‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 37 sur 462 · Épit. xxii · texte numérisé non relu

Épit. xxii

id. Je 1 oiisprends sans

perd s.Noussommes réduits aux alun-, uoss. Pent.i.

Philisbourg - Js en huit juins, m. /,. ,/,■

qui semblait aux abois, m. Hist.

II, 12. ,| 4° Tenir quelqu'un en aboi, le repaître de

incos.

— rem Voltaire, sur le vers de Nicomède cité plus haut, remarque que l'expression des abois. qui

e même n'est pas noble, n'est plus d'usage auji a 'i lui . Néanmoins cette expression est restitre, dans l'usage, et elle n'a rien qui l'empêche d'entrer dans le meilleur style. Seulement, on ci s librement qu'au xvii'

1- liant quelques emplois qu'en fait Corneille et qui paraissent un peu surannés.

— syn. aboi, aboiement. Aboi se dii particulièrement de la qualité naturelle du cri du chien 1 e chien a un ab ii p tant. Aboiement se dit plutôl des cris mêmes: de longs aboiements, des aboie-

eontinuels. On dit : Faites cesser les aboiede ce chien, et non pas: Faites cesser son aboi ou ses abois, la\

— hist. xiii" s. Il n'a garde d'aba de chien, ruteb. 253. Renaît li commença à rire, Si lui a jeté un abai : Certes, fait-il, je me gabai ; Ce fis je pour vous peor [peur] faii . Ken. its.-,. || xv1-' s. Quand il eut esté bien reprouvé et rigolé de ses compagnons, et, comme un sanglier, mis aux abois de tous costés, louis xi. Nouv. 19. H xvic s. Las! quantes fois par rochers et par bois, Les chiens courans l'ont tenu aux abbois, marot, iv, 82. Avoir pour son exercice Force oiseaux et force abbois, du bell. ni, 87, recto. Et finirent leur vie, chantans jusques aux derniers abois un cantique, d'aub. Hist. 1, 67. L'authorité duquel doit bien rabattre tous les abois de ce chien mastin, calv. Inst. 321. Par leur importunité, comme par aboi, ils arrachent..., id. ib. 875. L'empereur avoit déjà rendu les abbois [cédé] et fait toutes submissions proposées par le duc Maurice, carl. iv, 25. L'autre pressant le cerf d'abois, Devient satyre des bocages, rons. 882. Car tant seulement mangeoit pour refréner les abois de l'estomac, rabel. Garg. I, 23. Rendre les abbois [n'en pouvoir plus] a bonne grâce en ce passage de belleau : Âussitost que ces advocas Nous ont empiétez une fois, Ils nous font rendre les abbois, h. est. Précell. p. 90,

— ÉTYM. Voy. aboyer.

ABOIEMENT ou ABOÎMENT (a-boi-man), s. m. |j 1" Cri du chien. Les aboiements redoublés des chiens de garde réveillèrent les habitants de la maison. Il 2° Au fig. Les aboiements de l'Envie. • — REM.. Ce mot était anciennement de quatre syllabe man; et quelques personnes oni

conservé cet le prononciation. L'usage tend à contracter les mots de cette nature. On a demandé àl'Acadé-

ABO

ABO

ABO

mie de se prononcer entre les deux orthographes ; il n'est peut-être pas nécessaire absolument qu'elle le fasse ;mais il serait nécessaire qu'elle fûteonséquente et que tous les mots de cette catégorie fussent traités de même , autant que faire se peut.

— ÉTYM. Aboyer.

ABOIS (a-bot), s. m. plur. Voy. aboi.

ABOLI. IE (a-bo-li,lie), part, passé. Usage aboli. Termes abolis. Ses honneurs abolis, son palais déserté Sont autant de liens qui retiennent Junie, rac. Brit. n,3. Les histoires seront abolies avec les empires, et il ne se parlera plus de tous ces faits éclatants dont elles sont pleines, boss. L. de Bourb. Ah ! si quelques années après votre mort vous reveniez, hommes oubliés, au milieu du monde, vous vous vous hâteriez de rentrer dans vos tombeaux pour ne voir pas votre nom terni, votre mémoire abolie, m. Lelel.

