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VU

— ÉTYM. Circulaire, et le suffixe ment; provenç. circularmen ; espagn. circularmcnte ; ital. circolar.mente.

CIRCULANT, ANTE (sir-ku-lan, lan-t'), adj. Qui est en circulation, en parlant des valeurs. 11 parait que la France n'était environ que d'un sixième plus riche en espèces circulantes depuis la mort de Colbert, volt. Louis XIV, 30. Si, dans un État purement monarchique, on pouvait introduire ces papiers circulants qui doublent, au moins la richesse de l'Angleterre, id. ib. Certainement il n'y a pas deux milliards quatre cents millions d'espèces circulantes dans la France, volt. l'Homme aux 40 cens, entretien avec un géomètre. || Capital circulant, la somme de valeurs qui est en circulation dans un pays. || Qui est en circulation, en parlant des humeurs du corps. Les liquides circulants.

f CIRCULARITÉ (sir-ku-la-ri-té), s. f. Qualité de ce qui est circulaire.

— HIST. xvie s. Circularité, cotgrave.

— ÉTYM. Circulaire ; provenç. circularitat ; ital. circolaritâ.

f C1RCULATEUR (sir-ku-la-teur) , s. m. Partisan de la circulation du sang, alors que cette découverte était controversée. J'ai, contre les circulateurs, soutenu une thèse.... mol. Malade, n, 6.

CIRCULATION (sir-ku-la-sion: en poésie, de cinq syllabes), s. f. || 1° Mouvement de ce qui chemine par un mouvement circulaire. La circulation des planètes dans l'espace. Les eaux font une circulation dans la terre, comme le sang circule dans le corps humain, fén. Eiist. 13. Dieu fait tous les mouvements et toutes les circulations dont le temps peut être la mesure, boss. Élevât, m, 3. |] 2" Terme de physiologie. Circulation du sang, mouvement du sang qui, dû essentiellement à la contraction du coeur, le porte du ventricule gauche par les artères aux capillaires, des capillaires au ventricule droit par les veines, du ventricule droit par l'artère pulmonaire aux capillaires du poumon, et enfin des capillaires du poumon par les veines pulmonaires au ventricule gauche, point de départ. La circulation du sang a été découverte par Harvey, médecin anglais. Étant sur les bancs, il fit une action d'une audace signalée, qui ne pouvait guère en ce temps-là être entreprise que par un jeune homme ni justifiée que par un grand succès, il soutint dans une thèse la circulation du sang ; les vieux docteurs trouvèrent qu'il avait défendu avec esprit cet étrange paradoxe, fonten. Fagon. Depuis que j'ai eu trouvé une fois la circulation du sang, c'est à qui trouvera un nouveau conduit, id. Érasislrate et Harvey. \\ Absolument, la circulation, la circulation d'i sang. Ils empêchent la circulation, sêv. 583. || A un point de vue général, circulation, fonction caractérisée par le transport, dans l'appareil vasculaire, du sang et de la lymphe, quelle qu'en soit la direction, et se chargeant d'une part des principes absorbés durant la digestion et l'inspiration, lesquels doivent servir à l'entretien des organes, et d'autre part des principes qui, devenus impropres à la nutrition, doivent être rejetés pendant l'expiration et dans l'urination. || 3° Fig. Qu'est-ce que notre vie qu'une circulation fastidieuse de devoirs, de bienséances, d'amusements, d'inutilité? mass. Carême, Dégoûts. || 4° La faculté d'aller et de venir dans les rues ou dans un pays. Gêner, entraver la circulation des personnes, des voitures. Des barricades empêchaient la circulation dans les rues. || 5° Le fait de se mouvoir; le transport. Circulation des voyageurs et des marchandises. La circulation s'accroît sur cette route. || Droit de circulation, impôt, qui se perçoit à l'occasion du transport, des boissons. ]| Billet de circulation, billet qui, acheté ou accordé, permet d'aller et vnir sur ura chemin de fer. || 6° Terme de com-

i Mouvement, transmission des produits ou

\ tl :urs qui vont de main en main, qui passent d'un possesseur à un autre. La circulation des monnaies, des capitaux, des effets de commerce, des valeurs. La monnaie est un agent de circulation. On retira les assignats de la circulation. Entraver la circulation des immeubles. Les richesses, répandues par le faste, rentraient dans ia circulation, volt. Mœurs, 127. Ils ont pensé que cela multipliait les richesses en augmentant la circulation, monteso. Espr. xxn, 17. Lorsqu'un État puissant ne doit qu'à lui-même, la confiance et la circulation suffisent pour payer, volt. Louis XIV, 30. On entend souvent vanter les avantages d'une active circulation,

c'est-à-dire de vendes rapides et multipliées, j. b. s\y, Traité, 1841, p. 148. On s'imagine que le corps social a d'autant plus de vie et de santé que la circulation des valeurs est plus générale et plus rapide, id. Cours, (840, t. u, p. 438. || Une chose est en circulation, quoiqu'elle ne change pas de place, lorsque le possesseur est disposé à la vendre. Toute marchandise qui est offerte pour ètro vendue est dans la circulation ; elle n'y est plus lorsqu'elle est entre les mains de celui qui l'acquiert pour la consommer^ id. Traité, p. 571 . Tout ce qui est mis pour la première fois ou remis en vente, entre ou rentre dans la circulation, id. Cours, t. i, p. 367. || Banque de circulation (voy. banque). || 7" Le mouvement par lequel des écrits, des livres, des nouvelles se répandent dans le public. Arrêter la circulation d'un écrit dangereux. Mettre en circulation de fausses nouvelles. || La circulation des idées, la propagation des idées. Mettre une idée nouvelle en circulation. [|8° En termes de chimie, circulation, l'élévation ou la chute des vapeurs d'une liqueur agitée par le feu. || 9° Circulation de l'air, mouvement qui fait que l'air se renouvelle dans les lieux clos. La circulation de l'air dans un hôpital.

