‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 278 sur 462 · BOX · texte numérisé non relu

BOX

id. ib. || xve s. On ne vous prise deux boutons, l i i our ce nous vous déboutons, Esloignant nostre compaignie, ch. d'orl. Jîond. || xvie s. Boutons serr z, roses ouvertes. Se passent trop légèrement, it, m, 139. Or afin que sainctes et anges Ne tient ces boutons estranges [de syphilis ], id. ni, 220. Tantost ils laschent un petit la bride aux appétits de leurs enfans , et tantost aussi ils leur serrent le bouton, et leur tiennent la bride le, amyot, Comment nourrir les enfants, 39. Ce sonl comme fleurs et boutons d'une bonne nature, el qui se laissent bien cultiver parraison, id. Jfffiuhonle, i . Deffaites trois boutons de votre estomach, et Faites moi la grâce de me dire pourquoi v ius avez pu me haïr, d'aub. Vie, ex. La catastrophe fut sur les debtes du roi, ce qui ne fut pas 'île à ses maistres, non plus que d'avoir un peu trop serré le bouton sur les ecclésiastiques, id. Hist. m. 1-23. Les munition-;, et sur tout les baies, manquaient, et quelques soldats avoient mis leurs boutons en besongne, id. ib. 273. L'expert mareschal lui donnera quelques boutons de feu, dont les cicatrices embelliront plustost qu'elles n'enlaidiront les jambes du cheval, o. de serres, 309. L'enter à escusson, appelle aussi emplastration, morceau et bouton, id. 6(i6. Voyez au mois de may surl'espine la rose; Au matin un bouton, à vespre elle est esclose: Sur le soir elle meurt, rons. 657.

— ÉTYM. Provenç. et espagn. boton; catal. botô ; portug. botao; ital.'boMone; de bout ou bouter, qui signifie mettre et pousser, au propre et au figuré.

f BOUTONNANT, ANTE (bou-to-nan, nan-t'), ailj. Qui se boutonne. Une robe boutonnante.

BOUTONNÉ, ÊE (bou-to-né, née), part, passé. || 1° Un visage boutonné, couvert de boutons. || 2 Terme de blason. Roses, fleurs boutonnées, fleurs dont les feuilles sont d'un émail, et le bouton d'un autre. || 3° Dont les boutons sont mis. Il portait un habit boutonné sur la poitrine. || Fig. Cet homme est toujours boutonné jusqu'à la gorge, jusqu'au menton, boutonné comme un portemanteau, il ne laisse pénétrer ni ses desseins, ni sa pensée.

f BOUTONNEMENT (bou-to-ne-man) , s. m. Action de pousser des boutons.

BOUTONNER (bou-to-né). || 1° V. n. En parlant des plantes, se mettre en boutons. Les poiriers boutonnent. || 2° V. a. Attacher, arrêter un vêtement au moyen des boutons. Boutonner son habit. || V. n. La duchesse de Bourgogne vint au sermon en habit de chasse qui boutonnait jusqu'au menton, p. l. cour, n, 235. || Se boutonner, v. réfl. Attacher ses boutons. Cet enfant ne sait pas se boutonner. J| Être attaché par des boutons. Cet habit ne peut se boutonner. Cette robe se boutonne. || 3" Terme de marine. Boutonner la bonnette, lacer la bonnette maillée.

— REM. Boutonner, dans le premier sens, se conjugue avec l'auxiliaire avoir, si l'on veut indiquer l'acte même : les poiriers ont boutonné de bonne heure : avec l'auxiliaire être, si l'on veut indiquer l'état : les poiriers sont déjà boutonnés. «

