IRI
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Vous pouvez a\ec lui [orviétan] braver en assurance Tous les maux que sur nous l'ire du ciul répand, MOL. Am. méd. u, 7. La punition exemplaire de ce prince [Henri II], qui seule put apaiser l'ire de Dieu, Boss. Var. vu, conclusion. \\ Il se dit quelquefois dans la poésie familière. Le vieillard me parait un peu sujet à l'ire; Pour en venir à bout, il faudra batailler, régnabd, Fol. amour, i, 7.
— REM. Ce mot vieilli est pourtant très-bon, et Lamartine n'a pcis hésité à s'en servir : L'ire du Seigneur, rude mais salutaire, Joe. ix, 305.
— HisT. xi* s. Ce dist Rolans : purquei me portez ire? Ch. de Roi. cxxix. |1 xn* s. Saisne [les Saxons] lui courent sus par vertu et par ire, Sax. x. Nostre seignur le rei en ire ne metez. Th. le mart. 39. Ainsi [l'amour] me fait vivre mesléement D'ire et de bien....Co«ci, vm. || xiii's. Dame, je lais ma fille dolente et pleine d'ire, Berte, xiv. Oacqucs mis nus [nuljentelmartire Ne fu , ne n'otausinc [aussi] grant ire Cumil sembloit queele eiist,Zo Rose, 'ioi. ||xv s. Encourir l'yre de Dieu, comm. v, 9. || xvi* s. Il n'estait pas seulement ainsi ferme et roide pour résister à faveur et à grâce seulement, mais aussi à ire et à haine semblablement, amïot, Arist. 8. Pyrrhus passionné d'ire et de douleur ID. Pyrrhus, 70. Pyr-
rus convertissant grande partie de sa douleur en ire et courroux conlre les ennemis.... id. ib. 71.
— ÉTYM. Proveuç. espagn. portug. et ital. ira ; du lat. ira, colère.
t IRÉNARQUE (i-ré-nar-k'), s. m. Officier qui avait pour charge de maintenir la tranquillité dans les provinces de l'empire grec.
— HIST. Lat. irenarcha, de tlprivâpxi;, qui vient de etpf,vTi, paix, et âpx'iv, commander.
t IRÈNE (i-rè-n'J , s. f. Planète télesoopique découverte en 185 1.
— ÈTYM. Eipr.vr], Irène, et la paix. Elpiivin a pour sens primitif chose convenue, parole dite, de e'ipw, dire, qui se rattache à ^Tirup, à verbum, et à Worl.
f IRÉNIQUE (i-ré-ni-li'), adj. Terme de dogmatique chrétienne. Livres iréniques, livres destinés à pacifier les discordes entre les opinions chrétiennes des premiers siècles.
— ÈTYM. Eiprivixo;. pacifique, de eipi^vri, paix.
■)■ IRIDECTOJUE (i-ri-dè-kto-mie), s. f. Terme de chirurgie. Excision d'une parlie de l'iris pour produire une pupille artificielle.
— ÊTYM. Iris 3, et èxTO|ji-^, ablation, de ex, et TO[iri, Bectiou (voy. tome).
f IRIDÉÊS (i-ri-dée), s. f. pi. Famille de piaules dont l'iris est le type.
— ÉTYM. Iris 4.
t IRIDESCENT, ENTE {i-ri-dè-ssan, ssan-t'), adj. Qui réfléchit les couleurs de l'iris.
— ÉTYM. IrtS 2.
t IRIDEDX (i-ri-deù), adj. m. Terme de chimie. Oxyde irideux, un des oxydes de l'iridium.
t IRIDIPENNË (i-ri-di-pè-n'j, adj. Terme de zoologie. Oui a les ailes irisées.
— ÉTYM. IrtS 2, et penne, aile.
t IHIOIQUE {i-ri-di-k'), adj. m. Terme de chimie. Oxyde indique, l'un des oxydes de l'iridium.
t IRIDIUM (i-ri-di-oin'), s. m. Terme de chimie. Métal très-cassant, l'un des corps simples, découvert en ISU3.