— HIST. xiv" s. Contraire à la circulation qui commence de A et procède l'autre voie par G et puis. par B et revient à A, oresme, dans meunier. || xvie s. Et consequemment toutes les circulations et rotonditez estoyent faites en appétissant, palissy, 46. Les dits ruisseaux feront en eux certaines circulations, qui causeront des petites isles fort plaisantes, id. 79.

■ — ÉTYM. Circulatio, de circulari (voy. circuler).

CIRCULATOIRE (sir-ku-la-toi-r'), adj. Terme de physiologie. Qui appartient à la circulation du sang. Mouvement circulatoire. || L'appareil circulatoire, l'ensemble des organes qui servent à la circulation.

— HIST. xvie s. Alembic, refrigeratoires, gemini ou circulatoires, paré, t. m, p. 638.

— ÉTYM. Circulatorius , de circulari (voy. circuler).

CIRCULER (sir-ku-lé), v. n. || 1" Se mouvoir circulairement, de manière à revenir au point de départ. Le sang circule dans le corps. La terre est une des planètes qui circulent autour du soleil, la place, Expos, il, préface. Plus subtil le serpent saute et vole à sa suite : Il va, revient en vain, le trompe en circulant, Le monstre s'en irrite.... gilb. Mort d'Abel, ch. vin. Et que toujours la matière, Infinie, active, entière, Circule dans l'univers, Mme deshoulières, dans richelet. [| Fig. Un feu dévorant circule dans mes veines, Académie. || 2° Aller et venir par la ville ou par le pays. Les voitures circulent jour et nuit dans Paris. On ne tardera pas à devenir cruel partout où l'on circulera parmi les bourreaux, dider. Ess. s. Claude, liv. n. || 3° Se renouveler parla circulation, en parlant de l'air. L'air ne circule pas facilement dans cette chambre. || 4° Passer de main en main en parlant des monnaies, des écrits, etc. Faire circuler des billets, un libelle. Tu censures le luxe, et c'est lui cependant Qui fait circuler l'or et vivre l'indigent , m. .i. chén. Gracques, II, 3. Les arts circulent dans le monde comme le sang dans le corps humain ; peut-être ils établiront leur empire parmi nous, volt. Russ. n, 5. Je vois la paix renaître dans l'intérieur du royaume, l'argent circule.... volt. Lell. Damilaville, 4 fév. 1764. || 5° Se répand le. Faire circuler une nouvelle. Les bruits les plus alarmants ont circulé dans le public.

— HIST. xivc s. L'en peust circuler ou aler tout entour, oresme, dans meunier.

— ÉTYM. Circulari, de circulus (voy. cercle).

f CIRCUMAXILE (sir-ko-ma-ksi-1'). adj. Terme de botanique. Qui est situé autour de i'axe.

— ÉTYM. Circum, autour, et axis, axe.

f CIRCUM DUCTION (sir-kon-du-ksion), s f. Terme didactique. Mouvement de rotation autour d'un axo ou d'un point central. || En physiologie, mouvement par lequel un membre ou un os décrit en quelque sorte un cône dont le sommet est dans l'articulation supérieure et la base à l'autre extrémité.

— ÉTYM. Circum, autour, et ducere, mener (voy. duc).

t CIRCUMFUSA (sir-kom'-fu-za). s. m. phir. Nom qu'en hygiène on donne à une classe des choses qui font la matière de l'hygiène, comprenant l'atmosphère, les climats, les habitations, en un mot tout ce qui agit habituellement sur l'homme par une influence extérieure et générale, et qu'on nomme aussi le milieu où il vit.

— ÉTYM. Circumfusa, mot à mot, les choses répandues autour, de circumfundere , de circum, autour, et fundere (voy. fusion).

CIR

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f CIRCUMINCESSION (sir-ko-min-sè-ssion), s. f. Terme de théologie. Existence des personnes de la Trinité- les unes dans les autres.

— ÉTYM. Circum, autour, et inccssio, action d'aller dans, de in, en, et cedere, aller (voy. céder).

t CIRCUMNAVIGATEUR (sir-kon-na-vi-ga-teur), s. m. Celui qui fait une circumnavigation.

t CIRCUMNAVIGATION ou CIRCONNAVIGATION (sir-kon-na-vi-ga-sion) , s. f. Navigation autour. Si dix-huit ou vingt siècles et la circumnavigation de l'Afrique et des Indes ont si peu ajouté, en ce genre, à ce que les anciens nous ont appris, il n'y a pas d'apparence que les siècles qui suivront apprennent beaucoup à nos neveux, cuv. llévol. p. 80. || Absolument, action de faire, en naviguant, le tour du globe terrestre. La première circumnavigation fut exécutée par Magellan en 1520.

