du pédoncule qui porte les fleurs dans les plantes composées.

— ETYM. «topôc;, qui porte, et âv8oç, fleur.

t PHORE (fo-r'j , s. m. Genre d'insectes diptères, nommé aussi trinerve.

t PHOHMION (for-mi-on) ou PHORMIDM (formi-om'), s. m. Genre de liliacées, qui se compose d'une seule espèce, le phormium tenax, Forster, connu sous le nom de lin de la Nouvelle-Zélande.

— ETYM. <J>opiio;, natte, çopijtiov , filet. Une plante grecque se nommait çopijiiav,

t PHORONOMIE (fo-ro-no-mie), s. f. Science des lois de l'équilibre et du mouvement des corps; mot qu'on a proposé pour remplacer mécanique.

— ÊTYM. 4>opà, action de porter, et v6|j.oc, loi.

t PHOSGÈNE (fos'-jè-n'), adj. m. Terme de chimie. Le gaz phosgène, le gaz oiychloride carbonique, ainsi dit parce qu'il résulte de l'action des rayons solaires sur un mélange à parties égales de gaz chlore et de gaz oxyde de carbone.

— ETYM. 4>(<>;, lumière, et yfji]i, engendré. PHOSPilATE (fo-sfa-f), t. m. Terme de chimie.

Genre de sels formés par la combinaison de l'acide phosphorique avec les bases.

— ETYM. Voy. PHDSPHOBE.

t PHOSPHATÉ, ÉE (fo-sfa-té, tée) , adj. Terme de chimie. Qui est à l'état de phosphate. || S. f. pt. Terme de minéralogie. Les phosphatées, ordre de roches pierreuses.

PHO

t PHUSPHATIQUE (fo-sla-ti-k'), adj. Terme de chimie. Qui est formé de phosphate. || Acide phosphatique, acide qui est un mélange d'acide phosphoreux et d'acide phosphorique. || Terme de médecine. Concrétions phosphatiques, concrétions composéeé de phosphates qui se forment dans le corps.

tPHOSPUBNE (fo-sfe-n'), s. m. Nom donné aux images lumineuses produites par une compression qui, pratiquée sur l'œil, .se transmet à la rétine.

— ÊTYM. <I>m;, lumière, et çaivtiv, briller.

t PHOSPHITE (fo-sfi-f), s. m. Terme de chimie. Genre de sels qui sont produits par la combinaison de l'acide phosphoreux avec les bases.

t PHOSPHOGLYCÉRATE (fo-sfo-gli-sé-ra-t'), t. m. Terme de chimie. Nom générique des sels que forme facide phosphof;lycérique avec les bases.

t PHOSPUOGLYOÉRIQDE (fo-sfo gli-sé-ri-k') , adj. Terme de chimie. Acide phosplioglycéri(;ue, acide qui se forme lorsqu'on mêle la glycérine à l'acide phosphorique anhydre ou hvdraté.

PHOSPHORE (fo-sfo-r'), t. m. || 1" Corps simple, non métallique, combustible, brûlant avec flaminr au contact de l'air, lumineux dans l'obscurité; il fui trouvé d'abord dans l'urine; on l'extrait aujourd'hui dRs os. C'est un alcliimiste de Hambourg, nommé Brandi, qui, en cherchant la pierre philosophale qu'il ne trouva pas, fit par hasard, en <689, la découverte du phosphore qu'il ne cherchait point, FOURCBOY, Connaiss. chim. t. i, p. 4 85, dans pou- GENS. Il Phosphore rouge ou amorphe, préparation qui s'obtient en soumettant pendant plusieurs jours le phosphore ordinaire à une température élevée, c'est-à-dire voisine de son point d'ébullition; en cet état, le phosphore n'est pins vénéneux. || 2° Nom de divers corps brillants dans l'obscurité. Les phosphores faisaient alors du bruit; Christian Adolphe Balduinuset Kunkel, chimiste de l'électeur de Saxe, en avaient trouvé un différent et nouveau chacun de leur côté, fonten. Homberg. || Phosphore de Kunkel s'est dit longtemps du phosphore, parce qu'un chimiste nommé Kunkel parvint à extraire celte substance de l'urine en 4874. || Phosphore de Baudoin, azotate de chaux calciné. || Phosphore de Homberp, chlorure de calcium fondu au feu. || Phosphore de Bologne, galette de poudre de sulfate de baryte. || Par extension. Et dans l'ombre des bois ces phosphores vivants [les insectes brillants] Brillent sur les rameaux balancés par les vents, st-lamb. Sais. II. Il Fig. L'un veut qu'on l'aime et l'autre qu'on l'admire; L'un se fait craindre et l'autre nous attire ; L'un est le phosphore brillant Oui luit s^ans échauffer.... DELiLLE, Convers. ii. || 3° Fig. Lueur. Alors tout s'éteignit, flammes, rires, phos()hore. Tout, et le lendemain on trouva dès l'aurore Les deux gens d'armes morts sur la statue assis, v. rugo, Bail.

— ÉTYM. Lat. phosphorus, de çoxxifôpo;, l'étoile du matin, de ç<ôî, lumière (voy. pboiq. .), et çopiç, qui porte.

t PHOSPHORE, ÉE (fo-sfo-ré, rée), adj. Terme de chimie. Qui contient du phosphore. Gaz hydrogène phosphore. || Pâte phosphorée, pâte employée pour la destruction des animaux nuisibles.

PHOSPHORESCENCE ( fo-slo-rè-ssan-s') , *. f. Il 1° Propriété qu'ont certains corps de briller dans l'obscurité, sans répandre de chaleur sensible, d'un éclat plus ou moins vif, à la manière du phosphore. La phosphorescence des vers luisants. || Phénomène remarquable qui a lieu la nuit sur l'Océan et qui est dû à la présence d'animaux inférieurs vivant par milliers suspendus à la surface des eaux. || 2° Propriété qu'ont cerUïins corps de devenir lumineux, sans qu'il y ait combustion, lors((u'on les frotte, ou qu'on les chauffe, ou qu'on les soumet à une décharge électrique. Cette phosphorescence [des spaths pesants] les approche des diamants et des pierres précieuses qui reçoivent-, conservent et rendent dans les ténèbres la lumière du soleil et même celle du jour, BtifP. Kin. t. vu, p. 341.

— ÊTYM. Phosphorescent.

PHOSPHORESCENT, BNTE (fo-sfo-rè-ssan, ssan-

-t'), adj. Oui jouit de la phosphorescence. Un grand nombre de corps sont spontanément phosphorescents : lo bois pourri, certains insectes (limpyre, scolopendre), beaucoup de crustacés et de mollusques marins ; quelques plantes {bistus phesphorescens, eriphorbia phosphorea), le sucre quand on le casse dans l'obscurité, etc.

— ÊTYM Phosphore.

PHOSPHOREUX (fo-sfo-reû), adj. m. Terùie de chimie. Acide phosphoreux, acide formé par la combustion lente du phosphore.

t PUUSPUORIUES (fo-sfo-ri-d') , i. m. pi. F«mill«

PHO

de minéraux comprenant ceux dans la composition desijuels il entre du phosphore.

— ÊTYM. Phosphore.

t PHOSPHORIPHORE (fo-sfo-ri-fo-r'), adj. Terme de zoologie. Se dit de divers animaux qui ont une partie phosphorescente.

— ÉTVM. Phosphnre, et çopoç, qui porte.