— ÉTYM. Iris 2 ; aiusi nommé à cause de la propriété dont il jouit de donner des dissolutions ayant toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.
t IRIDOCËLE (i-ri-do-sè-r), s. f. Terme de chirurgie. Hernie de l'iris à tiavers une plaie ou un ulcère de la cornée.
— ÉTYM. Iris 3, et xr,Xn, hernie.
t IKIUOCOLOBOME (i-ri-do-ko-lo-bo-m'), s. f. Terme de chirurgie. Scission de l'iris.
— ÉTYM. Iris 3, et ■/.o).oëi->ii.a, mutilation.
t IRIDODIALYSE (i-ri-do-di-a-li-z'), s. f. Terme de chirurgie. Décollement d'une partie de la grande circonférence de l'iris pour produire une pupille artificielle.
— ÉTYM. Irt» 3, et îidDujii;, sôparalion, de Sii, et Xûffiç, solution.
t IRIOOPTOSE (i-ri-do-ptôz'), s. f. Terme de chirurgie. Procidence de l'iris.
— ÉTYM. Iris 3, et itTûoii;, chute.
f IRIDOSCOPË (i-ri-do-sko-p'), ». m. Terme de chirurgie. Instrument formé d'une coquille opaque percée d'un trou très-fiu et destiné à l'examen de iintériour de l'œil.
— ÉTYM. IrtS 3, et <T/.oitttv, examiner.
t IRIDOSMI.VE (i-ri-do-smi-ii'), s. [. Terme de
miuéralogid. Alliage naturel d'iridium et d'osmium.
t IRIDUTOMIE (i-ri-do-to-mie), s. f. Terme de
MCT. bK LA LANOUS i'IlAMfAlSE,
chimrgie. Incision de l'iris pour pratiquer une pupille artificielle.
— ÉTYM. Iris 3, et toijiri, section.
f IRIEN, lENNE (i-riin, riè-n'), adj. Terme d'anatomie. Qui appartient à l'iris,
— ÉTYM. Iris 3.
t IRINE (i-ri-n'), s. f. Terme de chimie. Corps qui se sépare en cristaux de l'eau distillée de racine de violette.
1 . IRIS (i-ris') , s. /■. Il 1° Nom d'une divinité de la mythologie grecque, qui était la messagère des dieux, et qui, déployant sou écharpe, produisait l'arc-en-ciel. || t'ifi. Je tiens à bon augure, de ce que Mlle***, qui m'avait abandonné ces jours passés, a recommencé à m'écrire ; il me semble qu'elle est votre Iris, et que c'est comme un arcen-ciel qui paraît après l'orage, voit. Lett. 63. Il î° Nom propre de femme, dont les poètes se servent souvent pour désigner une femme aimée et même quelque dame dont on ne veut pas dire le nom. Iris, je vous louerais; il n'est que trop aisé : Mais vous avez cent fois notre encens refusé. En cela peu semblable au reste des mortelles, lafont. Fabl. X, I. L'ode... Vante un baiser cueilli sur les lèvres d'Iris, boil. Art poét. ii. Irai-je, de sangfroid et sans être amoureux, Pour quelque Iris en l'air faire le langoureux? m. Sat. ix. ||3' Petite planète découverte en <847.
— HIST. xvi' s. Qui veult guarir de l'ignorance, il la fault confesser ; Iris est fille de Thaumantis; l'admiration est fondement de toute philosophie, MONT. IV, 1 84.
