‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 351 sur 389 · RONSARD · texte numérisé non relu

RONSARD

— ÊT'YM. Lat. fictif, punxeellus, diminutif de puniceut, rouge, de punicus, rouge, proprement phénicien, à cause de la pourpre fabriquée par les Phéniciens; norm. ponchet; Berry, panciau.

i . PONCER (pon-sé. Le e prend une cédille devant a et 0 : ponçant, pondons), e. a. Polir, rendre uni avec la pierre ponce. Les orfèvres poncent la vaisselle d'argent pour la rendre maie.

— HIST. xiii*3. Quant vrai religieux en son cloistre s'enfonce. Monde el mondaine vie par veu si de soi tronce. Que, s'il en i remalnt le pois de demie once, Sa vie est périlleuse, s'il ne la ret [rase] ou ponce, J. DR MEUNG, Test. 7.J2. ||xiv' S. Et livre poiiciet rcscrit |ct libri pumice planati rescriberentur|, DU GANGE, pumex.

— ÊTYM. Lat pumicari, de pumicem (voy.

ponce t).

2. PONCER (pon-sé. Le e prend une cédille devant a et 0 : ponçant, ponçons),», a. Passer la ponce sur un dessin dont on a piqué le trait avec une aiguille, pour contretirer ce dessin sur du papier, sur de la toile, etc. || Régler du papier avec la ponce. |{ Terme de manufacture. Poncer une toile, la marquer à l'un des bouts avec une sorte d'encre.

— ÊTYM. Ponu a.

[ PONCETTE (pon-sè-f) , ». {. Petit sachet plein de charbon que l'on emploie avec le ponci».

— ÊTYM. Ponc« a.

t PO.VCEUR (pon-seur), ». m. Celui qui ponce.

— ÉTYM. Poncer «.

f PO.N'CEUX, EOSE (pon-seû, seû-z'), adj. Terme de minéralogie. Qui consiste en pierre ponce, qui en est formé, qui en a la structure. D'immenses lits de cendres ponceuses, rahond , Instit. ilém, scienc. <8U, I8i4 et )8I6, p. I3.

— ÉTYM. Pome 1.

t PONCHE, voy. PUNCH.

t PONCIF (pon-sif), ». m. Ijl* Papier ou cartoa

PON

PON

PON

tor lequel un oessin quelconque est découpé ou piqué, lie manière à pouvoir le reproduire à l'infini moyennant la ponce'te contenant de la poudre de charbon de bois. {| 2" Fig. et familièrement. Formule de style, de sentiment, d'idée ou d'image qui, fanée par l'abus, court les rues avec un faux air hardi et coquet.

— ÊTYM. Altération vulgaire de pnncii.

tPONCmAOE(pon-si-ra-d'), ». f. Mrlisse cultivée. PON'CIRE (pon-si-r') s. w. Variété du citronnier

de Médie (auranliacées),et son fruit dtaU on fait la confiture appelée écorce de citron. La reine affecta de ne jtonnerqu'à M"* la princesse sa mi;re, à M. le Prince et à moi des poncires d'Espagne qu'on lui avait apportés, rf.tz, il, <B7. || Petit poncire, autre variété de la même espèce, aussi bien que le fruit ''e cette variété.

— REM. Bernis a écrit poncir : Orange douce et parfumée, Limons etponcirs fastueux.... Quatre sais. Automne.

— HiST. XVI* s. Elle [la reine Jeanne d'Albret] vint de S. Anthoine pour se rafraîchir chez Zamet, où aiant mang^ d'un poncire, comme quelquesuns veulent, et les autres d'une salade, elle.... n'AUB. Hi.'it. III, 403. L'on en remarque quatre espèces, nommées orangers, cifoniers, limoniers et Il menés, celles-ci aussi dites ponciles.... la branche du poncile s'enracine facilement, 0. db serbes, 7u8.

— ÉTYM. Espagn. ponci/, ponct, poncidre. Saumaise et, après lui, Ménage le tirent de pomum cereum, fruitde cire. Scheler le tire de pomum citrus, fruit citron; la forme espagnole poncidre paraît lui donner raison.

PONCIS (pon-sl), s. m. \\ 1° Des.sin qui a été piqué, et sur lequel on passe le petit sachet appelé ponce. Il i' Se dit du modèle piqué dont on se sert avec la ponce ou poncette , pour marquer des dessins sur la faïence. H 3° Terme de maître à écrire. Papier coupé avec le canif et à la règle, avec lequel on ponce le papier sur lequel on veut écrire, pour aller droit. Il 4- Fig. Terme de beaux-arts. Se dit de tous les dessins dans lesquels on remarque un certain type convenu, un calque ou une copie très-marquée, une routine dont lartiste ne sort pas. Tout cela sent le poncis. Cela est bien poncis. || On dit aussi, par corruption, poncif.

— ÊTYM. Ponce 2.

PONCTION (pon-ksion ; en vers, de trois syllabes), (. f. I| 1° ferme de chirurgie Opération par laquelle on ouvre une cavité naturelle ou accidentelle pour en évacuer un liquide qui y est épanche ou accumulé. Une ponction dans un abcès. Une ponction exploratrice. La ponction de la vessie. || 2" Particulièrement, la paracentèse. On a vu Pierre le Grand, dans un besoin, faire la ponction à un hydropique, VOLT. Charles XII, i.

— HIST. XVI" s. Mesme il faut que ceste cogitation intervienne parmi les ponctions de douleur, et larmes, et gemissemens, calv. Instil. B66. La première incoiimodité advient faute de bien administrer la punction, à sçavoir quand on laisse escouler l'eau toute à la fois, parB, vi, <ï. Douleur provenante de ponction ou d'un nerf ou d'un tendon, m. vu, h.

— ÉTYM. Prov.pwnccio, puncto; espagn. puncton; ital. puniinne ; du lat, punclionem, de pungere, oiquer (voy. poindre).

t PONCTIONNER (pon-ksio-né) , v. a. Terme de chirurgie. Opérer la ponction.

t PONCTIONNEUR ([lon-ksio-neur),*. m. Terme de chirurgie. Instrument en fer de lance qui sert à faire l'ouverture étroite de la peau par laquelle on introduit le ténotome dans les sections sous-cutanées.

t PONCTUAGE (pon-ktu-a-j'), s. m. Défaut de l'enJu t vitreux d'une poterie.

— ÊTYM. l'onctuer.

PONCTUALITÉ (pon-ktu-a-!i-té), ». f. Qualité de celui qui est ponctuel. Vous me mandez avoir vu les dessin» que j'avais envoyés à M. Kemy pour finir la dixième travée de la galerie [du Louvre]; par icelle même [lettre] vous me témoignez d'avoir en gré cette mienne ponctualité, poussin, Lett. H déc. I6«:). Amasa n'avait pas compris que loUéis- »ance consiste dans la ponctualitp, l'Oss. Politiiiue, VI, 1, 3. Il se promène avec des femmes à la plaine ou au cours, et il est d'une ponctualité religieuse sur ses visites, la biiot. vu

— ÊTYM Ponctuel.

PO^crUAT^ON (pon-ktu-a-slon-, en ver», de cinq «yllabes) ». f || !• Art de distinguer par des signe» r çus les phrases entre elles, les >en» partiels (pii constituent ces phrases, et les difîérents degrés de subordination qui conviennent à chacun de ces •ens. Les signes de la poQCtuatioo. Uettre la pono

DICT. DE I.A I.AX.VK FKANCAISK.

tuation. Mettant dans sa lecture cette espèce de ponctuation délicate qui fait sentir les différents genres de mérite par des inflexions aussi fines que variées, d'alemb Éloges, Lamotte. || i' Manière de ponctuer. Une ponctuation vicieuse. Rectifier la ponctuation d'un passage. || 8° Points qui suppléent les voyelles dans quelques langues orientales. La ponctuation hébraïque. || 4* Terme de musique. Art de ponctuer. || B* Terme de botanique. Ponctuations des vaisseaux, enfoncements que l'on remarquai ta surface extérieure de certains de ces organes.

— HIST. xvi* s. Si toutes les langues généralement ont leur différence» en parler et escriture, toutesfois nonobstant cela elles n'ont qu'une ponctuation seulement, et ne trouveras qu'ea icoUe les Grecs, Utins, François ou Hespaignols soient différents, ET. dolet, dans livet, la Gramm. franc, p. *t*.

— ÊTYM. Ponctuer.

PONCTUÉ, ÉE (pon-ktu-é, ée) , part, passé de ponctuer. || 1° Marqué des signes de la ponctuation. Une même phrase, ponctuée de diverses manières, peut avoir un sens tout à fait différent. Il Ligne ponctuée, ligne, trait formé d'une suite de points. Il 2" Terme d'histoire naturelle. Marqué de points, de taches. Lézard ponctué. Plante ponctuée. Les calcédoines «ont quelquefois ondées ou ponctuées de rouge ou d'orangé, et se rapprochent par là des cornalines et des sardoines, bufp. Jftn. t. vi, p. SU. Il 3" Terme de botanique. Vaisseaux ponctués, tubes cylindriques des végétaux présentant, à leur surface, de petits enfoncements entourés ou non d'une sorte de bourrelet.

