PO M
de senteur envenimée, subil le visage luy enfla... iD. xxm. 10. La pomme de l'arlichau excède en bonté celle de la carde, iD. Bis. Les pommes d'amour, de merveille, et dorées, demandent commun terroir et traittement, comme aussi communément servent-elles à couvrir cabinets et tonnelles, 0. DE sivRRES, B6.1. Entendans parler en cest endroit des pommes vulgaires, laisserons les pommes de coin, les pommes de grenade, d'orange, de pin, et autres porlans ce titre, pour estre remarquées à leurs spéciales appelaiions, id. «85. Les noms suivans. comme les plus remarquables de ce siècle et en ces climals-ci, nous serviront de guide, la melle ou pomme-appie, ainsi ditle île C'.audJus Appius qui du Peloponese l'apporta à Rome, la roze, le courtpendu, la reinette, le blanc-tiureau, la passepomme, la pomme-de-paradis, la pomme-de-curtin, de rougelet, de rambure, de chastinier.... s'en trouvent.... des noires, comme la pomme de oaluau, noir en l'escorce, blanc en la chair.... Il y a peu de pommes d'esté, ne s'en recognoissant guère plus que de deux espèces, l'une est la petite pomme saint-jan, meure environ le commencement de juillet, l'autre est du mois d'aoust, dilte de griUot, m. 685. Le suc des pommes de chesne, non du tout meures, ID. 907. Ce grand capitaine se résolut à la fin de mordre à la pomme de ceste ligue, bbant. Pescayre. Proposa de se faire aimer par force et contre nature, par le moyen d'un philtre ou poison amatoire, qu'il composa en une pomme de Venus, appellée vulgairement pomme d'amours ou pomme folle, Alector, roman, p. 26, d.\ns LACi:8NB. Trois pommes rondes, d'or, à mectre senteurs, en chascune desquelles y a ung myrouei et ung caderan, db laboroe, Émaïue, p. 456.
— ÈTYM. Berry , poume ; picard , peime ; prov. pom, s. m. et poma, s. f. ; esp. et ital. pomo; du lat. pnmum, fruit à pépin ou à noyau.
f t. l'OMMË (po-mé),ï. m. Synonyme peu usité de cidre.
— HIST. xiv s. L'eimile leur donna du pain et du pommey, Girarl de Unss. v. sua».
— ÊTYM. Pnmme; prov. pomat.
t 2. POMMÉ (po-mé), s. m. Petite pièce de pâtisserie, composée de deux minces couches de pâte entre lesquelles se trouve un Ut de marmelade de pommes.
— ÈTY.M. Pomme.
ï. POMMÉ, ÉE (po-mé, mée), part, patsé de pommer. || 1° Fait en forme de pomme. Chou pommé. Laitue pommée. || 2° Fig et familièrement. Achevé, complet, toujours en mauvaise part. Une sottise pommt':e. Chamillart maria son autre frère à la fille de Guyet, qui était un .sot el un impertinent pommé, sT-siM. 70, (Bo. D'un Phrygien riche et bien emplumé, Mais de son temps le fou le plus pommé, J. B. Rouss. Àllég. i, b.
POMMEAU (po-mfl), s. m. || 1° Dans les épées et dans quelques sabres, h partie de la monture qui est au-dessus de la poignée, et sur laquelle e.st rivée la soie de la lame. Le pommeau de son épée lui servait de sceau el de cachet, balz. 7' dise, sur la cour. Il 2° Eminence qui est au milieu de l'arçon de devant d'une selle, el qui est de forme arrondie. Nous avons laissé Ragotin assis sur le pommeau d'une selle, fort empêché de sa contenance, et fort en peine de ce qui arriverait de lui, scarhon, Rom. com. I, 20.
— HIST. xii' s. Je commandai, el mustier fust mes trez [ma tente] Tenduz laienz et li pommiaus dorez, Raoul de C. Bt.|| xiii' s. Quiconques veut estre fesleres de viroles de heus [poignées] et de poumiaus, Liv. des met. <68. Alant cueilli en la gaudine Jehans d'une herbe la racine; Si l'a au pumel de s'espee Broiie et d'auwe destierapée, Bl. et Jeh. 3516. Il XV' s. Le suppliant d une faux ou daille frappa icellui Pierre environ le genoil près du pommel de la jambe |la rotule', nu cange, pomeliui. Ijxvi's. Deux sergens l'emmenèrent, lui donnant du pommeau de la dague dans le croupion pour le faire aller, d'aub. F/en. m, 6. Autres plusieurs [muscles] ne font qu'un tendon, comme les trois du pommeau [mollet] de la jambe, pare, i, h.
— ÊTYM. Pomm» ; Wallon, poumai ; prov. pomel ; ital. pomello.
