BOM
une femme qui boite. La nouvelle du siège de Charleroi a fait courir tous les jeunes gens, et même les boiteux, sév. 345. Quoi! vous voudriez faire rentrer un vieux boiteux dans la salle du bal? volt. lut. Chabanon, 3 août 1776. || Fig. Attendre le boiteux, attendre la confirmation d'une nouvelle, le temps, l'occasion; locution proverbiale qui se trouve dans Corneille, Suite du Menteur, i, 1 , et qui vient de ce que le messager a été dit, par plaisanterie, et comme n'allant pas assez vite, boiteux. || Proverbe. Il ne faut pas clocher devant les boiteux, c'est-à-dire il faut se garder de rien faire ou dire qui puisse rappeler aux gens un défaut naturel dont ils sont affectés.
— HIST. xme s. Tous boisteux, touz mehaignez, tous ceux à qui leur femes gisent d'enffants, ne doivent point de guet entre la Magdelaine et la Saint- Martin d'yver, Liv. des met. 426. || xjv8 s. Et semblablement font ceulx qui veulent drecier les fusts ou les bastons qui sont tors, tornés et boisteux, oresme, Eth. 54. Une teste [de cerf] haulte et large en archée, et n'y sont nulles perches boeteuses, Mvdus, f° xiv, recto. || xvi» s. L'un gist en terre tout honteux, L'autre a le col tout boiteux, dubell. vu, 79, verso. Les boiteux sont mal propres aux exercices du corps; et aux exercices de l'esprit les âmes boiteuses, mont, i, (50. L'anxiété faict vieilles trotter etboiteux saulter, gënin, Récréât, t. n, p. 242.
— ÉTYM. Boiter; provenç. boitas.
BOÏTIEK (boi-tié), s. m. || 1° Boite à onguents. || 2° Coffre où l'on serre les instruments et les pièces d'appareil de chirurgie.
— REM. En parlant d'une montre, on ne dit pas le boîtier; on dit la boîte.
— ÉTYM. Boîte.
t BOÎTILLON (boi-ti-llon, Il mouillées), s. m. Morceau de bois d'orme emboîté dans l'œillet d'une meule de moulin.
— ÉTYM. Diminutif de boite.
| BOITTE (boi-f) ou BOUETTE (bouè-f) , s. f. Terme de pêche. Appât pour la pêche de la morue. || Petits poissons nouvellement éclos.
— étym. Bas-bret. bouéd, nourriture, et aussi appât, amorce.
| B01TTÉE (boi-tée), s. f. Synonyme de boitte.
f BOIT-TOUT (boi-tou), s. m. Verre à patte dont le pied est cassé, et qu'on ne peut poser sans l'avoir vidé. || Unboit-tout, un homme qui dépense tout son avoir en ivrognerie; expression populaire parallèle à celle de mange-tout.
— ÉTYM. Boire, tout.
| BOIVIN (boi-vin) , s. m. Terme de marine. Cordage qui tient la bouée.
— ÉTYM. Bouée.
i. BOL(bol)ouBOLUS(bo-lus'), s. m. || i°Terme de pharmacie. Terre argileuse colorée , qui était employée autrefois en médecine comme tonique et astringente. || Bol d'Arménie ou bol oriental, argile ocreuse rouge (couleur due à l'oxyde de fer) , grasse au toucher, tonique et astringente. || 2° Portion d'électuaire officinal ou magistral, d'un poids déterminé que l'on avale en une fois. || 3° Terme de physiologie. Bol alimentaire, masse arrondie que forme l'aliment air moment où il est rassemblé sur la partie supérieure de la langue pour être porté dans le pharynx par la déglutition.
— HIST. xvie s. Ung pot de bol armenicque prisé six escus, de laborde, Emaux, p. 169. Bol armene, terre sigillée, paré, v, 9. Il pourra user d'un bol de casse ou d'une infusion de rheubarbe, id. vu, 5. Puis sera instillé térébenthine de Venise avec un peu de bol fin, id. viii, 30.
— ÉTYM. BwÀoç, motte de terre.
2. BOL (bol), s. m. || 1° Coupe, vase hémisphérique qui sert à prendre certaines boissons telles que le lait, le punch. || 2° Ce qu'un bol peut contenir. Un bol de punch.
— ÉTYM. Angl. bovol, jatte ; peut-être du celtique : gaél. bol, bail, coupe; cornw. bolla.