PONCTUEL, ELLE (pon-ktu-èl, W), adlj. Qui fait i point nommé ce (lu'il doit. Le moins ponctuel en toutes choses, si ce n'est en amitié, scab». Lett. Œuv. t. i. p. 25», dans pouoens. Pour ce qui est de vous écrire, soyez assurée que je n'y manque point deux fois la semaine; et, si l'on pouvait doubler, j'y serais tout aussi ponctuelle; mais ponctuelle par le plaisir que j'y prends, et non point par l'avoir promis, SÉv. iM. Puisque vous avez été si ponctuel à me mander ses sentiments [de Servien], iD. à Ménage, t. i, p. 423, éd. Régnier. Vous êtes trèsponctuel à vos promesses, id. à d'Herigoyen, » nov. )68«. Il En parlant des choses. Je parle de cette ponctuelle et scrupuleuse justice qui ne veut point remédier aux crimes qui se forment, parce que ce ne sont pas des crimes formés, balz. le Prince, ch. 47. Vous conteniez ma curiosité sur tout ce que je souhaitais, et j'admire votre soin à me faire des réponses si ponctuelles, sév. 230.

— ÉTYM. Provenç. punctal; espagn. puntual; portug. pontual; ital. puiituale ; du lat. punctum, point. Au xvi'siècle, ponctuel se trouve au sens de pointu ; ciufTes ponctuels, par8, xvi, 33.

PONCTUELLEMENT (pon-klu-è-le-man), ode.

Avec ponctualité. Il y aurait as.sez de compliment dans la lettre que j'ai reçue pour m'ôter à jamais la parole, et me faire fuir jusqu'aux Inde», s'il m'y fallaitrépondreponctuellement, BALZ. £tv. 111, lett. b. Payer ponctuellement tous les an», patru, Plaid. 3, dans richelet. Je ne savai-; que trop que Pythias reviendrait ponctuellement, et qu'il craindrait bien plus de manquer à sa parole que de perdre la vie, PÉN. Dial. des morts anc. Dial. 20.

— ÊTYM. Ponctwlle, et le .suffixe ment; provenç. ponctalment; cat. puntualment; espagn. et ital. puntiialmtnle.

PONCTUER (pon-ktu-é), je ponctuais, nous ponctuions, vous ponctuiez; que je ponctue, que nous ponctuions, que vous ponctuiez, v. a. (| 1* Mettre dans un discour» écrit les signes de ponctuation. Il Absolument. Il ne sait pas ponctuer. || 2- Terme de musii|ue. Marquer les repos, diviser les phrases, dans la cumpu.sition musicale.

— HIST. xv«». Celluy, par especial, sur tous antres, souverainement bien lisoit et bien ponctoil, et entendons homs estoit, christ, dï pisan, Cliarles y, m, 2».

— ÊTYM. Lat. punclnm, point.

t PONCTULÉ, ÉE (ponk-tu-lé, lée), adj. Terme d'hist'iire naturellH. Marqué de très-petits point;).

— ÊTYM. Lat. pu picfuluni, H] min. depunctum, point.

PONDAGK (pon-da-j'), J. m. Droit levé, on Angleterre, sur le poids des marchandises h l'entrée et k la sortie.

— REM. Voltaire le nomme, h tort, pontage, Hrrurt, n».

— ETYM. Angl. poundage, de pound, une livre, qui vient du lat. pondiu, poids, lequel, comme pm»um, «e rattache i pend», peser

t PONDÉHABILITÊ (poii-dé-ra-bi-li-té ), ». f. OiiRlilA de ce qui peut tire pes4.

PONDÉRABLE (pon-dé-ra-bl'), adj. Dont on peut déterminer le poids, qu'on peut peser. La malièr* pondérable.

— ËTYM. Lat. pond«ra{)tIt(, de ponderare, peser (voy. pondérer).

t PONDÉRAL, ALE (pon-dé-ral, ra-l"), adj. Terme didactique. Oui a rapport au poids. Une quantité pondérale. || Parties pondérales, dosage fait par pouls Tant de parties pondérales d'un corps, sur tant d'un autre corps.

— ÊTYM. Lat. ponderalis, usité seulement dans pondérale, lieu où l'on déposait les poids.

t PONDÉRATEUR, TRICE (pon-dé-ra-teur, tris'), adj. Qui maintient l'équilibre. Pouvoir ponde rateur. Puissance pondératrice.

— ÉTYM. Lat. ponderaforem, de ponderare, pondérer.

PONDÉRATION (pon-dé-ra-sion ; en vers, de cinq syllabes), s, /. (| 1° Science de l'équilibre de? corps. Il 3° Terme de beaux-arts. Juste équilibre des masses, des figures. Il faut une espèce de pondération ou de balancement; et un bâtiment avec une aile, ou une aile plus courte que l'autre, est aussi peu fini qu'un corps avec un bras, ou avec un bras trop court, MONTESQ. Goilt, symétrie. || 3° Fig. JusU équilibre des forces morales ou sociales. C'est sur de semblables principes qu'il faut établir l'équilibre et la pondération des pouvoirs qui composent la législation et l'alministration, J. J. Rouss. Pologne, «.

— ÊTYM. Lat. pond«raltoneni, de pond«rar«, pondérer.

PONDÉRÉ, ÊE (pon-dé-ré, rée), port, passé d» pondérer. Je vois tous les États de l'Europe courir i leur ruine; monarchies, républiques, toutes ces nations si magnifiquement instituées, tous ces beaux gouvernements si sagement pondérés, tombés en décrépitude, menacent d'une mort prochaine, J. J. Rouss. Pologne, t.

PONDÉRER {pon-dé-ré. La syllabe dé prend un accent grave quand la syllabe qui suit est muette : je pondère, excepté au futur et au conditionnel : je pondérerai), v. a. Équilibrer, en parlant de pouvoirs politiques.

— REH. J. J. Rousseau a employé pondérant dans le sens d'important, décisif : ■■ J'ose croire que mon .sentiment, pau pondérant sur tout autre matière, doit l'être un peu sur celle-ci, Lett. é M. de.... (6 janv. 178». » Cela n'est pas usité.

— HIST. XIV* 3. Toutes cestcs choses ensemble pondérées [examinées], bercmeire, f" 59, recto. Il XVI* s. Laissez le faire, il pondérera la matière bien assez, avant qu'il donne jugement, palscr. p. 77o.

— ÊTYM. Lat. ponderare, de pondu», poids.

t PONDÉREUX, EUSE (pon-dé-reû, reû-z'), adj. Oui a un poids considérable. Une quantité considérable de matières pondéreiises, comme la houille, Monit. «nie. *« juin 1888, p. »I8, )•* col.

— ÊTYM. Lat. pondcr»ïui, de pondu», poids. f PONDEUR (pon-deur), ». m. Voy. pondkhsb. PONDEU.se (pon-deu-z'), adj. f. Poule pondeuse,

poule qui donne beaucoup d'oeufs. || S. f. Une pondeuse. On a cru pouT»ir augmenter le nombre dos œufs en augmentant la nourriture des pondeuses: mais les tentatives à cet égani ont produit un résultat absolument contraire, pahhentier, Imtit Mém. tcienc. isos, s* sem. p. S). || Fig. et populairement. Bonne pondeuse, femme qui fait beaucoup d'enfants. {| La Fontaine a fait par plaisanterie le substantif masculin , ondeur, pour désigner un homme qui feint d'avoir pondu un œuf: La fomma du pondeur s'en retourne chez elle, h'abl. viii, t,.

— ÊTYM. Pondre; Sarthe (Saint-Calais), poneusi. tPONDOIR(pon-doir), ». m. {| 1' Lieu où l'on fait

pondre les poules. Un moyen pratiqué pour prolonger la ressource des œufs frais dans un temps ou les poules n'en produisent plus, c'est, au sortir du pondoir, de les plonger, au moyend'une écumoire, dan» l'eau bouillante, el de le» y laisser deux secondes, PARMENTIRB, Inttil. Mém. icienc. IBii», J* sem. p. 43. Il ï" Terme de zoologie. Organe avec ief|uel les femelles de certains insectes insinuuat leurs œafs dans les corps.

— ÊTYM. Pondre.

1»0NDRE (pon-dr"), je ponds, tu ponds, il pond, nous pondons, vous pondez, il» pondent; je pondais; je pondis ; je pondrai; je pondrais-; que je ponde, qâe nous pondions; que je pondisse; pondant, pondu, e. n. Il 1- Faire des œufs, en parlant d'une femelle d'oiseau.... Celui dont la poule, it ce que dit la fable, Pomlait tons les jour» un anif d'or, LA VONT, t'abl. v, i.l || Kauiilioreincnt et ironiquement. Je l'en pond», manièin de refuser en se moquant qui équivaut à Je t'en casse. || Il se

Il — \:)i

PON

dit d'autres animaux que les oiseaux. La tortue pond ses œufs dans le sable. {| Fig. et familièremonl. On eitrait bapiistaire de l'enfaut qu'elle aura pondu, •onasAOT, Lelt. nouv. t. m, p. tas, dans pou- GBNs. Le roi rit beaucoup de madame l'abbesse et de ■on poupon, que, pour se mieux cacher, elle était Tenue pondre en pleine batellerie, st-sim. •&, 3.

! 2* V. n. La. poule a pondu. La lécondité ordinaire des poules consiste k pondre presque tous les jours ; on dit qu'il y en a en Samogitie, à Malaca et ailleurs qui pondent deux Tois par jour, buff. Ois. t m, p. Ht. Il Fig. Nos poules pondent pour lui, c'est lui qui profite de notre travail, de notre bien. l' Fig. II pond sur ses oeufs, se dit d'un homme riche et qui a toutes ses aises. Votre marchand pon-

lait apparemment sur ses oeufs, et tout le monde n'a pas le moyen d'entretenir deux femmes dans sa maison, volt. Lell. KarioH, «0 mars (786. || Fig. et très-familièreiLient. Pondre deux dans un même nid, se dit de deux hommes qui ont accointance avec une même femme. En même nid furent pondre tous deux, LA FONT. Deux amis.

