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BUS

BUT

parlement, st-sim. (73, 15. Il rie maréchal de Vil- Feroy] avait tout le pouvoir bursal dans la ville [de Lyon" sans inspecteur ni conseiller, in. <7:>, 77.

— HIST. xvr s. Edicts bursaux, Sat. Mèn. p. 124.

t — ÈTYM. Voy. BOl RSE.

t BUBSÈRE (bur-sè-r'), s. f. Terme de botanique. Nom •l'une plante {bursera gummifera, /..).

— etym. Bourse.

f BURSÉRINE (bur-sê-ri-n) , s. f. Terme de chimie. Résine trouvée dans la hedvigia balsamifera.

— ÉTYM. Bursère.

j BIRSICULE (bur-si-ku-1') , s. f. Terme de botanique. Petite bourse, petit sac.

— ÉTYM. Diminutif de bourse.

f BURSICULÉ, ÊE (bur-si-ku-lé, lée), adj. Terme de botanique. Muni d'une bursicule.

f BUS (bû), j-. m. Terme de blason. Buste de l'homme représenté sur l'écu.

— ÊTYM. Ancien français bu ou bus, tronc du corps (voy. l'historique de buste).

f BUSAIGLK (bu-zè-gl'), s. m. Espèce de buse.

— ÉTYM. Buse, aigle.

*. BUSARD (bu-zar), s. m. Nom, pour plusieurs auteurs, d'un genre d'oiseaux rapaces, et, en particulier, nom vulgaire du circus érugineux, dit aussi fauperdrieux, busard St-Martin ou busard soubuse, nom vulgaire du circus gallinaire.

— HIST. xiiic s. Desurlur cors descendent corneilles et busart, johdan fantosme, )056, dans du cange, Gloss. français, Car la raine [grenouille] que Tôt tuée Fu tost du buisart dévorée, Isopet, dans du cange, ib. Ce oï dire enreprovier, Que l'en ne puet faire espervier En nule guise d'ung busart, la Rose, 371 3. || xiv° s. Les esmues [excréments] d'un brusanl, Modus, f"cxix, verso. || xv°s. Je ne veuilplus à vous, dame, muser, Ne plus n'espoir en vous mon temps user, Quant d'esprevier sçavez faire busart, Ei st. desch. Art de faire des chans. || xvi" s. Jamais buzart ne fist tour d'espervier, j. marot.v, 44. Un sot busart le moleste à grant tort, st-gel. p. 90.

— ÉTYM. Buse I; provenç. buzac, busart.

t 2. BUSARD (bu-zar), s. m. Pièce de bois creusée ou assemblage de planches pour la conduite des eauw

— ÉTYM. Buse 2.

BUSC (busk), s. m. ||1° Lame de baleine, d'acier, etc. qui sert à faire tenir droit le devant d'un corset, d'un corsage de robe. 11 eût oublié le coup de buse de l'une et l'âge de l'autre, scarr. Rom. \ corn. cb. H . Il n'y a jamais de dents chez les véritables baleines; on trouve, en place, de grandes lames composées de fibres cornées que l'on connaît, sous le nom de baleine ou buse ; on les appelle fanons ; lorsque les pêcheurs ont détaché ces barbes de la mâchoire des baleines, ils les fendent et les débitent pour en faire des buses, des rayons de parapluie, etc. baudrillart, Traité général des eaux et forêts, chasses et pèche-:, 4e partie. Dictionnaire des pêches, article baleine. || 2° Saillie dans le radier d'une écluse pour empêcher le passage de l'eau.

— REM. Dans le xvir' siècle, plusieurs écrivaient busqué comme dans le xvr siècle. Sottise Qui me fera donner du busqué sur les doigts, la font. Tabl.

