‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 158 sur 462 · PP · texte numérisé non relu

PP

combal qui le glaçait d'effroi , rac. Théb. m , 3. Quand de ce triste adieu je prévis les appro

/■' rài. v, c. De ce triste entretien d

hes, m. Iphig. m, 1. Réduil X

de la i.uni les premtf res apj

M tous, tant que nous sommes, N"us nous

ns tenter à l'approche des biens, id. Fab. vni,7.

respectant les appi

ches.... rac. Phèd. 1, 3. il s'affaiblissait, ce grand

prince, mais la mort cachait ses approches, boss.

1 ■ on. | 5 Terme de ruerre AccJ -

d'une place forte, l 'approche, les approches d- la

ville. H Travaux ; ,', couvert, d'une

tsiégée. Les approches furent meurtrier Déjà, de tous côtés, s'avançaient les approches, mm h. 11. 13. Faire les approches d'une viÛe, vaug. Q. C. 6(6. Il nous laissa faire les approches de sa iiamilt. Gramm. a. \\ 6° Lunette d'approche, lunette qui agrandit i angle visuel et fait paraître plus proches les objets. Les avanta qu nous donne la i d'approche, pasc. Préf. Vide. [[ 7° Terme d'à griculture. Greffe en approche, greffe par le contact de deux branches voisines. || 8" Terme d'impri- ■ entre les lettres. || Réunion de deux mots,

— HIST. xvie s. Ces approches de si près mirent la ville de Rome en grand trouble et en grand effroy, amyot, Cor.»46. Le flatteur vient de loing tournant tout à l'entour. et puis fait ses approches

.up' lu U t, ID. Connu. dise, r fiai

irur, 25. D'Aubigné entra dans cette place, comme

idmiral en faisoit les approch 50 sol-

i de 200 arquebusiei à chi val, d'aub.

Vie, t.. X l'approche, nous le recongnusmes pour

•ode Villesaleron, caul. v, )8.

— ÊTYM. Voy. approcher. Provenç. aproche; es-

aproches; portug. aproxes; ital. approccio. APPROCHÉ, ÈE (a-pro-ché, chée), port, passé. Mis, amené auprès. Échelles approchées des murs. Le poignard approché de son sein. Cet homme ap proche du prince par les circonstances.

f APPROCHERENT (a-pro-che-man), s. m. Action d'approcher. Ce petit approchement du soleil 1 le dérangement que les planètes opèrent, volt. Neict. m, 8.

— HIST. xa° s. Respundi David : si de aprecement à femme demandés.... Rois, 83. ||xme s. Fuir doivent la compagnie Des femmes ententivement Et lor charnel aprochement, Bestiaire dans du

appropinquare. ||xvc s. Ils trouvèrent le roy ni à Montre uil sur la mer; et là eut grandes cognoissances et approchemens d'amour [entre les chevaliers des deux nations], froiss. i, i, 52.

APPROCHER (a-pro-ché), v. a. || 1° Mettre auprès, faire avancer vers. Approcher les échelles des murailles. Quand on approche son corps du feu. Le \"ni nous approchait de la terre, fén. Tél. vi. Il Cette lunette approche les objets; elle les fait paraître plus proches. On dit plus souvent rapprocher. Il 2" Fig. Elle est belle cette religion ! elle approche le cœur de la justice, chateaub. Mart. 259. Le frère rarement laisse jouir ses frères De l'honneur dangereux d'être sorti d'un sang Qui les a de trop près approchés de son rang, 11 ac. Baj. 1, \. Par elle, Bajazet, en m'approchant de lui, Me va contre luimême assurer un appui, id. Baj. 1, t. La grandeur de Dieu demande.... que toute la gloire qui vient des hommesne soitqu'un songe et qu'une erreur h irsque vous l'approchez de la sienne, mass. Car. Besptcl humain. Il Le prince, le ministre, cet homme éminent l'a approché de lui. il l'a admis dans sa familiarité, lui adonné un emploi auprès de sa personne. || 3" En termes de sculpture, amener successivement un ouvrage à fin, par le travail qu'on fait avec divers outils sur le bloc dégrossi. || 4° En termes de manège, approcher les talons ou les éperons, serrer les lombes pour avertir le cheval. || 5° Se placer auprès de. La pauvreté ne peut-elle approcher les autels? Le gardien n'approchait ce lion qu'en tremblant. Ne nous approchez pas. Arrête, a-t-elle dit, et ne m'approche pas, rac. Iph. v, G. y Aborder, avoir accès. C'est un homme qu'on ne peut approcher. Ce seigneurapprochait le roi. Aucun d'eux du tyran n'approche la personne, corn. Héracl. 11, 7. Indigne de vous plaire et de vous approcher, Je ne dois désormais songer qu'à me cacher, rac. Phèd. 111, 4. Son caractère [de la vraie grandeur] est noble etfacile.... on l'approche tout ensemble avec liberté et avec retenue, labruy. 2. y 6" V. n. Venir près, s'avancer, arriver. Approcher de la porte. Approche. Celui qui approchait le plus de lui. Les endroits dont il désespère rrapprocher. Le bruit approche. De ce temple profane osez-vous approcher? rac. Ath. 11, s.Grip-