— HIST. xui' s. Tant s'entr'amerent ambedui [tous deux]. Qu'en un ni ensemble pouneient, mawe, Fa- ■ 'le so. Pinte.... Celé qui les gros oes [œufs] ponnoit, Ben. (3.14. Il XVI' s. Castor et Pollux, de la cocque d'un œuf, pont et esclouz par Leda, hab. Garg. i,6. Là veismes les cocques des deux œufz jadyz pounuz et esclouz par Leda, m. ib. v, lO. Elle y peut bien pondre, mais elle n'y couvera pas , cotorave.

— ÉTYM. Wallon, pond; Berry, ponre, poner, ponner, pouner, ponnu, pounu, pont ; provenç. pondre ;cat. poudrer; esp. poner; du lat. pônere, mettre, déposer, qui est pour posnere, comme le montra posilus, et qu'on rapproche de potHs, poteau, et <le l'ail fest, solide.

PONDU, UE (pon-du, due}, purC. possède pondre. Quoi ! j'accouche 'l'un œuf! — D'un œuf? — Oui, le voilà Frais et nouveau pondu, la font. Fahl. vin, b.

t PONEY (po-nè), t. m. Bidet de taille peu élevée, propre aux allures rapides et à la selle.' Les poneys de France viennent de la Bretagne. || On trouve aussi ponel.

— ÉTYM. Angl. ponx/, dont Johnson dit ne pas «avoir l'origine, à moins que ce ne .«^oit une corruption de puny, novice, jeune drôle. Si oela était, comme puvy est le français puiné, le sort de ce mot serait singulier.

t PO.NGER (pon-jé), 0. 1». Se pénétrer d'eau en priant du cuir.

— ÉTYM. Altération de éponger.

t PO.VGITIF, IVE (pon-ji-tif, ti-y'), adj. Terme de médecine. Douleur pongitive, douleur qui a le caractère d'une piqûre. La douleur de la pleurésie est pongitive.

— HIST. XVI* g. Escrivant tousjours à S. M. en toute douceur, sans luy escrire aucunes parollcs pongitives, Letl. de tout» XH, t. iv, p. 37 (, dans LACUHNK. Une très grande douleur tensire, pongitive et bruslante, PARÉ, VI, 33.

— f.TYM. Lat. pungere, piquer (voy. pomoaR). PONGO (pon-go), «. m. Terme d'histoire naturelle. Nom donné à de grands singes.

— ETYM. Buffoii, le premier naturaliste qui ae soit servi de ce mot, l'a pris à Battel, Anglais, qui voyagea vers la fin du xvi» siècle en Guinée (voy. Purchat's Pilgrimt). Ce paraît être le gorille. Le nom appartient à la langue mpongtce parlée sur les deux rives du Gabon.

t PONSONNELLK (pon-so-nè-l') , s. f. Nom donné i un système d'engrenage en bois, dana le moulin i dévider la soie.

( . PONT (pon ; le Ine se lie guère dans la conversation ; cependant il ae lie quand l'expression est unie et fait corps : le pon-t aux ânes, le Pont-Autemer;au pluriel, l't se lie : des pon-z en bois), s. m. Il 1* Construction de pierre, de fer ou de charpente, élevée d'un bord à l'autre d'une rivière pour la traverser. Il [Horatius Coclès) remplit tout le pont de sa seule personne, dd ryer, ScévoU, i, 3. Ce Romain {César] dont l'insolent passage Sur un pont en deux jours trompa tous tes effort», boil. Past. du Rhin. On voyait avec indignation [à ParLsJ de tris-vilaines maisons sur de très-beaux ponts, VOLT. DiaL (". Il [Henri IV] fait construire ce beau pont où les peuples regardent aujourd'hui sa statue avec tendresse, in. àauri, (74. Horatius Coclês fit couper derrière lui le pont qui conduiwità Rome; les fondements de ce pont subsistent encore, stap.l, Corinne, iv, 6. Les ponts de Saiiit- Fapnt et d'Avignon sur le RhOne furent liltis avec ke produit des indulgence» par les frères du pont, •ssociation (iieusc, mai» laborieuse, d'arcbi^cles et

PON

de maçons, mongez, Instit. Hem. litt. et beaux-arts, t. 1, p. 5ie. Ce fut surtout ijuand la garde, sur laquelle ils [les traînards] se réglaient, s'ébranla.... on vit en un instant une masse profonde, large et confuse d'hommes, de chevaux et de chariots assiéger l'étroite entrée des ponts [sur la Bérezina], qu'elle débordait, sSoiiR, Hùt. de Nap. xi, s. |{ Fig. Laisser passer l'eau sous les ponts, ne passe mettre en peine de ce qui ne nous regarde pas. || Il passera bien de l'eau sous le pont entre ci et 1&, ou d'ici à ce temps-là , se dit d'une chose qui n'arrivera pas de sitôt. Il Fig. Faiie le pont à quulqu'un, favoriser son succès. Tessé avait .senti l'injure d'être obligé de s'anéantir et de se faire lui-même le pont de la Feuillade, ST-SIM. 234, (-25. Il Fig. Servirde pont, se dit de ce qui sert de transition, de facilité, de procèdent pour quelque chose. || >' Pont de bateaux, pont fait de bateaux attachés ensemble. || 8' Pont volant, sorte de pont, composé de deux petits ponts placés l'un sur l'autre, et tellement disposés que celui de dessus s'avance par des cordages et des poulies attachées à celui de dessous. Un pont V(jlant pour passer les troupes, composé de deux grands bateaux, PELLissoN, l.ett. hist. t. I, p. »(, dans pouoens. Il Pont volant est aussi synonyme de trailla (voy. ce mot). Il 4° Pont tournant, pont construit de manière qu'on peut le retirer à l'un des bords, en le faisant tourner sur un pivot. La hauteur, au-dessus du niveau de l'eau, du seul pont fixe qui existe sur la Lawe est de S't'O; les auires sont des ponts tournants ou des ponts-levis, e. granoez. Foie» navigables de France, p. 293. || 6° Pont suspendu, pont qui, ne reposant pas sur des piles, a son tablier suspendu et soutenu par des chaînes ou des (ils de fer. Il 8° Pont dormant, [lont qu'on ne peut faire mouvoir. |l 7° Ponts construits par une armée pour effectuer un passage de rivière : ponts de bateaux, ponts de chevalets, ponts de radeaux, ponts volants, ponts de pilotis. || Équipage de pont, l'ensemble de toutes les choses nécessaires pour établir dos ponts sur les rivières que l'armée peut avoir à traverser. Il 8° Pont à coulisse, petit pont qui se glisse dans œuvre pour traverser le fossé d'un château. || Pont à flèche, petit pont-levis devant un guichet. || 8° Pont à bascule, pont de charpente qui, étant porté par le milieu sur un essieu, se lève d'un côté et se baisse de l'autre. || Ponti bascule, se dit aussi d'un tablier posé sur des ressoits contenus dans un caveau et auxquels correspond un index qui précise la force de la pression exercée sur le tablier. || 10° Pontstnbes, ou ponts tubulaires, sortes de tubes en fer à travers lesquels passent, sur les rivières et les bras de mer, les trains des chemins de fer. || 11* Pont de cordes, tissus de cordes entrelacées dont on se sert quelquefois dans les armées pour traverser des ravines profondes. || Pont de jonc, pont fait avec de grosses bottes de jonc couvertes de planches, et dont on se sert pour traverser les marécages. || 12° Terme d'antiquité romaine. Pont aux sulTrages, se disait de passages de planches que l'on construisait à l'époque des comices et sur lesquels les citoyens passaient pour aller voter, jl 13° Fig. Il faut faire un pont d'or à ses ennemis, c'est-à-dire il faut, quand ils s'enfuient, leur donner la facilité de se sauver et ne pas les réduire au désespoir. || Pont d'or, grand avantage qu'on fait à quelqu'un, grand dédommagement qu'on lui accorde, pour obtenir quelque chose de lui, pour le faire céder sur quelque chose. M. de Bouillon leur fît un pont dur [aux envoyés d'Espagne] pour retirer leurs troupes avec bienséance, betz, n, 369. Le cardinal de Retz, après tout ce qu'il avait commis, força enfin à lui faire un pont d'or, st-sim. 79, 22. Guerre au brave; un pont d'or à qui voudra se vendre, c. delav. f-outs XI, m, (S. Il 14° Le pont aux ânes, le pont où passent les ânes et qu'on les décide & passer à coups de bâton ; dans une vieille farce, on conseille à un mari de prerdre exemple sur ce procédé pour morigéner sa femme ; le remède était facile et à la portée de tout le monde; de là le pont aux ânes. Il Fig. et familièrement. Le pont aux &nes, une chose facile, ce que tout le monde sait, banalité. Ce n'est guère qu'au cinquième acte que ces sentiments se déploient sur le pont aux ânes des imprécations, pont aux Anes que l'on passe toujours avec succès, VOLT. Letl. à le JTai'n, 2 mars (767. Pourquoi un bûcher [dans une tragédie] ne vaudrait-il pas le pont aux ânes du coup de poignard? m. Letl. d'Argental, 8 mars (762. Faire sa fortune avec du travail, de l'ordre et de l'écouomie, c'est le pont aux ânes, THÉOD. LECLEBCQ, Prov. t. IV, p. 2*0, daiis pouGENS. Il 15* Ponts et chaussées, école des ponts et chaussées, voy. chaussée (. || 16* Aux jeux de