PIIOSPHORIQCE (fo-sfo-ri-lc'), culj. l|t' Qui appartient au phosphore, où il entre du phosphore. Il Briquet phosphorique, petit flacon rempli de phosphore et dans lequel on plonge une allumette soufrée qu'on frotte ensuite sur un bouchon, afin d'obtenir de la lumière. {| Bougies phosphoriques, petits tubes de verre scellés aux deux bouts et renfermant une petite mèche enduite de phosphore qui s'enflamnie quand on brise le verre. || 2° Terme de chimie. Acide phosphorique , ,acide formé par la combustion rapide et complète du phosphore. Il 3° Oui est en rapport avec le phosphore. Les paralysies phosphoriques, paralysies que cause le phosphore. Il 4° Oui brille à la façon du phosphore. Il [Beccari] trouva que les surfaces rudes devenaient olus phosphoriques que celles qui étaient polies, parc; qu'il y a moins de rayons réfléchis, j. senne- BiER, Ess. art d'obscrv. t. m, p. 68, dans pougens.

— ÊTYM. Phosphore.

t PHOSPHORISATION (fo-sfo-ri-ia-sion) , *. f. Il 1" Terme de chimie. Action de mettre à l'état de phosphate, de rendre phosphorique. || 2° Terme de physiologie. Influence du phosphate calcaire dans l'économie animale; sa formation.

t PHOSPHORISER (fo-sffi-ri-zé) , V. a. Rendre phosphorique. || Mettre à l'état de phosphate.

t PHOSPHORIS.ME (fo-sfo-ri-sm'), s. m. || 1° Ancien synonyme de phosphorescence. Le fait bien avéré du phosphorisme et de la combustibilité du diamant, bufp. Min. t. vil, p. 368. y 2° Terme de médecine. L'intoxication par le phosphore et ses accidents aigus ou chroniques.

t PHOSPHORITE (fo-sfo-ri-f) , *. f. Terme de minéralogie. Phosphate de chaux naturel.

] PUOSPHOROSCOPE (fo-sfo-ro-sko-p') , s. m. Instrument destmé h observer la pliosphorescence très-courte qui se manifeste sur beaucoup de subitances après qu'elles ont été exposées à l'insolation.

— ÊTYM. Phosphore, et oicoiteîv, examiner.

t PUOSPUOVINATE (fo-sfo-vi-na^fj, t. m. Nom générique des sels produits par la combinaison, avec les bases, de l'acide phosphovinique.

t peOSPHOVINIQDE (fo-sfo-vi-ni-k'), adj. m. Terme de chimie. Acide phosphovinique, acide composé d'acide phosphorique et des éléments de l'alcool.

— ÊTYM. Phosphore, et cin.

t PHOSPHURE (fo-sfu-r'), s. m. Terme de chimie. Combinaison, en proportions définies, du phosphore avec un autre corps simple, principalement avec un métal.

t PHOSPHURE, ÉE (fo sfu-ré, rée), adj. Terme de chimie. Qui contient du phosphore i l'état de combinaison.

f PUOTiNIE.N (fo-ti-niin), s. m. Membre d'une lecte du 4" siècle, qui prétendait que le Saint-Kspril n'était point une personne divine, et que Jésus était le fils lie Joseph.

ÊTYM. Pholm, évèque en Pannonie.

I PHOTO... élément de composition signifiant lumière, de «(xi;, çwtoç. *(iç pour (f ôot-;, de çaivu ; sanscr. bhd, briller.

t PHOTOCHRO.'WATIOCE (fo-to-kro-ma-ti-k') , êdj. Oui est relatif à la production des couleurs par la photographie.

— ÊTYM. Phnto..., etxP"'!*". couleur.

t PUOTOCHROMATIQUEMENT (fo-to-kro-ma-ti-

ke-nian), adv. D'une manière photochromatique.

, Le sous-chlorure d'argent pholochromatiquement

impressionnable, becoueRHL, ilcad. date. Comptes

rendus, t. LX\, p. niï.

t PHOTOUOSCOPK (fo-to-do-sko-p'), ». m. Terme de physique. Appareil propre à examiner la lumière. Le spectre solaire est le photodoscope le plus délicat que l'on puisse imaginer dans l'état actuel de la icienco,ZANTEUEScm,Pr<'ïï«»ct>n(. I882, t.l.p. I«7.

ÊTYM. <l><o-tiii?i4, lumineux, et oxoneîv, examiner.

t PHOTO-ÉLECTRIOUE (fo-to-è-lè-ktri-k'), adj. Oui donne de la lumière par l'électricité. Lampe pboto-ékctnqiie.

— ÊTYM. Photo..., et i^lectruiue.

t PHOTOGfiNK (fo-lo-jè-n'), t. m. Nom donné & l'buile d'éclairage.

— ETYM, Phi:in ., et le suffixe ....gine.

t PHOTOiiÉNigUK (fo-lojé-ni-k'), adj. \\ l- Oui

PHR

produit des images par la lumière. Rayons pnotogéniques. Les belles épreuves [d'une éclipse solaire] qui ont été adressées à l'Académie par don Aguilar et le P. Secchi ne laissent aucun doute sur l'action photogénique des protubérances et de l'auréole, Acad. des se. Comptes rendus, t. u, p. 993. || 2* Oui vient bien par la photographie. Une robe blanche n'est pas photogénique.

t PHOTOGRAPHE (fo-to-gra-r), s. m. Celui qui s'occupe de photographie.

— ÊTYM. Photo..., etypàïEtv, représenter.

t PHOTOGRAPHIE (fo-to-gra-fie) , s. f. Procédé au moyen duquel on fixe sur une plaque sensible, à l'aide de la lumière, l'image des corps qu'on place devant l'objectif d'une chambre obscure. U est fondé sur les propriétés chimiques dont jouissent quelques rayons de la lumière, qui leur permetlonl d'agir sur certains corps très-sensibles à leur action.

t PHOTOGRAPHIQUE (fo-to-gra-fi-k') , ad;. Qui appartient à la photographie ; dont elle se sert, ou qui est produit par elle.

t PHOTOGRAPHIQBEMENT (fo-to-gra-fi-ke-man), adv. Har les procèdes photographiques.

t PHOrOLlTHOGRAPHIE (fo-to li-to-gra-fie) , j. f. Procédé par lequel on décalque sur la pierre une épreuve photographique que l'on encre ensuite.

— ÊTYM. *ûî, lumière, >î9oc, pierre, et Ypôçeiv, représenter.

f PHOTOLOGIE (fo-to-lo-jie), S. f. Traité ou histoire de la lumière.

— ÊTYM. Photo..., et >ÔYo;, traité.

t PHOTOMAGiVÉTIQUE (fo-to-ma-gné-ti-k'), adj. Terme de physique. Phénomènes photomagnétiiiues, phénomènes tenant à la propriété qu'ont quelquesuns des rayons du spectre solaire (le vert, le bleu et le violet) de communiquer la vertu magnétique à des aiguilles d'acier.

— ÊTY.M. Photo..., et magnétique.

t PHOTOMÈTRE (fo-to-mè-tr), s. m. Terme de physique. Instrument propre à évaluer l'intensité de la lumière que projette un foyer.

— ÊTYM. Photo.,., et (iéTpov, mesure.

t PHOTOMÉTRIE (fo-to-mé-tiie), s. (. Branche de la physique qui s'occupe des moyens de mesurer l'intensité de la lumière.

t PHOTOMCTRIQUE (fo-to-mé-tri-k'), adj. Qui a rapport à la pliotométrie.

t PHOrOPHOBE'(fo-to-fo-b'), ad;. Terme de médecine. Qui craint la lumière.