ABOLIB (a-bo-lir),t\ a. || i° Mettre à néant. Abolir une loi. Les actes de ce gouvernement furent abolis. Des sectes ont voulu abolir le mariage. Les parlements furent abolis par l'Assemblée constituante. Dans les républiques anciennes, on abolissait quelquefois en partie les dettes pour soulager la plèbe obérée. En vain l'hérésie lui a-t-elle refusé ce culte suprême , et, paruneaudace insoutenable, a-t-elle entrepris de l'abolir, bourd. Pens. t. m, p. 262. Pour en abolir la mémoire, boss. Ilist. i , 10. L'idolâtrie allait abolir la loi de Dieu, ïa.ib. n, 109. On verra de David l'héritier détestable Abolir tes honneurs, profaner tes autels, rac. Alh. v, 6. Et veulent aujourd'hui qu'un même coup mortel Abolisse ton nom , ton peuple et ton autel, id. Eslh.i, 4. Une mode a à peine détruit une autre mode, qu'elle est abolie par une plus nouvelle, qui cède elle-même à celle qui la suit et qui ne sera pas la dernière, labruy. 13. Il abolit la dignité de patriarche, quoique assez dépendante de lui, et par là se trouva plus maître de son église, fonten. Czar Pierre. J'abolis les faux dieux, volt. Mah. n, 5. Tu juras toi-même D'abolir pour jamais l'autorité suprême, id. M. de Ces. i, 3. || 2° Terme d'ancien droit criminel. Abolir une créance, en interdire les poursuites.Mes services.. ..Pourle faire abolir [mon crime] sont plus que suffisants , corn. Cid, n,1. || 3° S'abolir, être aboli. Cet usage s'est aboli peu à peu. Une maison de confusion où les plus anciennes pratiques s'abolissent, bourd. Pens. t. n,p.38G. [Liberté] Tes purs adorateurs, étrangers sur la terre, Voyant dans ces excès ton saint nom s'abolir , Ne le prononcent plus, lamart. Méd. n, 20. Tout crime s'abolit a>- bout d'un certain nombre d'années, Acad.

— SYN. abolir, abroger. Idée commune, mettre hors d'usage. Abolir est plus général que abroger ; tout ce qui met hors d'usage abolit, mais tout ce qui abolit n'abroge pas. La désuétude, l'oubli, l'indifférence abolissent une loi, mais ne l'abrogent pas; pour qu'elle soit abrogée, il faut un acte solennel et régulier de la puissance publique. C'est pour cela qu'une loi seule, un édit, un règlement sont abrogés; tandis qu'une coutume, une tradition, en usage sont abolis.

— HIST. xvie s. Jésus dit qu'il n'est point venu pour abolir la loy, mais pour l'accomplir, calv. Inst. 261. L'Église est establie gardienne de la vérité de Dieu, afin qu'elle ne s'abolisse point en ce monde, id. ib. 820. Les pierres moyennant lesquelles Deucalion et Pyrrha restituoient le genre humain aboly par le déluge, rab. Pant. m, 8. Le temps me peut abolir avant eage, Et mon malheur me garder de vous voir Beaucoup de jours, st-gelais , 174. Voilà comment Timoleon alloit coupant et arrachant les tyrannies de la Sicile et y abolissant toutes guerres, amyot, Tira. 40. Onquespuis le peuple n'en voulut user [de l'ostracisme] et en abolit l'usage entièrement,». Arist. 18. Ils conspirèrent ensemble de ruiner et abolir à Athènes l'autorité du peuple, id. ib. 32.

— ÉTYM. Provenç. et espagn. abolir; ital. abolere;âe ab, indiquant diminution, et de olescere, croître, par conséquent faire décroître. La comparaison d'abolere avec adolescere , inolescere , exolesecre, montre un radical commun ol, qui signifie croître. Les langues néo-latines ont. changé nbolere en aboliscere, d'où la conjugaison de ce mot en italien, abolisco, etc.

t ABOLISSABLE (a-bo-li-sa-bl') , adj. Qui mérite d'être aboli, qui peut être aboli.

— ÉTYM. Abolir.