PON

cartes, faire un pont, faire le pont, courber qno^ ques-unes des cartes et les arranger de telle sorte que celui contre qui on joue ne pourra guère couper qu'à l'endroit qu'on veut. Cet escroc le gagna en faisant le pont. || Fig. Couper dans le pont , se prendre à un piège, croire à une bourde Il 17° Terme de marine. Plancher établi dans la longueur du navire, à une certaine hauteur, soit seulement pour couvrir la cale et préserver les marchandises, soit pour former im étage et partager le vaisseau comme on partage une maison d'habi» tation. Quand on dit absolument le (iont, oela s'entend du tillac, du pont supérieur. Ils étaient réunit sur le pont. || Vaisseau à deux ponts, à trois ponts, celui qui a deux, trois batteries couvertes, c'est-àdire entre deux tillacs. ||Onditaussi elliptiquement: un deux-ponts, un trois-ponts. |{ Pont entier ou continu, pont qui s'étend sans interruption ou sans coupure d'une extrémité à l'autre du navire. {| Pont coupé, ou pont sur gueule, pont qui n'est ptks entier dans son étendue, soit qu'on le coupe au milieu pour faire un logement aux embarcations du navire, soit qu'au-dessus de la partie coupée on élève une construction pour faire, comme dans les vaisseauxécoles, une salle d'armes, une salle d'étude; soit enfin qu'on établisse .sur l'ouverture du pont un réceptacle de marchandises, ainsi que cela se pratique à bord de certains grands bateaux du Danube, JAL. Il Demi- pont, pont qui n'est pas établi dans toute la longueur du navire ; pont construit à l'avant ou à l'arrière d'une barque. || Premier pent, pont établi immédiatement au-des.su3 de la cale dans les bâtiments qui n'avaient pas de faux ponts, comme étaient la plupart des vaisseaux du xvii* siècle, jal. Il Pont à caillebotis, pont coupé par de larges ouvertures qu'un ferme avec des panneaux à caillebotis. Il Faux pont, plancher en partie volant, non calfaté, sur lequel on établit les cadres des malades et des bles.sés, entre les deux grandes écoutilles. Le vaisseau l'Admit ayant besoin d'un faux pont, il est nécessaire que vous lui en fassiez faire un semblable à celui du Palmier, seignelay , à Desclouieaiuc, (2 fév. (678, dans jal. || Anciennement, pont se disait d'un plancher ou assemblage de planches qu'on jetait du navire à terre ou d'un navire à un autre, pour faciliter le débarquement, l'embarquement ou le combat à l'abordage. || Pont volant, pont d'un petit bâtiment marchand qu'on enlève par panneaux pour découvrir la cale au besoin. || Anciennement, pont volant, pont fait de planches légères et amovibles qu'on élahlissait sur une partie du navire pour mettre l'équipage à l'abri des injures du temps. || Pont volant, petit plancher ou échafiud que suspendent avec des cordes, au dehors du navire, les charpentiers ou les calfats, lorsqu'ils veulent travailler à l'extérieur de la muraille. Il Pont de cordier, marchepied placé dans les corderies, devant la roue des fileurs. || Anciennement, Pont de cordes, entrelacement de cordages qu'on étendait d'un bord à l'autre, et qui servait dans un abordage à couvrir les hommes du bâtiment attaqué, parce que de dessous ce pont ils frappaient à coups d'épée et d'esponton ceux qui avaient sauté dessus. || 18° Une des anses d'une cloche, celle à laquiUe les autres vont se joindre par le haut. Il 19* Sorte de potence qui .sert à porter les roues d'une montre, d'une pendule. || 30° Base des tuyaux d'orgue. || 21° Terme d'anatomie. Pont de Varole, voy. tarole. || Pont de Tarin, couche de substance grise en connexion des deux côtés avec les cuisses du cerveau, et formant le lieu perforé du plancher du troisième ventricule. || 22° Terme de chirurgie. Portion de peau ou de chairs sainet qui subsiste entre des ulcérations , des ouverture». Il 23° Terme de théâtre. Voy. gril, n* 6. || Proverbe. La foire n'est pas sur le pont, rien ne presse.

— HIST. XI* s. [Ils] Passent dix portes, traversent quatre punz, Ch. de Roi. cxc. || xiti* s. Adonc commencierent li marinier à ovrir les portes des huissiers (navires], et à giter les pons hors, etcommeneierent à monter es chevaus, villkh. lxxi. Et l'en n'i pot passer se par un pont de pierre non, id, lxxiv. Car famé doit estre li pons De toute la joie du monde. Car toz li biens nous en abonde. Lai du conseil. Es vos Grinbert en la ferté [forteresse] Au pont tornëis avaler.... flm. (0684. Demande, ou je te batrai tant Que mielz [mieux] ne fu asnes à pont. Fabliaux mss. p. (67, dans lacirne. || xv* s. Kt le» approuches faites, les vaillans humiues d'armes qui en leur vertu se fient, jointes les nefs ensomi'le, avallent les pontz et passent es nefz adversaires, et li, à bonnes espées, bâches et dagues, se combattent main Jt main, le Jouvtncel, dans jal. Ut les FI*-

PON

mands avoient fait ponts de nefs.... su.- l'Escaut où ils alloieni de l'un à l'autre, FRoiss. ii, ii, 68. Dea, j'ay esté au pont aus asnes, Je ?çay comme il les faut conduire , Farce du pont aux asnes, OÉNiN, Récréât, t. ii, p. 57. |{ xvi* s. [Comme dit le proverbe] Quand le pont est passé , on se mocque du saint, LANGUE, 707. Ayder à refaire les pontz de corde de la dite galleace, Ms. de <&4i , dans jal. Leur enjoignant la manœuvre et la garde d'un /ont de cordes, o'aub. Ilisl. i, 298. Le prince de Condé retourna sur ses pas , pour faire à ses ennemis, comme il disoit, pont d'or et esplanade d'argent, iD. ib. II, 435. Peut ilormant, m. «6. m, 4 2. Le principal profit de cette victoire fut le gain de Mante et de Vernon, tous deux pons de Seine,. lo, ib. III, 233. Le temps renverse les ponts, cotgravb.

— ÉTYM. Proveno. pont, pon; espagn. puent* ; ital. ponte; du lat. pontem; osque, ponttra, porte; rattaché au sanscrit patha, chemin; grec, itâro;; la nasale se trouve aussi en sanscr. panlhas, chemin.

t 2. PONT (pon) , s. m. Mer ; usité seulement dans le nom Pont-Euxin, ancien nom de la mer Noire.

— ÊrY.M. Lat. pontus, de «omto;, la mer.

t PONTADE (pon-ta-d'), t. f. Terme de marine. Entaille laite dans une pièce de bois, afin de pouvoir y appliquer une fausse équerre.

j PONTAGK (pon-ta-j'), ». m. Voy. pondagb.

j PONTAIL (pon-tall, (( mouillées), s. m. Canard qui fournit l'édredon ; c'est l'eider , anat motiistima, L.

■[ PONTAL (pon-tal), ». m. Se dit de la hauteur ou du creux d'un navire.

1. PONTE (pon-f), ». f.\\i' Action de pondre. Tout le monde sait que les œufs les plus propres à se conserver proviennent de la seconde ponte, parmi ntikr, InsM. Uém. scienc. I8U8, 2" sem. p. 42. Il J° Quantité d'oeufs pondus. Manger, vendre la ponte d'une poule. || 3° Temps où les oiseaux pondent. Ht" Terme de physiologie. Ponte de l'ovule, sortie de l'ovule hors de l'ovaire.

— iilST. ivi* s. La ponte, que les femmes du Languedoc appellent pouslaignade, est certain nombre d'œufs que la poule fait sans se reposer que bien peu, un chacun jour, quelquefois deux, o. de serres, S36.

— ÊTVM. Pondre.

2. PO.NTE (pon-f), ». m. Il 1° Au jeu d'hombre, l'as rouge quand on joue en cœur ou en carreau. Il t° Le joueur qui ponte. On y était occupé d'un pharaon; douze tristes pontes tenaient chacun en main un petit livre de cartes, registre cornu de leurs infortunes, volt. Cand. 22. || 3° Il s'est dit de gens appartenant à une sorte de tontine. On donnait <lii pour cent aux pontes âgés de quarante années, et le dernier survivant héritait de tous les morts; c'est un des plus mauvais marchés que l'Ëtat puisse faire, volt. Pict. phil. Age.

— ÉTYM. Espagn. punlo, point, a».

t 3. PO.NTE (pon-t'), ». f. Paroi ou surface inférieure de la roche, sur laquelle s'appuient les côtés d'un filon.

PONTÉ, P.E (pon-té, tée), adj. Terme de marine. Oui a un pont. Vaisseau ponté. Les barques qui naviguent sur le canal du Midi aoiy pontées, s. gban- 3E2, Voies navigables de France p. 408.

— ETYM. Pont.

t PONTEAD (pon-t6), ». m Une de» pièces du métier à fabriquer la soie.

— f.TYM. Diminutif de ponf.

t PONTÉDÉHIACÈES (pon-té-dé-rl-a-sée), ». f. pi. Famille de plantes monocotylédones voisine des narcisses, dénommée d'après la genre principal déilié au botaniste Pontedera.

t PONTELER (pon-telé), V. a. Poser les ponteaux pour monter le métier à soie.

t<. PONTER (pon-té), t). a. Terme de marine. Couvrir d'un pont le navire dont on veut mettre le creux à l'abri de la pluie ou des lames.

— H18T. XVI* g. Avec batteaux attachez l'un A l'autre, bien foncez et ancrez au fonds de l'eaue, fait le comte de Ligny ponter (jeter un pont sur] icelle rivière, qui moult esloit large et profonde, ikan d'au- TON, Annales de Louit XII, p. 43, daiis lacorns.