— ÉTYM. Tpi;, la déesse Iris
2. IRIS (i-ris'), s. m. || 1° Météore dit vulgairement l'arc-en-ciel. Les couleurs de l'iris qui ont été ici expliquées, DESC. Météor. 8. On savait qu'il faut qu'une nuée épaisse, se résolvant en pluie, soit exposée aux rayons du soleil et que nos yeux se trouvent entre l'astre et la nuée, pour voir ce qu'on appelait l'iris, VOLT. rhil. Neiol. ii, 9. Son cou [du phénix] rassemblait toutes les couleurs de l'iris, mais plus vives et plus brillantes, id. Frinc. de Babyl. i. Ces chants.... [qui] sur l'aile du temps traversant tous les âges, Brillent, comme l'iris sur les flancs des nuages, LAMART. Ép. à C. Delav. ||2' Par extension, couleurs qui paraissent autour des objets quand on les regarde avec une lunette. De la vérité de cette conjecture [combinaison de prismes à réfrangibilité inégala] pouvait dépendre, dans les lunettes, la destruction des iris qui colorent les objets vus à travers les verres lenticulaires, condobcet, Euler. 113» Pierre d'iris, ou, simplement, iris, nom vulgaire du quartz irisé, .variété accidentelle ou artificielle, présentant les couleurs de l'arc-en-ciel, parce que le minéral est fendillé. || 4" Terme de docimasie. Petites bluettes qui se croisent rapidement dans un essai qui bout sur la coupelle et qui font dire qu'il circule bien. || 5° Nom spécifique d'un beau papillon, le nymphale iris, dit aussi le grand mars changeant.
— ÉTYM. Iris {, déesse de l'arc-en-ciel.
3. IRIS (i-ris'), s. m Terme d'anatoraie. Membrane circulaire placée à la partie antérieure de l'œil, au-devant du cristallin et dans l'humeur aqueuse, formant une cloison verticale qui sépare l'une de l'autre les deux chambres de l'œil, et percée, à sa partie moyenne, d'une ouverture appelée pupille. Les jeux bleus, les yeux noii'S sont ceux dont l'iris est bleu, est noir.
— HIST. xvt" s. La conjonctive s'estend par dessus tout le blanc de l'œil, jusqu'au cercle nommé iris, paré, IV, 6.
— ÈTYM. Iris 2, à cause des couleurs variées de cette membrane.
4. IRIS (i-ris') s. m. Terme de botani(|ue. Genre de plantes qui est le type de la famille des iridéoset dont plusieurs espèces fournissent des racines utiles. Il Iris des marais, ou iris jauue, glaïeul îles marais, iris pseudo-acorus, L. dont les semences torréfiées sont employées pour donner de l'aromo au café de chicorée. 1| Iris d'Allemagne, dit aussi llamme, flambe, cultivé dans les jardins à cause do ses belles fleurs bleues (irts germanica,L.). \\ Petit iris, petite flambe, iris pumila, L. || Iris gigot, »ri.sfœtidissima, i. || Iris de Florence, iris ftoremina, L., iris dont la racine sert à faire les pois à cautère, dits pois d'iris. || Poudre d'iris, ou, simplement, iris, poudre do senteur faite de la racine d'iri.s. || Vert d'iris ou, simplement, iris, couleur des plus tendres et qui, faisant un beau vert, sert pour la miniature et pour la gouache: elle est faite avec de la chaux et des pétales do l'iris d'Allemagne.
— RKM. Les botanistes fout habituellemeiit iris du féminiu : l'iris tubéreuse.
— HlST.ivi's.Pouldrescephaliques, comme racines d'iris de Florence, de farine d'iris, paré, vui, 4. Le glaieul,dict aussi iris, s'esicvepar bulbes ouracines sans filamens, o. de serres, 576. Homme de belle prestance, Poudré d'iris de Florence, Qui se pique de vaillance.... pehrin, Poésies, p. 20),dansLACuniNE.
— ÉTYM. C'est probablement à cause de sa fleur d'un bleu violacé qu'on a donné à cette plante le nom d'iris, arc-en-ciel.
t IRISATION (i-ri-za-sion ; en vers, de cinq syllabes) , s. f. Propriété dont jouissent certains minéraux de produire à leur surface les couleurs de l'iris. Il Ces couleurs elles-mêmes. De belles irisations.
— ÉTYM. Iris 2.