— hist. xnie s. Barbier, or viennent les groiseles ; Li groiselier sont boutoné; Et je vous raport les noveles Qu'el front vous sont li borjon né, ruteb. 210. Desous un haistre rameit, Boutonneit, Ai [j'ai] un doulc cant escouteit De gentille pastorelle, Hist. litt. t. xxm, p. 559. Cil qui ont goûte rose et malvaise coleur rouge et boutonnée, alebrant, f" 14. || xive s. 11 y a différence entre les queux [cuisiniers] entre boutonner et larder; car boutonner est de giroffle, et larder est de lart, Ménagier ,n ,4 . Langue de beuf, boutonnée de clous de giroffle, ib. Il, 5. Quant vint à lendemain que Bertran se leva. Un bon gippon ouvré vesti et boutonna, Guescl. 1732-1749, || xvi° s. L'arbrisseau franc qui fleurit et boutonne, D'en voir le fruit espérance nous donne, makot, i, 237. Leroy, qui avoit la l'ace plombée et boulonnée, l'haleine puante, et autres mauvais signes de santé, d'aub. Hist. i, 89. Les premières semences de la ligue commencèrent à boutonner, et bientost après à esclorre, in. ib. n, 4io. Advisez, je vous prie, ce poirier boutonne desja, palsgh. p. 672.

— ÉTYM. l'miton; provenç. et catal. botonar. BOUTONNERIE (bou-to-ne-rie), s. f. Fabrique de

boutons: marchandise ojj commerce du boutonnier.

— ÉTYM. Bouton.

BOUTONNIER (bou-to-nié; l'r ne se lie pas; au pluriel \'s se lie), s. m. Celui qui fait ou qui vend des boutons.

— hist. xnie s. Quiconques veutestre boutoniers d'archal et de laiton, et de coivre [cuivre] neuf et

viez, et feseres de dez à dame pour coudre, estre le puet franchement, Liv. des met. 184.

— ÉTYM. Bouton.

BOUTONNIÈRE (bou-to niè-r"), s. f. || 1° Petite

fente faite à un vêtement pour y passer un bouton. Pour des rubans la France entière Fut en proie à de longs débats; La fleur des champs brille à ta boutonnière, hérang. Mon habit. Vous, messieurs, qui, le nez au vent, Nobles par votre boutonnière, Encensez tout soleil levant, in. Vilain. || Boutonnière fermée, boutonnière qui n'est que figurée sur le vêtement. || Fig. Faire une boutonnière à quelqu'un, lui faire avec une arme blanche une blessure comparée à une boutonnière. || 2° Terme de chirurgie. Incision longue et étroite qu'on pratique' au périnée pour retirer un calcul engagé dans l'urètre ou pour ouvrir un abcès urineux. || 3° Terme de serrurier. Sorte de gâche pour les persiennes.

— HIST. xve s. Aornez et resplendissans de riches pierres et perles précieuses, en ceinctures, boutonneures et actaches, christ, de pisan, Charles V, i, ch. 20.

— ÉTYM. Bouton.

f BOUT-PERDU (bou-pèr-du) , s. m. Terme de marine. Extrémité d'une cheville qui ne traverse pas entièrement la muraille d'un bâtiment. || Au plur. Des bouts-perdus.

— ÉTYM. Bout, perdu.

BOUT RIMÉ (bou-ri-mé), s. m. Voy. bouts-rimes.

f BOUTRIOT (bou-tri-o), s. m. Terme d'épinglier. Voy. eoutereau.

BOUT-SAIGNEUX (bou-sè-gneû), s. m. Le cou d'un veau ou d'un mouton tel qu'on le vend à la boucherie. || Au plur. Des bouts-saigneux.

— HEM. L'Académie écrit bout saigneux sans trait d'union.

— ÉTYM. Bout, saigneux.

BOUTS-B1MÉS (bou-ri-mé), s. m. plur. \\l" Rimes données pour terminer des vers, qu'il faut ensuite remplir, c'est-à-dire pour lesquelles il faut trouver et la pensée qu'on y exprimera et les mots à joindre aux rimes déjà données. Faire des boutsrimés. Ils ont fait des bouts-rimés que je leur ai donnés, sév. 80. \\ 2° Un beut-rimé, une petite pièce de vers faite avec des bouts-rimés. || 3" Par extension et en mauvaise part. Ce sont des bouts-rimés, c'est un bout-rimé, se dit de toute pièce de vers où on ne trouve de louable que les rimes.