— HIST. xvr' s. Du temps que l'on commençoit à porter des ceintures et autres habits à la busqué, palissy, 308. Forte compression faicte par les bustes ou autres choses, lesquelles compriment le ventre, paré, t. H, p. «24. Des lames qui sortent de la bouche [de la baleine], on en fait des vertugales, busqués pour les femmes, et manches de couteaux, paré, Monslr. A pp. t. Pensez quel beau spectacle, et comme il lit bon voir Ce prince avec un buse, un corps de satin noir Coupé à l'espagnol, d'aub. Tragiques, les Princes, liv. il.

— ÉTYM. ltal. busto, qui signifie corps de jupe (d'où notre mot buste ou, par une altération, buse) et aussi buste (voy. buste).

). BUSE (bu-z'), s. f. || 1° Oiseau de proie du genre du faucon et qui ne peut être dressé pour la chasse au vol. || 2" Fig. et familièrement. C'est une buse, c'est un imbécile. Laissez-moi faire ; et le drôle et sa belle Verront beau jeu si la corde ne rompt; Pensent-ils donc que je sois quelque buse [sotte]? la Pont. Rich. Vous croyez, ma chère enfant, sur ce que je vous ai dit que vous aviez trop d'esprit, que je \ais disant une sottise dont vous m'accusâtes à Paris, qui est de dire, comme une buse, ma fille est malade parce qu'elle a trop d'esprit ; je ne dis pas de ces fadaises- là, sév. 427. || Proverbe. On ne saurait faire d'une buse un épervier. c'est-à-dire on ne peut faire d'un sot un habile homme.

— HIST. xvi« s. Par Dieu, dit Panurge, vieille

buze, par moyen autre bien chanter vous feray, rab. l'ant. v, 8.

— ÉTYM. Bas-lat. busio, du latin buleo, sorte d'épervier.

f 2. «USE (bu-z"), s. f. Conduit qui amène l'eau d'un liiez de moulin sur la roue. || Terme démineur. Tuyau de bois ou de plomb qui sert de communie ation entie les puits dans les mines et qui y conduit l'air. || Dans un soufflet, la partie légèrement conique par laquelle le vent s'échappe. || Espèce d'aqueduc en charpente pratiqué à travers une digue. Il Petit bâtiment pour la pêche du hareng.

— HIST. xve s. Une fontaine.... couroit moult rade et moult vive Sans buse ne tuiel ne tive , froiss. Poésies mss. p. 176, dans lacurne. Comment il se estoit fait enclorre une fois dedans ung tonnel de verre si subtillement que eaue ne povoit entrer dedans, et si avoit air par les buses, Perceforest, 1. 1, f° 22, dans lacurne. Vendre une busse de vin, du cange, butta 3. || xvie s. Quant en un mur sont entées cheminées ou autres buses, Coustumier général, t. il, p. 449.

— étym. Espagn. buzon, canal par où se vide un étang; bas-latin, butta, buttis, grand vase; angl. saxon, butte, et flamand, butte, même sens; grec, poÛTi:, pÛTi;, sorte de vase (voy. botte, sorte de tonneau). Ce mot se confond pour la forme et sans doute pour l'étymologie avec un autre qui signifie navire : ancien franc, busse, buse; provenç. bus; espagn. buzo ; bas-lat. bucia ; angl. sax. butse ; angl. buss ; holl. buise.

f BUSERAI (bu-ze-rè), s. m. Un des noms vulgaires de l'oiseau dit soubuse.

f BUSETTE (bu-zè-f), s. f. Espèce de fauvette.

f BUSON (bu-zon), s. m. Buse de la Guyane. || Familièrement. Un buson, un homme stupide.

— ÉTYM. Buse I .

f BUSQUE (bu-sk'), s. m. Partie d'une crosse de fusil qui s'unit à la poignée.

BUSQUÉ, ÉE (bu-ské, skée), part, passé. || l°Qui est muni d'un buse. Une femme busquée. Un corset busqué. Mon Dieu ! tu n'es pas busquée aujourd'hui ; tu as tort, ça dessine la taille, bayard etDUvert, le Mari de la Dame de chœurs, i, 8. || Terme de couture. Pièce d'étoffe busquée, pièce raccourcie et qui fait saillie. || 2° En termes de manège, cheval busqué, cheval dont la tête est arquée, par comparaison avec l'étoffe qu'on fait saillir en la busquant. On dit de même : les moutons ont le nez busqué; cet homme a le nez busqué. ||3° Portes busquées, portes dont les deux vantaux, faisant un argle, s'appuient l'un contre l'autre.