BOLAIRE (bo-lè-r'), adj. Terre bolaire ou sigillée . terre argileuse que les anciens employaient comme absorbante, antiputride, alexipharmaque. La terre de Lemnos, le bol d'Arménie, etc. sont des teTres bolaires.
— ÉTYM.BoJ i.
f BOLÉRO (bo-lé-ro) , s. m. || 1° Danse .espagnole vive et à trois temps, moins lente que le fandango. || 2" Air sur lequel on la danse, et qui sert aussi de chanson. || Au plur. Des boléros.
— ÉTYM. Mot espagnol.
BOLET (bo-lè), s. m. Champignon à chapeau sessile ou pédoncule, dont la surface inférieure est ordinairement garnie de tubes
— HIST. xvie s. Aux truffes, nous accouplerons les mousserons, potirons ou boulets, pour cueillir en nostre jardin ces fruits passagers et volontaires, o. de serres, 563.
— ÉTYM. Boletus, de P(oAÎTr,ç, de pciXo;, motte déterre (voy. bol 1).
f BOLÉTIQUE (bo-lé-ti-k') , adj. Terme de chimie. Acide bolétique, acide organique qui se trouve dans les bolets.
— ÉTYM. Bolet.
f BOLICHE (bo-li-ch'), s. f. Terme de pêche. Sorte de filet composé de deux ailes avec un manche au milieu.
I BOLIDE (bo-li-d') , s. m. Terme d'astronomie. Sorte de météore igné qui traverse le ciel. Le bolide fit explosion, et il tomba des aérolithes.
— SYN. bolide, étoile filante, aérolithe. L'étoile filante est un météore igné qui traverse l'atmosphère, qui ne fait pas explosion, et dont les dimensions se rapprochent des dimensions des étoiles. Le bolide est un météore igné, de dimension beaucoup plus grande, et faisant souvent explosion. L'aréolithe est une masse pierreuse qui tombe du haut de l'atmosphère. Les étoiles filantes, les bolides et les aérolithes appartiennent aux espaces célestes, et ne s'engagent dans notre atmosphère que quand la terre les rencontre dans sa révolution.
— ÉTYM. BoÀiç, pimSoc, jet, coup, dérivé d'une forme en o du verbe (Sdt),Xeiv, iancer (voy. balistique). Les bolides sont ainsi dits à cause de la rapidité de leur course.
f BOLIVAR (bo-li-var), s. m. Sorte de chapeau d'homme. Un bolivar. Des bolivars.
— ÉTYM. Bolivar, homme d'État qui contribua à faire triompher l'insurrection des colonies espagnoles contre la métropole, et du nom duquel la mode libérale s'empara.
'BOLLANDISTE (bol-lan-di-sf) , s. m. Société de savants jésuites, qui continuent le recueil critique des Actes des saints, commencé à Anvers par le P. Bolland, du même ordre.
f BOLOMANCIE (bo-lo-man-sie) , s. f. Divination au moyen de flèche's, sorte de courte paille.
— ÉTYM. B6>.o;, coup de flèche, dérivé d'une forme du verbe {JàV/eiv, lancer (voy. balistique), et le suffixe mande (voy. mancie).
fBOLORÉTINE {bo-lo-ré-ti-n'), s. f. Terme de chimie. Substance résineuse qui se trouve dans les feuilles des conifères et dans le bois des sapins fossiles.
— ÉTYM. Bûao;, motte, petite masse, et fvyrîvïi, résine.
BOLUS (bo-lus'), s. m. Voy. bol l.
f BOMBA GE (bon-ba-j'), s. m. Opération du vitrier qui a pour but de cintrer le verre au four.
— ÉTYM. Bomber.
BOMBANCE (bon-ban-s') , s. f. Ripaille, chère abondante. Au milieu de ces bombances nocturnes, hamilt. Gramm. 9. Où maints rats assemblés Faisaient, aux frais de l'hôte, une entière bombance, la font. Fabl. xn, 26. || Il est familier.