POMMELÉ, ÉE (po-roe-lé, lée), part, passd de pommeler. || !• Couvert de nuages pelits et arrondis. Ciel pommelé. || Proverbe, lemp» pommelé et femme fardée ne sont pus de longue durée. || 3° Couvert de taches .blanches rapprochées. Et , tous les chevaux noirs n'ayant pas de grands airs, J'en eus do pommelés comme les ducs et pairs, bours. Fabl. d'Esope, IV, a. Il DénomiDation ajoutée aux dirertra nuauces
POM
de la robe grise, lorsqu'elles présentent des taches arrondies plus foncées que le reste de la robe : gris pommelé; gris clair pommelé. Cest un beau, gros, court, jeune vieillard, gris pommelé, beausiahch. Barbier de SéiiHe,i, 4.||3' S. m. Le pommelé. Les taches dont on a voulu moucheter son poitrail imitt'iit très-bien le pommelé du ciel, diderot, Salon de t76B, (Eut. t. xiii, p. 58. |{ Particularité 'les robes des chevaux.
— REM. L'Académie écrit tantdt gris-pommelé avec un trait d'union, et tantôt gris pommelé sans trait d'union.
POMMELER (SE) (po-me-lé. U syllabe mej double 1'/ quand la syllabe qui suit est muette : se pommelle; se pommellera), t). réfl. Kn parlant du ciel, se couvrir de petits nuages blancs et grisâtres arrondis. || En parlant des chevaux, se marquer de taches rondes, grises et blanches.
— HIST. xii' s. Les chevax [il] prist, qui furent pomelé, Bal. d'Ale.'^chans, v. 6817. || xni* s. Une autre manière de loups sont, qu'on apele cerviers, qui sont pomelé de noires taches, brun, latini, Trésor, p. 248. {{ xiv* s. Uns moult biai cevaus pumellés, j. de condé, t. u, p. i«4. || xvi' s Deux unicornes femelles, de poil griz pommelé, rab. Pant. IV, 2. Vous avez les tetins comme deux mont» de lait. Qui pommelenl ainsi qu'au printemps nouvelet Pommelenl deux boutons que leur chasse [châsse] environne, rons. (29.
— ÊTYM. Pomme : se couvrir de nuages, de taches en forme de boules, de pommes.
t POMMELIÈRE (po-me-liè-r'), s. f. Terme do vétérinaire. Phthisie pulmonaire dans l'espèce hovine.
— HIST. XV' s et se c'est beuf ou vache
vendu.... qui ait le fil ou la pommelée, bosses ou autres apostumes.... Ordo)in. déc. i487. Nul ne pourra vendre ne exposer en vente aucun beuf ou vache qui soient entechez de filz, pomellorie, empostume, ou autre maladie dangereuse, Ordonn juillet 1497.
— ÉTYM. Pomme, pommeUe, à cause que les tumeurs qui farcissent les poumons sont comparées à de petites pommes. On trouve aussi pennieliere, Ordonn. mai I4»5.
POMMELLE (po-mè-l'),*. f. || 1° Plaque en plomb percée de petits trous, qu'on met à l'embouchure d'un tuyau pour empêcher les ordures d'y pénétrer. Il 2° Instrument dont se servent les foiileurs et les apprêteurs de bas, pour tirer la laine des ouvrages de bonneterie, en les foulant et les apprêtant. Défenses aux maîtres dudit métier et aux fouleurs et apprêleiirs desdits ouvrages dé se servir de pommelles et cardes de fer pour les apprêter, appareiller et draper. Arrêt du cous. 30 mars )700. || 3° Outil à l'usage des corroyeurs pour faire venir le grain au cuir. Il 4° Petits coins de bois de chêne que les car riers mettent aux deux côlés des coins de fer pour faire partir la pierre. || 6° Terme de serrurier. Ev pèce de penlure qui se pose en hauteur.
— ÊTYM, Diminutif de pomme, ainsi dit à cause de la forme.
POMMEK (po-mé), V. n En parlant des choux et des laitues, se former en pomme. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir quand on veut marquer l'action : les choux ont pommé promptement; avec l'auxiliaire être quand on veut marquer l'état: les choux sont déjà pommés.
— HIST. xiV s. En decoursdoit l'en semer choux blans et pommés, Uénagier, ii, 2. || xvi' s. Des laictues pommées, parE, xx bis, s».
— ETYM. Pomme.
POMMERAIE (po-me-rê), s. f. Lieu planté de pommiers.
— HIST. XV' s. En mon vergier et en ma pommeroie, E DESCH. Poés. mss. f° 26.
— ETYM. Pommier. On trouve poumeroye dans le sens de lieu où l'on garde les pommes, et de marmelade do pomme.