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peminaud leur dil : Mes enfants, approchez, la font. lahl. vu, 10. Il Approcher du but, mettre I1"'' (1" l"'1 ; el au figuré, deviner à peu près, n'être i ■■' ' m d atteindre le résultat qu'on poursuit. || Fig. Nous approchons de juillet. J'approchais de quinze ans, CORN. Héracl. m, I. || Devenir proche, être près de se faire, Le printemps approchait. Le moment approche où.... La vieillesse qui approche. La mort approche. On ne les sent aussi [les remords] que quand le coup approche, corn. Cinna, m. -'. H 7° Avoir du rapport, de la ressemblance ayee, rivaliser. Approcher des dieux, do la vérité, Votre gloire approche de celle de ce grand homme. L'éléphant est l'animal qui approche le plus de l'homme par l'intelligence. Parfois le faux approche tant du vrai. Nulle de ses sœurs n'approche d" sa beauté, sév. 437. Un air de magnificence dont M. de Chaulnes n'approchait pas, in. 597. Ce qu'on appelle une oraison funèbre n'est aujourd'hui bien reçu qu'à mesure qu'il approche de plus près d'un éloge profane, la bruy. ta. ||8° S'approcher, r. réfl. S'avancer, venir près de quelqu'un ou de quelque chose. Approchez-vous de moi. Approchezvous du l'eu. L'ennemi s'approchait de la ville. Approche/ vous, Néron, et prenez votre place, rac. Urit. iv, 2. || Fig. Pourvu que ce qu'on dit ici soit vrai, qu'il n'y a plus rien entre le roi et la reine sa mère, qui les empêche de s'approcher, balz. Liv.l, lelt. H. || 9° Être proche, être sur le point d'arrivi r L'éternité s'approche. Et jemeurs! de sa froide haleine Le vent funeste m'a touché; Mon printemps commençait à peine, Et mon hiver s'est approché, v. Chute des feuilles.

— SYN. s'approcher de quelqu'un , APPROCHER ■ 'UN. S'approcher de quelqu'un exprime un

acte, un mouvement corporel par lequel on vient près de la personne. Le second signifie l'habitude de venir auprès de quelqu'un, l'accès qu'on a auprès de lui. la privauté qu'on a avec lui.