ABOLISSEMENT (a-bo-li-se-man), s. -m. Action d'abolir. L'aboi issement de la constitution. L'abolissement de la faculté de sentir et de se mouvoir dans •'apoplexie. Ce qui contribua le plus à l'abolisse-

ment du duel, ce fut la nouvelle manière de faire combattre les armées, volt. Mœurs, (00.

— HIST. xvie s. Pour l'abolissement du ciel et (la la terre, les fidèles ne laissent point d'estre establis devant Dieu, calv. Inst. 334. Au dernier abolissement de leur chair, qui sera parfait en la fin de cette vie mortelle, id. ib. 1056. Aussi leur advient aux cuisses un refroidissement et abolissement de sentir et mouvoir, paré, xiv, 15. Abolissement des lettres et arts, m. du bellay, Prol.

— ÉTYM. Abolir.

ABOLITION (a-bo-li-sion) , s. f. || i° Action d'abolir. La paralysie est l'abolition du mouvement et de la sensibilité. L'abolition de l'ordre des Templiers. Y at-il rien de si grand que ce qu'il [Louis XIV] faisait pour détruire l'hérésie ? Et comptez-vous pour rien l'abolition des duels? ditd'un air content un autre homme...? montesq. Lettr. pers. lix. || 2° En termes de droit ancien ,1e pardon que le prince accordait d'autorité absolue pour un crime. Abolition d'un crime et abolition d'une peine. Obtenir une abolition. Lettres d'abolition. Le duc de Bourgogne [l'assassin du duc d'Orléans] daigna prendre des iettresd'abclition, volt.

Mœurs, 79 ou l'autre quipoursuitdesabolitions,

Régnier, Sat. v. Son père [le cardinal de Bouillon] tint deux fois de son souverain la dignité de duc etpair, après avoir pensé renverser l'État, après avoir vécu d'abolitions, st-simon, 279, 3t. || 3° Dans un sens qui n'est plus de la langue du droit, effacement, remise. C'est par là que Magdeleine, cette fameuse pécheresse et cette pénitente aussi célèbre, obtint l'entière abolition de tous les dérèglements de sa vie, et qu'elle parvint à un degré si éminent de sainteté, bourd. Pens. t. n,p. 165.

— SYN. On a cherché une différence entre abolissement et abolition ; mais il est impossible d'en trouver une qui soit fondée, si ce n'est que seul abolition se dit pour la remise d'un crime, d'une peine.

—HIST. xvic s. Ces gens-là trop cérémonieux n'ont pas voulu prendre sur leurs consciences l'aholition de tant de meurtres et ravissements, d'à vB.Fœn. m, 17. 11 monstre quelle est l'abolition de la loi, et aussi quel est l'usage d'icelle, calv. Inst. -(056. Et se firent plusieurs autres traittés, et mesme de l'abolition de de la pragmatique sanction, m. du bellay, 21. Au différent que le peuple eut avec les nobles touchant l'abolition des debtes,AMYOT, Aie. et Cor. comp. 5. Use fit décerner abolition générale de tout le passé, et pour l'advenir licence de faire mourir qui bon lui semblerait, id. Sylla, 68.

— ÉTYM. Provenç. abolitio; espagn. abolicion; ital. abolizione; de abolitio (voy. abolir).

f ABOLITIONNISTE (a-bo-li-sio-ni-sf), s. m. Se dit, aux États-Unis, des partisans de l'abolition de l'esclavage.

ABOMINABLE (a-bo-rnina-bF), adj. || 1° Qui mérite répulsion, aversion. Ils ont tenu des propos abominables. Jours abominables. C'est une femme abominable. Projets abominables. Tout ce qui est dans les hommes , est abominable , pasc. Èdit. Cousin. Des plaisirs abominables, id. ib. De l'offrir [le saint sacrifice de l'Eucharistie] pour avoir de quoi contenter nos passions, de quoi nourrir nos cupidités... ne serait-ce pas l'usage le plus abominable? bourd. Pens. t. m, p. 29t. Ah! quel abominable maître me voisje obligé de servir, mol. Festin de Pierre , i, 14. Voilà, je vous l'avoue, unhomme abominable, id. Tort, iv, 6. Qui? ce chef d'une race abominable, impie', rac. Est. n,i. Fourbe abominable, volt. Zaïre, iv, 5. L'abominable arrêt de ce conseil farouche, id. Ah. v,4. || 2° Par exagération, se dit de tout ce qui est très mauvais. Une odeur abominable. Il fait un temps abominable. || Se dit des personnes et des choses, etse metavantou après le substantif, suivant l'oreille, surtout dans le style poétique et passionné; car dans le style ordinaire il se met presque toujours après.