— ÊTYM. Pholo..., et (foêEîv, craindre.

t PHOTOPHOBIE (fo-to-fo-bie) , s. f. Terme de médecine. Crainte de la lumière, aversion pour la lumière, symptôme propre à diverses affections nerveuses, et surtout aux inflammations de l'œil.

t PHOTOPSIE (fo-to-psie) , s. f. Icrnie de médecine. Lésion du sens.de la vue dans laquelle on croit voir des traînées lumineuses.

— ÊTYM. Photo..., et à'\iK, vue.

t PHOTOSCOPIQUE (fo to-sco-pi k'), adj. Chez les invertébrés, yeux photoscupiques, yeux aptes à donner seulement la sensation générale de la luniière et de l'obscurité, par opposition à yeux idoscopiques, jourhair, Acad. des se. Comptes rendus,

t. LX, p, 103.

— IIIST. Photo..., et (ixonelv, voir.

t PliOTOSCCI.PTURE (fo-to-skul-tu-r') , s. f. Sorte de scuifture qui donne une statuette delà personne qui po.se, en en prenant difTéreiits profils par Irf photographie; procédé fondé sur ce principe que tous les profils réunis d'un corps en donnent le relief.

— ÊTYM. Photo..., et sculpture.

t PHOTOSPHftRE (fo-to-stë-r'), s.f. Terme d'astronomie. Atmosphère lumineuse par elle-même qui appartient au globe du soleil, et de laquelle la lumière et la chaleur rayonnent dans l'espace.

— ÊTYM, Photo..., et sphère.

t PHRAO.ME (fra-gm'), ». m. Terme de botanique. Cloison transversale d'un fruit. || Terme d'entomologie. Cloison qui ferme l'orifice postérieur du pro- Iborax dans certains insectes.

— ÊTYM, <l'piiY|i»i cloison.

t PUHASAIRE (fia-zè-r'), t. m. Terme de grammaire. Se dit quelquefois d'un petit livre qui coiitunt des phra.se» très-courtes, pour apprendre à lire ain enfants.

PHRASE (fra-2'), », f. \H' Assemblage de mots formant un sens complet, .listingué de la proposilion en ce que la phra.se est surtout conisidéréo gramiuaticalement, et la proposition, logiquemoiil. On proposa une distribution des meilleurs auteur» à lou» le» académicienii, pour en tirer les plirii.se» et les élégance» de ta langue, ik.llusok, //ù(. icad, ili. De qu«l front aujourd'hui vient-Il, lur no» briiéet, S»

PHR

revêtir encor de nos phrases usées? boil. ÊpUre i. L'on écrit régulièrement depuis vingt années : l'on est esclave de la construction ; l'on a enrichi la langue de nouveaux mots, secoué 1* joug du latinisme, et réduit le styleàla phrase purtnient française, la BRUY, I. Le tour de phrase, toujours le même et toujours uniforme, dépbil extrêmement, montesq. Goilt, Contrastes. Quelques écrivains qui, dans chaque phra,se, mettent toujours le commencement en contraste avec la fin par des antithèses continuelles, tels que saint Augustin el quelques-uns de nos modernes, comme Saint-Ëvremond , m, th. || Phrase faite, façon de parler con,sacrée par l'usage. Il y a un certain nombre de phrases toutes faites que l'on prend comme dans un ma(,'asin, et dont on se sert pour se féliciter les uns les autres sur les événements, LA BBUY. viu. Il Un commis à la phia.se, censeur. Dans Paris quelquefois un commis à la phrase Me dit... VOLT. Ép. c. {| Kig. Varier la phrase, ne pas faire exactement la même chose. L'abbé Têtu est retourné en Touraine... et, pour varier un peu la phrase, il a mené à ce second voyage toute la case [maison] de Richelieu, sÉv, H oct. I67(, ||2° Particulièrement, des phrases, de gramles phrases, de» paroles emphatiques, affectées. Un faiseurdephrases. Un discours ferme et serré, sans aiTcun lieu commun, sansépithète, sansce quenousappelons des phrases, VOLT. Jenni, 4 . Vous savez penser; les autres font dei phrases; ils sont tous les élèves du père Nicodème, qui disait à Jeannot : Fais des phrases, Jeannot, ma douleur t'en conjure, m, Lett. la Harpe, 25 févr. 1772. De grandes phrases, en disant qu'il n'en fait pas, PICARD, Vieille tante, u, «. {| Kaire des phrases, signifie aussi : parler beaucoup el ne rien faire d'effectif. Il 3° Se dit de la tournure d'écrire particulière à une langue. La phrase grecque a de l'harmonie , la phrase latine a de la majesté. Il 4° Phrase boiani(|ue, description d'une plante qui en présente tous les caractères dans une phrase très-courte. || 5° Par analogie, phrase musicale, suite de sons musicaux avec un arrêt ou repos après le dernier, présentant à l'oreille un rhytlime semblable à celui d'une phrase parlée. La phrase est plu» courte que la mélodie. Phra»e, fragment de mélodie qui a ordinairement pour fragment correspondant une autre phrase d'uu nombre égal démesures, de même rhythme et de même caractère, fètis. Dictionnaire de musique, dans La Musique mise à la portée de tout le monde.

— HIST. XVI' s. Ignorant des frases et Tocables qui servent aux choses plus communes, mont, i, i03.

— ÊTYM. 4>pâ<jiç, de çpàîoiiai, parler, moyen de f pàCeiv, montrer ; çpiCoijLai est donc proprement se manifester.

PHRASÉ, ÉE (fra-zé, zée), part, passé de phraser. Il 1" Coupé par phrases. .Style plira.sé, bien phrasé. 'I 2* Se (lit, dans un sens analogue, de la musique. On commence à sentir que le charme de l'air, phrasé à l'italienne, manque à la scène de l'Opéra français pour l'animer et reinbellir, marmo.stel, Œuv. t. v, p. 106. Il S. m. Le phrasé, manière de disposer, de couper les phrases musicales.

PIIKASÉOLOGIK ( fra-zc-o-lo-jie), ». /". || !• L'étude et la connaissance de la phrase et, par conséquent, une partie très-importante de la grainmaire (peu usité en ce gens), j; 2" Construction de phrase particulière à une langue ou à un écrivain. La phraséologie annainitiquc n'est pas conforme en tout à la phraséologie chinoise, abel remusat, /nstit. Jfem. iristr. et belhs-lett. t, viu, p. 47. || 8" Se prend quelquefois en mauvaise part pour exprimer des discours creux et vides de sens. Ce n'est que de la phraséologie.

— ÊTYM, <l>f;â(it;, phrase, et X070;, manière

t PHRASliOLOGIOllE (fia-zé-o-lo-ji-k'), adj. Qui a rapport à la ,plira.sèologie. || Accent phraséologique, accent tonique qui appartient non au moi, mais à la phrase. || Terme do musique. Rhylhino phraséologique, dit aussi carrure de phrases, consistant dans le retour périodique d'un certain nombre de mesures dis|iusées symétriquement, coussb-

MÀKI.U.

PHRASER (fra-zé). || 1° V. n. Kaiie de» phrases. Il Coupur son style par phrases. || V. a. Ai liculer les membres d'une phrase, en lisant ou en déclamant. Il 2 " V. n. Terme de musique. Kaire des plirases, des suites régulières el toinpièlcs de chant ou d'harmonie || Chanter avec l'expression convenable. Il V. a. l'hiaser la musique, bleu marquer chaque phra,se d'un morceau de musique. Le maître de ballets qui ignui'ura la musique plira,seramal lesair», NOVERBg, Lell. sur la danse, p. 7a, dans poi;gkn».