BUSQUER (bu-ské), v. a.\\l° Garnir d'un buse. Busquer un corset. La mère a busqué cette petite fille. || 2° Terme de couture. Raccourcir par devant. || 3° Terme d'hydraulique. Revêtir d'un assemblage de charpentes. || 4° Se busquer, v. réjl. Se mettre un buse.

— ÉTYM. Buse.

BUSQUIÈRE (bu-skiê-r'), s. f. Terme de couturière. Coulisse d'un corset, qui loge le buse.

— ÊTYM. Buse.

BUSSARD (bu-sar), s. m. Ancienne mesure de capacité pour les liquides, de la contenance de près d'un muid de Paris (208 litres).

— HIST. xvc s. Ung bussart de vin, du cange, bussa 3. || xvr' s. Le vin est plus fort et meilleur en une pipe qu'en un bussart, bouchet, Sérées, liv. ni, p. 242, dans lacurne.

— ÉTYM. Busse.

t BUSSE (bu-s'), s. f. Sorte de grand tonneau.

— ÉTYM. Voy. botte, tonneau.

t BUSSEROLE (bu-se-ro-1') , s. f. Espèce d'arbousier, dit aussi housserole, raisin d'ours.

— ÉTYM. Diminutif de buts; dénomination venant de la ressemblance des feuilles de la busserole avec le buis.

BUSTE (bu-sf), s. m. || 1° Ouvrage de sculpture qui représente la tète et la partie supérieure du corps d'une personne sans les bras. Un buste de plâtre,

de marbre Et quand il s'aperçoit Que leur fait

n'est que bonne mine, 11 leur applique un mot qu'un buste de héros Lui fit dire fort à propos, la pont. Fabl. îv, t4. Qu'un ramoneur y vende [à Paris] Mon buste pour six liards, isérang. /. de Paris. || En peinture, ouvrage qui représente le haut du corps. Il s'est fait peindre en buste. || 2° La partie supérieure du corps d'une personne. Cet homme a un très-beau buste. || 3U Poétiquement, armure de fer qui couvre la poitrine. Ils ne se cachent pas sous ces bustes d'acier, Des arreiens chevaliers ornement honorable, volt. Henr. x. || 4° Terme de commerce. Boite de sapin pour conserve1' le raisin de Damas.

— HIST. xie s. Dessurle bue la teste perdre [il] en deit, Ch. de Roi. ccxxxvm. || xir s- Dex ! tantes testes [ils] sevrèrent de leur buz, Roncp. 80. Par mi le piz [il] fu larges, adougiezpar le bu, Sax. xxvm. Voir! dist Raous, il te convient fenir, à cesle espée le chief del bu partir, Raoul de C. 118. Devers senestre est li cols [coup] descendu; Par grant engien li a cerchié le bu; Del bras senestre-li a le poinz tolu.jfc*. 112. À maint [ils] ont en dormant le chef sevré de bru, Rou. ms. p. 45, dans lacurne. Il xivc s. Et puis après arez le chief du bu sevré, Guesclin, 17007.