POMMETTE (po-mè-f), ». f. || 1° Terme rural. Instrument qui sert à cueillir les pommes et les poire<. Il 2° Fruit de l'azèrolier, qui est une petite pomme. || 3° Par assimilation, ornement de bois ou de métal, en forme de pomme. ||4° Petits nœuds de lil faits à des poignets de chemises, de manchettes. i 6° Plaques creuses et rondes de fer, de cuivre ou d'argent, avec lesquelles on garnit le haut des crosses des pistolets. |{ 6° ferme de construction. Petit ouv.'Jge de serrurerie servant d'amortissement. Il 7° Partie proéminente que présente la face audessous de l'angle exierne de chaque œil, el qui esl formée par un os quadrilatère appelé os de la pommette ou 08 malaire. Il Rougeur des pommettes, si-
POM
pie de fièvre, et, par conséquenl aussi, de fièvre hectique.
— HiST. XV' 8. Quant j'oy (j'eusj mon aage pre- Bierain, Entre mes quinze et vingt quatre ans, Les pommettes avoie ou [au] sain, e. desch. Poésies mts. f° 33. Il XVI' s. La pommette ou os jugal, paré, nr, 8. Melon, pommette, quand l'uvée est tellement grosse et sortie, qu'elle représente, suspendue, une pommette, id. xv, b. La pommelle du nez, oudin, Dict.
— ÉTYM. Diminutif de pomme; prcvenç. pometo. t POMMErrÉ, ÉE (po-mè-té, tée), adj. Terme
de blason. Oiné de pommelles. S la lisce d'argent pommettée de gueules.
POMMIER (po-mié ; l'r ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : des po-mié-z en fleur), s. m. || 1" Arbre qui porte les pommes , pt/rus malus , L. rosacées pomacées. Il faut qu'avril jaloux brûle de ses gelées Le beau pommier, trop fier de ses Heurs étoilées. Neige odorante du printemps, v. Huoo, Orient. 3S. || %- Ustensile de terre ou de métal pour faire cuire les pommes. || 8' Chêne-pommier, chêne qui, au lieu de s'élever, prend la forme du pommier.
— HIST. XI* s. Ardent ces hanstes de frcsne et de pumer, Ch. de Roi. CLX-iixi. || xin' s. Toz jors siet la pome el pomier, lien. v. 21976. ||xiv' s. La famé.... Fbt Artau no père premier Mordre la pomme du pommier, j. db condé. t. m, p. 268. || xvr s. Les premiers espaliers ont esté faits de pommiers nains, dits de St Jan, o. de serres, 65B. Le pommier s'entera sur lu:-mesme, et aussi fort commodemenl sur le poirier, id. nss.
— ÊTVM. Pomme; provenç. pomer, pomier; ital. pomtero, pomier e.
t POMOLOGIE {po-iïi:>-l'>jie), 1. f. Science des fruits. Il Traité des fruits.
— P.TVM. fat. pomum, fruit, et Wyo?, traité.
t POMOLOGIOUK (po-mo-lo-ji-k'), adj. Qui appartient à la (lomologie.
tPOMOLOGCE (po-mo-lo-gh'), t. m. Ai. leur d'une pomologie.
t POMONE {po-mo-n'), s. f. || 1° Terme du 1 olythéisme latin. La déesse des fruits (avec une majuscule). Chanter Flore, les chami'S, Pomono, les vergers, boii.. Arl p. 11 || 2° La pomone, l'ensf inb e des arbres fruitiers d'un pays (avec une minuscule). La flore et la pomone française». || 8° Term9 d'astronomie. Planète télescopique découverte en (864 (avec une majuscule'.
— HIST. XVI' s. Deux belles fleur».... qu<. l'on donne Pour sacrifice à la nymphe Pomonne, hons. Chant post. Kdogue, m.
— f.TVM. Ut. Pomona, de pomtim, fruit.
t POMPA DOl'R (pon pa-do>ir) , adj. || »' X la mode sous Mme de Pompadour, à la m ide du xviii' siècle. Cela e«t pompadour. || Coslun r. pompadour, costume de femme avec poudre, iianiers, fleurs, dentelles et rubans à profusion. || R< bes à la pompadour, négligés coquets que la marquise de Pompadour avait inventes. || ËloR'es pou padour, celles sur lesquelles il y a des bouquets de (lusieurs couleurs dans lesquelles, généralement, le bleu et le rose dominent. Il y en a aussi à rai» ) ayant des bouquets jetés sur les raies. || 2° Se dit des objets d'art qui datent du règne de Louis XV et de la marjuise de Pompadour; ils affectent particulièrement des formes contournées et de< coule irs fraîches et tranchantes. Cet appartement est c né dans le goût pompadour. || 8° Op a quelquefois imployé en littérature pompadour, pour désigner k ne certaine manière d'écrire comparée au goût pompadour en fait d'habillement et d'ameul lemcnt. Il 4' .S. f. Pompadour, sorte de poule, voy podle.
