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T 2. BIAISEMENT (bi-è-ze-man), adv. De biais, pu liiais
— îitsr. xvi* s. Les planètes f « > 1 1 1 leur cours par le zodiaque, ijui traverse ou environne biaisement (fi ciel . . Vonstres, App. 4.
— ÉTYM. Biaise, féminin de l'ancien adjectif biais, et le suffixe menf.
i:i USER (bi-ê-zé), v. n. || 1° Être de Liais, aller de biais, en parlant des choses. Ce mur biaise. || Aller de biais, en pariant des personnes. S'il trouve une barrière de front, il biaise naturellement, el va à droite et à gauche, i.\ bruy. g, || 2" Fig. User de finesse, de subterfuge. Nous ne pouvons souffrir qu en
• u" les i i' ncipes de la i eligion , boss. lielat. Quaiidonamaïdit, on biaise, on dissimule, in. Préf.
sent sur beaucoup d'articles, ils mentent sur d'autres, jd. Par. n. Mélanchthon biaisait avec lui sur ce sujet, in. Var. c. 11 me paraît indigne de smblée de biaiser sur une question de l'importance de celle qui nous occupe, mik \h. Collect. t. n, p. 133. 3" USer de tempérament, de ménagement. II est îles circonstances où l'on doit savoir biaiser. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
— HIST. xv' s. Les mines se tournent souvent en biaisant el sont estroictes, et courts bastons y sont nécessaires, iuv. des ursins, Charles VI, t42o. Et este l'nt ces pieux plantés en biaisant, les pointes tournées devers nos gens, Bouiiq. i, chap. 24. || xvic s. Timagoras juroit que, pour presser ou biaiser son œil, il n'avoit jamais apperçu doubler la lumière de la chandelle, mont, ii, 3ui. Epaminondas tira toute son armée en biaisant sur le costé gauche, amyot, Pélop. 4o. Biaizant la rondeur de ce grand univers, hemi belleau, t. i, îJ 207 , dans n tYNOUARD, Lexique. Biaisant ceste mer, cherche un portasseuré, dubartas, p. 233. dans raynouard, ib.
— ÉTYM. Biais ; provenç. biaisar.
i BL4ISEDR, EUSE (bi-ô-zeur, zeû-z'), s.m.etf. Celui, celle qui biaise.
— ETYM. Biaiser.
f BIASSE (bi-a-s'), s. f. Terme de commerce. Soie crue qui se tire du Levant.
r «ATOMIQUE (bi-a-to-mi-k') , adj. Terme de chimie. Corps biatomique, corps qui, ayant la même composition qu'un autre, renferme, sous le même volume, un nombre double d'atomes simples.
— ÉTYM. Bi.... préfixe, et atome.
f BIBALE (bi-ba-F), s. f. Nom d'une sorte de fourche, dans les exploitations rurales.
f BIBASIQUE (bi-ba-zi-k') , adj. Terme de chimie. Se! bibasique, sel contenant deux fois autant de base que le sel neutre correspondant.
— ETYM. Bi, deux (voy. bis), et base.
f BIBASSIER (bi-ba-sié), s. m. Terme de botanique. Nom vulgaire du néflier japonique, aux îles de France et de Bourbon.
| BIBELOTS (bi-be-lo), s. m.phir. Nom générique sous lequel on désigne un ensemble d'objets de parade qui se mettent sur les étagères, dans un salon, dans un boudoir, tels que chinoiseries, petits paniers, laques et même bronzes et pierres précieuses. || Fig. Objets de peu de valeur. || Au singulier, on dirait un bibelot, legoarant.
— ÉTYM. Le même que bimbelot.
i. BIBERON, ONNE (bi-be-ion, ro-n'), S. m. et f. Qui aime à boire le vin, qui en boit volontiers. C'est un bon biberon. La biberonne eut le bétail, la font. Wab. îi . 20.