— ÉTYM. Circum navigal io, de circum, autour, et navigare, naviguer (voy. naviguer).

f CIRCU.MSOLAIRE (sir-kon-so-lê-r') , adj. Terme d'astronomie. Qui est autour du soleil. L'espace circumsolaire.

— êtym. Circum, autour, etsolaire.

t CIRCUMZÉNITHAL, ALE (sir-kon-zé-ni-tal, ta-1') , adj. Qui entoure le zénith. Ce halo formait un cercle circumzénithal. Astres circumzénilhaux.

— ÉTYM. Circum, autour, et zénith,.

CIRE (si-r'), s. f. || 1° Substance jaunâtre produite par les abeilles et avec laquelle ces insectes composent les alvéoles où ils déposent leur provision de miel et élèvent leur progéniture. || Cire vierge, cire qu'on tire des ruches, sans qu'elle ait été fondue sur le feu; et aussi cire préparée, ordinairement mise en pains, et qui n'a encore été employée à aucun ouvrage. || Peinture en cire, peinture dans laquelle on se sert de la cire dissoute dans de l'huile de térébenthine. || Des ailes de cire, chose sur quoi on ne peut se fier; locution tirée de la fable d'Icare, qui, volant à travers les airs avec des ailes, fut précipité dans l'Hellespont, quand le soleil eut fondu !a cire qui les garnissait. C'est assez que, cinq ans, ton audace effrontée, Sur des ailes de cire aux étoiles montée... malii. iv , 14. || Familièrement. Être jaune comme cire, se dit de quelqu'un qui a le teint très-jaune. || Il fond comme la cire au soleil, se dit d'un homme qui maigrit rapidement. || Ils sont égaux comme de cire, se dit de deux hommes qui se ressemblent en tout. La locution complète, comme cela se voit à l'historique, est: ils sont faits égaux comme de cire, c'est-à-dire comme si on les avait faits en cire. || Fig. De cire, loc. adv. À propos, parfaitement, en convenance parfaite. Cet habit lui va comme de cire. Votre jardin viendra comme de cire; Descendez-y; ne doutez du succès, la font. Magn. Tels dons étaient pour des dieux, Pour des rois voulaisje dire; L'un et l'autre y vient de cire; Je ne sai quel est le mieux, id. Cand. Je lui crois [à Duclos] un zèle actif qui me va comme de cire, volt. d'Argental, 8 juillet 1761. Votre jolie relation du mariage du jeune Dupuis nous vient comme de cire, volt. Letl. CidevUle , 26 janvier )763. Cette locution est une extension de la locution : égaux comme de cire, et signifie : comme si la chose était en cire, substance molle et à laquelle on donne la forme que l'on veut. Cela montre que de cire ne peut vouloir dire que : à propos, en convenance; et qu'on se trompe quand on lui attribue le sens de: spontanément, de soi-même. Il ne faut donc pas dire : cela va de cire, comme de cire, pour : cela va tout seul, naturellement. Cela va de cire signifie seulement : cela va bien, cela est à propos. || Fig. Cire molle, personne sans caractère, et aussi caractère doux et docile. L'âme de cette ingrate est une âme de cire, Matière à toute forme, incapable d'élire, malii. vi, 24. Elle a le cœur comme de cire, sév. 236. Vous avez un cœur tout de cire, dit le prophète, sur lequel les dernières impressions sont toujours les plus vives, mass. Carême, Rechute. Des Toscans, je le sais, la langue est séduisante, Cire molle, à tout feindre habile et complaisante, a.chén. 13.... Isabelle est une cire molle Que je forme et pétris comme il me prend plaisir, regnahd, Ménechm. m, 2. || 2° Bougie qu'on brûle dans les appartements. Dans cette maison on ne brûle que de la cire. Aujourd'hui les bougies dont on se sert ne sont plus de cire. On ne les voyait point [-les bourgeois] s'éclairer avec des bougies; la cire était pour l'autel et pour le Louvre, la bruy. vu. || Droit de cire, certain droit qui se payait dans la maison du roi, en chancellerie et ailleurs. Certains officiers ont droit de cire, on leur doit tant en bougies. || On disait dans les procès criminels qu'il fallait de la cire, c'est-à-dire qu'il fallait condamner le criminel à faire amende honorable