— SVfi. poiipy .ouB, Rococo. Ces deux mis '«ans le langage des artistes signifie ce qui est )as.sé de modo, ou ce qui était i la mode sous Uuis XV; mais pom"{«dour avec ine idée de louanfe, et rococo avec une idée^e olâme.
— ETYM. Pompadour >tait une aeignewie dans le Limousin : A mac- Pompadour, dans lo Vpartement de la Corrèze.
t POMPADOUnA (pon-pa-dou-ra), ». m. Nom vulgaire du calycanthut flnridut , dit aussi arbre aux anémones.
\. PO.MPE (pon-p'), t. (. Il l'Appareil magnifique et somptueux. Klle [la paix| met les pompes aux villes, Donne aux chamjis les moissons fertiles.... MALH. m, 2. .«eigneur, ne donnez point de prétexta à César Pour attacher l'Egypte au» pompes de son char, CORN. Pnmp. 11, 4. Est-il [le roi] environné de ces pompes cruelles Dont i Home éclataient le» ricloircs nouvelles? lo. Victoires du roi, en m«7. Od épousa Kéderic en [avec] grand'pomp* , la
POM
PONT. Faucon. Sophocle enfin, donnant l'essor à son génie, .Accrut encor la pompe, aujimenta l'harmonie, BOiL. Art p. III. La pompe de ces lieux, le le vois bien, Arsace, est nouvelle à tes yeux, R*c. Bérén. i, 1. Lève-toi, m'a-t-il dit, prends ton chemin vers Suse; Là tu verras d'Eslher la pompe et les honneurs, id. F.slh. i, 2. On amena deux carrosses qu'on appelait de la pompe, qui servaient à Bontemps et à divers usages, st-sim. (4, 162. Jésus-Christ n'aurait défendu le faste, les pompes, les plaisirs, qu'aux pauvres et aux malheureux! MASS. Carême, Aumône. J'aime la pompe du spectacle; mais j'aime mieux un vers passionné, VOLT, l.ell. d'Argenlal, 29janT. )740. La pompe et la grandeur des anciens rois de l'Asie n'approchaient pas de l'éclat de ce voyage [Louis XIV visitant la Flandre] ; trente mille hommes précédèrent ou suivirent sa marche, id. Louis IIV, )0. || Fig. Et parer le couchant des pompes de l'aurore, delille. Farad, perdu, IV. Ijî' Pompe funèbre, tout l'appareil d'un enterrement. Le moyen de ne vous pas parler de la plus belle, de la plus magnifique et de la plus triomphante pompe funèbre qui ait jamais été faite depuis qu'il y a des mortels, c'est celle de feu M. le Prince et de tout ce qu'il a été, sév. «0 mars 1687. Il 8° Fig. En parlant du langage, du style, éclat et faste. La pompe des paroles. Ces puissants secours.... qu'avec tant de pompe à vos yeux elle étalp, COBN. A'i'com. iv, 2. Telle, aimable en son air, mais humble dans son style, Doit éclater sans pompe une élégante idylle, boil. Art p. 11. M. de lîuffon surtout, ayant à peindre les merveilles de la nature, était plus autorisé à déployer, dans son ouvrage, toute la pompe de son style et toute la richesse de son imagination, delille. Trois règnes, Oise, pré.lim. \\ i° Terme de la chaire. Les pompes du siècle, les vanités brillantes du monde. Voilà les enseignements que Dieu donne aux rois; ainsi fait-il voir au monde le néant de ses pompes et de ses grandeurs, noss. Reine d'Anglet. Pour renoncer au monde et à ses pompes, mass. Prof. rel. 3. Il On dit de même : renoncer i Satan, à ses pompes et à ses œuvres.
— HIST. xiii* s. Pompes et bobans d'abillemens, nu CANOË, pompa. || xiv' s. Il donne grans disners comme noces, où il fait mettre pompe, ou telx précieux paremens, obesme, Eth. 14 7. |{ xvs. Les femmes laissèrent leurs cornes et leurs queues, et grant foison de leurs pompes. Journal de Paris, sous CharlesVI et ¥11, p. tiO, dans lacurne. ||xvi' s. Car tout armé en pompe très gentille, [le roi] Vint jusqu'au Boch, où il flst .son cnliée, J. marot, v, 26. L'orgueil et la fierté de tant de pompes estrangieres, >IONT. I, )7(.
— RTYM. Provenç. et ital. pompa; du lat pompa, pompe, proprement tout convoi, longue file; du grec ito|nr)i, marclie pompeuse, proprement convoi, de m|j.ittiv, envoyer.
