PIA
piaplies, CARI. T, 17.... Sans oublier la bonne mine, ault rement la piaffe soldatesque, m. ix, 28.
— ETYM Origine inconnue. Pasquier, Recherches, vm, 3, parle de ce mot comme nouvellement introduit de son temps. On est tenté d'y voir une dérivation irrégulière du mot pied; mais la nouveauté du mot, au xvr siècle, attestée par les contemporains, rend cette dérivation fort problématique.
t PIAFFEMENT (pia-feman), ». m. Action de piaffer. Le piafTement d'un cheval.
PIAFFER (pia-fé), V. n. Il 1° Faire piaffe. Tessé piatTait et se pavanait de son chapeau, st-sim. 00, 8. Le pigeon mâle se contente de tourner en rond en piaffant et se donnant des grâces autour de sa femelle, BtJPF. Ois. t. IV, p. 388. Il a» En parlant du cheval, frapper des pieds la terre. Clivai qui piaffe d'impatience. H'Ierme de manège. Se dit d'un cheval qui, en marchant, lève les jambes de devant fort haut et les replace précipitamment presque au même endroit. Pialfer n'est pas trépigner. || S. m. Le piaffer, air bas de manège, dans lequel le cheval lève vite et successivement, et détache de terre les bipèdes diagonaux, sans avancer ni reculer. |{ lise conjugue avec l'auxiliaire avoir.
— HIST. XVI' s. Paroles piafées, qui ressemblent plustost à un jargon de gueux.... bons. 681. Les dépenses superflues et vaines sont odieuses aux subjecls, qui murmurent qu'on en dépouille mille pour en yestir un, que l'on piaffe de leur substance, charron, Sagesse, p. 4)7, dansLACURNE.
— ÉTYM. Piaffe.
PIAFFEUR, EUSE (pia-feur, feû-z';chez Courval, pi-a-feur), y. m. et f. || l'Celui, celle qui piaffe. Non pour entretenir de tous ces piaffeurs L'excessive dépense et leur grasse cuisine, courval. Satires, p. 23, dans ppuGENS. || 2° Adj. Jl se dit des chevaux. Juments piafTeuses. Chevaux piaffeurs.
— HIST. XVI* s. 11 s'estoit trop promptement laissé gaigner à la piapheuse [fanfaronne] oppinion du feu mareschal Strozzi, carl. vu, h. Il [Cosseins] commandoitde bonne façon.... aussi disoit-i>n piafTa de Cosseins.... c'estoiten tout qu'il estoil piafl'eur, en gestes et en faits et en paroles, bbant. Capil. franc. t. IV, p. 285, dans lacorne.
— ÉTYM. Piaffer.
+ PU1LLARD, ARDE (pi-â-llar, llar-d', Il mouillées), odj. Quia l'habitude de piailler. Un tragédien [faiseurde tragédies] dit toujours : j'écrirai demain... son cœur a beau lui dire : écris donc à ton ami ; vient un héros de Babylone, ou une piaillarde de princesse, qui prend tout le temps, volt. Lett. Cideville, 9 nov. <746.
PIAILLER (pi-â-llé, U mouillées, et non pi-â-yé), V. n. Il 1* Terme fîunilier. Se dit des petits oiseaux qui crient sans cesse. 11 y a deux temps dans l'année où ils [les moineaux] se rassemblent non pas pour voler fen troupe, mais pour se réunir et piailler tous ensemble, buff. Ois. t. vi, p. 2i8.||2° Par extension, criailler. Cet enfant ne fait que piailler. Il 3° Fig. Il se dit de toute personne qui criaille d'un ton aigre et par mauvaise humeur. Le marquis de Mascarille, qui piaille toujours, qui ricane toujours, qui parle toujoiir.?, l'abbE d'aubignac, cité dans VOLT. Comm. Corn. Sertorius, Préface. || Il se conjugue avec l'auxiliaire oroir.