— ÉTYM. Bout, rimé.

f BOUTURAGE (bou-tu-ra-j'), s. m. Multiplication des végétaux par bouture. Le bouturage est préférable au semis, en ce qu'il conserve exactement les espèces et les variétés.

— ÉTYM. Bouture.

BOUTURE (bou-tu-r'), s. f. || 1° Branche qui, coupée à un arbre, et plantée en terre, prend racine. || Drageon qui pousse au pied d'un arbre. || 2° Eau dont les orfèvres se servaient pour blanchir leur ouvrage. || 3° S.f. plur. En termes de chasse, jointures des jambes de devant des chiens.

— HIST. xvie s. Par bouteures ou branches, est le vrai planter du rosmarin, o. de serres, 553. Un possesseur d'un héritage ne peut faire bretecques, boutures, saillies ou autres choses sur la rue, Coustumier gériér. t. n , p. 87 1 , dans lacurne de stepalaye.

— ÉTYM. Bouter ; parce qu'on boute en terre la branche coupée.

f BOUTURER (bou-tu-ré). Terme d'horticulture. || 1" V. n. Pousser des drageons. || 2° V. a. Propager par boutures.

BOUVARD (bou-var), s. m. Marteau qui servait à frapper les monnaies avant l'invention du balancier.

— ÉTYM. Origine inconnue, à moins qu'on n'y voie le mot bouvart, jeune bœuf, par une métaphore semblable à celle qui a fait dire mouton pour un engin.

f BOUVART (bou-var) . s. m. Nom donné aux jeunes taureaux, dans le commerce des cuirs verts d'Amérique.

— ÉTYM. Bœuf.

f BOUVEAU (bou-vô) ou BOUVELET (bou-ve-lè), s. m. Terme d'économie rurale. Jeune bœuf.

— HIST. xv" s. Leur feraient rere leurs chiefs et mener par lavdle de Paris sur deux ords bouveaux, monstrelet, i, 155. ||xvie s. Les veaux à laict et les bouveaux et génisses marcheront ensemble, o. de serres, 281.

— étym. Bœuf; wallon , bovelet.

tBOUVEMENT (bou-ve-man) , s. m. Rabot dont

le fer a un taillant sinueux. J| 'ferme de menuisier. Sorte de moulure.

— ÉTYM. Voy. bouvet.

| BOUVERET (bou-ve-rè), s. m. Espèce de bouvieuil d'Afrique (pyrrhula peregrina).

— étym. Voy. bouvreuil.

ROUVERIE (bou-ve-rie), s.f. Habitation destinée aux boeufs. Labouverieestl'étable des bœufs, cmnnie l'écurie celle des chevaux.

— HIST. xiv° s. Vindrent en une boverie ou hostel, 'du cange, bovaria. || xves. En une leur boverie ou mestaerie. id. ib.

— ÉTYM. Berry , boyerie ; provenç. boaria; de bos, bovis, bœuf (voy. bœuf).

t BOUVERON ou BOUVRON (bou-vron) ,s. m Nom d'une espèce de bouvreuil.

BOUVET (bou-vè), s. m. Terme de menuisier. Rabot à faire des rainures.

— ÉTYM. Origine inconnue, à moins qu'on ne Fa ise la même conjecture que pour bouvard.