— HIST. xr s. En cest pais [ils] nous sont tant aproeciez, Ch. de Bol. cxcvi. || xn" s. Quantil apro- •■lient vers la terre major, Boncisv. p. 37. De maintenant nés [ne les] osent approchier, ib. p. 94. La m av. m'aproce, n'i a nul recouvrer, ib. p. 98. Pour la chalor qui s'aloit aprochant, ib. p. 152. Or leur défaut tristors et aproche liesse, audefr. le bast. Bomanccro, p. 25. À tant vit devers lui deuxSaisnes [Saxons] approchier, Sax. xi. ||xiii°s. La ville, qui tant estoit aprochie de prendre [d'être prise], villeii. clxxii. Johannis qui tant avoit aprochie de prendre le Dimot, id. clxi. D'aprochier [avancer] la besoigne plus ne destrierai, Berte, vu. [H] Ne laissoit aprochier nului fors lui tout seul, ib. xix. Li jours va à déclin, si aproche la nuit, ib. xxxvi. Atants'aproient les os [armées] etjousterent ensamble, et moult en i ot d'abatus et de navrés, Chr. de llains, p.7G. Ensi corne les amis dou requérant veulent le plait apreuchier, que ciaus [ceux] dou defendant le aloignent, Ass. de Jér. 73. || xivc s. Comme Johansoit approuchiez [accusé] en nostre cour d'avoir fait raire et fausser par un clerc et alongner un date de nos lettres, du cange, appropinquare. La chose qui est la partie d'un tout approce plus de son tout que le tout ne approce de la partie, oresme, Eth. 250. y xve s. Or eurent conseil ceux de l'ost, pour leur besogne approcher.... froiss. ii, 11, 5. Si fut cette chose [ce projet] si approchée que, droitement la nuit de l'an, la chose fut arrestée d'estre faite, cd. 1, 1, 326. Entreraentes que ces choses s'approchoient et ordonnoient, id. ii, ii, 65. Armezvous tost et appareillez, car vezci gens d'armes qui approchent cette forteresse, id. i, i, l3i.Dèsceste première journée furent les choses bien approchées [de l'arrangement] ; car les deux parties en avoient grant envy'e, comm. iv, 8. Or s'approcha le temps qu'icelle parcelle dut estre donnée à ce seigneur ancien, louis xi, Nouv. xcvm. f| xvr s. Si le croyer, vous n'approchez ne de piedz ne de mains à mon opinion, rab. Garg.i,Prol. Toutes les hieroglyphicques d'Egypte n'approucharent jamais de cegergon, id. Pant. v, I8. Indigne est bien, quand il veult approucher L'honneur de cil qu'homme ne deust toucher, marot, ii, 22t. Prince, le temps et le terme s'approche, id. ii, 233. Quand elle approche aux fleuves ou estangs. ... Et s'elle approche une ville ou bourgade, Le plus hardi se muce ou chet malade, id. in, 290. La peur des voiles aegyptiennes qui commenceoient à les approcher.... mont, i 63. Ces escripts nous approcheraient bien prez de l'honneur de l'antiquité, in. 1, 206. La froideur commencea à s'approcher des parties vitales, id. ii, 9). Il m'a semblé que je pouvois monter jusques à Romulus, puisque i'estoye approché si près de son temps,

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amyot, Thésée, i. Tarchetius communiqua cest oracle ^ l'une de ses filles, et luy commanda qu'elle s'approcbast du monstre, id. Rom. 3. Hz allèrent avec une puissante armée devant la ville de Rome, laquelle estoit alors difficile à approcher, m. ib. 2 i. L'authorité de ce magistrat est si grande qu'elle approche de la tyrannique, id. Fab. s.

— ÉTYM. Bourguig. éprôchai; wallon, aprèpt; provenç. apropchar, apropjar ; ital. approcciarc ; de A et proche. On a dit dans l'ancien français aproismer, i'approximare , et apre.iser , de prés.

f APPROCHEUR (a-pro-clleur), s. m. Ouvrier qui amène le bois à l'endroit où l'on construit un train.

— ÉTYM. Approcher.

f APPROFITER (a-pro fi-té) , v. a. Tirer profit de. Vieux.

— HIST. xvi" s. C'est l'entendement qui veoid et qui oyt, c'est l'entendement qui approfite tout, mont, i, 163. Parce moyen le jeune fils approufita le latin que lui avoit apprins M. le curé, desperiers, ( ontes, 23.

— ÉTYM. /I el profiter ; provenç. aprofechar. APPROFONDI, IE (a-pro-fon-di , die), pari, passé.

|| i° Rendu plus profond. Une fosse approfondie. || 2° Examiné à fond. L'étude approfondie des anciens,

APPROFONDIR (a-pro-fon-dir) , v. a. || 1° Rendre plus profond, creuser plus avant. Approfondir un puits, un fossé. || Fig. Et la gloire qui suit vos plus nobles travaux, Ne fait qu'approfondir l'abîme de leurs maux, corn. Sertor. ni, 2. Ce malheureux combat ne fit qu'approfondir L'abyme dont Valois voulait en vain sortir, volt. Henr. ni. || 2° Fig. Pénétrer dans la connaissance de quelque chose. Nous approfondirons ce point dans la dernière partie de cet essai, dider. Ess. s. le mérite. Peu approfondissent les choses, pasc. Prov. 2. Enfin de Mahomet les sublimes desseins Que n'ose approfondir l'humble esprit des humains, volt. Fanât, n, '. À force de vouloir approfondir un cœur, id. Catil. i, i. i| 3° S'approfondir, v. re'fl. Devenir plus profond. L'abîme s'approfondit tous les jours. || 4° S'examiner. Vous devez avoir sans cesse sous les yeux d'un côté l'état de votre âme, de l'autre les vérités (pie nous annonçons, vous mesurer sur cette règle, vous approfondir dans cette lumière, mass. Parole. Que l'homme s'examine, s'analyse et s'approfondisse, il reconnaîtra bientôt la noblesse de son être, DLFF. Nature des animaux.