— HIST. xne s Li cris enforce , car fort est li bobans [la jactance], Ronc. p. 135. Ilsaitbien du félon abattre la bobance, ib. p. 197. || xiii" s. Et lor li issi de la bouce un mos de grant beubanche [arrogance] , Clxron. de Rains, p. 77. ||xve s. Et ainsi, sans faire grands bombans, alla faire la révérence au dit duc de Bourgogne, monstrelet , liv. n , ch. 181. || xvie s. Nuisant plus, estant ami [l'Espagnol], Qu'il n'a, estant ennemi, Fait par sa foible bombance [fanfaronnade], yver, p. 525. Il y a plusieurs telles hargnes secrettes en ceulx qui sont riches, que le vulgaire ne cognoist pas, pour autant que la pompe et le bombant les cache, amyot, De la tranq. d'âme, 23. Ne crains-tu point, gourmand, qu'après telle boubance, Ta main ne soit en si grande indigence Que.... rons. 90!). Les dispensiers emboufis de boubance, id. 941 .
— ÉTYM. Bourguig. bôbance; norm. boban ; provenç. bobansa , ostentation, magnificence, et aussi bomb qui.d'aprèsRaynouard, est une altération de pompa. Au contraire, Diez le tire de bombus, bruit, fracas, dans le sens devanterie, bombicus se trouvant en effet avec le sens de fastueux; étymologie plus probable puisqu'il ne faut pas y admettre le changement du p latin en b comme dans l'autre. Bobance ou bobant a d'abord signifié faste, orgueil, grand appareil, puis, dans le langage actuel, large repas.
BOMBARDE (bon-bar-d') , s. f. || 1° Machine de guerre usitée dans le moyen âge et qui, à l'aide de cordes et de ressorts, servait à lancer de g) pierres. || 2° Après l'invention de la poudre à canon, pièce d'artillerie ancienne, qui ressemblait aux mor-
tiers d'aujourd'hui, et qui servait à lancer de gros boulets de pierre. || 3° Cabote à bombes. || 4° Terme de musique. Sorte d'ancien hautbois; guimbarde. || Nom d'un- des jeux de l'orgue, mais qui s'emploie rarement. Les jeux en pédale ont aussi des bombardes. || 5° Gueule d'un four à briques.
— HIST. xve s. Ils firent ouvrer une bombarde merveilleusement grande, laquelle avoit cinquante pieds de long, et jettoit pierres grandes, grosses et pesans merveilleusement; et quand cette bombarde decliquoit, on l'oioit bien de cinq lieues loing par jour, et dix par nuit, et menoit si grant noise au decliquer. qu'il serabloit que tous les diables d'enfer fussent au chemin, froiss. dans du cange, bombarda. Et le fit pourvoir [le château] moult bien d'espingoles, de bombardes et d'arcs à tour et d'autres instrumens, froiss. i, i, 315. Et faisoit apporter bombardes et pots pleins de chaux vive pour jeter sur les assaillans, id. i, i, 173. Fist ledit duc tirer la bombarde et les deux couds de serpentine, comm. n, 13. Les quelz deux menestriers le suppliant apela en disant : Donnez-nous une dan ce ; l'un desquelz ne voult demourer.... le suppliant ala le qu erre, et lui dist: Baillez-nous vtfstre bombarde, et nous la porterons, puisque vous n'y voulez venir, du cange, bombarda. || xvic s. Les Tuningeois avoient certains tonneaux de fer ou bombardes, et avec ce ils tiroient force tonnerres de feu. — Geste machine [canon] a esté premièrement appellée bombarde, à cause du bruit qu'elle fait, que les Latins conformément au naturel du son appellent bombus, paré, ix, Préf.
— ÉTYM. Bas-lat. bombarda, de bombus, bruit, fracas. L'instrument de guerre et l'instrument de musique ont été ainsi nommés du bruit qu'ils font.
BOMBARDÉ, ÉE (bon-bar-dé, dée), part, passé. Ville bombardée et brûlée.
BOMBARDEMENT ( bon-bar-d e-man), s. m. Action de bombarder || On a dit aussi bombarderie (inusité). L'armée de mer était devant Gênes, et la bombarderie devait bientôt commencer, dangeau, i, i7.