BOUVIER, ÈRE (bou-vié,viè-r'), s: m. et f. || l°Celui, celle qui garde, conduii les bœufs. Rômont le reconnaît, le suit et le harcelle; Et, vomissant l'outrage, il élève la voix : C'est donc toi, criait-il, fier bouvier de montagne, Aux rives du Léman si terrible autrefois, masson, He'véticns, vi. Telle de nos taureaux est la troupe imbécile; Elle ignore sa force et suit du même pas Le paisible bouvier qui sur les monts la guide Et le bouclier sanglant qui la mène au trépas, id. ib.ii. |i Fig. et familièrement. C'est un bouvier, se dit d'un homme grossier. Voyez cette maladroite, cette bouvière, cette butorde, mol. Kscarb. 10. || 2° Terme d'astronomie. Constellation de l'hémisphère boréal. || 3" Ouvrage qui traite de la manière de soigner les bœuf*.

— HIST. xi" s. Le seignur pur un dener que il donrat, si erunt quite ses boverz, Lois de Guill. 18. || xnc s. N'i remaint vilain ne buver Ne nul autre home de mester, benoît, n, 5099. ||xm* s. Mes je vous lo [conseille] , se il vos siet, ....Que vos i snvoiez Rcnart Por oïr et porespierS'il i a mastin, ne bovier, Ne chose qui nos puist mal faire, Ben. 5768. ||xves. Ils sont tant nobles et tant preux de toutes proesses que, au regard d'eulx, ceulx de ce pays ne sont que bouviers, Perceforest, t. iv, f° 54, verso, col. 2, dans

LACURNE

— ÉTYM. Berry, boyer; namurois, boûti; rouchi, beutié ; champenois, beutier; provenç. boveir, boyer, bovier; catal. borer ; espagn. boy-ro: portug. boieiro; ital. boam; du latin bos, bovis, bœuf ( voy. bœuf).

f BOUVIÈRE (bou-viê-r'), s. f. Petit poisson des eaux courantes. Nom vulgaire du cyprin amer, dit aussi péteuse.

BOUVILLON (bou-vi-llon, Il mouillées, et non bou-vi-yon), s. m. Jeune bœuf.

— HIST. xvie s. Conduire les aigneaux par les herbeuses plaines, Voir sauter les chevreaux, cosser les bouvillons, rons. 75 1 .

— ÉTYM. Diminutif de bœuf.

f BOUVRETTE (bou-vrè-f), s. f. Sorte de serinette pour les bouvreuils.

— ÉTYM. Bouvreuil .

BOUVBEUIL (bou-vreull, '/mouillées), s. m. Nom de la pyrrhule vulgaire, oiseau dont le bec est gros et court. Le bouvreuil est nommé pivoine dans les départements de l'Ouest, à cause de la couleur rouge de son ventre.

— ÉTYM. Mot à mot petit bœuf, par une de ces comparaisons que les noms des animaux présentent non rarement : roitelet, moineau, pierrot, etc.

f BOUVREUX (bou-vreû), s. m. L'un des noms vulgaires du bouvreuil.

f BOVIDÉ (bo-vi-dé), s. m. Terme de zoologie. Les bovidés, la classe des ruminants analogues au bœuf.

— ÉTYM. Bos, bovis, bœuf.

BOVINE (bo-vi-n'), ad?'. /'.Qui est de la famille du bœuf. La race bovine, les bêtes bovines, les bœufs, les vaches, les taureaux.

— HIST. xvi° s. La terre et ce qu'elle produit est souvent adultérée, et est commise grande violence es bestes bovines, que Dieu a créées pour le soulagement de l'homme, palissy, i". Les bœufs, ni les vaches, ni autres bestes bovines ne serviroyent de rien au pays où il n'y auroit point de bois, n>. 89. L'on y entretient nombre infini de bouvine, o. de serres, 91. Parla bouvine, sont entendues les bestes à eorne, comme bœufs et vaches, autrement dites omail. in. 259.

—ÉTYM. Provenç. bovin ; du latin bovinus, ilebns, bœuf (voy. bœuf).

BOWL (bol), s. m. Voy. bol.

f BOXE (bo-ks'), s. f. Sorte de pugilat anglais.

— ÉTYM. Voy. B0X1 li.

BOXER (bo-ksé). || 1° V. n. Se battre à coups de

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