— hist. xiiic s. Li flun estoient si creû et si aparfongié que li pré et la tierre en estoit tout couvert, il. de valenc. xxvin. |j xiv" s. Nécessités est de plusieurs rivières apporfondir, du cange, approfundare. Car avis li estoit, si com l'estoire crie, C'une fosse veoit grande et aprofondie, Obscure, ténébreuse, mâchonnée, effortie, Baud. de Seb. vi, 27.

— ÉTYM. À et profond. Aparfongicr était de la I '" conjugaison.

f APPROFONDISSEMENT (a-pro-fon-di-se-man) , s. m. || 1° Action d'approfondir; résultat de cette action. L'approfondissement des fossés. || 2° Fig. Il [St Bernard] ne chercha pas à éblouir les esprits par de nouvelles découvertes ni à se faire honneur de certains approfondissements qui flattent par leur singularité, mass. St Bernard.

— ÉTYM. Approfondir.

APPHOPRIATION (a-pro-pri-a-sion) , s. f. || 1° Action d'approprier, de rendre propre à. L'appropriation d'un local au service des malades. || 2° Action de s'approprier une chose. Cet homme déloyal n'a pas craint de se faire l'appropriation d'un dépôt. || Par extension. On n'est jamais surpris de voir qu'on s'esl trompé; on quitte sans peine une pensée qu'on

-ans appropriation, fén. n, 2(0. || 3° Terme de chimie ancienne. Disposition de deux- corps à se combiner par l'addition d'un troisième.

— ÉTYM. Approprier; provenç. apropriatio ; espagn. apropriacion ; ital. appropriazione .

APPROPRIÉ, ËE (a-pro-pri-é , ée), part, passé. || I1 Rendu propre à. Un marais approprié à la culture par des travaux bien entendus. || 2° Convenable à, adapté à. Ayant fait un discours approprié aux circonstances. Mesure appropriée à leur caractère. Des remèdes appropriés. Traitement approprié à chaque maladie. || 3° Mis dans unétatde propreté, dans un nouvel état d'agencement. Une maison appropriée. || 4" En droit canon, bénéfice approprié, bénéfice dont le revenu est annexé à quelque dignité ou communauté, et qui est desservi par un vicaire.

APPROPHIER (a-pro-pri-é), v. a. || 1° Rendre propre à, convenableà. Usera difficile d'approprier ce que j'ai à dire au tribunal où je comparais, J. J. rouss. Sciences. \\ 2° Mettre en état de pro-

I prêté , disposer convenablement. Approprier une maison, une chambre, un cabinet. Mettez ordre à tout [Nausicaa], dépêchez-vous de les laver [vos vêtements], de les approprier, fén. xxi, 348. L'instinct d'approprier son domicile et d'y faire un plancher, pour n'être pas incommodée de l'humidité, blff. Loutre. || 3° Fig. Faire qu'une chose devienne comme la propriété d'un autre. Et son intérêt lui doit conseiller de faire cesser les misères que sa compassion lui appropria, balz. Disc, àla Régente. || 4° S'approprier, approprier à soi, usurper la propriété. Ils se sont approprié un dépôt.... Vous êtes fort plaisante De vouloir m'enlever un cœur comme le sien, Et vous approprier si hardiment mon bien, regnard, Ménech. v, 2. |] Fig. Il y a apparence que Dieu s'est approprié cette affaire, pasc. dans cous. Il s'approprie une nature étrangère, boss. Hist. n, ■H. ^'appropriant toujours le sort des malheureux, De ses concitoyens mon époux fut le père, hoyou, Phocion, il, 2. Je m'approprie de telle sorte vos joies et vos déplaisirs, que ce sont les bonnes et les mauvaises nouvelles que je reçois de vous, qui font mes bons et mes mauvais jours, balz. Lett. à Conrard, i, t , dans richelet. || 5° S'approprier, v. ré/1. Se conformera, se mettre àla portée de. Cet auteur songe peu à s'appropriera ses lecteurs. Les maîtres se sont appropries à leurs élèves.