— HIST. xii' s. Piailler, cotgravb.
— F.TYM. Génev. pùtler; wallon, pHé. On l'a tiré de pie. Schelcr regarde la syllabe pi comme une onomatopée. Toutefois on peut le rattacher au latin pipilare, gazouiller.
PIAILLERIE (i)i-â-lle-rie, U mouillées, et non pi-â-ye-ne), s. f. Terme familier. CriaiUerie perpétuelle et fatigante des petits oiseaux. Il 2° Par extension, criaillerie des enfants, des personnes.
— ETYM. Piaillrr.
PLAILLEUR, EUSE (pi-â-lleuT, lleû-z', U mouillées, et non pi-â-yeur),». m. et f. \\ i' Terme familier. Oiseau qui crie sans cesse. || Nom donné au vautour du BrésiL || 2° Par extension, celui, celle qui piaille souvent, qui criaille.
— HIST. XVI* s. Piailleur, oudin, Diet.
— ÉTYM. />totiI<!r; wallon, pllau.
PIAN (pi-an), ». m. Terme de médecine. Nom donné ™ Améri |Ue à une maladie chronique, caractérisée principalement par une éruption cutanée suivie de tubercules fongueux à surface granuleuse. Il La mère pian ou maman pian, tubercule plus gros que les autres, qui prend la forme d'un ulcère profond, .sans fongosités, d'où découle une matière sanieuse.
— ETYM. Angl. pian; espagn. pian, epian.
t PIANE-PIANE(pi-a-n'-pi-a-n').(oc adv. Loc»*tiau populaire. Tout doucement. Aller piaue-piaoe.
PU
— f.TTM. Voy. PIANO t. C'est de l'italien prononcé populairement avec l'accent jiisto.
t IMANEl.LE { pi-a-nè-r ) , s. m. Terme inusité. Pantoulle. Mais sans palin, ni pianelle, Elle avait huit grands pieds de haut, scarr. Yirg. u.
— RTYM. Ital. piandta.
f PIANINO (pi-a-ni-no), s. m. Piano vertical à cordes oliliiliies.
— f.i YM. Diminutif de piano.
t PIANISSIMO (pi-a-ni-ssi-mo), ftd». Terme de music|ue,(iui, écrit sur les morceaux (ordinairement en alircgé, CP), signifie que le passage doit être exécuté en adoucissant beaucoup le son. Après un tutti assez vigoureux, les premiers violons, morcelant le premier thème, en forment un jeu dialogué pianissimo avec les seconds violons, n. berlioz, À travers chants, p. 27. || Fig. D'abord un bruit léger [une calomnie], rasant le sol de la terre, comme l'hirondelle avant l'orage, pianissimo murmure et file et sème en courant le trait empoisonné, beaii- MARcn. Barb deScv. 11, «.
— f.TVM. liai, pianissimo, superlatif de ptono i . PIANISTK(pi-a-ni-st'), s. m. et f. Celui, celle
qui joue du piano. Un habile pianiste.
— hVrVM. Voy. PIANO-FORTE.
t. PIANO (pi-a-no), adv. || 1° Terme de musique, qu'on écrit en abrégé sous cette forme, P, et qui indique qu'il faut adoucir le son. {{ Se prend quelquefois substantivement, en parlant de l'expression d'un passage (sans s au pluriel, parce qu'il représente un aderbe italien). Les piano paraissent maigres et dénui's de son après les forte formidables de tout l'orche.-lre, fétis, /a i/iisiVyue, m, 20. Il 2° Se dit quelquefois dans le langage familier, pour doucement. Telle liouche le recueille [un bruit calomnieux], et piano, piano vous le glisse en l'oreille adroitement, beaumarcii. Barb. de Sév. 11, 8.
— ÉTYM. liai, adverbe piuno , doucement, et adjectif pi'ano , doux ; du lat. planus, uni (voy. plai.n) ; la douceur étant comparée à quelque chose d'uni.