— ÊiYM. Phrase.

PUR

PHY

PHT

; PilRASEDR (fra-zeur), *. m. Terme familier. Faiseur «ie phrases, bav.ihi. Vous vous laissez conduire par des phraseurs et de grands diseurs de riens, b*bieuf, Pièces, i, (56. Kabvier me disait un jour: Vos phraseurs gâtent tout, P. l. colr. Livret.

— RTYM. Phraser.

PHRASIKR (fra-zié; l'r ne se prononce pas et ne la lie pas; au pluriel, \'s se lie : des fra-zié-z ennuyeiij), I. m. || 1° Faiseur de phrases, pailecir affecté. Il Àdj. La du Rocher était plus phràsière que jamais, GENLis, Hères riv. t. r, p. 91, dans poiigens. ||ï" Écrivain verbeux, sonore et vide. Ces contes ne sont bons que pour être commentés... par ce phrasier d'Houteville, volt. Taureau, ». Les deux volumes sont apparemment de quelque phrasier de coUéKe qui ne sait pas qu'une histoire n'est pas une amplification de rhétorique, la harpk, Correspondance littiraire, Lelt. (86.

— ÊTYM. Phrase.

t PHRATRIE (fra-trie), s. f. X Atkènes, sousdivision des quatre tribus, dont chacune contenait trois phratries, tandis que la phratrie contenait trente races ou gents.

— ETYM. <l>oaiTp£a, de eoriTrp, frère (voy. fbèbe). PIIRfiNfiSlE, PHRÉNÉTIQUE , voy. fkénésie,

rRÊNKTlOUB.

PHRÉMQCE (fré-ni-k') , ad;'. || 1" Terme d'aiiatomie. Oui a rapport audiaphrapme. Centre phréiiique, l'aponévrose centrale du diaphragme. |l 2* ferme de physiologie. Qui appartient à l'intelligerxe, à la pensée.

— ÉTYM. «tp^v, diaphragme et intelligence, parce que les anciens plaçaient d'ordinaire le siège de l'intelligence à la région diaphragmatique. On rattache epr|V, dont le sens primitif est diaphragme, à epdaotiv, séparer, barrer.

t PHRÉMTE (fré-ni-f), s. f. Terme de médecine. Inflammation du diaphragme.

— f.TVM. *pTiv, diaphragme, et la finale médicale tfe indiquant inflammation.

t PHRÉNITIS (fré-ni-tis'), s. f. Nom donné par les médecins grecs à une fièvre rémittente, caractérisée par le délire et la carphologie.

— F.TVH. 4>6£vTti:, de epr;v, intelligence.

t PHRÉNO-GASTRIOCË (fré-no-ga-slri-k'), adj. Terme d'anatomie. Qui appartient à l'est' mac et au diaphiagme. Il Ligament phrénogastrique repl' du péritoine allant de l'estomac au diapiiraguje.

— ETYM. t^p^v, diaphragme, et gastrique.

t PURÉi\0-GLOTTlSME(fré-no-glo-tti-sm'),f m. Terme de 'médecine. Spasme de la glotte et du diaphragme, sorte de névrose.

— ETYM. «tpr.M, diaphragme, et tyiizxa., langue. t PURfiNOLOGIE (IVé-no-lo-jie), t. f. Hypothèse

physiologique de Gall, dans laquelle il considère le cerveau comme constitué par de nombreuses parties ou organes, dont chacun sert à une affection, à un instinct, à une faculté particulière.

— ÉTYM. ^oriv. intelligence, et Xoyoç, traité.

t PURÉNOLOGiyUE ( fré-no-lo-ji-k' ), adj. Oui appartient à la phrénologie. || Qui s'occupe de phrénologic. Société phrénologique.

t PHRÉNOLOGIOUEMKNT (fré-no-lo-ji-ke-man) , •dr. En phrénologie; d'une manKre phrénologique.

I PHRËNOLOGISTE (fré-no-lo-ji-sf), s. m. Celui qui s'occupe de phrénologie. jj Partisan de la pbrc- Dologie.

t PHRÊNOLOCIJE (fré-no-lo-gh'), t. m. Synonyme de phrénologiste.

t PURÉNOPATUIE ( fré-no-pa-tie), t. f. Terme de médecine. Lésion des lacultés intellectuelles.

— ETYM. <J>oriv, intelligence, et izéboi, maladie. t PHRfiNO-SPLÉNlQUE {fié-no-sple-ni-k'), adj.

Terme d'anatomie. Qui appartient au <iiaphragme et à la rate. || Ligament pbréno-splénique, repli péritonéal étendu de la rate au diaphragme.

— ETYM. ♦pr|v, diaphragme, et splénique.

t PHRYGANE (fri-ga-n'), »./. Genre d'insectes de l'ordre des névroptères. La phrygane poilue, commune aux environs de Paris.

— ETYM. <J>pÛTravov, bois sec.

; PHRYGIEN, EN>E (fri-ji-in, ê-n'), adj. Terme d'iintiquilé. Oui afipartieut à la Pbrygie ou à ses 'S. Il Terme de musique ancienne. Mode 11, mode fier et guerrier qui occupait lemilieu entre le lydien et le dorien. || Bonnet phrygien, bonnet dont le sommet retombe un peu en avant. Il se dit du bonnet de la Liberté. || Pierre phrygienne, nom d'une pierre dont les teinturiers »c jervenl ; elle est blanche avec de petiU cercles de la m6uifl couleur.

t PHRYNR(fri-né), t. f. Nom d'une «élftbr* oour- Uuii« Ki«c<ia*. Mail Umoa* la pbiloaopUie, «t re-

venons 1 Phryné, babthél. 4nocftarsts, 6 i. || S'emploie pour désigner une femme de mœurs dissolues. Aux temps les plus féconds en Phrynés, en Lais... HOii.. Sat. X.

t PHTALAMIDE (fta-la-mi-d"), ï. f. ouPHTALA- MIQUE (fta-la-mi-k'), adj. Acide obtenu en dissolvant dans l'ammoniaque l'acide phlalique anhydre; il renferme de l'azote.

t PHTALATE (fu-la-f), S. m. Sels formés par l'acide phtalique.

t PHTALIQUE (fta-li-k'), adj. Acide phtalique, acide ternaire résultant de l'action de l'acide nitrique sur la naphtaline et d'autres matières organiques.

t PHTHIRIASE (fti-ri-a-z'), ». f. ou PHTHIRIASIS (fti-ri-a-zis'), s. m. Terme de médecine. Maladie pédiculaire. || Maladie des végétaux dans laquelle ils sont couverts d'insecles extiiniement petits.

— HIST. XVI' s. Ceux qui sont vexés de phlhiriasis, c'est à dire de malalio de pouls, paré, vi, 2».

— ETYM. <t>6£tpiaoi;, de çOeip, pou; comparez fOefpio, corrompre.

t PIITHIROPHAGE (fti-ro-fa-j'), adj. Terme de zoologie. Oui mange des poux.

— ÉTYM. <l>6Eip, pou, et phage.