— SYN. s'approprier, s'arroger, s'attribuer. Se donner une chose de son chef. S'approprier indique la prise de propriété; la chose ne nous appartient pas; nous la prenons, et nous la faisons nôtre. S'arroger n'implique aucune idée de propriété; aussi s'applique-t-il à toutes choses : privilèges, autorité., droits, etc. seulement il emporte arrogance, hauteur, prétention à la supériorité. S'attribuer exprime que celui qui s'attribue s'adjuge une chose qui est contestée et à laquelle d'autres prétendent : Les deux partis s'attribuèrent la victoire.

— HIST. xine s. Quant Renart ot en sa reson Bien definée s'oroison Et aproprié son chapitre, Ren. 2ui;i7. Que ce qui commun ert devant, Comme le soleil et le vent, Par convoitise approprièrent, Quant as richeces se lièrent, la Rose, 9093. Ains-inc Barat atout honni, Par qui li biens jadis ouni [unis, communs] Furent as gens approprié, ib. 5173. Coses sacrées, si sont celés qui sont benoites et apropriées à fere le service nostre Segneur, beaum. xi, 15. Et tel damace doit il bien recevoir, parce qu'il voloit le gaige malvesement aproprier à soi, id. lxviii, iO. Et c'est grant faute de language, quant l'en approprie au dyable Tomme ou la femme qui est donné à Dieu dès que il fu baptiziés, joinv. 293. || xive s. Nom approprié, oresme, Elh. 48. Chescune delettacion est appropriée à l'operacion que elle parfait, et a à elle une affinité, id. ib. 306. 1 1 xvie s. Les apostres approprient à Jésus Christ ce qui est dit au psaume huitième, calv. Instit. 36 3. Il n'esl point licite de transférer à l'homme mortel ce que Dieu s'approprie à soy, id. ib. 949. Il ne faut point attendre aage d'homme pour sanctifier les enfans a Dieu; mais ils lui doivent estre reservez et appropriez des leur naissance, id. ib. 1091. Qu'il oublie, s'ilveult, d'où il tient ces préceptes; mais qu'il se les sache approprier, mont, i, 162. Comme un soulier ne convient pas à tous pieds, aussi un fait ne se peut aproprier à tous pais, lanoue , 90. Plusieurs d'eux s'aproprieront des choses, dont ils n'estoient auparavant, qu'usufructiers, id. -102. Si on regarde l'infinité de belles maisons qu'elle possède, si bien apropriées et pourveuës de tout ce qui fait besoing, id. t48. Beaucoup de gentilshommes furent contraints de vendre leurs fiefs aux ignobles, qui eurent permission du Roy de les pouvoir acheter; car auparavant ils ne pouvoyent s'en approprier, m. 2-29. Comme celuy qui se vouloit approprier la gloire d'Achilles, plus par imitation de sa vertu que pour estre issu de son sang.... amyot, Pyrrh. 1 4. Affin d'en approprier [rendre propriétaire] un de ses' neveux, carl. ii, to. Il me rendra bon compte de toutes les richesses qui sont là dedans, et ne se appropriera de pas une, id. iv, 29. Des remèdes appropriés aux qualités des corps, paré, Au lect. Tenir les lins arrousés, aiant la commodité de l'eau, à ce appropriant le plan pour la donner à propos à la ligneraie, o. de serres,

— ÉTYM. Berry. appropzir; provenç. apropriar; espagn. apropiar; ital. appropriare ; du latin appropriare, de ad, à, et proprhts (voy. propre). Approprier veut dire faire sien, de là ensuite, rendre propre à soi, puis rendre propre, convenable en général, disposer, arranger, de là enfin, dans un sens plus étroit, nettoyer.

APPROUVÉ, ÉE (a-prou-vé, vée), part, passé Son avis fut fort approuvé. Opinion qui n'est pas approuvée des Stoïciens. Et, pour être approuvés, De semblables projets veulentêtre achevés, rac. Mithr. m, i. C'est la situation de presque tous les hommes, et même des plus sages et des plus approuvés dans le monde, mass. Car. Élus. || Approuvé, forme elliptique, invariable, s'emploie au bas d'un acte, d'un compte, etc. qu'on approuve après lecture et examen. Approuvé l'écriture ci-dessus.