— iiist. xv' s. Car c'est une chose excellente Qu'un vénérable biberon, basselin, xxxviii. Si byen qu'enfin la belle s'esveillant, Me regardant avecq ung u il farouche, Me dist ces mots : biberon, ne me touche, id. Vau de Vire, 16.
— ÉTYM. Bibere, boire (voy. boire).
2. BIBERON (bi-be-ron), s. m. || 1° Vase de porcelaine, de verre ou de métal , pourvu d'un bec plus ou moins allongé et avec lequel on fait boire les malades empêchés de boire avec un verre ordinaire. || 2" Petit appareil employé dans l'allaitement artificiel pour remplacer le sein maternel.
— HIST. xvie s. Le cartilage arytenoïde présente une figure semblable à un biberon de pot à huile ou aiguière, pare, iv, 15. Biberons à tirer le laict des mammelles, id. ut, 639.
— ÉTYM. Bibere, boire (voy. boire).
BIBLE (bi-bl:), s. /. L'Écriture sainte, l'Ancien et le Nouveau Testament.
— IIIST. xme s. Un cordelier vint à li au chastel de Yeres [Hières], et pour enseigner le roi, dit en son sermon, que il avoit leu la Bible et 'es livres qui parlenl des princes mescreans, joinv. ion.
— ÉTYM. Biblia, s. plur. neutre; de fkëXia, les livres par excellence, pluriel de (îiêXiov, qui est tiré
(le piSXo:, écorce de papyrus, et, par extension, papier, livre. Bible est du féminin parce que c'est, dans l'ancien français, le genre des noms collectifs qui dérivent d'un pluriel neutre latin : (/esta, gestorinn, une geste; mirabilia, une merveille; animalin, aumaille, etc.
t BIlîl.IATRlQUE (bi-bli-a-tri-k'), s. f. Art de restaurer les livres.
— ÉTYM. Mot formé par Boissonade, de (îifiXiov, livre (voy. bible), et laTpix.Tj , médecine.
BIBLIOGRAPHE (bi-bli-o-gra-P) , s. m. Celui qui i si versé dans la connaissance des livres, par rapport à l'édition, au papier, au caractère, et qui peut aussi en faire la description.
— ETYM. BiSXioypàioç, de piêXtov, livre (voy. bible) , et Ypâçsiv, décrire (voy. graphique).
BIBLIOGRAPHIE (bi-bli-o-gra-fie), s. f. || 1° Connaissances qui font le bibliographe. || 2° Notice des écrits relatifs à un sujet donné. A son traité sur l'hypocondrie il a joint une bibliographie fort exacte.
— ÉTYM. BiëXioypaçia, de jîiëXiOYpâço; , bibliographe.
BIBLIOGRAPHIQUE (bi-bli-o-gra-fi-k'), adj. Oui appartient à la bibliographie.
t BIBLIOMANCIE (bi-bli-o-man-sie), s. f. Divination qui se pratiquait en ouvrant un livre au hasard.
— ÉTYM. BiëXiov, livre (voy. bible), et pavreia, divination.
BIBLIOMANE (bi-bli-o-ma-n), s. m. Celui qui a la passion des livres et surtout des livres rares, des belles éditions, etc.
— ETYM. BiÔXÎov, livre (voy. bible), et |iatv£a6oa, être fou (voy. manie).
fBIBLIOMANIAQUE (bi-bli-o-ma-ni-a-k') ; adj. Qui tient de la bibliomanie. Auriez-vous cru que la fu^ reur bibliomaniaque pût aller jusque-là? p. l. cour. Lelt. I, 324.
BIBLIOMANIE (bi-bli-o-ma-nie), s. f. Passion excessive des livres.
BIBLIOPHILE (bi-bli-o-fi-1') , s. m. Celui qui aime et recherche les livres.
— ÉTYM. BiëXiov, livre (voy. bible), et çîXo;, ami (voy. filtre).
f BIBLIOPHILIE (bi-bli-o-fi-lie), s. f. Amour des livres.