2. POMPE (pon-p'), J. /■. Il 1° Machinepour élever l'eau, qui est composée essentiellement d'un cylindre dit corps de pompe, d'un piston qui joue à frottement dans le cylindre, et de deux soupapes qui s'ouvrent et se ferment alternativement par le mouvement du piston. || Pompe aspirante, celle dont le corps de pompe est élevé sur un tube qui plonge dans le liquide, et <lans laïuelle le point de réunion de ces deux parties est, ainsi que le piston, muni d'une soupape s'ouvrant de bas en haut II Pompe foulante, celle dont le corps de pompe plonge dans le liquide et dans la(|uelle lo tube, situé latéralement, a son entrée dans le corps de pompe fermée par une soupape s'ouvrant de dedans en dehors. || Pompe mixte, celle qui est en partie aspirante et en partie foulante. || 2' Pompe à incendie, pompe aspirante et foulante, garnie d'un long boyau de cuir, au moyen <luquol on dirige l'eau sur le point menacé. Le» première» pompes à incendie furent étiblies en France en t70B. Il Terme de marine. Instrument dont la fonction est d'épuiser l'eau qui s'introduit dan» la cale d'un navire. || 8' Pompe à feu, nom primitif de la machine à vapeur, macliinp pour élever l'eau et la distribuer dans les différents quartiers d'une ville. On emploie quebiuefois, pour metlie les pompes en jeu, l'eau réduite en vapeur par l'aclion du fou, et c'e»t ce qu'on appelle pompes à feu, qui sont de» machines hydrauliques, bbisson, Tratié de phyt. t. i, p. ».^n. Il 4' Pompe pneumatique, syiii.nymc peu usité de machine pneumatique. || 6' Pompe à corde, machine qui élève l'eau par la rotation d'une corde. || Pompe à cahare, pompe à chapelet destiné* à enlever ce qui sort de la cuve-maiière, dans le* braneriei. Il •> Pompe de cellier, tube de métal
POM
i2or
pour goûler [1 vin d'un tonneau. || 7' Pompe d'appel, fourneau ou poêle dans lequel on met du fei pour établir le courant d'air dans un gros poêle de construction qu'on veut chauffer. || 8° Partie de/ tuyaux de cuivre dont se composent le trombone, le cor, la trompette, qui peut s'allonger et se raccourcir à volonté, pour baisser ou hausser le ton de l'instrument. || Se dit aussi d'une petite embolture de métal, qui sert au même objet, dan» la flûte, la clarinette et le basson. || 9" Couteau i pompe, couteau dont le ressort est fendu pour lo};er une bascule. Il Canif à pompe, canif dont la lame rent.re et se renferme dans le manche. || 10' Terme d'oiselier. Espace d'auget qui a une ouverture au milieu pour passer la tête de l'oiseau.
— HIST. XV' s. Sus I compagnons, tirons La pompe el h vidons; Ne perdons point courage, basselin, XIII. Il XVI' s. Je voudrois bien qu'un dieu le plu» grand de la troupe De ceux qui sont au ciel, espuisast d'une poupe Toute l'eau de la mer : lor» à pi'd sec j'irois, bons. 926.
— ÉTYM. Angl. pump; boiL pomp; ail. P«mp. Origine incertaine. Ménage le lire de ito|im^, action d'envoyer.
t 3. POMPB (pon-p'), ». f. Travail à la pompe, nom donné, chez les tailleurs, au travail dns ouvriers qui font les retouches.
POMPÉ, ÉE (pon-pé, pée),par<. po»t(?de pomper. Puisé avec une pompe. L'eau pompée dans la citerne.
t POMPÉIEN, lENNE (pon-pé-iin, iè-n'), o<y. Qui appartient à Pompée. Le parti pompéien. ]| S. m. Partisan de Pompée. Les pompéiens.
t POMPÊIES (pom pè-ye), adj Genre pompéits, terme de peinture ou d'ornementation.
— ÉTYM. La ville de Pompéies près Naples, od l'on a trouvé des peintures murales dans quelques appartements.
PO.MPER (pon-pé), V. a. || 1° Puiser a»ec une pompe. Pomper de l'eau. || Il se dit aussi de l'acliou de la machine pneumatique sur l'air. Lorsqu'on a appliqué un verre à la machine du vide et qu'on en a pompé l'air grossier, autant qu'il se peut, maleiih. Rech. fer. Éclaire, sur la lum. t. iv, p. .191, dans POLiOENS. Il Fig. Je ne pus m'accoutumer aux grands airs du maréchal de Villeroy; je trouvais qu'il pompait l'air de partout où il élalt, st-sim. H4, 25B. Il 2' Attirer, comme fait la pompe. L'iMéphant pnmpe l'eau avec sa trompp. || 3° Par extension, attirer un liquide par quelque propriété physique. Le soleil pompe les eaux de la mer. Le soleil pénètre la terre. Et pomjie jusque dans ses flanc» Les esprits, les germes brillants Dont va se former
le tonnerre, BEHNi.-î, Çi(a(re»n«». Print le rayon
du soir qui pompe les orages Sur le vallon plu» sombre abaissait les nuages, lamabt. Joc. m, 92. Il Pomper l'humidité, se dit de certaine» matière», de certains corps qui attirent l'humidité el s'en imprègnent. Vous êtes allé au serein, votre habit a pompé l'humidité. || Fig. Attirer à soi des chose» comparées à un liquide. Il .semble que le bon Dieu, pour morfondre la polilii|ue, a envoyé la disette sur la terre.... et, par surcroît de malheur, l'Espagne nous pompe encore des blés, gauani, l.ett. t. Il, p. 502. Il 4' Fig. Pomper queli|u'un, essayer de tirer de lui ses secrets, des informations, ce qu'U sait. Je demandai à Beauvillier s'il ne savait rian, je le tournai, moins pour le pomper, car je n'en avais pas besoin avec lui, que pour lui faire honte de son Ignorance, ST-sm. sa), 2.18. M. de Saint- Contesl le fils a été chargé de l'histoire universelle très-moderne i commencer à la paix de Hiswick; notre dessein était qu'il pompât M. son père sur mille anecdote» qu'il sait et >|u'il dot savoir, d'aroknson, Hém. t. 1, p. 9». ||6' V. n. Faire agir la pompe. Le navire fait eau, il faut pomper. || Fig. et populairement. Boire copieusement.