IRISÉ, ÉE (i-ri-zé, zée),par{. poss^ d'iriser. Qui présente les couleurs de l'arc-en-ciel. Nuances vives, ou plutôt reflets de couleurs irisées comme cela se voit sur toutes les substances demi-transparentes et très-minces, bufp. Min. t. v, p. 370. Jamais on ne te voit. Quand le matin blanchit l'angle ardoisé du toit. Sortir, songer, cueillir la fleur, coupe irisée.... v. hugo, Voix intérieures, xix. || Quartz irisé, voy. iris 3.
f IRISER (i-ri-zé), v. o. Donner les couleurs de l'iris, produire l'irisation. || S'iriser, v. réfl. Devenir irisé. Le quartz, le cristal de roche et tous les autres verres produits par la nature, se ternissent, s'irisent et se décomposent à la surface par la seuls impression de l'air humide, buff. Hin. t. m, p. 272.
— ÉTYM. IrtS 2.
flRITIS (i-ri-tis'), s. f. Terme de médecine. Inflammation de l'iris.
— ÉTYM. Iris 3, et la finale médicale ite ou itis indiquant inflammation.
t IRLANDAIS (ir-lan-dê), s. m. || 1° Ungue néoceltique, appartenant au rameau gaélique, et parlée aujourd'hui par le peuple en Irlande. || 2° Terme de marine. Prendre des ris à l'irlandaise, locution venant des Anglais et qui signifie que, pour déoba'^„i ou soulager une voile qui, par l'effet du , oût, fait coucher un bâtiment outre mesure, on la déchire à coups de couteau (voy. ris).
— ÊTYM. Whitley Stoke ne voit dans Irlande, terra d'Erin, qu'une contraction A'Ivemya, Hibernie.
IRONIE (i-ro-nie), s. f.\\ 1° Proprement, ignorance simulée, afin de faire ressortir l'ignorance réelle de celui contre qui on discute; de là l'ironie socratique, méthode de discussion qu'employait Socrate pour confondre les sophistes. || 2° Par extension, raillerie particulière par laquelle on dit le conlra.1'9 de ce que l'on veut faire entendre. Ce compliment n'est qu'une ironie. Dans les premières paroles que Dieu a dites à l'homme depuis sa chute, on trouve un discours de moquerie et une ironie piquante, selon les Pères, pasc. Prov. xi, Voilik l'homme qui est devenu comme l'un de nous, ce qui est une ironie sanglante et sensible dont Dieu le piquait vivement, selon saint Clirysostome et les interprètes, id. ib. Il a une facilité merveilleuse à manier l'ironie, boil. Sublime, 28. Point d'injures, beaucoup d'ironie et de gaieté; les injures révoltent,rironie fait rentrer les gens en eux-mêmes, la gaieté désarme, volt. Leit. d'Argenial, 18 mai 1772. Il [Racine] met quelques ironies dans la bouche d'Hermione, id. Comm. Corn. Uédée, n, 2. Le roi le lui fit sentir froidement, avec une nuance d'ironie, GENLis, Mme de Maintenon, t. 11, p. (09, dans POUGENS. Et l'ironie au ris moqueur, delille, Convers. m. Toujours son ironie, inféconde et morose, v. kuoo. Chants du crépuscule, xiii. || Par extension, retour sur soi-même par lequel, semblant se moquer du malheur, on en exprime plus fortement l'impression. II y a une autre espice d'ironie qui est un retour sur soi-même, et qui exprime parfaitement l'excès du malheur; c'est ainsi qu'Oreste dit dans l'Andromaque : Oui, je te loue, Ô ciel, de ta persévérance, volt. Comm. Corn. Rem. Medée, u, 2. ||Fig. L'ironie du sort, événement malheureux qui semble être une moquerie du destin. Cette amcre ironie du malheur, stael, Corinne, xvii, 4.
— lliST. xiV s. Yronie est quant l'on dit une chose par quoy l'en veult donner h entendre le contraire, OBESME, Thèse de meunieh.
— ÉTYM. Provenç. espagn. ironio; du lat. ironia, qui vient du grec tipwvsia, ironie.
IRONIQUE (i-ro-ui-k'), adj. Où il y a de l'ironie. Adam, dit Rupert, méritait d'eue raillé par cette ironie [paroles de Dieu à Adam, après sa chute], et on lui faisait suiitir sa folie bien plus vivement par cette oxprcssion irouique (|ue par une ca pression sérieuse, PASC. l'roD. XI. Je no sais pas comment, forme en votre doctrine, Des ironiques mots de sa