— ÉTYM. l'ont.

2. PONTKR (pon-té), V. n. Mettre de l'argent jur les cartes contre le banquier, au pharaon, au trente et quarante. Je suis si rassasié de cette immensité de détestables livres qui nous inondent, que je me suis mis à ponter au pharaon, volt. Cand. 31. jj il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

— RrVM l'onte 2.

PONTET (pon-t)-), ». m. || !• Partie de la sousgarde des armes à feu portatives ; elle a une forme demi-circulaire, •! «Dtoure la détente de manière à

PON

la protéger contre le» chocs accidentels qui pourraient faire partir l'arme lorsqu'elle est armée. Il 2° Terme de sellier. Partie d'une selle en forme d'arcade.

— ÉTYM. Diminutif de pont, dit par analogie.

t PONTICELLO (pon-ti-tchèl-Io), s. m. Terme de musique. Sul ponticello, se dit pour indiquer (|u'un trait de violon ou de basse doit être eiécuté en atta(|uant les cordes près du chevaha,

— ÉTYM. Ital. ponticello, chevalet, proprement petit pont, dérivé de ponte, pont.

PONTIFE (pon-ti-n, j. m. || !• Ministre du culte d'une religion. Le pontife, c'est-à dire celui qui est le grand prêtre parmi ses frères, sur la tète duquel l'huile de l'onction a été répandue, saci. Bible, Lévit. XXI, to. Tout pontife est établi pour offrir à Dieu des dons et des victimes; c'est pourquoi il est nécessaire que celui-ci ait aussi quelque chose qu'il puissH offrir, id. St Paul, Épit. aux Hébr. vm, 3. Il savait que la judicature est une espèce de sacerdoce, où il n'est pas permis de s'engager sans l'ordre du ciel, et que Jésus-Christ n'a pas moins été fait juge que pontife par son père, pléch. tamoignon. Pontife de Baal, excusez ma faiblesse, rag. Ath. u, 6. L'empereur de la Chine est le souverain pontife, MONTESQ. Fsp. XXV, 9. Pour un culte si simpi» chacun pouvait être pontife dans sa famille, ID. ib. XXV, 4. Il Kig. Surtcuices pontifes du crime.... Lance ta fureur magnanime, a. chén. Odes, v. Il 8° Dans la liturgie catholique, et dans le style élevé, -^vêque, prélat. || Le souverain pontife, le pape. Il était impossible de ne pas révérer une suite presque non interrompue de pontifes qui avaient consolé l'Église, étendu la religion, adouci les mœurs des Héruiss, des Ooihs, des Vandales, des Lombards et des Francs, volt. Ann. Emp. Introd. || 3" Frères pont|f«s, ou religieux pontifes, ou frères du pont, nom d'une association de constructeurs de ponts instituée par saint Benezet, i la fin du xii* siècle, dont i« centre fut toujours A Avignon et à laquelle on doit la construction de la plupart de» ponts de la région autour de cette ville; les supérieurs des maisons de cette association prenaient les noms de prieurs ou de commandeurs, mais les membres n'étaient point engagés dans les ordres sacrés.

— HlST. xvi* s. Pour signifier que les pontifes et tous personnages qui s'adonnent et dédient à contemplation des choses divines.... rab. Pant. v, 34.

— ÊTVM. Lat. pontifex, de pon», pont, et facere, faire, parce que, dans l'ancienne Rome, les pontifes étaient chargés du pont Sublicius, qui était sacré Mais cette étymologie n'est rien moins que certaine. On en a proposé quelques autres parmi lesquelles on jifeut relever : facere in ponte, sacrifier sur le pont; en effet les pontifes sacrifiaient sur le pont Sublicius et y accomplissaient certaines cérémonies. On a aussi rapporté le ponli du composé i l'osque pomrt», cinq; cela signifierait les cinq sacrificateurs, et serait analogue k quinquevir.

t. PONTIFICAL, ALE (pon-ti-fl-kal, ka-1'), ûdj. Il 1* Qui appartient aux pontifes. || Chez les Romains, comices pontificaux, ceux dans lesquels on nommait le grand pontife. Il l'Qui appartient à la dignité d'évêque. Habits, ornements pontificaux. Le roi entend le jour de la Toussaint une grand'messe pontificale, sT-siM. 450, 38. || Dignité pontificale, celle de souverain pontife. C'est cette faiblesse des empereurs grecs qui fut l'origine du nouvel empire d'Occident et de la grandeur pontificale, volt. Mœurs, a.

— HIST. Iiv* s. Il est certain que en l'ancien testament la dignité pontifical cstoit préférée a la dignité royal, le Songe du Vergier, i, <n. || xv s. Moult sages homs estoit [Louis d'Anjou], haut et pontifical en son maintien, chr. kb pisan, Charles V, II, 2.

— ÉTYM. Provenç. pontifieali Ital. pontificale; du latin pontificalis, de pontifi-t, pontife.

2. PONTIFICAL (ponti-fi-kal), ». m. Livre qui contient les différentes prières et l'ordre des cérémonies que l'évêquo doit observer, particulièrement dan» l'ordination, la confirmation, les sacres et autres fonction» réservées aux évêquos. Les évi'qiies de Languedoc, de Bourgogne se trouvent aux états de ce» province»; »'est-on avisé d'attribuer à ces assemblées lo droit de dresser un pontifical, d'y déterminer la matière et la forme de» sacrement»? Mém. de Trévoux, )72», t. i, p »27.

— HIST. xv* s. [Au sacre de Charles VU] l'arche vesque procédai la consécration, gardant loutaulong les cérémonies et solennitez contenues dans le livre pontifical, llUt. de la Pue. d'OrJ. p. 624, dans la-

CURNK.

— tTYM. PontifieiU 4.

PON

PONTIFICALEMENT (pon-ti-fi-ka-le-man) , adv. Avec les cérémonies propres au ministère de l'évêque;avec les habits pontificaux. M. de Fréjus dit pontificalement la grand'messe devant le roi, sans en demander la permission, st-sim. 450, 39. || Fig. et familièrement. Un siège, dit M. Ménage, pour M. l'abbé; et, ce siège colloque à la droite du patron délia casa, l'abbé s'assied pontificalement; oc le prie de parler, on l'interroge, Ànti-menagiana,

— HIST. XV' ». Et l'attendoit cil qui se nommoit pape Clément, en la chambre du consistoire, sean en une chaire pontificalement en sapapalitè, fhoiss. m, IV, 4.

— ÉTYM. Ponlilieale, et le suffixe ment. PONTIFICAT (pon-ti-fi-ka ; le t ne se pronone»

pas et ne se lie pas), ». m. || 1° Dignité de grani) pontife. Il [un érudit] sait par cœur les noms des princes du sénat. Tous les Romains promus au grand pontificat, delille, Convers. i. Iji" Chez les chrétiens, dignité du souverain pontife. Hildebrand, né A Soane en Toscane de parents inconnus, moine de Cluni sous l'abbé Odilon, et depuis cardinal, gouvernait le pontificat; il est assez connu sous le nom -de Grégoire VII, volt. Ann. Emp. Henri IV, *07i. Il Le temps pendant lequel un pape est sur le siège de saint Pierre. Sous le pontificat de Léon X. Il S' Familièrement. Il marche en grand pontificat, se dit d'un homme qui marche avec solennité et cérémonie. Les parents allèrent en grand pontificat demander la jeune fille pour leur fils.

— HIST. XV' s. Puis venoient les ambassadeurs En pontificat [pompe] honorable. Vigiles de Charles VII, p. 227, dans lacurnb. || xvi» s. Un homme d'armes sur les champs, un evesque en son pontificat [-habils pontificaux], une belle dame dans un lit, et un larron au gibet, bbaht. Dam«» gai. 1. 1,

p. 388, dans LACUIiNE.

— ÉTYM. Provenç. pontificat; espagn. pontijicado; ital. pontificalo; du lat. pontiUcatus, de pontifex, pontife.

tPONTIL (pon-til), ». m. Petite glace arrondie qui sert à étendre l'émeri sur la glace que l'on pdiit.

+ PONTILLEB (pon-ti-llé. Il mouillées), v. a. Se servir du pontil; polir une glace avec le pontil.

t PONTIQUE (pon-ti-k'), adj. Terme d'ancienne géographie. Qui appartient au Pont, aux bords du Pont; qui vient de cette contrée. Rat poutique, l'hermine.

t P0NT19 (pnn-tî), ». m. Terme de verrerie. Tringle de fer pleine, renflée en poignée à l'une de ses extrémités et léi^èrement arrondie A l'autre; elle est employée dans les verreries A recueillir une petite quantité de matière qui sert à coller au bout du pontil la pièce que l'on veut travailler; cette manœuvre y laisse plus ou moins de matière, et toujours une cassure nécessaire pour séparer la pièce. Le verre [vitre] fourni par cet industriel [un vitrier ambulant] était de mauvaise qualité, et présentait au milieu une sorte de noyau appelé en termes du métier ponlis, ayant la forme d'une lentille ou verre grossissant.... pendant un moment, le soleil s'ètanl débarrassé des nuages, ses rayons rassemblés par le pontis, avaient mis le feu à sa robe, J« Petit journal quotidien, n' tS3, samedi, 13 juin (883.