avec une torche au poing. || 3° Le luminaire d'une église. La cire appartient au curé. Quand vers Pàque ou Noël, l'église, aux nuits tombantes. S'emplit de pas confus et de cires flambantes, v. hugo, Crép. 3a. || Droit de cire, droit, dans quelques diocèses, que les curés payent à la cathédrale pour fournir au luminaire. || 4" Cire à cacheter ou cire d'Espagne, et, absolument, cire, composition de gomme laque, de gomme d'Espagne, de sucre et de vermillon ou de toute autre couleur, qu'on forme en bâtons et qui sert à cacheter les lettres. || Mélange coloré propre à rehausser la couleur de l'or. || 5° En chancellerie, la cire, ce qui sert à sceller. Lesédits royaux se scellaient en cire verte, ainsi que toutes les autres lettres devant durer toujours et commençant par ces mots : À tous présents et à venir; les actes et commissions de justice, en cire jaune. || Il faut de la cire, se disait de ceux qu'on ne pouvait absoudre sans avoir une rémission, qui se scellait avec de la cire. || 6° Cire végétale, substance tirée des feuilles de certains végétaux, et ressemblant à la cire des abeilles. || Cire de palmier, produit sécrété par le ceroxylon andicole (Humboldt). || 7° Cire fossile, substance trouvée en Moldavie et composée de carbone et d'hydrogène. || 8° Humeur jaune qui se forme aux yeux ou dans les oreilles. Ses yeux sont pleins de cire. || 9° Terme de zoologie. Membrane qui recouvre la base du bec de certains oiseaux. || Proverbe. Aux pèlerinages des environs on dépense beaucoupde vin etpeudecire, c'est-à-dire qu'on s'y enivre et qu'on y fait peu de dévotions.

— HIST. xie s. [Il] Freint le seel , jeté en a la cire, Ch. de Roi. xxxvi. || xine s. Sur poivre, sur cumin, sur espices, sur cire, Bertc, lxiv. Li rois casse la cire, s'a au brief [lettre] esgardé, ib. i.xvii. Letres [ils] lui ont baillié en cire seelée, ib. lxviu. Que j'en sui devenue aussi jaune com cire, ib. lxxxviii. Il puet vendre poivre, coumin, canele, regulisse et cire qui ne soit pas ouvrée, Liv. des met. 32. Li lechierres tremble et fremist; S. grant peor la cire brise. Et voit que la letre devise, Ren. 10/13. Je ne vous sai dunes [nez] que dire ; L'en nel feïstpasmiexde cire, la Rose, 852. Les preudesgens firent escrire En parchemin et clorre en cirre, Quanqu'il porent apercevoir, Sanz asembler mençonge à voir [au vrai], uuteb.h, i 55. || xves. Parquoy longuement là vaucrant [errant] etsoy pourmenant, chauffa la chire [tint la chandelle] ,che lui sembloit, g. chas- •n l. Chr. des ducs de Bourg, i, ch. 27. Si l'on me fait la courtoisie comme à vous, pardieu! j'accuserai le ménage; je ne suis pas ici venue pour cschauffer la cire [tenir la chandelle], louis xi, Nouv. xcn. Â Jehan de Varsaignes, varlet de pied du duc [de Bretagne] pour porter, à l'abbaie de Bosquien , une jambe de cirepourle duc, delaborde, Émaar . p. 215. Pour payer un vœu de cire, pesant45 livres, de la représentation de Mme Anne de France, sa fille, qu'il [le roi] a fait offrir en juin devant l'image N. D. de Clery, id. ib. || XVIe s. Monsieur l'abbé et monsieur son valet Sont faits égaux tous deux comme de cire, marot, ni, 63. Nous tirons, comme de cire, tant de figures contraires d'une règle si droicte et si ferme, mont, ii, 142. La botte de la jambe droite lui estoit faite comme un gant ou comme de cire, ou comme vous voudrez; car les bottes ne seroient pas bonnes de cire, desper. Contes, xxv. Cire Manche, paré, v, 29. Huile de cire, id. ix, 6. On appliquera seulement de la cire vierge fondue, id. x, 5. Cire neuve, id. xxv, 27. Il gelé, comme la cire d'Espagne en cachetant des lettres,

— ÉTYM. Picard, chire; provenç. espagn. et ital. cera ; du latin cera, grec xï]?6;.

CIRÉ, ÉE (si-ré, rée), part, passé. || 1° Enduit de cire. Parquet ciré. || Toile cirée, toile enduite d'une composition qui fait que l'eau ne la traverse pas. || Fig. Cela glisse comme sur toile cirée, cela ne fait aucune impression. Les brocards les plus cruels et les plus acérés coulaient sur lui [Noailles] comme sur toile cirée, pour peu qu'il crût avoir intérêt à les secouer, st-sim. 393,81. || 2° Enduit de cirage. Souliers cirés.

f CIREMENT (si-re-man) , s. m. Action de cirer.

— HIST. xvr s. Le cirement, cotgrave.

— ÉTYM. Cirer.

CIRER (si-ré), v. a. |] i° Enduire, frotter de cire. Cirer un parquet. Cirer du fil. || 2° Mettre du cirage sur des chaussures. Cirer des bottes. || 3° Se cirer, r. réfl. Être ciré. Ce parquet se cire tous les jours. ji Cirer sa chaussure. J'ai une demi-heure pour me laver, me peigner, me cirer, me brosser.

— HIST. xii" s [il] l'a fet [son bâton] reonder

[arrondir]; Porle glacier le fisi entorcirer, Qu'ilneli

puist fors des mains eschaper, Bat. cTAleschans, v. 36G4. || xive s. Il convendriit icelles branches envelopper en toile cirée, Ménagier, n, 2. ||xvies. Qui des ailes mal cirées [d'Icare] Le vol n'imiteront pas, dtjbell. ni, 76, recto. Des aiguilles enfilées de fil ciré, paré, vm, 26. On bouchera les fenestres avec des vitres ou des châssis de toile cirée, o. de serres,

— Étym. Cire.

