‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 245 sur 462 · L.) dont la racine est purgative. || 2° Bétoine · texte numérisé non relu

L.) dont la racine est purgative. || 2° Bétoine

de montagne, nom vulgaire de l'arnica montana, L.

— HIST. xmc s. Bue, veloine o termentino [térébenthine], Ms. StJean. || xvr s. J'y adjousterois de la betoine, pource que telles herbes purgent les cerveaux, et les esprits seraient plus propres à gouverner, d'aub. Fœn. ni, 22. La betoine, le petum ounicotiane, paré, xvi, 35, etc.

— ÉTYM. Espagn. et ital. betonica; du latin betonica, vetonica ou m tu nica, ainsi nommée des Vetlones, peuple de la Lusitanie.

t. BÉTON (bé-ton), s. m. Mortier fait de chaux, de sable et de gravier.

— HIST. xiv s. Qui ont mis aucuns fumiers, terres et autres betunsez place de la ville cle Dijon, du cange, betunium. || xv" s. Un tombereau chargié de gravois et autres betuns, id. ib.

— ÉTYM. On peut croire que béton tient au pro-

batum, mastic, enduit, et qui est une autre forme de betum, bitume; espagnol, betun, bitume. Alors betun, betunium, qui veut dire gravois et immondices, en dériverait, parce que le béton ruiné devient gravois. Mais le béton ne contient pas de bitume; et, tout mortier se durci ant, devrait-on y chercher le sens de ce qui se durcit, se caille, se coagule; et par là nous serions conduits à l'ancien verbe beter qui a ce sens (voy. bëton 2). L'incertitude reste entre ces deux explications.

f 2. BÉTON (béton), s. m. Nom vulgaire, mais peu usité, du lait trouble et épais contenu dans les mamelles au moment de l'accouchement.

— ÉTYM. L'apparence qu'a ce lait lui a fait donner le sens de caillot, qui est dans l'ancien verbe beter, dont voici des exemples : mi". Desoz l'auberc liestlesanc bi Lez caillé], Bataille d'Aleschans, 7 15. Delsanc des cors estla terre betée, £6. 5413. Il voient l'eve felenesse, Et tant périlleuse et parfonde, Qu'il n'est riens mile en tôt le monde, S'ele i cheoit, ne fustalée , Aussi corn en la mer betée [gelée] , La Charrette, 3009. xiii° s. [Il] N'en a laissié prodome dusqu'à la mer betée Qui puisse porter lance ne qui çai gnel'espée, tli. d'Anl. vu, H5. Beter a une autre signification qui est : mettre un mors, et il vient en ce sens du germanique : anglo-saxon, bœtan flamand, beeten; allem. moderne, beizen, faire mordre à la. bride. Mais Diez croit qu'on y peutaussi rattacher beter dans lé sens de cailler, vu que bei :en signifie aussi, par dérivation, exercer une action

chimique, corrosivo, et qu'on fait cailler le lait par des acides,

t BÉTONNAGE (bé-to-na-j'), s. m. Travail de maçonnerie fait avec du béton.

' — étym. Bétonner.

f BÉTONNER (bé-lo-né), v. a. Construire avec du béton.

— étym. Béton K

BETTE (bè-f) , s. f. Genre de plantes de la famille des arroches, dont une espèce, la bette ordinaire (beta / ulgaris, L.), renferme trois variétés principales qui sont alimentaires : 1° la poirée dont on mange la ieuille et que l'on emploie pour des cataplasmeset lesvésicatoires; 2° la carde poirée dont on mange la côte ou la nervure médiane de la feuille; la feuille elle-même hachée n'est pas à dédaigner ; 3° la betterave (voy. betterave).