PONT-LEVIS (pon-le-vl), ». m. ||1' Pont qui se baisse et se lève pour ouvrir ou fermer le passage d'un fossé. Des ponts-levis. || 2' Terme de tailleur. Pont-levls, ou, plus ordinairement, pont, parle do la culotte ou du pantalon qui s'abaisse ou se lève A volonté. Pantalon à gmnd pont, A petit pont. || Terme de cordonnier. Soulier» A pont-levi» , espèce de chaussures A talon fort haut, dans lesquelles on mettait de petites mule». || 8* Terme de inanéKe. Action du cheval qui se cabre et se dresse sur les pieds de derrière. Ce cheval fait de dangereux ponts-levs

— HIST. xiii* s. Il veient [volent] eve e punz levez, Feu et maisnns e bois et prez, marib. Purgatoire, 78. Ijxiv* s. Ne vous garantiront les murs ne les fossez. Ne granl pont-ïevey», n'engin» bien charpentés, Guesclin, v. )856». |i xv». F,t par tel chastel lie fust, on peut assaillir en deux manières : c'est par pierre» lancier et aussi par pons levey», CHR. HE piSAN, Charles V, ii, 35. || xvi' ». Dans le fort de l'attaque, un gentilhomme fut enlevé par le pont levi» dan» la place, et y fut trouvé après sa reddition, d'aub. Vie, xx. Chaussez A la martingale ou » |>ont levi», boucuet, Serées, m, p. 24, (laiis lacorne.

— ÉTYM. Pont, et l'nnc. franc, levers, qui vient du latin fictif levaticius, de leiarc, lover.

PONT-NEUF (pon-neuf), ». m. || 1° Pont à Pans hAti par Henri IV, sur lequel il y avait jadis dee

PON

chanteurs en plein air al des bouffons (écrit avec deux majuscules). Tellement, monsieur, que je n'oserais écrire ma propre confession, de peur qu'ils [les libraires] ne l'imprimassent, et ne la fissent crier sur le Pont-Neuf, balz. liv. v, lett. i. La punition du premier mauvais plaisant qui sera atteint et convaincu d'être burlesque relaps, et, comme tel, condamné à travailler le reste de sa vie pour le Pont-Neuf, scafron, Virg. v, Épitre. Imitons <ie Harot l'élégant badinage, Et laissons le burlesque aux plaisants du Pont-Neuf, boil. Art p. i. Il II se porte comme le Pont-Neuf, il se porte trèsbien, par allusion à la solidité avec laquelle ce pont a été construit. Dites-moi que vous vous portez bien, et aussi bien que le Pont-N«!uf, oa- LiANi, Lettres, t. i, p. )60. || Fig. Faire le Pont- Neuf, locution qui se disait au zvii* siècle et qui «ignifiait faire quelque chose d'extraordinaire, audessus de ses forces. Si vous étiez moins hasardeuse, j'aurais plus de repos; mais vous voudrez faire des chefs-d'œuvre, et passer où jamais carrosse n'a passé.... ma bonne, croyez-moi, ne faites point le Pont-Neuf, ne forcez point la nature, sév. 29 avr. 4672. Il 2° Chanson populaire sur un air très-connu (pontneuf, avec des minuscules). Il sait tous les ponts-neufs qui courent les ruas. || Air de cette chanson, et par extension, air banal et trivial. || 8* Des ponts-neufs s'est dit pour filles de mauvaise vie. Il nous appela des grivoises, Des ponts-neufs, de fines matoises, J. MOREAD, Suite du Virgile travesti, x.

— REM. Au pluriel, l'Académie écrit des pontsneufs ; d'autres écrivent des pont-neufs, regardant pont-neuf comme un seul mot ; d'autres enfin écrivent des pont-neuf, disant que la pluralité tombe tur le mot chanson sous-entendu. Ce qu'il y a de mieux c'est de suivre l'Académie.

PONTON (pon-ton), s. m. |l 1* Pont flottant comosé de deux bateaux joints par des poutres et recouverts de planches. Les Suédois, selon l'usage de la guerre, préparèrent des pontons pour passer, TOLT. Russie,!, 46. Il Particulièremeat, bateaux de cuivre qu'on porte dans des espèces de chariots, et qui servent aux armées à jeter des ponts sur les rivières. || 2* Terme de marine. Bâtiment à fond plat, d'une construction solide, ayant la forme d'un parallélogramme rectangle long une ou deux fois autant qu'il est large; il sert dans les ports au transport des lourds fardeaux, de l'artillerie, des agrès, etc. || On donne aussi le nom de pontons à de vieux bâtiments de guerre rasés jusqu'au premier pont, et aussi à de vieux Mtiments de guerre non rasés qui servent de prison. ||Se dit des vaisseaux rasés où les Anglais renfermaient les prisonniers français pendant les guerres de l'Empire, il Plusieurs des pontons employés dans les ports n'ont aucun mât, d'où vient l'expression : être rasé comme un ponton, usitée en parlant d'un navire entièrement dém&té par le canon ou par la tempête.

— HIST. XIV* s. Ti anemi [tes ennemis] delà, qui yen toi sont félon, Ont Wistace rescous, par decha le ponton, Baitd. de Seb. ix, 186. || xvi* s. Les Portugais nelaissans pas pour les coups de canon d'aler fraper i terre avec des bateaux plats, desquels le ponton estoit troussé en pavezade et s'abaissoit en aliordant, d'adb. llist. m, 497. Pontons pour nestoyer ports et pour faire rampars en mer, ant. dk coNPLANS, dans ]al.

— ÈTYM. Lat. ponlonem, bac, bateau. On trouve, dans l'ancienne langue, ponton, mais comme dérivé de pont.

PONTO.NAGE (pon-to-na-j'), ». m. Droit dû par ceux qui traversent une rivière dans un bac ou sur un pont.

— HIST. xui' s. Si leur donna lewienage Des nez [navires] et tout le pontenage, do cakge, pontaticum.

— BTYM. Ponton; génev. pontenage.

PONTONNIER (pon-to-nié; l'r ne se prononce

pas et ne se lie pas; au pluriel, Vs se lie : des ponlo-nié-z intrépides), s. m. || !• Celui qui perçoit le dreit de pontonage. || t° En termes de guerre, sol- 4lat employé à la construction des ponts militaires. Les pontonniers forment, en France, un régiment qui fait partie du corps de l'artillerie. Il fallut des efforts inouïs, et que nos malheureux pontonniers, plongés dans les (lots jusqu'à la bouche, combattis- »ent les glaces que charriait le fleuve [U Bérézina], MOUR, llist. de Nafi xi, ♦.

— HIST. xia* s. Hais au rivage an cor avoit, Oui à un pel [pieu] pendu» estoit; Li venant à cel cor venoieni, Et le pontonier [gardien du ponti apeiciert, FI. et ni. 4iO«.

— tTYM. Bonton ; Berry pantonnier.

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PONTUSEAC (pon-tu-zô), s. m. Verge de métal qui traverse les vergeures dans les formes à papier Il Au plur. Raies que les verges laissent sur le papier. Ceux qui négligent cette dernière façon, ont souvent le désagrément de voir paraître au travers du veau les pontuseaux du papier, lesné, 2a Reliure, p. 481.

— ÉTYM. D'après Scheler, pour ponliseau, du lat. ponticellus, petit pont.

] POP ANE (po-pa-n'), t. f. Nom d'une espèce de cruche, à Lamballe.

POPE (po-pe), ». m. Nom du prêtre du rit grec chez les Russes.

— ËTYM. Lat. papa (voy. pape).

POPELINE (po-pe-li-n'), s. f. Étoffe unie dont la cliaîne est de soie et la trame de laine retorse. Il Popeline de laine, étoffe unie, imitation de la vraie popeline, dont la chaîne est en laine et la trame en laine retorse. Il y a aussi des étoffes inférieures, imitation de la popeline de laine, dont la chaîne est en coton et la trame en laine retorse.

— ÈTYM. Altération de papeline (voy. ce mot.) t POPILIUS (CERCLE DE), voy. cercle, n° a. fPOPINE (po-pi-n'), *. f. Terme inusité. Cabaret.

Chevalier, reçois ces vers D'une muse libertine; Qu'ils aillent, sous ton nom, de popine en popine, CHAUL. d Bouillon.

— ETYM. Lat. popina, taverne, forme italiote de coquina, cuisine.

t POPINETTE (po-pi-nè-f), s. f. Un des noms vulgaires de la mésange à longue queue.

POPLITÉ, ÉE (po-pli-té, tée), adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport au jarret. L'artère poplitée. li Le muscle poplité, muscle qui s'étend du condyle externe du fémur au bord interne et à la hgue oblique du tibia.

— HIST. XVI' s. Le cinquième et dernier muscle, nommé poplité, paré, rv, 37.

— ÉTYM. Lat. poples, poplitis, jarret.

t POPOTE (po-po-f), s. /'.Terme enfantin. Soupa, bouillie. || Les étudiants donnent quelquefois ce nom à leurs tables d'hôte.

POPULACE (po-pu-la-s'), s. f. Terme de mépris. Le bas peuple. Quelle tempête devait s'élever contre l'Église naissante I et faut-il s'étonner de voir les apôtres si souvent battus, lapidés, et laissés pour morts au milieu de la populace'? soss. Uist. 11, 12. La populace soulevée contre les lois est le plus insolent de tous les maîtres, fén. Dial. des morts anc. Dial. 46. La populace gouverne souvent ceux qui devraient la gouverner et l'instruire; c'est ellu qui, dans les séditions, donne des lois ; elle asservit le sage à ses folles superstitions, volt. Polit et lég. Fragm. sur la justice. Que faisaient-ils [dans les journées de juillet (830j, tandis qu'à travers la mitraille Et sous le sabre détesté là grande populace et la sainte canaille Se ruait à l'immortalité? aug. BARBIER, ïambes, Curée. || Par extension, il se dit de ce qu'il y a de plus bas dans une classe quelconque. Vous jugez bien iju'un homme qui a sur les bras un persécuteur tel que M. Jurieu, dont la populace laïque et même l'ecclésiastique suit aveuglément la fureur, n'a pas peu d'affaires, bayle, Lett. 27 août )«9(. Ainsi devraient parler tous les écrivains éclairés et courageux, qui osent n'être pas de l'avis de la populace littéraire sur l'adoration superstitieuse des auteurs célèbres de l'antiquité, d'alemu. Éloge'!, Pab. de St-Pierre.