— ÉTYM. Rouchi, busch, buste; provenç. busts; espagn. et ital. busto. Mot très-difficile. Le français moderne vient sans doute de l'italien ; mais l'italien à son tour est-il le même que l'ancien français bu, qui signifie le tronc du corps? Diez propose, d'après Ferrari, l'italien fuslo, et en français fût, defustis, bâton, par un changement de f en b, dont l'italien offre des exemples; mais alors il faudrait que le mot fût venu de l'italien dans les autres langues romanes : ce qui fait difficulté. 11 faut remarquer que lo provençal et le français ont chacun deux formes, celle qui est citée ici , et une forme avec r : en provençal, bruc, brusc, brut ; en français, bru (Qui mameles, brus et costez Lor derompoient à dolor, benoît, Chr. de Nom. t. 11, p. 42) , xir siècle). Pour la forme sans r, Grandgagnage a proposé le Scandinave bûkr, tronc d'arbre, appuyé sur le wallon boge, s. m. tronc d'arbre, le namurois bue; ce qui pourld sens est bon ; Diez, de son côté, propose le bas-latin busta, bustula, coffre, avec changement de genre et par assimilation du tronc du corps à un coffre. Pour la forme avec r, on a mis en avant l'allemand Brust, poitrine; à quoi Diez objecte que le mot aurait été brust et non bru en français, et Brusc en provençal; et il indique l'ancien haut-aliemand bruch, bruht, fragment; ce qui répondrait exactement à tronc (du corps). En examinant attentivement toutes ces formes, on en distingue trois : le fiançais bu; le provençal et l'italien qui ont si; et enfin bru, bruc, brusc. Dans l'état actuei des recherches étymologiques, il serait scabreux soit d'identifier ces trois formes, soit de les rapporter chacune à un radical séparé. On notera seulement que le provençal a brusc et bue, pour signifier ruche; ce qui, prouvant qu'une r peut se supprimer, servirait peut-être à établir un rapprochement entre la forme sans r et la forme avec r, et qui, signifiant ruche, coffre, pourrait avoir pris l'acception de tronc du corps. On remarquera aussi que le commerce a gardé buste avec la signification de coffre.

BUT (bu ; le t se lie : un bu-t éloigné; au pluiiel l's se lie : des bu-z éloignés; plusieurs disent que le t se fait sentir quand but termine une phrase; mais cela ne vaut rien et est un effet '.'e la tendance vicieuse que la prononciation a présentement à l'aire sonner les consonnes), s. m. || 1° Point où l'on vise. Viser un but avec une flèche. Frapper le but. Manquer le but. Il était le but de tous les coups. || Fig. Il m'a choisi pour le but de ses invectives. Persuadé que le siège de cette place serait le but des efforis de l'ennemi. Son cœur devint le but de tous les traits, la font. Belph. Il paraît inspiré, tant il donne droit au but, boss. Polit. Il Toucher au but, frapper du but, réussir, résoudre la difficulté. Moi, je touche au but du premier coup, et je vous apprends que votre fille est muette, mol. Mëd. m. lui, 11, c. Il [l'art de deviner] peut frapper au but une fois entre mille, la font. Fabl. vm, lu. || 2" Fin de la carrière, terme où l'on s'efforce de parvenir. J'aperçois le but. Il arriva le premier au but. Le but de la course était à cinq cents pas. Ils aiment mieux passer le but que de demeurer en chemin, sév. 314. y Fig. Aller au but, aller directement au l'ait, à l'affaire dont il s'agit. |j 3° La fin qu'on se propose, l'intention qu'on a. Quel était donc ton but? d'y régner à ma place '. corn. Cinna, v, l. Un amour.... Qui n'aurait autre but que de se satisfaire, id. Sertor. iv, 2. C'était là tout mon but, id. lier. 11, 2. Et mon intérêt seul est le but où tu cours, rac. Esth. li, 5. Pour parvenir au but de ses noires amours, id. Phcd. iv, i. Ils n'ont pas pour unique but celui do réformer les mœurs, pasc. Pror. 5. Quel est le but que vous vous proposez dans vos écrits, id. Prov. 16. Notre société a pour but de travailler à.... m. Prov. 10. Pour tendre au but qu'ils se proposent, fen. Tél. xxii. Nos voux à même but aspirent, KOh.Mélic. 1,4. Pour parvenir à ce but, boss. Hisl. m, (<■ Que fallait-il pour aller au but? id. Nouv. myst. 3. ||4"liut à but, locut. adv. Sans avantage de part et d'autre. Reste à vous dire adjeu; but à but; serviteur,

BUT

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