BIBLIOTHÉCAIRE (bi-bli-o-tè-kê-r') , s. m. Celui qui est préposé à une bibliothèque.
— HIST. xvi' s. Et d'autant plus grande a esté la vilainie du bibliothécaire du pape, Auguste Steuche, lequel a esté si effronté de se faire advocat d'une cause si désespérée, calv. Inst. 982.
— ÉTYM. Bibliothecarius , de bibliotheca, bibliothèque.
BIBLIOTHÈQUE (bi-bli-o-tè-k') , s. f. || 1° Collection de livres. Il a une très-belle bibliothèque. La bibliothèque royale, déjà nombreuse, s'enrichit, sous Louis XIV, de plus de trente mille volumes, volt. Louis XIV, 31. || 2° Tablettes où les livres sont placés et rangés. Une bibliothèque en chêne. || 3° Lieu qui sert de dépôt aux livres. 11 passe tous les jours plusieurs heures à la bibliothèque.
— ÉTYM. Bibliotheca. de ^lëXtoBvi/.-o, de piêXiov, livre (voy. bible), et OJpwi, lieu de dépôt, de ti6év».:, placer (voy. thèse). Autrefois, au lieu de bibliothèque, on disait librairie : la librairie du roi Charles V.
BIBLIQUE (bi-bli-k'), adj. Oui appartient, qui est propre à la Bible. || Style biblique, style imitant la simplicité et les figures hardies de la Bible, ou, en mauvaise part, imitation défectueuse de ce même style. || Société biblique, société qui a pour but de répandre des exemplaires et des traductions de la Bible.
— ETYM. Bible.
f BIBLISTIQUE (bi-bli-sti-k') , s. f. Connaissance des diverses éditions de la Bible.
— étym. Bible.
f BIBREUIL bi-breull. Il mouillées), s. m. L'un des noms vulgaires de la berce, plante.
BIBUS (bi-bus'). s. m. Terme de mépris, employé uniquement dans la locution de bibus, qui signifie sans valeur, sans importance. C'est une affaire de bibus. Ce sont des raisons de bibus. Princesse, quittez donc logogriphe et rébus; Ce sont les vains efforts des esprits de bibus, chaulieu, à Mine de Conti. Ils se seraient coupé la gorge pour quelques querelles de bibus, volt. Lctt. d'Argental, 17 janv. i"or>.
— ÉTYM. Origine ignorée. Cependant comparez l'ancien fiançais bibelc : xve siècle : Par une bibete de feu qui monta au plus haut de la grange, le feu
se y print, nu cange, bibeta. Voyez aussi la locution populaire, un vieux binon, pour un barbon. Y aurait-il dans ces mots un radical bib à sens péjoratif?
t BICAPSULAIBE (bi-ka-psu-lê-r') , adj. Terme de botanique. Qui est formé par la réunion de deux capsules ou carpelles.
— ÉTYM. Bi pour bis (voy. bis), et capsule.
t BICARBONATE (bi-kar-bo-na-f) , s. m. Terme de chimie. Sel dan.s lequel l'acide carbonique est double de celui qui est dans le carbonate neutre. Du bicarbonate de soude.
— ÉTYM. Bi pour bis (voy. bis), et carbonate. fBICARBONÉ, ÉE (bi-kar-bo-né, née), adj.
Terme de chimie. Qui contient deux proportions de carbone. Le gaz d'éclairage est de l'hydrogène bicarboné.
— ÉTYM. Voy. BICARBONATE.
t BICABBURE (bi-kar-bu-r'), s. m. Terme de chimie. Combinaison où la quantité de carbone est le double de celle qui entre dans le carbure. Le gaz d'éclairage est un bicarbure d'hydrogène.
t BICARÉNÉ, ÉE (bi-ka-ré-né, née), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui offre deux carènes ou saillies longitudinales.