— HIST. xme s. Ces malades estaient si despis que les privés sergeants du benoitroi en estaient abominables [en avaient de l'abomination, du dégoût], joinv. 352. || xiv" s. Chose naturelment abhominable, oresme, Thèse de Meunier. ||xve s. Finalement ils rega rd eront et considéreront entre eux que cette mesaise ils ne pouvoient longuement souffrir ni porter, tant leur estait la punaisie abominable, froiss. i, i, ti5. || xvie s. C'estes vous qui vous justifiez devant les hommes ; mais ce qui est haut est abominable à Dieu , calv. Inst. 593. Icelle ostée, toutes les choses qu'on lui présente non-seulement sont fatras, mais ordures puantes et abominables, id. ib. ooy.

— ÉTYM. Provenç. abhomenablc ; espagn. abominable ; ital. abbominabile ; de abominabilis , de abominor, détester, de ab, indiquant l'éloignement, et orne», présage -.abominable, ce qui doit être écarté

comme un mauvais présage. Omen , d'après les Latins, signifie proprement un augure qui se fait par la bouche des hommes, comme l'explique Cicéron, Dediv. i, 45, et par extension toute espèce de présage bon ou mauvais. Ainsi, pendant que les Romains délibéraient après la destruction de Rome par les Gaulois, s'ils iraient s'établir à Veies, un centurion qui faisait ranger sa troupe, cria : Portedrapeau, arrête le drapeau, nous serons très-bien ici. Le sénat, entendant cette parole, s'écriaqu'il acceptait l'augure (omen). En conséquence, les Latins ont fait venir omen, archaïque osmen, de os, bouche (voy. oral).

ABOMINABLEMENT (a-bo-mi-na-ble-man), adv.

D'une manière abominable.

— ÉTYM. Abominable, et le suffixe ment (voy. ment).

ABOMINATION (a-bo-mi-na-sion) , s. f.\\ l'Aversion, répulsion. Avoir en abomination. Il est en abomination à tout le monde. Ce sacrement qu'elles auraient en abomination, pasc. Prov. tG. Vous laisserez votre nom en abomination à mes élus, id. Proph. -3. || 2° Chose abominable. Il serait à souhaiter que ces abominations fussent ensevelies dans un éternel oubli, bourd. Pens. t. m, p. 135. Lesdésordresetles abominationsde toute sa vie, mass. Injust. du monde. L'abomination entre jusque dans le lieu saint, m. Médis. Il a vulesabominationsen honneur au milieu de son peuple, id. Cont'.Nos prièresetnos vertus sont abomination devant Dieu, pasc. Rel. 4G. || 3° Dans les sermonnaires, abomination signifie particulièrement le culte des idoles, et même toute fausse religion. Manassèsqui avaitintroduit l'abomination dans le lieu saint, mass. Mélange. Mahomet était déjà prêt de (prêt à) venir placer l'abomination dans le lieu saint, mass. Franc. L'abomination était répandue sur toute la terre, pasc. Juifs, 20. Les abominations où tu es tombé sous Achaz, boss. Hist.u, 10. On voit l'abomination dans le temple, id. ib. il, 4. || 4° En style de l'Écriture, l'abomination de la désolation. Vous verrez l'abomination de la désolation, boss. Hist. u, 9, c'est-à-dire les plus grandes profanations.

— HIST. xnie s. La menthe conforte l'estomac et donne appétit de manger et oste abomination [dégoût], du cange, abominatio. |]xive s. De tout mensonge ou tout comme mensonge, il a horreur et abomination, oresme, Eth. 134. || xve s. Le seigneur de Cohan avait en abomination les pommes; et pour ce le meirent en un grenier où il y en avoit à foison, pour le mettre à finance, juv. des ursins, 1411. [| xvie s. Votre encens m'est abomination, calv. Inst.