PHTHISIE (fti-zie), i. f.\\ 1" Terme de médecine. Consomption lente. Il définissait la vieillesse,- une phlhisie naturelle qui nous dessèche et nous consume, LE SAGE, Gil Bl. II, ■i. Il 2* Phthisie pulmonaire, ou, simplement, phthisie, affection tuberculeuse des poumons. || 3° l'hthisie laryngée, laryngite chronique. || Phthisie trachéale, maladie qui présente la plupart des symptômes de la phthisie pulmonaire, et qui est produite par une inflammation chronique de la trachée, avec ulcération et désorgariisation de la membrane muqueuse de ce conduit. Il 4° Phthisie dorsale, carie vertébrale. || Phthisie mésentérique, synonyme de carreau.

— HlST. XVI' s. Les noms raesme, de quoy ils [nos paysans] appellent les maladies, et addoulcissenl et amollissent l'aspreté : la phthisie, c'est la toux pour

eulx, MONT. IV, t97.

— ÉTYM. *eioiç, consomption, de ç9(<<), détruire; comparez cpOtîpo).

t PHTHISIOLOGIE (fti-zi-o-lo-jie), t. f. Traité sur la phthisie; théorie de la phtiiisie.

— ÉTYM. <I>Oi(iti;, phthisie, et '/.oyoç, traité. PUTHISIQUE (fti-zi-k'), adj. Qui est atteint de

phthisie. Il Substantivement. Un phthisique. Une phthisique.

— HIST. XI' s. Ele porroit faire l'oume devenir etikeet tesike,ALEBRANT,f" 9. Et fu si lisiqueet si sec, que à poinepooitil crachier, Uirad. 5tioys,p. t36.

—ÉTYM. <|)Otaixo!;, de çOCai;, phthisie.

t PHTHI.SURIE (fti-zu-rie), s. f. Terme de médecine. Uépérissemeiit causé par une séorclion excessive d'urine, et surtout d'urine sucrée.

— ÉTYM. 4>èî(jci;, consomption, et ûipov, urine, f l'HTHORE (fto-r'), s. m. Terme de chimie. Nom

qu'on donne quelquefois au fluor, parce qu'il détruit tous les vases dans les(|uels on chercha à le retenir.

— ETYM. <l>OEÎpEiv, détruire.

t PHTnORIDES (fto-ri-d'), t. m. pi. Famille de minéraux qui contiennent du phthore.

t PHC (fu), s. m. Nom vulgaire et spécifique de la valériane phu.

t PUYCÉES (fi-sée), s. f. pi. Classe de plantes acotylédones, vivant dans les eaux douces eu salées, d'une organisation très-simple, de forme extrêmement variée , dont les organes fécondateurs sont des corpuscules mobiles.

— ÉTYM. 4>ùxo«, algue.

t PHYCIS (fi-sis'), s. m. Poisson <lu genre des blennies, qu'on nomme vulgairement mole.

t PHYCITE (fi-si-f), t. f. Terme de chimie. Substance cristalline trouvée dans une algue, le protococcus vulgaris.

— ErYM. 'txjy.oi, algue.

t PHYCOCVANK (fi-ko-si-a-n'), s. m. Terme de chimie. Matière colorante bleuâtre retirée de certaines algues.

— KTYM. «Mxoc, algue, et xûavo;, ^leu.

t PHYCOÏDÉES (fi-ko-i-dée), s. f. pi. Tribu des phycées, qui ne renferme guère que des algues mannes.

— ETYM. *iJ«o;, algue.

t PH YCOLICUENS (fi-ko-li-kèn') , t. m. pi. Groupe de lichens, comprenant ceux qui se rapprochent des algues.

— ÉTYM. <l>0x6:, algue, et lichen.

t PHYCOLOGIE (fî-ko-lo-jie), s. f. Partie delà botanique qui traite des algues on phycées.

— ETYM •t>ûxo<, algue, et Xoys;, tiuiié.

PHYLACTftRE (fi-la-ktè-r'), s. m. || !• Petit morceau de peau ou de parchemin que les Ju'fs s'attacha'ent au bras ou au front, et sur lequel étaient écrits des passages de l'Ecriture. 11 est très-vrai qu'Isis et Osiris ne leur ont jamais servi de rieu [aux Egyptiens], non plus que les phylactères dej pharisiens ne leur ont servi contre les Romains, VOLT. Kèl. hisl. 8' nioisfrie. 112° Kn général, nom donné par les anciens aux amulettes qu'ils portaient sur eux pour se préserver de quelque mal.

— HIST. XII' s. Desous il ont un filatire Tout lo meillor qu'il pot eslire, Rou, dans du canoe. Phytaeleria, filatieresetautressaintuaires, in.i'b. |i xiv*». Le précieux corps de nostre Seigneur que l'en met en ces églises en vaisselle d'or et d'argent pour la nécessité des malades, hors des philatieres le gettoient, puis le fouloient entre leurs pieds, Chron. de StDcnys, t. ii, f" 6, dans lacurne.

— ETYM. <l>uXaxrnpiov, amulette, de çuXidoew, garder, préserver.

t PHYIARGHIE (fi-lar-chie) , t. f. Dignité de phylarque

PHYLARQUE (fi-lar-k'), s. m. Terme d'antiquité. Chef de tribu; magistrat athénien.

— ÉTYM, <l>uX<ipxr|i;, de ipuXri, tribu, et ôpxeiv, commander; œOXri, de çûuj, race, genre.

t PHYLLAHE (fil-la-d'), s. m. Terme de minéralogie. Genre de roches feuilletées.

— ÉTYM. *ijXXov, feuille.

t PHYLLADIOUE (fil-la-di-k'), adj. Oui a le caractère du phyllade. Roches phylladiques.

t PHYLLANfHE (fillan-t'), adj. Tecme de boUnique. Dont les fleurs poussent sur les feuilles. Il S. m. Genre de la fami le des euphorbiacées caractérisé par cettç particilarité.

— ÉTYM. Phijllo..., et av6o(;, fleur.

PHYLLITHE (fil-lit'), s. m. Terme d'histoire naturelle. Feuille pétrifiée ou pierre qui porte des empreintes de feuilles.

— ETYM. Phyllo..., et XiOoi, pierre.

t PHYLLO..., préfixe qui s gnifie feuille et qui vient de œOXXov.

t PHYLLOBRANCHE (fil lo-bran-ch') , adj. Terme de zoologie. Oui a les branchies en forme de feuilles.

— ETYM. Phyllo..., et branchies.

t PHYLLODË (fil-lo-<l'), s. m. Terme de botanique. Pétiole très-élargi prenant l'apparence d'une feuille.

— ÉTYM. *uXXû)ôin;, qui ressemble à une feuille. t PHYLLODERME (fil-lo-(lèr-m') ou PHYM.O-

DERMÉ, ÉE (fil-lo-dèr-mé, mée), adj. Se dii d'un champignon dont la membrane fructifère est plissée en feuillets.

— ÉTYM. Phyllo..., et SÉpiiii, peau.

t PHYLLOÏUE (fil-lo-id'), adj. Terme de botanique. Se dit des parties des plantes qui ont la forme de feuilles.

— ÉTYM. Phyllo..., etetSoc, forme.

] PHYLLOLOBÉ, ÉE (til-lo-lobé, bée), adj. Terme de botanique. Oui a des cotylédons foliacés.

— ÉTYM. Phyllo..., et lobe.

t PHYLLOMANIE (fil-lo-ma-nie), i. f. Terme de botanique. État d'une plante qui pqusse trop de feuilles; étal qui devient une maladie ou annonce un défaut de culture, quand il s'agit de végétaux dont on recherche les fleurs ou les fruits

— ETYM. Phyllo..., et manie.

t PHYLLOME (fil-lo-m'), s. m. Terme de botanique. Ensemble des germes destinés à produire les feuilles qui sortiront du bourgeon.