CIRIER (si-rié), s. m. || 1° Celui qui travaille en cire, ou qui vend des cierges, des bougies. || 2° Anciennement, officier de la chancellerie. || 3° Nom vulgaire d'un arbrisseau qui produit une espèce de cire (myrica sebifera.L.). || 4° Adj. f. Terme d'entomologie. Abeille cirière, l'abeillequi fabrique la cire.

— HIST. xurs. Tuit ciiier, tint pevrier, et tuit apotecaire ne doivent riens de coutume des choses devant dites pour vendre en leur ostel. Liv. des met. 322. || xive s. Au cirier furent prinses torches et flambeaux à trois sols la livre, Ménagier, il, 4 || xvi° s. Laissant aux apoticaires et ciriers la manière de teindre la cire en plusieurs couleurs, o. de

— ÉTYM. Cire.

CIROËNE, s. f. Voy. céroene.

CIRON (si-ron), s. m. || 1° Insecte aptère qui se développe dans le fromage et dans la farine et qui est le plus [ietit des animaux visibles à l'œil nu. Dans le xvii" siècle, avant l'usage des microscopes pour étudier la nature, le ciron fut pris comme le symbole de ce qu'il y avait de plus petit au monde. Ils [ les Bramins] ont en tète Que notre âme, au sortir d'un roi, Entre dans un ciron ou dans telle autre bête Qu'il plaît au sort : c'est là l'un des points de leur loi, la font. Fabl. ix, 7. Dame fourmi trouva le ciron trop petit, Se croyant, pour e'Ue, un colosse. id. ib. i , 7. Mais vos défauts vont être tous sentis: C'est le ciron vu dans un microscope, bérang. tn-8°. La nature se moque des individus : pourvu que la grande machine de l'univers aille son train, les cirons qui l'habitent ne lui importent guère, volt. Lett. Mme du Deffanl, 8 fév. 1768. || Familièrement. Il n'est pas plus gros qu'un ciron, il est extrêmement petit. || Fig. Je dis au chancelier que quelquefois les cirons parvenaient à renverser les colosses, st-sim. 341, 222. || 2° Insecte aptère (sarcoptes) du genre des acares, qu'on trouve dans les vésicules de la gale tant chez l'homme que chez le cheval. || 3" La petite vésicule que le ciron fait venir à la peau. Vieilli en ce sens. ||4°Nom vulgaire d'une larve qui vit dans le bois des oliviers mourants.

— HIST. xme s. Ki as surcilz aura ciruns, Si face ke nus li dirons, Ms. St Jean. || xivcs. Et cilz François droit là, c'estoient bon Breton, Qui ne prisent Énglois la queue d'un siron, Guescl. 18923. || xvr s. Les cirons sont petits animaux tousjours cachés sous le cuir, sous lequel ils se trainent, rampent et le rongent petit à petit, paré, xxn, 6. Le mounon à fleurs azurées tue les cirons des mains, et en guérit la gratelle, 0. de serres, 613. Les princes veulent aussi legierement que nous, mais ils peuvent plus ; pareils appétits agitent un ciron et un éléphant, mont. 11, 191.

■ — ÉTYM. Bourguig. soiron ; bas-lat. sirior.es; de l'allemand : anc. allem. sur; holland. zirr.

t C1R0UENE (si-roue-n'), s. f. Voy. ceroene.

CIRQUE (sir-k'), s. m. || 1° Vaste enceinte où les anciens se réunissaient pour la célébration des jeux publics. Du pain, les jeux du cirque, un sacrifice aux dieux, m. j. chén. Tibère, m, 4. || 2° Par extension. Paris, triste cité! détourne tes regards Vers le cirque, où l'on voit aux accords de la lyre S'unir les prestiges des arts, v. hugo, Odes, 1, 7. || 3° Cirque olympique, nom donné par les frères Franconi vers la fin de la première Révolution à une enceinte circulaire et couverte où l'on exécutait divers exercices d'équitation. || Absolument. Un cirque, une telle enceinte. Le cirque Napoléon. Le cirque de l'Impératrice. Il 4° Terme de géologie. Vallée de montagnes qui s'élargit et prend une forme arrondie. Le cirque de Gavarnie dans les Pyrénées. || Bassin de montagnes disposé circulairement.

— HIST. xive s. Cirque estoit un lieux à Rome dédié au commun pour fere chose publique, si comme estoient jeuz. solempnitez, bercheure, f"2.

— ÉTYM. Le latin circus, grec xîpxo; ou xpîxoç, cercle, anneau.

f C1RQUINS0N (sir-kin-son), s. m. Terme de zoologie. Nom d'un tatou de l'Amérique du Sud.

CIRRE (si-r'), s. m. || 1° Terme de botanique. Appendice ^iiforme, simple ou rameux, diversement tortillé ou roulé, au moyen duquel certaines p s'attachent aux corps voisins ; dit aussi vrille ou d

CIS

Il 2° Terme de zoologie. Nom donné à certaines plumes placées autour des narines des oiseaux et manquant de harbules; aux tentacules labiaux ou barbillons de certains poissons; chez les annélides, s appendices mous, lisses ou moniliformes, pairs, au nombre de deux.