— f.TYM. Pompe 2.
tPOMPKUlR (pon-pe-ri«), ». f. Pahrication de» pompes ; SOS produits.
— Rtvm Pom]mr t.
t POMPETTE (pon-pèf), adj. Terme populaire. Pris de vin. Il est un peu pompette. || Ncï de pompette, nex d'ivrogne.
— ÊTYH. fompt 2 : uue p«>tito pompe qui absorbe li< liquide.
POMPEUSEMENT (pon-peû - ze- man ) , adv. Il 1* Avec pompe. Le» grands, poun'afl'ermir acIiQtant les suIVrage», Tiennent pompeusement leur;< maître» à leur» gage», o)rn. Ciniu», 11, <. I.a reine de Suède a été pompeusement reçue à Rome p.ir le pape et les cardinaui, oui patin, /.fil. I. 11, p ^^'*. C'était pcudanl l'horreur d'uue profonde nuit: Ma
POM
mère Jézabel devant moi s'est montrée, Comme »u jour de sa mort pompeusement paréo, bac. Ath. ii, ». Roulant pompeusement ses flot'? majestueux, dr- LILLF, Convers. i.||2" En ternies qui ont de la pompe. Il vient de vous prendre un enthousiasme qui vous a fait expliquer les chn<;es si pompeusement que je ne crois pas les avoir entendues, fon- TKM. les Mondes, i" soir. || Déclamer pompeusement, prendre un ton d'apparat et de grandeur. Que] supplice que celui d'entendre déclamer pompeusement un froid discours! la brut. i.
— HiST. XV* s. Le Soudan qui estoit assis pompeulement en une liaule galerie, monstrel. u, ï9.
— Rtym. Pompeiixe, et le suffixe >nent. POMPKUX, El'SEXpon-peû, peû-z') , adj. || 1° Qui
t de 1.1 pompe. Ont-ils [les rois] perdu l'esprif, ce n'est plus que poussière Que cette majesté si pom-' pense et si fiére, malh. i, 3. Enfin ce jour pompeux, cet heureux jour nous luit, corn. Ilodog. i, I. Le pompeux appareil qui suit ici vos pas, rac. Andr. I, I. Je vois l'ordre pimpeux de ses cérémonies (de Jéhovah], m. Alh. ii, 7. || Il se dit aussi des personne» ou des objets personnifié.». On le verra bientôt, pompeux en cette ville, Marcher encor chargé des dépouilles d'autrui, boil. Sat. i. Soudain, de monts en monts s'élançant vers les cieux, Le pompeux Saint-Gothard apparaît à mes yeux, de- ULLE, Passage du Saint-Gnihard. || ï° Par analogie, qui a le caractère de la pompe et de la magnificence. Titres vains et pompeux. L'orgueil de la vie, qui dans les hommes du monde en fait tout le soutien, nous impose par de pompeuses vanités, Boss. Méd. sur l'Év. la Cène, 90" jour. Si elle avait été plus fortunée, son histoire serait plus pompeuse, Jd. Reine d'Anglel. || 3° Fig. Qui est exprimé en termes pleins de pompe. Pour le style, il est plus élevé en ce poème qu'en aucun des miens, et ce «ut sans contredit les vers les plus pompeux que j'aie faits; la gloire n'en est pas tout à moi, j'ai traduit de Lucain tout ce que j'y ai trouvé de propre à mon sujet, cohn. Pomp. £jrom. Le prince de Condé ne sait ce que c'est que de prononcer de ces pompeuses sentences, et, dans la moit comme dans la vie, la vérité fit toujours toute sa grandeur, boss. Louis dt Bourbon. Le siècle fortuné Oui, rendu plus fameux partes illustres veilles, Vit naître sous ta main ces pompeuses merveilles, boil. Ép. vu, à Racihe. \\ Qai s'exprime en termes pleins de pompe. Soyez riche et pompeux dans vos descriptions, BOIL. Art p. III. La tragédie, qui est naturellement pompeuse et magnifique, id. Longin , Sublim», chap. 2. Il Des éloges pompeux, de très-grands éloges. La patrie de Minos, dont l'archevêque Fénelon lait un si pompeux éloge dans son Télémaqiie, VOLT. Dict. phil. Ventres paresseux. || Pompeux galimatias, amas de grands mots, de belles paroles qui ne signifient rien. || Pompeux solécisme, pompeux barbarisme, locution qui paraît brillante, mais qui pèche contre la grammaire, contre U langue. Mon esprit n'admet point un pompeux barbarisme. Ni d'un vers ampoulé l'orgueilleux solécisme . boil. Art p. 1. Il S. m. Le pompeux, le caractère pompeux du style. Il est des gens de qui l'esprit guin<lé, Sous un front jamais déridé. Ne soufTre, n'approuve et n'estime Que le pompeux et le sublime, per- «AULT, Peau d'dne, Préambule.