— ÉTYM. *ùXXov, feuille.

t PHYLLOPUAGE (fil-lo-fa-j), adj. Terme de zoologie. Oui vit de feuilles.

— ÉTYM. Phyllo..., etphage.

t PHYLLORHÉTINE (fil-lo-ré-ti-n'), s. f. Substance crisialhno extraite des débris de sapins ren-' fermés dans les tourbières du Danemark.

— ETYM. Phyllo. ., et fnTivifi, résine.

t PHYLLOSOMË (fll-lû-so-m'), s. m. Larve de la langouste, qui lut prise longtemps pour un genre particulier de crustacés.

— ÉTYM. Phyllo..., et ow|ia, corps; ainsi dit à cause de son corps déprimé et mince comme une reuille.

t PHYLLO.STOME (fil-lo-slo-m'), s. m. Nom d'un genre de grands chiroptères pourvus de deux crêtes nasales, membraneuses en forme de feuille ou de lame, qui mangent des insectes, mais attaquent aussi les grands mammifères endormis poar en sucer le sang; genre établi par Et. Geoffroy Saintlli'.aire.

— ETYM. Phyllo .., et oToiio, bouche.

PHY

t PHTltOTAXlE (fil-lo-ta-ksiel, t. f. Partie oes l'organopraphie végétale qui a pour objet la disposition, l'arranstment des feuiDes autour de la tige.

— ËTYM. Phyllo..., et TÔÇ'.;, arrangement.

t PHYLM'LE (fil-lu-l'), s. f. Terme de botanique. Cicatrice que laisse chaque feuille après sa chute.

— ÉTYM. Phyllo..., et oîilrt, cicatrice.

t PHY-MATINF, (fi-ma-ti-n'), î. f. Terme de chimie. Sub.stance orgsn.que particulière qui existe dans les tubercule? et leur est propre.

— ÉTYM. 4>ij(jia, tubercule, de *ûm, naître.

t PHYMATOÏDE (fi-ma-to-i-d"), adj. Terme fl'anatomie pathologique. Se dit de tissus morbides i|ui ont une couleur jaune terne, analogue à celle du tubercule.

— ETYM. «tOpi!!, tubercule, et eîSoç, forme.

t PIIY.MATOSE (fi-ma-trt-z'), s. f. Terme de médecine. Affection tuberculeuse.

— f.TYM. 4>û|i«, tubercule.

t PDYSALE ((i-za-l'), s. m. Espèce de cachalot.

— ÉTYM. Voy. PHÏSÊTÈBS.

t PUVSALIDE (fi-za-Ii-d*), s. f. Genre de la famille des solanées. Une seule espèce croit en Europe ; c'est lé coqueret, physatis alkekengi, L.

— ÊTYM. 4>v(ia)!;, de çO'ia, vent, vésicule, à cause de la dilatation vésiculiformedu calice de la plante.

t PIIYSALINE (fi-za-li-n'). s. f. Principe amer du phyfalis alkekengi, proposé comme succédané de h quinine.

i PHYSAMTE (fi-za-li-f), ». f. Terme de minéralogie. Varii'lé de topaze.

t PHYSCO.ME (fi-sko-nie), s. f. Terme de médecine, Tuméfaction dure et volumineuse bornée à une partie de l'abdomen , et qui n'est ni sonore ni accompagnée de fluctuation.

— ETYM. «lij'j/.iov, ventre.

t PHYSft.MK (fi-zè-m"), s. m. Terme de botanique. Corps des algues qu'on appelle ordinairement fronde ou feuille.

— ETYM. «fûiTiiia, insufflation.

t PHYSfiTivRE (fi-zé-lè-r"), s. m. Genre de cétatacés, dans lequel on distingue le physétére macrocéphale. {| Il serait mieux d'écrire pliyséter.

— HIST. XVI' s. Pantagruel de loin aperceut un grand et monstrueux physetere, venant droict vers nous, bruyant, ronflant, rabel. iv, 33.

— ÉTYM. ^uotixrip, souffleur, de çuoâv. souffler, dénominatif de çùsa, souflle.

PHYSICIEN (ti-zl-si-in), s. m. ||1° Celui qui s'occupe de physique. Peut-être jamais aucun physicien n'a porté à un aussi haut degré l'entière exclulion de tout système, de toute hypothèse, condor- CBT, ilargraaf. {I 2" Dans les collèges, un écolier étudiant en physique. || 3* Au moyeu âge, uom du médecin.

— HIST. xiii* s. Et por ce out aucune fois li av6cat et li fusicien grans saleres à poi depaine fpour peu de peinej, bbaum. xxix, 20. || xv s. Je vous prye qu'il vous plaise avoir mes deux niepces pour recommandées ; je ne suis pas physicien; mais il me semble qu'on ne les doyt point garder de boyre entre deux heures, Lettre de Louis II, Bibl. des chartes, *' sent , u 1, p. 26.

— F.TYM. l'rov. phisician; ital. fisiciann; anf\. physician, médecin ; de physique, qui se disait anciennement au sens de mé'Iecijie.

PHY.SU:0-MATIlf:MATI(.llIE (fi-zi-ko-ma-té-mati-k'), nilj. Oui a rapport à la physique et aux mathématiques. Les sciences phvsico-mathématiques.

t PII VSICO-MÉCA MODE (li-zi-ko-me-ka-ni-k';, adj. Oui tient de la physique et de la mécanique. Oq a trouvé parmi ses papiers [de ¥. de Breniondj une vaouction toute prête à paraître des expériences physico-mécaniques d'Hawksbee, et une histoire complète de celles de l'électricité, mairan. Éloges, Bremond.

t PHYSIO..., préfixe qui signifie nature, et qui »ienl du grec çûai; (voy. physioue),

t PIIYSIOCRATE (fi-zl-o-kra-f), *. m. Nom donné à Oue^nay et à son école, qui, au milieu du xvur siècle, t.-acèrenl les premiers linéaments de l'économie politique, et reconnurent l'existi.nce des lois tiaturelles dans cet ordre de phénomènes.

— ÉTYM. Physio..., et xpàtoç, puissance, à cause qu'ils croyaient que toutes Ins richesses étaient produites par la nature, c'est-à-dire par l'agriculture.

t PIIYSIOCRATIK (fl-ïi-o-kr»-sie), 1. f. Doctrine des l'bysiorrates.

t PHYSIOCKATiyiIE (fl-zi-o-kra-ti-k'), adj. Oui lient à la physiDcratic.

PUYSIOGNOMOMR (fi zi-ogn no-momi»), t. f. An déjuger le caractère, les incUaat4(xis par l'io-

PHY

pection dn visage. || Traité sur cette matière. La Physiognomonie de Porta.

— REM. On trouve physiognomie dans G. Naudé : Deux livres qui nous restent de la physiognomie, Apologie.

— ÉTYM. <I>u(j:oYvo(iwvio, de çû<nî, nature, et fvôy- (iwv, qui sait.

PHYSIOGXOMONIQUE (fi-zi-ogh-no-mo-ni-k'), adj. Oui appartient, qui a rapport à la physiognomonie. Il S. f. La Physiognomonique, titre d'un traité attribué à Aiistote.

t PHYSIOGRAPHE (fi-zi-o-gra-f) , t. m. Celui qui s'occupe de physiographie.

— ÉTYM. Physio..., et yGÔoeiv, décrire.

PHYSIOGRAPHIE (fi-zi-o-gra-fie), s. f. Terme didactique Description des productions de la nature.