— REM. On trouve quelquefois ce mot écrit cirrhe ; mais \'h est parasite, cirre ne venant pas du grec.

— ÊTYM. Le latin cirrus, boucle de cheveux. fCIRRÉ, ÉE (si-rré, rée), adj. Terme didactique.

Garni de cirres.

— ÊTYM. Latin cirratus. de cirrus, cirre.

| CIRREUX, EUSE (si-rreû, reû-z'), adj. Terme didactique. Terminé en cirre : tels sont certains pétioles.

— ÊTYM. Cirre.

t CIRRIIÉ, ÉE. Voy. cirrê.

f CIRRHOSE (si-rrô-z'), *-. f. Terme de médecine. Nom donné à des granulations d'un jaune roux que l'on rencontre quelquefois dans le foie, et qui en empêchent les fonctions.

— ÊTYM. KippcoTi;, de xtppô;, jaune.

t CIRRIFÈRE (si-rri-fè-r') ou CIRRIGÈRE (si-rrijê-r'), adj. Terme didactique. Qui porte des cirres ou des poils frisés.

— ÉTYM. Cirre. et le latin ferre ou gererc, porter, t CIRRIFORMK (si-rri-for-m') , adj. Terme didactique. Qui a la forme d'une vrille.

— ÊTYM. Latin fictif cirriformis, de cirrus, cirre, et forma, forme.

t CIRRIGÈRE (si-rri-jè-r'), adj. Voy. cirrifère.

f CIRRIPÈDE (si-rri-pè-d') , s. m. Terme de zoologie. Les cirripèdes, cinquième classe des annelés articulés comprenant les balanes et les anatifes.

— REM. On trouve aussi cirropodes on cirrhopodes; mais c'est une mauvaise composition d'un mot latin et d'un mot grec.

— ÉTYM. Latin cirrus, boucle, etpes, pedis, pied.

t CIRRUS (si-rrus'), s. m. Terme de météorologie. Nom d'une des trois formes principales présentées par les nuages, et que les marins appellent queue-de-chat. Les cirrus sont formés par un ensemble de filaments analogues à un pinceau délié, à des cheveux crépus, à un réseau.

— HEM. On trouve aussi ce mot écrit cirrhus, qui est une mauvaise orthographe.

— ÉTYM. Latin cirrus, boucle.

CIRSAKAS, s. m. Voy. siksacas.

î CIRSOCÈLE (sir-so-sè-1') , s. m. et f. Terme de chirurgie. Dilatation variqueuse des veines du scrotum, ou, en particulier, des veines sp^rmatiques.

— REM. Il est mieux de faire féminins les noms composés avec xy)>.ij , tumeur.

— HIST. xvi* s. S'il y a veines grosses dilatées et entortillées autour du testicule, telle hargne se m mimera cirsocele ou variqueuse, paré, vi, <4.

— ÉTYM. Kiperô;, varice, et xr)).Y|, tumeur.

t CIRSOMPHALE (sir-son-fa-1') , s. m. Terme de chirurgie. Dilatation variqueuse des veines de l'ombilic.

— ÊTYM. KipTi;, varice, et ôu.çaXo;, nombril.

t CIRSOP1ITH ALMIE (sir-so-fùii-mie) , s. f. Terme de médecine. Ophthalmie variqueuse.

— ÉTYM. Kipaoç, varice, et ophthalmie.

f CIRSOTOMIE (sir-so-to-mie), s. f. Terme de chirurgie. Excision des varices.

— ÉTYM. Kipsà;, varice, et tou.ïi, excision. CIRURE (si-ru-r'), s. f. Enduit fait d'une préparation de cire. Une bonne cirure.

— étym. Cirer.

| CIS.... Préfixe qui veut dire en deçà et qui est la préposition latine cis : cis-rhénan, qui est de ce côté-ci du Rhin.

CISAILLÉ, ÉE (si-zà-llé, liée, Il mouillées), part, passe'.

CISAILLER (si-zâ-llé, II mouillées, et non si zàyé),i). a. || 1° Terme de monnaie. Couper avec les cisailles les pièces fausses ou de rebut. || 2° En termes de repasseuse, tuyauter des bonnets, descollereites. Ce sens vient de ce que l'on se sert, pour cette opération, d'un fer formé de deux tiges rondes montées comme des ciseaux.

— HIST. xve s. Le suppliant scisailla les dittes pièces de monnoye, du cangh, scisalhx.

— ÉTYM. Cisailles.

CISAILLES (si-zâ-11', M mouillées , et non cizà-ye ) , s. f. plur. Sorte de gros ciseaux pour couper des plaques de métal. || Au singulier, terme de monnaie. Rognures d-'argent, qu'on refond en lame pour les employer. De la cisaille.

— HIST. xnic s. Barbier, sanz rasoir, sanz cisailles. Qui ne sez rooigner ne rere, Tu n'as ne bacins ne toailles, Ne de quoi chaufer ewe clere ruteb. 2 >.

CIS

Il xiv° s. Que li ouvrier puissent faire demi marc de cizaille , du cange, cisellus. La sezaille [rognures] que la tailleresse avoit faite, id. scisalhx. Unes petites cisailles d'or, touttes plaines, pesant, à tous les annelez, une once d'or, de laborde, Émaux, p. 2)6. Deux cizailles d'argent, dorées, de la forge de Clermont, dont les bouts des manches sont de deux CC, id. ib. || xvie s. Des cizailles, ce sera pour oster les 'chenilles des jardins, rab. Pant. v, 9.