APPROUVER (a-prou-vé), v. a. || 1° Agréer, consentir à. Approuver un avis. Je dirai pourquoi je n'approuve pas cette division. Le gouvernement approuve l'envoi d'une flotte. Approuver les conditions. Le roi n'approuve pas que l'ambassadeur revienne. || 2° Juger louable, trouver digne d'estime, louer. Je suis enchanté que vous approuviez ma conduite. Je l'approuve d'être si vivement touché. J'aurais approuvé tout ce qui a été fait. Approuver quelqu'un par un geste. J'écoute vos conseils, j'ose les approuver, rac. Brit. n, 2. [| 3° Autoriser par un acte authentique. Le conseil de l'Université a approuvé cet ouvrage. || 4" S'approuver, v. réfl. Se donner à soimême un témoignage d'approbation. Ne pense pas Qu'innocente à mes yeux, je m'approuve moi-même, rac. Phèd. n, ■>.

— HIST. xme s. La damoisele approba et accepta celé exception, Hist. occid. des Croisades, t. n, p. 475. Et ce ai je veu aprover par un jugement, beaum. xxvil, 13. Et que ce soit voirs, il est aprovés par un jugement, id. xiv, 12. Et par ce est il aprovés bastart, par Paparance de lonc tans, id. xviii, 5. Procuration scelée d'arcevesque ou d'evesque ou de roi ou de prince ou d'aucun autre juge qui ait seel bien conneu et bien aprové, id. 78. || xv° s. Et ce plusieurs approuveroient [prouveraient] , s'il estoit besoin, monstrel. i, eh. 47. Li grant Alexandre jadis Et plusieurs rois en firent gloire [de boire] ; L'excez [je] n'en approuve pourtant, basseltn, i. Il xvie s. À grand peine pourra-il rien avoir en quoy il s'approuve disciple de Christ, calv. Instit. 566. Voisent maintenant les hypocrites, et s'efforcent de s'approuver à Dieu par leurs bonnes œuvres, id. ib. 009. Non qu'il eust ainsi soigneusement fait ce procès verbal de toute son administration, pour approuver sa foy et faire cognoistre sa loyauté, amyot, C. d'Ut. 52. Quoy que ce soit, le- evenemens approuvoient ce que disoit cet ^Egyptien [devin], id. Anton. 40. Non qu'il approuvastla démocratie.... id. Dion, 1 r'.

— ÉTYM. Approbare, de ad, à, et probare (voy. prouver); provenç. aproar, aprobar; espagn. aprobar; ital. approvare.

APPROVISIONNÉ, ÉE (a-pro-vi-zi-o-né, née), part, passé. Garni de provisions. Ville bien approvisionnée.

APPROVISIONNEMENT (a-pro-vi-zi-o-ne-man) , s. m. Il 1" Action d'approvisionner. L'approvisionnement de Paris. || 2° Provisions rassemblées. Cette place a des approvisionnements suffisants. Nos approvisionnements sont épuisés.

— ÉTYM. Approvisionner.

APPROVISIONNER (a-pro-vi-zi-o-né) , v. a.

[f i° Garnir de provisions. Approvisionner une ville, un camp. || 2° S'approvisionner, i>. réfl. Se munir de provisions. L'armée s'était approvisionnée de tout ce qui était nécessaire à une longue marche.

— ÉTYM. À et provision. ■

t APPROVISIONNEUR (a-pro-vi-si-o-neur), s.m. Celui qui approvisionne.

APPROXIMATIF, IVE (a-pro-ksi-ma-tif. ti-v). adj. -Oui est fait par approximation. Estimation approximative. Calcul approximatif.

— ÉTYM. Voy. approximation.

APPROXIMATION (a-pro-ksi-ma-sion), s. f.

Il 1" Terme de mathématiques. Opération par laquelle on s'approche de plus en plus de la valeur d'une quantité. Il 2° En général, estimation faite à peu près. Voyez par approximation ce que cela peut coûter. [En agriculture] Les usages sont fondés sur des expériences continuellement répétées, dont les résultats sont des espèces d'approximations du vrai, buff. Exp. sur les végèt. 2e mém.

— ÉTYM. Approximare, de ad, à, et pro.rimare , de proximus, très-proche, superlatif de prope (voy, proche).

APPROXIMATIVEMENT ( a-pro-ksi-ma-ti-veman), adv. D'une manière approximative. Evaluer approximativement.

— ÉTYM. Approximative , et le suffixe ment. APPUI(a-pui),s. m. || 1° Cequi supporte soutient.

Cette muraille a besoin d'appui. Mur d'appui, mur qui soutient des terres. Il veut faire un mur d'appui

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