— HIST. XVI* s. Ils rassemblèrent grand nombre de populasse séditieuse du faulxbourg, condé, Mémoires, p. 614. Plaire à une populace est ordinairerement desplaire aux sages, amïot, Comment nourrir les enfants, (6. Toutes les cloches sonnèrent sur lui, et deux cents populaces qu'à pied, qu'à clicv.d, le poursuivirent aux rais de la lune, o'aub. h'an. IV, 6. Cette populace, comme s'ils n'eussent eu rien i craindre se mirent à piller tout le pais, m. llist. I, 347. Le gros populas, la bo<tie. Servit, volont. Populace, mot que nous avons esté contraincts d'innover par faute d'autre pour dénoter un peuple sot, PASQUiER, Reck. viii, p. 6S2, dans la-

CUBNE.

— ËTYMi Ital. populaiso , du lat. populacius , populacier, qui vient de populus (voy. peuple I).

POPULACIER, lËBE (po-pu-la-sié, siè-r'), adj Qui appartient, qui est porpre à la populace. 11 [le rabàctieur] hante tous les lieux propres à md métier. Et des salons Trublet populacier, i^mmagasine à l'aventure Le bel esprit dont il est le courtier, iiELLLLE, Convers. i. Le despotisme populacier exerçait alors tout son empire, louvet de co'jvhat, Uém. p. 60, dans pouoens. Ces thèses, quoiijue Luthar soi! un homme de Kénie. étaient bien rudes,

POP

bien grossières; il y avait à la fois une verve théologique et une verve populacière, villbmain, Littér. franc, iviii* siècle, 2" part. *' leçon.

— ÊTVM. Populace.

t POPrLAC.E (po-pu-la-j'), s. m. Genre oe pUt»tes de la famille des renonculacées. Populage d«s marais ou callha paluslris.

— ÈTYM. Populago, nom forgé du lat. popuWl peuplier, par les botanistes du xvi* siècle, et appliqué au tussiliigo farfara, à cause de la ressemblance de ses feuilles avec celles du peuplier.

POPULAIRE (po-pu-lê-r'), adj. \\ 1° Qui est di. peuple, qui concerne le peuple, qui appartient au peuple. Opinion populaire. Qu'a de fâcheux pour toi ce discours populaire? co«N. Cid, iv, 2. Dans ce jour de tempête [juillet 4830] où le vent populaire Déracina la royauté, aug. bahbier, ïambes, la Curée. Il Gouvernement, état populaire, état où l'autorité est entre les mains du peuple. Le pire des états c'est l'état populaire, corn. Cinna,u, 4. L'état populaire qui est le pire de tous, boss. i'avert. 4.1. Les enfants commencent entre eux par l'état po[iulaire : chacun y est le maître, la brut. xi. || Il se dit, dans le même sens, des institutions. La jalousie [en,tre deux ordres, à Rome] fait qu'on résout d'un commun accord une ambassade en Grèce , pour y rechercher les institutions des villes de ce pays, et surtout les lois de Selon qui étaient les plus pnpulaires, boss. Hist. m, 7. |; Éloquence popuhire, éloquence propre à faire impression sur la multitude. L'unique règle de l'éloquence populaire est de s'accommoder au naturel, au génie, au goût du peuple à qui l'on parle, marm. (Eut), t. vi, p. 382. Il Tragédie populaire, nom qui a été quelquefois donné au drame. La tragédie populaire a donc ses avantages, comme l'héroïque a les sien», ID. 1/1. t. x, p. 339, 112° Qui est usité, répandu p.irmi le peuple. 11 est dangereux en philosophie de s'écarler du sens usuel et populaire des mots, didebot, Claude et Séron, 11, 69. Tout bruit populaire qui suppose dans une denrée [soumise au monopole] des i|ualités dangereuses favorise la haine du peuple, condorcet, Montigni. ij Erreur populaire, erreur accréditée parmi le peuple. Elle-même a semé cette eireur populaire D'un faux Héraclins qu'elle accepte pour Irère, corn. lier, i, 3. || Devenir populaire, se répandre parmi le peuple. Il savait qu'après avoir obtenu la gloire de reculer les bornes des sciences, il restait au philosophe l'obligation de les rendre utiles, et qu'elles n'étaient utiles qu'autan' qu'elles devenaient populaires, condorcet, Linné. \\ Rendre une science populaire, la répandre en tous lieux, la rendre accessible à tous les esprits. || Maladies populaires, certaines maladies épidémiques ou contagieuses qui courent parmi le peuple. Si l'apôtre se plaignait autrefois que les maladies populaires, les morts, les accidents funestes n'étaient qu'une suite des communions indignes.... uass. Carême, Commun, indignes. La facilité qu'a cette maladie [lèpre] à se rendre populaire, nous doit fa,'re sentir la sagesse de ces lois [des Égyptiens et dos Juifs^, MONTESQ. Esp.xiv, 4t. {| 8° Vulgaire, bon pour le peuple, qui ne s'élève pas au-dessus de la portée du peuple. La lecture apprend à écrire; je connais des lieutenants généraux dont le style est populaire ; c'est pourtant une jolie chose que de savoir écrire ce que l'on pense, sÊv. t" juillet 1689. Ce n'est pas assez pour le monde de violer la loi sainte du jeûne et de l'abstinence.... on la regarde comme une dévotion populaire, mass. Carême, Mot. de conv. L'événement est arriré après la comète : donc il est arrivé à cause de la comète; c'est un sophisme populaire, dumars. ffue. t. v, p. 347. Ce n'a été que depuis Malherbe, BabESc et Corneille, que la différence du style noble et du familier populaire s'est lait sentir, marmontel, Œuv. t. vui, p. tos. 114° Qui recherche, qui se concilie l'affection du peuple. Il [Périclès] n'était pas naturellement popu« laire, mais il l'était devenu par politique, rollin, Traité des Et. v, ui, î. Manlius, pour se rendre populaire, allait retirer des mains des créanciers les citoyens qu'ils [les patriciens] avaient réduits eu esclavage, montksq. Esp. xu, 24. Kn îles lieux uù, voyant dus princes populaires.... oilb. Ode à Mon- ■ irvii. Il F.g. Cloris, on le prétend, se montre populaire; Oui, déposant l'orgueil de ses douze quartiers. Madame en ses amours déroge volontiers, GILBERT, Le 4 8* fi(c<e. Ij Se dit des manières, du langage. C'est trop de monde à la fois [chez Mme de GrignanJ ; pour moi, je n'y pourrais résister avec toutes mes vertus populaires, sÊv. 3" oct. isko, La véritable grandeur est libre, douce, familière, pnpulaire, la bhuï. il. ||6* S. m. Le commuu des

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hommes, le vulgaire, la foule. Pour tromper le jaloux populaire, régnieb, Éiég. m.

— HIST. XIV' s. Si com je truis [trouve] escripl par certene cronique Et par la renommée populaire ■t pul lique, Girart de Ross. v. 6314. Kt aussi vouloient les populaires [les plébéiens] que les pères [sénateurs] se combatissent et prissent armes, ber- CHEUBE, f"36, recio. Servilius, de qui l'engin esloit plus populaire et plus amiable, id. ib. Noz bons et loiaux subpez, tant prelaz et autres gens d'église, dui, contes, barons et autres nobles, et l'is populaires de nostre royaume, do cange, popuiam. || xvi' s. Loin (lu tumulte et du bruit populaire, desportes. Bergeries, chanson. Si n'estoit point besoing de différence de vestemens pour discerner un populaire d'avec un patricien, amyot. Cor. 3 1 . Les plus vieux et plus populaires d'entre les nobles.... m. ib. 29. ....Sois content du jugement de ceux Qui peuvent l'avancer en estats et offices. Qui te peuvent donner les riches bénéfices. Non ce vent populaire et ce frivole bruict Qui de beaucoup de peine apporte peu de fruict, du bellay, le Poël, txmrtisan. Domination populaire, «ont. i, (8. La poésie populaire et purement naturelle a des naïfveiez et grâces par où elle se compare à la principale beauté de la poésie par-

aicte selon l'art, ID. i, 5*. C'est le naturel du menu populaire.... il est soupçonneux à l'endroict de celuy qui l'aime, et simple envers celuy qui le trompe, lA boBtie, Ser\:it. volant.

— ETYM. Provenç. popular; Ual popolare; du lat. popularis, depnpultts, | euple ivoy. peuple i).

POPULAIREMENT (po-pu-lê-re-man), adv. X la manière du peuple. Kn parlant ainsi, il s'exprimait populairement. || Parmi le peuple. Aucune secte étJiblie populairement ne peut avoir de corps de doctrine qu'à la longue, volt. Moeurs, (36.

— HIST. XVI' s. Il sortit quelquefois en public un peu plus privéement et plus populairement que de coustume, amyot, Vémitr. 58. S'il lie livre de la Sagesse] estoit populairement receu et accepté, il se trouveroit bien descheu de ses pretentiocs, CHARRON, Sagesse, Préf. de la 2' idil.

— ÊTYM. Populaire, et le suffixe ment.

t POPULARISATION (po-pu-la-ri-za-sion), i. m. Action de populariser. La popularisation de? sciences, d'une idée.