— ÉTYM. Ciseau.

CISALPIN, IIVE (si-zal-pin, pi-n'), adj. Qui est en deçà des Alpes. || Gaule cisalpine, nom que les Romains donnaient à un pays habité par des populations gauloises, mais situé de leur côté des Alpes, c'est-à-dire, par rapport à nous, au delà des montagnes qui séparent la France de l'Italie. || République cisalpine, nom donné à une république formée, par suite des victoires des Français pendant la Révolution, dans l'Italie du nord.

— ÉTYM! Latin cisalpinus, de cis, en deçà (voy. Cis et citérieur), et Alpes, les Alpes.

CISEAU (si-zô), s. m. || 1° Instrument tranchant par un bout, et dont on se sert pour travailler les corps durs. Ciseau de maçon, de menuisier, d'orfèvre. Faire émoudre un ciseau. Le ciseau d'un sculpteur. Un bloc de marbre était si beau Qu'un statuaire en fit l'emplette; Qu'en fera, dit-il, mon ciseau? Sera-t-il dieu, table ou cuvette? la font. Fabl. ix, 6. Et je vais façonner la pierre Sous le dur tranchant du ciseau, volt. Lelt. en rers et en prose, 40. || Ouvrage de ciseau, ouvrage de sculpture. || Par extension. S'égarant à mon gré, mon ciseau vagabond Achève à ce poëme ou les pieds ou le front, a. chën. t92. ||Fig. La manière de travailler d'un sculpteur. Ce sculpteur a le ciseau hardi, délicat. || 2" Cisi au à froid, sorte de ciseau qui ne tranche pas; la lame, qui est mousse, sert principalement à faciliter l'ouverture des caisses ou autres parties clouées. || 3° S. m. plur. Instrument formé de deux lames tranchantes en dedans, réunies par une vis sur laquelle elles se meuvent. Une paire de ciseaux. Des ciseaux de tailleur. On me place à côté du prêtre pour lui présenter les ciseaux [pour couper les cheveux à la future religieuse], chateaub. René, 207. || Il s'emploie quelquefois au singulier. On n'a point encore mis le ciseau dans cette étoffe. || Fig. Le ciseau ou les ciseaux de la censure, la main du censeur effaçant, dans un ouvrage, les passages qui pourraient choquer ou l'autorité ou la morale. Je ne me console pas qu'un si beau génie [Diderot], à qui la nature a donné de si grandes ailes, les voie rognées par le ciseau des cafards, volt. Lelt. Damilaville, 19 nov. 1760. || Faire à coups de ciseaux, se dit des nouvelles diverses que l'on coupe avec des ciseaux pour les insérer dans un journal, et aussi de travaux analogues, choix de morceaux, compilations, etc. || 4° Le ciseau ou les ciseaux de la Parque, l'instrument avec lequel Atropos, une des trois Parques, coupait le fil de la vie filé par les deux autres. Que le ciseau de la Parque tranche le fil de tes jours, fén. Tél. m. La plus belle vie.... D'un prompt coup de ciseau se voit souvent tranchée, tristan, Mort de Chriipe , m, t. Cependant un sanglier, monstre énorme et superbe. Tente encor notre archer.... La Parque et ses ciseaux Avec peine y mordaient; la déesse infernale Reprit à plusieurs fois l'heure au monstre fatale, la font. Fabl. vm, 27. Atropos au fatal ciseau Sur la table tombe endormie, bérang. l'arques. || 5° Terme de marine. Orienté en ciseaux, se dit des voiles latines qui sont bordées l'une sur tribord et l'autre sur bâbord.

— HIST. xue s. Tant ont miné souz terre, chascuns à son cisel, Que des murs de Coloigne ont trait maint grant carre], Sax. ix. || xnr s. Et par desus mistrent un marbre, Si ont escrit le nom la dame, Et sa vie, et commandé s'ame, Ne sai à cisel ou a greffe [poinçon], lien, ion 9. Qui un rous peliçon portoit, Bienfet sanz cisel et sanz force [sorte de ciseaux] , ib. 1 447. || xive s. Trois paeres de ciseaux, de laborde, Émaux, p. 2(5. Uns ciseaux d'or pesans une once, neuf esterlins, id. ib. À l'aide d'un sisel de fer et' d'une vrille à tonnelier, du cange, sciselum. || xve s. Si yrons ouvrir la porte des champs en despit de tous , garnis de nos turquoises [tricoises], tenailles et ciseaux, le Jouvencel, f" 25, dans lacurne. Ceste subversion dont fortune nous fait ciseau de si près, al. chart. Quadrilogue invectif. || xvi' s. L'n petit ciseau de fer, d'os, ou de quelque bois dur et solide, sera l'instrument qu'on emploiera ici, o. de serres , 6G4. Le drap et les ciseaux lui sont délivrez [c'est-à-dire il a la disposition absolue de la chose], cotgrave.