— HIST. xive s. Depuis avril jusques à la Magdelaine fait bon semer porées, etles porées de karesme sont semées en juillet et jusques à la Magdelaine et non plus, et les appelle l'en bettes, Ménagier, 11,2. Il xvr s. Mellant dessus fueilles de choux rouges, bette ou poirée, ou de lierre, paré, xxiv, 34. Les laictues, cichorées, bettes ou poirées, 0. de serres, 522. En croissant cle la lune est semée la poirée, bette, blette, ou reparée, estant le fueillage tout son rapport; il y a de trois couleurs de bettes, de blanche, de verte et de rouge.... l'on cueille les blettes, en les tondans non en les arrachans, afin de leur faire rejetter nouvelle viande, m. 535. Les costes cle poirée ou blette seront choisies, grosses et tendres, coupées de la longueur de demi pied, id. 8'j8. La s'espandoit la bette au grant feuillage, dubellay, vu, 4, verso.

— étym. Provenç. beta; du latin beta, x. BETTERAVE (be-te-ra-v') , s. f. Racine charnue,

très-grosse, qui fournit un aliment agréable et nourrissant, et de laquelle on retire un sucre identique avec celui de la canne. |l Familièrement. Avoir le nez rouge comme une betterave, avoir le nez très-rouge et bourgeonné.

— HIST. xvr s. Une espèce de pastenades est la bette-rave, laquelle nous est venue d'Italie n'a pas longtemps. C'est une racine fort rouge, assez grosse, dont les fueilles sont des bettes, et tout cela bon à manger, appareillé en cuisine : voire la racine est rangée entre les viandes délicates, dont le jus qu'elle rend en cuisant, semblable à syrop au succre, est très beau à voir par sa vermeille couleur, 0. de

— étym. Bette, rave.

f BÉTUSE (bé-tu-z'), s. f. Terme de pêche. Tonneau servant à transporter le poisson vivant. || Dans les exploitations rurales, coffre à avoine.

BÉTYLE (bé-ti-P), s. m. Pierre portant certaines marques et qui était adorée comme une idole.

— ÉTYM. BaiTuXoç, nom de la pierre que, suivant la Fable, Saturne avait avalée en place de Jupiter.

BEUGLEMENT (beu-gle-man), s. m. Cri du taureau, du bœuf et de la vache.

— HIST. xvie s. Il jetta une voix aspre meslée du hennissement d'un cheval et du buglement d'un bouc, amyot, Sylla, 55.

— étym. Beugler, dont le sens, comme on voit par l'exemple d'Amyot, était moins précis.

BEUGLER (beu-glé), v. n. || 1° Pousser des beuglements. Il II se conjugue avec l'auxiliaire avoir. Il 2° Fig. Crier très-fort. Cet acteur ne parle pas, i! beugle. Il 3° Activement. Guintrandi avait beuglé la chanson de l'inconstante, sév. 345.

— HIST. xvi" s. Ils s'offensent de ceux qui hurlent, ou qui buglent, et frémissent, amyot, De la tranq. d'âme, 4o.

— ÉTYM. Bougie, qui signifie bœuf dans le parler de Lille, et qui vient cle buculus (par une formation correcte, l'accent dans bougie étant sur la première syllabe comme dans bûculus). Buculus est un diminutif cle bos (voy. bœuf).

BEURRE (beu-r'), s. m. || 1" L'un des principes constituants du lait de la vache et de quelques autres quadrupèdes mammifères, comme la brebis, la chèvre, etc. H Substance grasse que l'on tire de la crème du lait en la battant. Beurre frais. Beurre salé. On inventa des charges de conseillersdu roi contrôleurs aux empilements des bois, des contrôleurs-visiteurs de beurre liais, des essayeurs de beurre salé. volt. Louis .1/1, 30. Lait de beurre, petit-lait qui reste dans la baratte quand 011 a l'ail le beurre. || Fig. Promettre plus de bourre que de pain, promettre plus qu'on ne peut, qu'on ne veut tenir. || Fig. et familièrement, on y entre comme dans du beurre, cela se coupe, se fend, s'ouvre sans résistance,

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