— ÉTYM. Phxjsiographe.

PHYSIOGRAPHIOCE (fi-zi-o-gra-fi-k'), adj. Qui

a rapport à la physiographie.

PHYSIOLOGIE (fi-zi-0-lo-jie),*. ^.||1° Terme didactique. Science qui fait partie de la biologie et qui traite des fonctions des organes dans les êtres vivants, végétaux et animaux. Physiologie animale. PhysiolQgie végétale. Physiologie comparée. La physiologie, cette partie de la médecine qui, pénétrant dans la structure intime des parties du corps, y cherche par quelles lois l'homme se forme, se développe, croît, vit, reproduit son semblable, dépérit et meurt, condorcet, Haller. || Physiologie générale, celle qui, sans faire d'application à aucune espèce vivante délerminée, traite d'une manière philosophique et abstraite des phénomènes de la vie. Il Physiologie spéciale, celle qui, prenant pour sujet d'étude une espèce vivante distincte, décrit le mécanisme de la vie dans cette espèce seule. Il f Ouvrage qui traite de cette science. La Physiologie de lliiller.

— HIST. xvi« s. La considération des choses naturelles appartient à la première partie de médecine, dite physiologie, paré, Inlrud. 3.

-i- ÉTYM. *U(7io) OY(a, de çOoi;, nature, et Jôyoç, doctrine.

PHYSIOLOGIODE (fi-zi-o-lo-ji-k'), adj. Qui appartient à la physiologie. '

— ÉTYM. <l>ucrioXoYix6« (voy. PHYSIOLOGIE). PHYSIOLOGISTE (fi-zi-o-lo-ji-sf), ï. f. Celui qui

s'occupe de physiologie.

PUY.SIONOMIE (fi-zi-o-no-mie), s. /". || 1" L'air, les traits du visage. On ne peut faire une bonne physionomie qu'en accordant toutes nos contrariétés, PASC. Pens. XVI, <o bis, éd. Havet. S'il |un jeune homme de bonne figure disant des sottises] m'eût donné des coups de massue sur la tête, il ne m'aurait pas plus affligée: je jurai de ne me plus fier aux physionomies, skv. 233. La physionomie n'est pas une règle donnée pour juger des hommes; elle nous peut servir de conjecture, la bhuy. xii. Une physionomie qui promet une Ame et qui ne ment pas, J. J. aouss. Ém. v. On disait à l'un (j'entre eia [homme de la cour] : On ne vous a point vu i la cour depuis la mort du roi; il répondit : C'est que je n'ai point encore trouvé ma physionomie d'avéneiiient, diuekot, Claude et Nér. 1, 34. Personne n'a plus que lui la physionomie de son hme , in. Salnn de 1767. Œuv. t. xiv, p. 40, dans POUGENS. Il Physionomie heureuse, résultat de tous les traits d'une peisonne, qui prévient en faveur de son caractère. || Mauvaise pbysionouiie, physionomie qui annonce la méchanceté. Qui es-tu donc, vieux romain [Catonj? tu as la physionomie mauvaise, un visage dure; rébarbatif, fén. t.xix, p. 27h. On trouve toujours la physionomie mauvaise à un homme qui a fait une iiiéchante action, volt. JfeL lut. Lctt. à M- te prince de"*, letl. x || %" Absolument. Certain air de vivacité eld'agrément ré|iandu habituellement sur le visage. Jamais aucun visage de femme n'a tant mérité que le sien, qu'on se servit de ce terme de physionomie pour le définir et pour exprimer tout ce qu'on en pensait en bien, Marivaux, Marianne, 4' part. On cmit que la physionomie n'est qu'un simple développement de traits déjà marqués par la nature ; pour moi, je penserais qu'outre ce développement, les traits du visage d'un homme viennent insensiblement à se former et à prendre de la physiononiio (lar l'impression fréquente et habituelle de cerLiines allections de l'âme, 1. i. rouss. Ém. iv. Nous serions fort embarrassis de dire bien précisément ce que c'e«t que d'avoir de la physionomie, uiokhot, Lett. sur Us aveuyiet. || Il se dit aussi dei animaux. Le lion fait mouvoir La p' au de na face, ce qui njouto beaucoup à »a physionomie, Hvrr. Murcenux choitù, p. 'i<7, y>' Aspact particulier qui, pour chaque

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être vivant, résulte de l'ensemble de se» parties tant intérieures qu'extérieures. Ce qu'on peut appeler la physionomie dans tous les êtres vivants, dépend de l'aspect que leur tête présente lorsqu'on les regarde de face, buff. Ois. t. xiii, p. I62. 4° Fig. Caractère qui distingue cerLaiiics choses de toutes les autres. Ce pays a une physionomie particulière. Il 6° Art de juger, par les traits du vi- ,sage, quel est le caractère d'une personne. Ou toutes les règles de la métoposcopie et de la physionomie sont fausses, ou il dcVail être pendu, HAOTEROCHE, Crispin méd. 11, 4.

— HIST. xiii's. Il ont moult de sages d'un artque l'on appelle phisonomie : c'est de cognoislre les personnes, de quelle manière et de quelle qualité elles sont, MARC POI., p. «19. i XIV* s. d'Ile fune devineresse] perceut sa chiere (la face de Bertrand] et ses mains regarda, La manierede lui.ettWs bien l'avisa, Et sa phizonomie très bien considéra, Guescl. 105. Il XIV' s. Or, me plaist de visar, et raison m'y instruit, la phinozomie et personne du susdit nqble sage prince, christ, db pisan, Charles I', 1,7. Si veii [elle vit] que saphilozomie donnoit à cognoistra que.... Perceforest, t. 11, f* 437. || xvi' s. Bon cueur, bon a'rps, bonne phizionomie, Boire matin, fuir noise et tanson, mabot, Enfants sans souey.

— ÉTYM. Altération de physiognomonie; proT. j>hiznnnmia : esp. et ital. fisnnomia.

PHYSIONOMISTE (fi-zi-.vno-mi-sf), s. m. Celui qui se connaît en physionomie. Selon qu'il le conjecturera (lu visage, selon qu'il sera physionomiste, PASC. Imag. 7, éd. faugère.

— HIST. xvi* s. lisse niocquoient du physionoma qui avoit jugéSocrateestre paillard, par 8, Introd.n.

t PHY.SIO.VOTRACE (fi-zi-n-no-tra-s") ou PUY- SIONOTYPE (li-zi o-no-ii-p'), s. m. Instrumenta l'aide duquel on r4duit un tableau, en ca^uant, pour ainsi dire, sur l'original. || On fait aussi des portrails au physionotype. || S'est dit particulièrement d'un appareil avec lequel on moulait en plâtre la figure d'une personne vivante.