— ÊTYM. Espagn eincel; portug sizel il '

CIS

sello, ciseau, cesoie, ciseaux; a.ngl. ' chisel , ciseau, scissors, ciseaux; bas-lat. cisellus, sciselum. Mot difficile. Diez le tire de sicilix, sorte de petite lance ou de petit poignard, par un diminutif siciticellus, silcellus. La forme du mot peut aller; mais le sens n'est pas très-favorable à cette étymologie. Ce qui porte Diez à rejeter cœsus, c'est que cossus est un participe passé, d'où ne peut guère avoir été tiré un mot tel que cœsillus avec le sens actif. Mais il y a aussi un substantif exsus, action de couper, de même qu'il y a un substantif scissus,qu\ a le même sens. On peut donc supposer que c'est de là que sont sorties' ces diverses formes des langues romanes . confondant exsus et scissus comme l'indiquent les variations de l'orthographe; l'espagnol a intercalé une nasale, ce qui arrive fort souvent. Dans L'ancien français, au singulier, nominatif cisels, cisc.r, cisaus; régime, cisel; au pluriel, nominatif cisel; régime, cisels, cisex, cisaux.

CISELÉ, ÉE (si-ze-lé, \ëe),part. passé. Gravé en ciselure. La bataille d'Ivry sur le flanc ciselée [dans l'armure de Henri IV], régn. Épit.i. \\ Orné de ci-' selures. Un bouclier' ciselé d'or. Vaisselle ciselée.

CISELER (si-ze-lé. L'Académie ne conjugue pas ce verbe; on peut le conjuguer : je ciselle, je ciselai, je cisellerai, ciselant; ou je cisèle, je ciselai, je cisèlerai, ciselant), v. a. || 1° Tailler des ornements avec le ciselet. || 2° Sculpter des figures, des ornements sur métaux. Ciseler de la vaisselle d'argent. |] 3° Terme de découpeur. Ciseler du velours, découper avec agréments et en manière de fleurs le dessus du velours avec la pointe des ciseaux. || 4° Se ciseler, v. réjl. Être ciselé. Ces pièces se cisellent facilement.

— HIST. xive s. Une autre couppe, esmaillée par dehors à bestes sauvages et cizelée dedans, pesant neuf marcs, sept onces, quinze esterlins [d'argent],

DE LABORDE, ÉmauX , p. 230.

— ÉTYM. Ciseau, par l'intermédiaire de l'ancien français cisel.

CISELET (si-ze-lé), s. m. || 1° Petit ciseau pour ciseler. || 2° Terme de monnaie. Espèce de ciseau servant à couper les pièces d'or ou d'argent.

— HIST. xvie s. Ciselet, rob. estienne, Dict.

— ÉTYM. Diminutif de cisel, ciseau.

CISELEUR (si-ze-leur), s. m. Celui dont le métier

est de ciseler. || Néologisme et fig. Écrivain dont le style a de fortes empreintes comparées à la ciselure.

— ÉTYM. Ciseler.

CISELURE (si-ze-lu-r), s. f. || 1° L'art du ciseleur. Être habile dans la ciselure. || Ouvrage de i leur. Une belle ciselure. Une ciselure d"argenl || 2° Terme d'architecture. Petit bord qu'on fait avec le ciseau au parement d'une pierre, pour la dre-ser.

— étym. Ciseler.

f CISERON (si-ze-ron), s. m. Variété du pois chiche.

— ÉTYM. Latin cicer, pois chiche.

| CISERRE (si-zê-r'), s. f. Nom de la grive dans quelques provinces.

fCISJURAN, ANE (sis'-ju-ran, ra-n'), adj. Qui est en deçà du Jura. || Bourgogne cisjurane, cette partie de la Bourgogne qui est de ce côté-ci du Jura , par rapport à Paris.

— ÊTYM. Cm, en deçà, et Jura.

fCISMONTAIN, AINE (sis'-mon-tin, tè-n'), adj.

Qui est en deçà des monts.

— ÉTYM. Cis, en deçà (voy. citérieur), et motis, montagne.

f CISOIR (si-zoir), s. m. Ciseau des orfèvres.

— ÊTYM. Voy. ciseau.

| CISOIRES (si-zoi-r'), s. f. plur. Gros ciseaux dont le manche est attaché et monté sur un pied.

— ÉTYM. Voy. ciseau.

f CISPADAN, ANE (sis'-pa-dan, da-n'), adj. Qui est en deçà du Pô.

— ÉTYM. Cis, en deçà, et Padus, le Pô.

t CISRHÉNAN, ANE (sis'-ré-nan, na-n'), adj. Qui est en deçà du Rhin.

— ETYM. Cis, et Rhenus, le Rhin.

f CISSE (si-s'), s. m. Terme de botanique. Genre de la famille des vitacôes ampelidées.

— ÉTYM. Kico-6:, lierre.

t CISSOÏDAL, ALE (si-sso-i-dal, da-1'), adj. Qui dérive de la cissoïde; qui y appartient.

t CISSOÏDE (si-sso-ï d'), s. f. Terme de géométrie. Courbe du 3e degré offrant le contour d'une feuille de lierre. Bien qu'ils aient imaginé la cissoïde, desc. Géom. 2.

— ÊTYM. Kt<T(jo40 lierre, et sTSo;, forme, i . CIS! !•; (si-st . s •■■ !

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