— ÉTYM. Zh'pour bis (voy. bis), et carène. fBICAUDÉ, ÉE (bi-kô-dé, dôe), adj. Terme
d'histoire naturelle. Qui a deux queues ou deux appendices en forme de queue.
— ÉTYM. Bi pour bis (voy. bis), et cauda, queue (voy. queue).
BICEPS (bi-sèps') , adj. Ternie d'anatomie. Qui a deux tètes, nom de deux muscles qui ont chacun deux attaches à leur partie supérieure. || Substantivement, le biceps.
— HiST. xvie s. Le muscle biceps ou à deux testes de la cuisse, paré, iv, 37.
— Etym. Biceps, de bi pour bis (voy. bis), et caput, tête (voy. chef).
f BICÈTRE (bi-sê-tr'), s. m. Lieu, près Paris, où était un château. Ses yeux bordés de rouge, égarés, semblaient, être L'un à Montmartre et l'autre au château de Bicètre, Régnier, Sat. x. || Établissement d'aliénés qui est à Bicètre. Envoyer un fou à Bicètre. Il est bon à mettre à Bicètre. Un échappé de Bicètre. un homme déraisonnable.
— ÉTYM. Winchester, nom d'un personnage anglais qui, dans le, xive siècle, posséda ce château.
i. BICHE (bi-ch'), s. f. La femelle du cerf. || Familièrement. Terme d'amitié qui se dit entre jeunes filles. Ma biche. Ma petite biche. || Pied-de-biche, instrument de dentiste; et aussi nom de divers instruments ou objets dont, l'extrémité est recourbée comme le pied d'une biche. || Pied-de-biche, en termes de peinture, pinceau de poils courts qui sert à lisser la couleur et particulièrement les fonds de couleur sur porcelaine. || Au plur. Des pieds-debiche. || Dans le blason, la biche se distingue en ce qu'elle n'a point de ramure.
— HIST. xne s. Assez out Rous bel sojorner, Kar mainte bisse et maint sengler Prist, quant lui plout aler chacier, benoît, Chron. 1987. || xiu° s. Chiovrels ne dains, bisce ne cers, Partonop. 522. Et Engleterre et toz les pors, Où il a tant bisches et pors, Lai du conseil. Les euz [yeuxjot gros comme une lische, Des oreilles resembloit bische, Ren. 22754. || xive s. Et quant vint al cief de sept ans, Si fu le bos creuset grans, Ciers y mit et bisses, et dains, Philippe mouskes, dans du cange, bissa. || xve s. Foy ne luy doy ne hommage avecque; Je ne suis son serf, ne sa biche, villon, Gd. Testam. Les quelz chiens estoient après un grant cerf, une bische et un petit bichat, du cange, bicha. ||xvie s. Une biche qui avoit freschement fait son fan, amyot, Sert or. 15.
— ÉTYM. Wallon bih; provenç. mod. bicho; pié -' mont, becia. Il y a bique, femelle du bouc, dont biche ne serait qu'une autre prononciation, si une des' anciennes formes (bisse) ne s'y opposait. On a aussi proposé l'ancien français ibiche, chamois (du latin ibex) ; mais la suppression de l't initial est difficile à admettre. Cette difficulté ne se présente pas pour l'allemand Betze, anglais bitch, chienne (on sait que les noms d'animaux permutent facilement). A la vérité, l'anglo-saxon dit bicce, et l'ancien Scandinave bikkia, formes mal conciliabies avec la forme bisse et qui supposent plutôt biche. Enfin il faut faire entrer en ligne de compte l'ancien français biche ou bisse, conservé dans le blason, et qui signifie serpent. On peut croire que là est la solution de la difficulté, et que biche femelle du cerf se rapporte sans cloute hbique, peut-être à l'anglais bitch, mais que l'assimilation, si fréquente dans les langues, a pie. luit