BOMBARDER (bon-bar-dé, v. a. || 1° Écraser de bombes. En 1680, les Algériens nous ayant la guerre, M. Renau imagina qu'il fallait bombarder Alger, ce qui ne se pouvait faire que de dessus des vaisseaux et paraissait absolument impraticable, fonten. Renau. Oncanonna et on bombarda la ville [de Stralsundl presque sans relâche, volt. Charles XII, 8. || 2" Fig. et familièrement. Il n'\ guère de jour que le duc de Grammont ne bombardât [accablât de ses mots piquants] ainsi quelqu'un, st-sim. 168, 263. || Élever, par une sorte de précipitation et de violence comparée à une bombe, quelqu'un à un poste, à une position. Ses protecteurs [de Dubois] se servirent du progrès du jeune prince pour ne le point changer de main et laisser faire Dubois; enfin ils le bombardèrent précepteur,
— ÉTYM. Bombarde.
BOMBARDIER (bon-bar-dié), s. m. || i" Artilleur qui lance des bombes. Le roi fit faire un plus grand nombre de galiotes et forma pour elles un nouveau corps d'officiers d'artillerie et de -bombardiers dont les rangs avec le reste de la marine furent régies, fonten. Renau. Menzikoff, lieutenant dans la compagnie des bombardiers, volt. Russie, i, H.Qu'at-il donc le pacha, le vizir des armées? Disaient les bombardiers, leurs mèches allumées ? v. higo, Orient. 7. 11 a vieilli ; on dit artilleur. || 2° Insecte coléoptère qui fait entendre une petite explosion quand on le saisit.
— HIST. xvie s. M. de Vieilleville fit cesser les bombardiers, aussi qu'il ne vouloit pasmeltn
1ère à fonds, carl. i, 12.
— ÉTYM. Bombarder.
fBOMBASIN (bon-ba-zin) , s. m. || 1° Etoffe de soie. || 2° Futaine sans envers. || Hors d'usage.
— étym. Bas-lat. bombacinus , de bombax ou bombijx, ver à soie, de {S6;j.ëu£, ver à soie.
BOMBE (bon-b'),.ç. f. || l°Globe<l 'empli
de poudre qui, lancé avec un mortier, s'élève en l'air et, retombant, éclate quand la mèche a communiqué le feu à la poudre. Dans l'art de tirer les bes, dont tant d'habiles gens se sont mêlés. M. de Ressons compta jusqu'à vingt-cinq défauts de que qu'il corrigea avec succès dans différentes contres , fonten. Ressons. On entendait gronder ces bombes effroyables, volt. Heur. vi. Les bourgeois, à la première bombe, se seraient rei montesq. f.ctt.p. 105. Le géomètre nous donna soudain les propriétés delà ligne que la bombe avait décrite en l'air, id. ib. 128. || Fig. Tomber comme . une bombe, arriver à l'improviste. Elle tombe ici
BON
comme une bombe, à l'heure que j'y pense le moins,
i i° Familièrement et figurément, n contre, accident. La bombe va crever, i1 vasurvenir
craignez un Quoiqu'il [lecardinal de Bouillon] dû dr< q l'à la fin la b imbe en v< ra i, enparul . ' siM. 78, (i. Quelle bombe jetée au miis tous! SÉV. -'>70. I ■
i! m. 160. ! Marlay fut le
silence et d'attendre la bombe [l'éclat '1 s in
st-sim. 12, 240. || 3° Bouleen voire creux rende lapoudre fulminante et éclatant quand on marche dessus. || 4° Sorte de bouteille de verre ronde, à collet fort court. || Bombes volcaniques , portions de lave en fusion que lancent les volcans. || Tonne de marine. Bombe de signaux, grosse boule en toi.e noire qui est montée sur des cercles et hissi e àdes mats, des vergues, etc.
— ÊTYM. Voy. bombarde, la bombe ayant été
du bruit qu'elle fait.
BOMBÉ, i I êe), p rt. \ assé. Une chaus-
sée bombée par les paveurs. Verre bombé. M. de Colbi n trouve dur do suivre le quartier général sans
allée, P. L. COUR. Lett. 1, <3<.
BOMBEMENT tbon-be-inan) , s. m. État de ce qui est bombé; convexité.
— ÊTYM. Bomber.
BOMBER i° ' • a. Bendre convexe
à la façon d'une bombe, c'est-à-dire de manière à
érique ou à peu près.
oie de plomb
i former un tuyau. || 2" I". n. Être convexe. Ce
mur bombe.
— ÉTYM. Bombe, par comparaison avec la forme arrondie qu'ont les bombes.
\ BOMBERIE (bon-be-rie) , s. f. Endroit d'une fonderie où L'on fond Le h mbes.