— ÉYTM. Provenç. abhominatio; espagn. abominacion; ital. abbominazione ; de abominatio (voy. abominable).

f ABOMINEB (a-bo-mi-né) ,v. a. Avoir en abomination. Ce verbe, très-ancien dans la langue, mérite d'être repris; il se comprend sans peine, et n'a rien qui choque, puisqu'on a abominable et abomination.

— HIST. xive s. Il est inutile à telles collocutions et esbattements ; car il n'i confère et n'i fait rien, mes est triste en toutes choses et abhomine gieu qui est nécessaire, oresme, Eth. 138. ||xves. [choses] Dont Dieux et le ciel s'abhomine, eust. desch. dans raynouard, abhominar. || xvie s. Certaines nations abominent la.... mont, ii, 22G. Qu'est-ce que veut dire cela, que le Seigneur rejette et abomine si fort l'observation de la loi?... calv. Instit. 609. Quant aux ménétriers et decepteurs , Celui qui terre et ciel domine, Les abomine, marot, iv, 2.34.

— ÉTYM. Berry, abominer; provenç. abominar; ital. abbominare ; de abomi7iari (voy. abominable).

f À BON-COMPTE , s. m. Terme d'administrat. milit. Payement à régulariser. \\Auplur. des à-boncompte.

ABONDAMMENT (a-bon-da-man) , adi>. Avec abondance. Cette source fournit de l'eau abondamment. Nourrir abondamment. Boire abondamment. Cette ville était abondamment pourvue. Fumer la terre abondamment. Cette question sera abondamment traitée. Cet avocat parla plus abondamment que son adversaire. Parce qu'il ne jeûnait et qu'il ne payait si abondamment la dîme que par orgueil, b><urd. Pens. t. n, p. 136. Le Seigneur se communiquait à eux faux saints] plus abondamment, mass. Myst. Purifie. Animés plus abondamment de son esprit [on parle de Dieu], fléch. Serm. i, 228.

— SYN. abondamment, en abondance. Beaucoup; l'adverbe convient mieux en parlant d« ce qui arrive : boire abondamment, suer abor> lamment. La locution adverbiale se dit seulement eu parlant de

ABO

ce qui esl les mets étaient en abondance sur la

là la diffé intielle. n

abondamment, et ilversedes pleurs en la manifestent encore, bien que sous plus subtile à saisir, làfai

iiisi tv s. Donc entrèrent ils abondan dedans la ville sas

gens les uns çà et les autres là, n iss. n, — 6TYM. Ab< ridant, ain, et le suffixe

mntt (vov. MENT).

viKiMHM i (a bon-dan s"), t. /". || i* < quantité. L'abondance du produit, en pa

Vivre dans l'abondance <le toutes choses. ■ ilo- hommes, de l'argent dans ce L'abondance des mauvaises herbes étouffe la son. L'abondance des humeurs dans le cor]'- Ses aumônes... et.s'étendantpar leur abondance, même sur les ennemis de la foi, elles adoucissaient leur aigreur. : ss R. d'Ânglet. Par leur frugalité et leur travail, ils se sont mi

/ «.On arriva en un pays beaucoup meilleur, où, trouvant abondance de toi '.' I '"' ' "s 1 portez-vous [à la i de componctii ondance de douleurs, ce désir sincère deréparerlepassé?MASS.Cor. C mmunion. C'est niantes, les plus attentives sur lêmes que vous vous [Dieu communiqui plus d'abondance, bourd. Peu*, t. u,p. 10. || 2°Absolument Abondance de c

saires. L'abondance règne dans le camp. Faire régner l'abondance dans la ville. Vivre, nager dans l'abondance. Avoir tout en abondance. On lu nit tout en abondance et toutes sortes

de provisions. Le sang coulant en dance. Ce peuple est dans l'abondance, fén. Té Si vous mettez les peuples dans l'abondance, id. ib. xili. Ils jouissent de l'abondance, ID. ib. V. M à ceux qui sont dans l'abondance! MASS. lin m m De là jusqu'au milieu de l'abondance les plussordide gnes, boom). Pi'ns. t. in. p. 147. Si la sûreté, et la propreté ne rendaient pas le séjour dos villes si délicieux, et n'y avaient pas amené, avec l'abondance, la douceur et la société, la diuy. to reux, dit-on. le peuple (loi coulant en abondance, rac. Eslh. n, ». Pour elles, à sa porte élevant ce palais, il leur y fit trou, bondance et la paix. io. 16. Prol. Objets charmants y sonten abondance, la vont. hem. Au sein bondance, VOLT. Unit. m, I. Vos pleuis com sants coulent en . M. I.CHén. Fin. n, 3.