— HIST. XIV» s. Hommes pompeus et en faiz et en diz, ORESME, Thèse de meunier. ||xv' s. Et estoit fort pompeux en habillemens et en toutes autres choses, coMH. V, ». Il XVI' s. Tant fut pompeux en ses armes le roy. Qu'on lui donnoit immortelles louenges, j. iiarot, v, 97. Lors Jupiter pompeux de majesté.... rons. 6»5.
— P.TY.M. Lat. pomposus, de pompo, pompe i .
t HOMI'IIOLIX ou POMPIIOLYX (pon-fo-lilts'), ». m. Il 1° L'oxyde de zinc par sublimation. ||2°Terme de médecine. Ëruption huileuse semblable au pemphigus.
— HlST. XVI* s. Le pomphulyx lavé en sucderaorelle ou plantain profile bien auKÈancres ulcérés,
t'.Ki, V, Î9.
— RTYM. no(np6Xut.
r POMPIKR (pon-pié; l'r ne se lie jamais : au pluriel, Vt se lie : despom-pié-z actifs),*, m. || 1° Celui qui fait des pompes. || »• Nom qu'on donne à chaque homme d'un corps spécialement chargé de porter des secours dans les incendies et de faire igir les pompes. En t«74,il n'y avait pas encore de pompier», et les capucins en faisaient l'office avec un zèle el unî charil>.' admirables, dans sBv. ao av. ««7«, Soie de l'éd. rSonier. || On les nomme aussi : •tpeuri-pompiers. || »• Populairement Fort buveur.
— tint. Pompe ».
PON
t î. POMPreR (pon-pié), i. m. Nom, chez les tailleurs, des ouvriers qui font des retouches.
— ÉTYM. Pompe 3.
t POMPILE (pon-pi-l'), i. m. || 1* Genre d'insectes hyménoptères, delà famille dès enfou'sseurs. [j 2° Poisson du genre des coryphènes, qu'on nomme aussi lampuge.
t POMPOLÉON (pon-po-lé-on), ». m. Variété du bigaradier.
POMPON (pon-pon), ». m. || i* Toute espèce d'ornement de peu de valeur que les femmes ajoutent à leur ajustement. Ne croyez pas qu'il n'y ait que la France où l'on puisse vivre; c'est un pays fait pour les jeunes femmes et les voluptueux, c'est le pays des madrigaux et des ponipons.... volt. iett. Cidrinlle, I8 fév. I737. Son esprit [de Mme du Ch.ilelet] est très-philosophe; Et son coeur aime les pompons, ID. Lett. en rers et en prose, 30. Ses manchettes et son tour de gorge étaient bordées d'ufi fil de soie garni de pompons couleur de rose; cela me parut animer fort une belle peau, J. J. rouss. Conf. VII. Aux productions de l'esprit se joignaient encore celles de l'industrie : des pompons et des modes accompagnaient nos meilleurs livres chez l'étranger, parce qu'on voulait être partout raisonnable et frivole comme en France, rivarol, Dict. Universalité de la langue franc, p. (7. ||Fig. Ce dangereux et beau talent [des vers] Est pour vous un simple ornement. Un pompon de plus à votre *ge, volt. Ép. Lxxxiv. Il Avoir le pompon, être au premier rang. {| 2° Ornement de laine que les soldats portent à leur shako. || 3" Rose pompon, très-petite rose.
— HIST. xiv* s. Coordes [courges] et pompons, llénagier, t. ii, p. 273. || xvi* s. Melons et pompons, liaison rustique, u, 39.