POPULARISÉ, ÉE (po-pu-la-ri-zé, zée), pan. passé de populariser. La géologie popularisée pai de brillantes découvertes

POPULARISER (po-pu-la-ri-zé), v. a. || 1* Propager parmi le peuple, rendre populaire ou vulgaire Populariser une opinion, une science. Le moins populaire de tous les langages [la poésie] a seul le droit de populariser ce qu'il y a dans le monde de plus brillant et de plus utile, delille, Trois règnes, Duc. pr<fi. Il 2° Concilier la faveur publique. RieD ne popularise plus un roi que d'être d' un accès facile, Dïct de l'^cod. Il 3° Se populariseï, e. rift. Devenir commun, se répandre parmi le peuple. Les sciences d'observation se popularisenttouf le: jours. Il Se concilier l'affection, la faveur du peuple.

— REM. Populariser n'est dans le Dictionnaire de l'Académie qu'à partir de l'édition de i838.

— f.TVM. Populaire.

POPULARITÉ (po-pu-la-ri-té) , i. f. || !• Caractère d'une personne qui se fait aimer du peuple par des manières douces et insinuantes, ou pai des promesses excessives; conduite piopre à gaj,'nei la faveur du peuple. Toutes les c|ualité3 nécessaires au commandement étaient renfermées en lui dans un air de popularité noble et militaire qui lui était naturel, le p. de la rue, dans biciielet Paul, charmé de la popularité du gouverneur, lui dit : je désire être votre ami, car vous êtes un honnête homme, behn. de st-p. Paul et Virg. Versailles «'occupa de popularité; Chacun eut seswiskys, ses vaiieurs et son ttié, DELttLR, llnm. des cft. ch. II. I' J" Faveur publique, crédit parmi le peuple. Fa bius, inspiré par sa pOjiularité, songea i réconcilier le peuple avec le sénat, La p. catrou, dans DESFOSiTAiNES. Devals-je élever des autels à la popu larltë, comme les anciens à la terreur, et, lui immolant mes opinions et mes devoirs, l'apaiser par de ooupabIfM sacrifices? mirabuad, Collection, t. 111, p. 362. La popularité, qui- pour toi je redoute, Commence, en nous prenant sut ses ailes de feu, Par nous donner beaucoup et nous dcmandei peu, c. i.ELAV. la Popularité, i, 3.

— HIST. XV' s. Si les Suisses n'eussent esté refre nés, ainsy que le feu s'en va d'une maison en autre, toute popularité [le poDulaireJ se fiist versée et tournée contre la noble.<ise, oucLos Preuvet dr Louis XI, r* 3H, dan* LACURift.

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— ETY»I. Lat. popularitatem, de popidaris, populaire.

POPULATION (po-pu-la-sion ; en vers, de cinq syllabes), s. f. Hl" Nom collectif qui désigne l'ensemble Ces individus habitant un territoire. La population a presque triplé depuis Charlemagne, volt. Dict. phil. Population, 2. J'ai entendu parler beaucnup de population : si nous nous avisions de faire le double d'enfants de ce que nous en faisons, si notre patrie était [leuplée du double, si nous avions quarante millions d'habitants au lieu de vingt, qu'arriverait-il? ID. t7i. aux 10 écus, entretien avec ungéomètre. Les enfants ne se font pas à coups de plume; et il faut des circonstances fort heureuses pour que la population augmente d'un vingtième en cent années, ID. Lett. la Michodiére, nov. (767. La liberté, la sâreté, la modération des impéts, la proscription du luxe, sont les vrais principes et les vrais soutiens de la population, d'ali;mb. Anal Exp. des lois, Œuv. t. VI, p. 317, dans pougens. La population se mesure d'elle-même sur la fertilité, baii.ly, Lett. sur l'Atlantide, p. 249. Avant deux siècles l'Amérique septentrionale doit avoir une population immense, à moins que des obstacles qu'il n'est pas aisé de prévoir n'en ralentissent les progrès naturels, RATNAL, flist. phil. XVIII, 33. La plu? sûre marque de lapopulation de l'espèce liumaineesl la dépopulation des autres espèces, id. ib. xv, 9. La loi de population établit que les hommes entre vingt et cin quante ans sont à la totalité des individus mâles dans le rapport de 4s à lou, ou un peu plus que les deux cinquièmes, lbtronne, Inslit. Xém. inscr. et belles-lelt. l. vi, p. («3. La population propre à un pays est égale au nombre des individus qui y naissent par an, multiplié par le nombre des années qu'ils vivent, Presse scientifique, )86l, t. i, p. 235. ! Population de chaque âge, nombre de? individu? vivants à chaque âpe. Il Favoriser la ooDulation, venir enaidf sux moyens gui augmentent la population. Il 2" Réunion d'hommes de même pays, de même condition. Soulever le? populations. Des populations agricole? qui puisent l'instinct de l'ordre dans le sentiment jaloux de la propriété, reybaud. Jcr. Paturol. m, 2. || 3" Pai extension, toute espèce animale ou même végétalr habitant un pays. (Jn peut croire que la population de la mer en animaux n'est pas plus ancienne que celle de la terre en végétaux, BUPT. Troisième époi,. nat. Œuv. t. xii. p. t42. Cette population animalf [les fossiles de Montmartre] porte un caractère très-remarquable dans l'abondance et la variété de certains genres de pachydermes, qui manquent entièrement parmi les quadrupède? de nos jours, cuvieb, Révol. p. su.

— REM. Population n'est danr- le Dictionnaire de l'Académie qu'à partir de l'édition de i836. Ce mot est venu en grand usage dans le courant du xvin' siècle.

— ÊTYM. Lat, pôpulationem, de pàpulut, peuple

(voy. PEUPLE I).

POPULÉUM (po-pu-Ié-om'), t. m. Terme de pharmacie. Onguent populéum, onguent composé de bourgeons de peupliers récents, d'aionge de porc, de feuilles récentes de pavot noir, do bielladone, de jusquiame et de morelle noire.

— HIST. XVI' s. Les linimens de populéum et de cerat de Galien, paré, xxi, 2.

— Rtym. Lat. popului, peuplier.

POPULEUX, EUSE (po-pu-leû, Icû z'), ad). Très-

ppuplé. Pays populeux. Kegion populeuse. Cette populeuse région. Il Par extension. Ainsi de tige en tige, ainsi de race en race, De ces troncs populeux [du figuier des pagodes] la famille vivaco Voit tomber, remonter ses rameaux Iriompnants, Du géant leur aïeul gigantesques enl'anti, nELXuLE, Trois règnes, vi.

— ÊTYM. xvi" s. Les argyrophiles, nation fort puissante et populeuse. Sa». Mtn. p. 3î). Aux ville^ populeuses, mont, i, ton.

— ÊTYM. l'rov. pnpulos; esp. popuioio ; ital. popolmo; du lat. poputosus, île populus, peuple (voy. PKUP1.R 1). On trouve pf«p(«rui, dansROMSARn, 3«».

t POPl'LINK (po-pii-li-n'), ». t- Terme de chimie. Matière cristallisable trouvée daiu Ict reullla^ et l'écorco du peuplier.

— ÊTYM. Lat. populus, peuplier.

t POPL'LICIliE (pu-pu-li-ïi-d'), od;. Néologisme (iu laiigagt! révolutionnaire. Qui cause la mon, la ruine du peuple. L'infâme Boissy-d'AnKlas parut i la tribune, et Qt adoptei iun Cude populicide, UA- BŒU», Pièces, I, »;i.

— ÉTY.M. lat. pôpuiut, peuple, et crdere, tuer. POPULO (po-pulo),». f. Ijl* Terme familier. Un

petit enfant gra.H et pot«lA Vu iuli petit pupulu. Uuh

POR

-bande de petits populos. || Elle a fait un populo, s* dit d'une fille i;ui a fait une faute. |{ 2° Ancien nom dune liqueur de table. Du vin d'Espagne, du rossolis et du populo, GUI-PATIN , Lettres, t. ii , p. 425.

— HIST. XVI* s. Populots tenans une corne d'abondance, Gloss. de l'hist. de Paris, m, 55(i, U, dans

LACURNE. Populo, COTGRAVE.

— ÊTYM. Lat. pâpulus, peuple (voy. peuple i). I POPULOSITÊ (po-pu-lô-zi-té), t. f. Etat d'ui

pays populeux.

— HIST. IVI' s. Populosité, C0T6RAVB.

— ËTYM. Populeux; ital. popuUisità.

t POQUE (po-k'), ». m. Sorte rie jeu de cartes qui a de l'analogie avec le hoc. || Se dit do six petits casiers dont on se sert pour jouer au poque. Le poQue de l'as, le poque du roi, etc. || Réunion, dans une même main, de troisou quatre cartes de mëma valeur.

t POQUER (po-ké), v. n. Jeter sa boule en l'air <!e telle manière que, retombant à terre, elle reste en place sans rouler.

t POQDET (po-kè), t. m. Terme d'agriculture et de jardinage. Ensemencement de graines en touffes dans de petits trous [augets] creusés de place en place, au plantoir ou autrement. On dit aussi pochet.

— ÉTYM. Pocht ou poque en picard.

t POQUETTE (po-kè-f), i. f. Jeu d'enfants, qui consiste à jeter un nombre pair de billes dans un trou en forme de poche. Le joueui gagne quand il y a un nombre pair de billes dedans et dehors, il perd si les nombres sont impairs.

— ÉTYM. Autre forme de pochette.

PORACÉ, ÉE (oo-ra-sé, sée). od/. Vcy. P0«-

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