— ÉTYM. Physionomie , et (race ou type. PHYSlOl"*' (fl-zi-k'). adj. || 1° Oui se rapporte

aux conditions, aux lois de la nature. L'aveuglement de ceux qui apportent la seule auiorit* pour preuve dans les malières physiques, au lieu du raisonnement 0» àes expériences, pasc. Fragm. Traité du vide. || Phénomènes physiques, ceux qui ont lieu entre les corps visibles, à des distances appréciables, et qui n'en changent pas les caractères. Il Propriétés physiques, qualités naturelles des corps qui sont perceptibles aux sens, telles que l'état solide, liquide on gazeux, la forme, la couleur, l'odeur, la saveur, la densité, etc. || Sciences physiques, celles qui étudient lescaracl'rcs naturels des corps, les forces qui agissent sur eux et les phénomènes qui en ri'ïsultent. || Loi physique d'un phénomène, déiermination exacte des conditions de son accomplissement. Il l'oint physique, se dit par opposition à point mathématique (voy. point). || 2' Oui ne s'élève pas au-de.ssus des conditions matérielles del'organi.sation. Le sacrifice humain dut s'abolir le premier, parce qu'il appartenait à l'état de nature, où l'homme est presi|ue tout physique, ciiateaubh. Génie, iv, i, 6. || Plaisirs physiques, plaisirs de l'union des sexes. En ce sens. Maupeituis a intitulé Vénus physique un livre sur la génération (1745). Il 3° Oui est efl'eclif, réel, par opposition à moral. J'en ai la certitude morale, mais non la certitude phy.sique. L'iiiipossibiliti'^ physique. || i'S.f. Daiisun sens général et ancien, la physique, connaissance de toute la nature matérielle ; c'est le .sens do liescartes et do SOS élèves Rohault et Kégis. Comme dan» la physique les expériences ont bien plus de force pour persuader que les raisonnements, pasc. Pi'sanl. (le l'air,!. Je sais combien il y a de différence eiiiie écrire un mot k l'aventure.... et apercevoir dans ce mot une suite admirable de conséquences.... et en faire le principe ferme et soutenu d'une physique entière, comme Descaries a prétendu le faire, m. Géom. II. Il 5" Phy»ii|ue, dahs lesens spécial, c'est-àdire séparée de la chimie, science du inipuveiiient et des actions réciproques des corps, en taiu que ce» action» ne sont pas do composition et de décomposition, ce qui est le propre de lachimit). Ce livre |lei Principes mathémaliiiues], où la plus profonde géométrie sert de base à une physique toute nouvelle.,.. FdNrBN. JVruiIon.Oimiiii' l'alliance de la géométrie et de la physique fait la plus grande utilité de la géomé- Irie et toute la solidité de la physii|ue, iD. BernnuUi. Il faut que la pliysujUR systématique attende à élever des édificoi, >|ue la physique expérimentale soit en Mal délai fournir les tustériaui Décessairei, 1»

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Pref. util, des math. La physique est une mine dans laauclle on ne peut (lescen<lre qu'avec des machines que les anciens n'ont jamais connues, volt. Dict. pMl. Ariitnte. J'ai aimé la physique tint qu'elle n'a point Toulu dominer sur la poésie; à présent quelle écrase tous les arts, je ne Veux plus la regarder que comme un tyran de mauvaise compagnie, m. Utt. d'ArgmIal, 2» août n*i. U physique de la terre tient' à la phvsic|ne céleste, plff Uist. nat. preuv. théor. terr. Œuv. t. i, p. «86. L'objet de la physique pai.iît être dapprccier l'action réciproque et sans décomposition des masses les unes sur les autres, et de classer les propriétés des corps plutôt que les corps eux-mcmes, al. bbongniaht, Traité de min. t. i. p. 1. || Physique moléculaire, celle qui s'occupe de la cohésion et des rapports de situation et de mouvement des atomes. ||6" Physique, traité de physique (avec majuscule). La Physi(]uede Nollet. Il 7 ■ Classe où l'on enseigne la physique. Il fait sa physique. || 8' Coiiditinns physiques qui président à l'existence des végétaux et des animaux. Une connaissance approfondie de la physique des vigi'laux doit être la première élude d'un philosophe qui aspire i rendre les végétaux plus utiles, condorcet, Duhamel. Il 9* S. m. Le physique, l'ensemble de l'apparence extérieure de l'homme. Un beau physique. I ParanaUgie, il se dit d'autres objets que l'homme. Ces lois doivent être relatives au physi(iue du pays. MONTESO. Eîp. I, ï. Il Kiisembledesdispositionsanatomiques intérieures, par opposition au moral, qui exprime l'cn-scmble des actions de l'âme. Le physique influe beaucoup sur le moral. Si le physique va trop bien, le moral se corrompt,;. J. bouss. Ëm. 11. Il 10° Ce qu'il y a de physiqut, de matériel. Considérons-nous nous-mêmes, etanalysons un peu le physique de nos actions, buff. Disc. nul. anim. Œuv. t. v, p. 261. Les anciens n'ont peint de l'amour que le physique, habiiontel, Œuv. t. vii, p. 80. Il 11° Dans le moyen âge, la physique, la médecine.

— HiST. xui* s. Phisique est une science par le [la] quele on connoist toutes les manières du cors de l'homme, et par le quele on garde le [la] santé du cors et remue les maladies, alebrant, I" 2. Vos savez tant de la fuisie [médecine]. Bien me guerriez d'idropisie, Ben. 19939. ||xrv s. Apprens physique, et voy encores Le livre generacion Et celuy de corruption, Nat. à l'alch. err. 9)2.

— ÊTYM. Provenç. phesic. ptiesica; esp. etital. Z^tieo; du lat. physicus; gr. c, çuoixô;, de <pû<7'.ç, nature, çûeiv, produire, radical çu, latin fu qui est dans fui, je fus ; sanscrit, bhU.

PHYSIQUEMENT (fi-zi-ke-man), adv. D'une manière réelle et physique. Il n'est pas physiquement impos.sible que....

— f.TVM. Physique, et le suffixe ment.

tPHYSOCARPE (fi-zo-kar-p'), adj. Terme de

botanique. Oui a des fruits vésiculeux, renflés. Plante phjsocarpe.

— Etvm. ^lûia, vésicule, et xapuèc, fruit.

t PIIYSOCËLE (fi-7.o-sè-l') , *. f. Terme de chirurgie. Hernie intestinale descendue jusque dans le scrotum et distendue par les gaz. jj Synonyme de pneumatocèle.

— HIST. XVI' s. Si c'est du vent qu'il y a dedans le scrotum, la hargne se nomme pbysocele ou venteuse. PARÉ, VI, M.

— f.TYM. <l>Ja«, vent, et xriht, hernie.

t l'HYSOMfiTRE (fi-zo-mè-tr') ou PUYSOMfi- /.»IE (fi-zo-raé-trie), s. f. Terme de médecine. Disten>ion de l'utérus par des gaz.

— ÊTYM. *Oia, vent, et iirJTpa, matrice.

t PHYTO..., préfixe qui signifie végétal et qui ist le grec çutov.

t PUYTOCHIMIE (fi-to-chi-mie), t. f. Synonyme peu usité de chimie végétale.

— f.TYM. Phytn..., elohimie.

t PIIYTOC.IIROME (fl-to-kro-m') ou PHYTO- (llltO.Mi:LK (li-io-kro-mu-l*),». /■. La chlorophylle. ~ f.tVM. l'hyto..., zpûiia, couleur.

i PIIYTOGfc.NE lfi-t«-jê-n'), ad;'. || 1» Terme de botjuii(|ue. Oui est produitouennendré par'des végétaux. || Terme do minéralogie. Substances phytogènes, classe de combustibles d'origine végétale. Il Terrains phyiogénes terrains produiUpar l'accumulât on de débris de végétaux. || Carbone pliyto- |îîn.', la bouille. |1»« S. m. S'emploie dans le sens de pliyion.

— fTYM. Phyin..., et T»vr,<, engendré.

+ Pin-TOOtoGBAPIIIE (fl-lo-jé-o-gr«-fie), f. f. Iii !■■ tiiun de la manière dont les plantes sont disttiiiuees kU surface de la terre.

- ETYM. Phyto .., et «.fosrophM.

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