— ÊTYM. 11 J a lieu d'hésiter entre deux origines: ou bien l'on pensera que le pompon a été ainsi dit par assimilation à quelque courge {pompon en ce sens vient du latin p«po) ; ou bien qu'il est dérivé de pompe i : ce qui donne de la pompe, de la magnificence. Et de fait on trouve dans un texte du XV' siècle pompete, ornement d'habit : La pompete de son pourpoint, du cange, pompeta.
POMPONNÉ, ÉE (pon-po-né, née), part, passé de pomponner. Paré de pompons. || Fig. On y trouve quelques petites phrases pomponnées, m"* d'épinat, Mém. t. m, p. 3«(i, dans pougens. Je permets qu'aux boudoirs, sur les genoux des belles. Quand ses vers pomponnés enchantent les ruelles, Un élégant abbé rougisse un peu de nous, rivarol, dans la harpe, Corre.ip. t. iv, p. 4, dans pougens.
POMPONNER (pon-po-né), t). n. || 1* Orner de pompons; et, dans un sens plus étendu, parer une personne, lui faire sa toilette. Pomponner une mariée. Il Fig. Pomponner son style, y mettre de la recherche, des ornements affeclés. || 2° Se pomponner, ». réfl. Se parer avec recherche et coi|uetterie. Assaisonner tous ces riens d'un ton de volupté ou de galanterie, se pomponner, se regarder dans des miroirs, cahmontelle, Prov. Sntr'actits , t. iv, p. XIX, dans pol'oens.
— ÉTYM. Pompon; gén. se pouponrer.
PONANT (ponan), s. m. || 1° L'occident (avec
une minuscule). Lui [l'homme] que jusqu'au ponant. Depuis où le soleil vient dessus l'hémisphère, Ton absolu pouvoir a fait son lieutenant, malh. i, i. i; 2° Dans nos poris de France sur la Méditerranée , le ponant, nom donné au vent d'ouest. Le ponant est opposé au levant ou vent d'est. || 8° Terme de marine. L'Océan par opposition i la Méditerranée (avec un P majuscule). Pendant qu'il était à Kome, il mit en ordre les observations qu'il venait de faire sur les côtes de Ponant, et en composa huit cartes particulières, font. Chaiellet. Pontcbartrain avait fait faire à son fils une grande tournée par les ports du Levant et du Ponant, st-sim. 44, l.
— HIST. XV s. Vers le ponant, comm. iv, 6.
— f.TYH. Pruvenç. ponent; espagn. pont'enJe; ital. ponent«, couchant, de pmier *\, se coucher; du latin ponere, mettre (voy. poniirb).
t PONANTAI.S (po-nan-té) ou PONANTIN (ponan-tin), t. m. Terme de marine. Nom que les marins de la Méditerranée donnent aux marins de l'Océan.
— ETYM. Ponant.
t PONÇAGB (pon-sa-j'), ». m. Action de poncer.
1. P0Ni:E (pons"). Il f S. f. Pierre volcanique légère et spongieuse. On emploie la ponce pour préparer beaucoup de corps au poli, al. bhongniaht, Jfin^r. t. I, p. 336, dans pougkns. || 2° Adj. Pierre ponce. Les pierres ponces les plus légères et de la meilleure qualité sout si abondantes à l'Ile de Li-
PON
pari, que plusieurs navires viennent chaque ann*»i en faire leur approvisionnement pour les transporter dans difTérentes parties de l'Europe, bupf. Uin.
t. VIII, p. MO.
— REM. Chaulieu a (À Courtin el à Voltaire) dit pierre de ponce : Et puis, messieurs les beaux esprits, Qui veut vous faire une réponse. Plus d'une fois sur ses écrits Doit passer la pierre de ponce. Voltaire, Pue. xv, note h : « Dit-on pierre ponce ou de ponce? c'est une grande question. » On ne dit plus aujourd'hui que pierre ponce.
— HIST. xiv s. Ou qui par une eslingue [frondej cuidejetter une ponce legiere et molle, et il jette une pierre et blesse son compaignon, oresmr, Eth. 62.
— ÉTYM. Espagn. pômex; iial. pumice; du latin pumicem.
2 PONCE (pon-s'), ». f. ||1' Petit sac rempli de charbon pilé, si l'on veut poncer sur une surface blanche, et de craie en poudre ou de plâtre fin, si l'on veut poncer sur une surface noire. || 2" Terme de fabrique. Sorte d'encre avec laquelle on marque le bout des pièces de toile.
— ÉTYM. Dit ainsi parce qu'on a comparé le frot' tement de ce petit sac à celui de la pierre ponce.
■j- 3. PONCE (pon-s'), ». m. Renvoyer de Ponce i Pilate (voy. pilate).
1 . PONCÉ, ÊE (pon-sé, sée) , part, passé de poncer I. Frotté avec la pierre ponce. Argenterie poncée.
2. PONCÉ, ÉE (pon-sé, sée) , part, passé de poncer 2. Marqué avec la ponce. Papier poncé.