BOMBEUR r), s. m. Celui qui fabrique
et qui vend îles verres b mbés.
— ÊTYM. Bomb< r.
f BOMBYCIQUE (bon-bi-si-k'), adj. Terme île hi ■ nue. A - inique trouvé dans
le liquide que contient la chrysalide du ver à soie.
— ETYM. Bombyx.
f BOMBYX (bon-biks'), s. m. Terme d'histoire naturelle. Nom scientifique du ver à sole.
— ÉTYM. et à .-oie.
f BOM.^ (bÔ m'), i- f- Terme de marine. Vergue dite aussi gui. sur laqt la voile nom-
mée brigantine. || On écrit aussi baume.
■j-BOMEIUE (bo-me-rie), s. f 'ferme de commerce maritime. L'intérêt do l'argent qui se prêt'
, nids, sur i indises d'un vaisseau,
lorsque le créancier se soumet à tous le
— ÊTYM. Ulem. Bodmerey ; holl. oodwieri/e/angl. boftomry;de boden, bodem, boltom, ce
BON. BONNE(bon, bon', L'n ne se lie pas quand bon n'est p substantif : il est bon et
brave, dites : bon e1 brave; mais Vn se lie quand i devant son substantif : un bon ami, dites: un bo-ii ami i ; u pluriel 1'* se lie : de bons amis, dites : adj. J| 1° Qui réunit les qua-
lités de sou espèce. Bonne monnaie. Une bonne terre, une terre fertile. Bonne vue. Avoir 1 bonne. Cet homme a une bonne constitution. Bon dîner. De bonnes troupe Boni n moire. Bonne tion. Bon discours. Bon naturel. Avoir une bonne prononciation. Un bon cbeval.Un bon chien de chasse, t n bon voilier, en i arlanl d'un vaisseau. Une bonne armée U mâne indij es de tanl de bons soldats ('.nuire ma lâcheté ne murmureraient pas, roïr. Antig. I, C. Avoir beaucoup de bons hommes et des terres bien cultivées, fén. Tél. xvin. Ce roi vit un troupeau qui couvrait tous les champs, Bien broutant, en bon corps, ra tous les
ans, Grâce aux soins du berger, de très-notables
sommes, la font. Fabl. x, 10 Je suis bonne
sieur si vous n'êtes bon frère, corn. Pomp. il, 3. Le prince est vertueux, et vous êtes bon | Niroin. n, ). 11 est trop bon mari poui bon père, io. ib. m, *• 'le viens en bon sujet vous rendre le repos , id. t'b. v, m. Souffrez qu'un bon sujel vous lasse souvenir Que vous plaignez beaucoup ce qu'il vous faut punir, m. llor. v, 2. Mais ou vous n'avez pas la mémoire fort bonne, Ou vous n'y mettez rien de ce qu'on vous ordonne ,-id.JV icom.
m, 6 J'ai d'assez bons yeux pour voir ce que je
fais, in. Sirtur. n , 2. Ai-je de bons avis ou de mauvais soupçons? id. Cinna, v , i. Et de pareils amis me politique.... m. Nicom. il, 3. Je leur fais
bonne gui i I n en proscris pas un, id. Sert, m, 2.
Que si Dieu ne dédaigne pas de juger ce qu'il a créé, et encore ce qu'il a créé capable d'un bon et d'un
BON
mauvais choix, boss. Anne de Gonz. Comment ontils deviné que tout ce qu'on pense de ce premier être lui soit indifférent, et que toutes les religions qu'on voit sur la terre lui soieni également bonnes?
[nne de Gong. 11 y a et il y aura tou-
fis beaucoup de jeunes gens qui font
et qui feront très-jolime -. mais ce n'est
& les fa ce bons, il y faut un je ne sais
quoi qui force à les retenir par cœur, volt. Lettr.
t Deffant, 3o mars 1775. || Bon compagnon, ... .,:, homme qui est agréable dans les parties de plaisir et qui y prend pari volontiers. || Bon garçon, bon diable, termes familiers qui désignent un homme "commode et facile à vivre. || faire contre mauvaise fortune bon cœur, bien supporter un revers. || Faire bonne mine à mauvais jeu, dissimuL r le mécontentement qu'on éprouve, le mauvais état où l'ouest. || Familièremerit Le bon temps, le temps
Le conte est du bon temps, non du siècle où nous sommes, la font. Fabl. x, 10. || Se donner du bon temps, se divertir. ||-De bons moments, des moments heureux. J'ai passé avec vous de bons moments. || 11 n'a pas la tête fort bonne, c'est un esprit peu judicieux, et même quelquefois sa raison e. Je crains que la tête du pape ne soit pas fort bonne, boss. Lettr. Quiét. 136. || Avoir bon pied, être bon marcheur. Avoir bon pied, bon œil,
archer et bit i voir, et fig. avoir de l'activ té,
de la vigilance. || Ironiquement. Une bonne langue,
une personne qui dit du mal d'autrui. || Faire le
être, contrefaire l'homme de bien. || C'est bon,
, dire j'y consens ; laissons cela. C'est bon, ilsuf-
I bon, j'ai compris. C'estbon , il me le payera; je m'en vengerai. || Absolument. Il est bon, cela es1 bien imaginé. Par mu barbe' dit l'autre, il est bon, el je loue Les gens bien sensés comme toi, la font. Fabl. m, '>■ |] Terme de marine. Bon frais, vent sez fort, mais favorable. Bon plein , ven! arriére qui remplit Lien tomes les voiles. Bon bord, celui qui, quand on louvoie , se rapproche le plus de te à l'an-. Faire bon bras, bras or ies vergui 3 rent. Faire bonne main, amarrer un cor dage roide et sans en rien filer. Le bon bout d'un grelin, celui qui est à bord lorsqu'on toue sur ce grelin; et fig. le côté favorable d'une chose. Dans cette affaire il a le bon bout. Bonne tenue, fond solide sur lequel l'ancre tient bien. || Terme de ma nége. Galoper du bon pied, se dit d'un cheval qui, se mettant au galop, part du pied droit. Moitié un cheval sur L 1, le l'aire partir du pied droit.
|| Fig. Mettre quelqu'un sur le bon pied, le réduire à faire ce qu'il doit, et aussi le mettre en une position avantageuse. Être dans le monde sur un bon pied, sur le bon pied, avoir une position avantageuse. || 2° Strict, exact, rigoureux. Puisqu'on fait bonne garde aux murs et sur le port, corn. Cid, ii, 7. On vou n ndra bon compte et des deux rois lies, m. Attila, m. i. Exécutez cet ordre et m'en rendez bon compte, rotr. Bélis. v, 5. || 3° Habile. Bon pilote. Bon poëte. Bon architecte. Bon orateur. Apprendre la législation sous un bon maître. Bon général. Bon politique. || 4° Heureux, favorable. I nouvelle. Bon résultat. Avoir une bonne issue. La bonne fortune. Bon augure. C'est bon signe que.... Notre bonne étoile. La bonne aventure. La récolte a été bonne. Ne crains pas de succès qui souille ta mémoire; Le bon et le mauvais sont égaux pour ta gloire, corn. Cinna, i, 3. Madame, toutefois parmi leurs bons succès. Vous montrez un chagrin qui va jusqu'à l'excès, id. Cid, i, 4. Et les nœuds île l'hymen, durant nos bons destins, id. Ilvace, v, 2. Et quand mêi le l'issue en pourrait être bonne, id. He'racl. n, 7. Ne nous brouillons point avec nos bon les us, ID. Sertor. iv, 2. Voyez qu'un bon génie à propos nous l'envoie, id. llor. 1, 1 . || Familièrement. Cela ne dit rien de bon, cela n'est pas de bon augure. Ce portrait ne nous dit rien de bon, mol. Sg m. n. Il Prendre les choses en bonne part, les prendre dans un sens favorable. || Avoir bonne opinion de quelqu'un, en parler favorablement. Ne pensez-vous pas que la bonne opinion de soi-même et la complu m qu'on a pour ses ouvrages est 3 les plus dangereux ? pascal , Pro'v. 0. Il Bonne année, année fai érable. Souhaiter la bonne
a e , faire . au I " janv ter, un compliment par
lequel on souhaite que l'année qui commence soit heureuse. || Bonne année, année où les réi les biens de la terre sont abondants. || lion an, mal an, en compensant les année 1 im] roductives par les .es. H tire de son exploitation, bonan, mal an, dix mille francs. || 5° Il se dit des dispositions, des manières, de l'air. Il est en bonne humeur. Vous avez bon visage ce matin, si je