|| 3° Abondance de cœur, épanchement. Il fa que la bouche parlai selon l'abondance du i u t. xxi, p. ma. Je suis sur (pie cela a été écrit d'abondance de cœur, volt. Ho» de i'r. 2. Abondance de coeur et abondance du cœur se disenl et ont le môme sens. Seulement, quand abondance est sans article, il faut de cœur et m || 4" Parler d'abondance, parler sans avoir | son 'discours, ou sans réciter de mémoire. Ce député parle toujours d'abondance, soit qu'il impi soit qu'il ait préparé son discours. || 5° Au fig. en parlant du discours, du style. Démosthène a beaucoup d'abondance. Abondance de pensées. Une vaine abondance de mots. Parler avec abondance. Il a traité ce sujet avec une grande abondance. L'abi ndance des pensées produit l'abondance des expressions. Ce n'est point par une abondance de paroles que l'on s'énonce ; souvent la bouche ne dit rien, et l'âme sent, bourd. Pens. t. i:i, p. 308. Partout il t'ait paraître beaucoup de richesse et d'abondance géométrique, fonten. Viviani. Justement confus de mon peu d'abondance, Je me fais un chagrin du bonheur delà France, boil. Ép. vi. Souvent trop d'abondance appauvrit la matière. id. Art.poe't. m. Fuyez de ces auteurs l'abondance stérile. Et ne vous- chargez pas d'un détail inutile, id. ib. i. || 6° Corne d'abondance, corne remplie de fleurs et de fruits et qui est le symbole de l'abondance, la même que la corne de la chèvre Amalthée qui avait nourri Jupiter. || 7° Abondance , mélange d'un peu de vin et de beaucoup d'eau qu'on donne aux enfants dans les collèges, ainsi nommée parce qu'elle peut se boire en grande quantité, ou parce que l'eau y abonde.

— HIST. xm° s. Home [tu] fesis à ta sanlance [ressemblance] , Après lui donas habondance Del fruit que avoies planté, FI. et Bl. 921. Je ne sai pas où je coumance ; Tant ai de matière abondance Por parlierde mapovreté,RUTEB. I. [La fortune] est si perverse Que les bons en la boue verse, Et les mauvais en haut eslieve, Et leur donne à grans abondances Dignités, honors et puissances, la Rose, 6193. ||xve s. Là trouverons de cous biens habondarce, c:i.

ABO

i Prince, B'on doit avoir vaillance Pour men-

■ : mci Et pi maintenir,

Vous verrez icellu , " en

;: a I 1 19. s .i' De

, ru

le, PAL1SRY, 352.

— EHM

dantia, hatrundancia, abondansa, aondansi . iud. abondanxia . a lama; i'abundantia, à abundana ridances, bi ABONDANT, v n 1 1 adj.

|| 1° Oui BSl on al

Prendre une noui ritureab

été peu aboi

larmes ' ndanl

en ce pays. D'ab

mais ne fui i niplusi Peru.t. i. p. 233. 2 i lui

a en abondai : -nt en toute chose. Mai-

façon qu m puissante on crédit . Je demeure toujours la fille d'un proscrit, i ■- Cinna, t, 2. i 3' Absolument, inte i ni le ; aw re donl uts seraient

n mérite la plus al le a deux eff< ts : l'un... bourd.

/■, ns. i. m, p. loo 4 '•■■' « :. en pai I

abondant. Orateur aboi

Bossuei itersèchen

oit. Jamais orateur ne fut plus nourri, plus abondant. Le sujet pour lui

dante matière et une source n

,. /', ,.v . p iifficultés OÙ

.,i court, si fertiles d'ailleurs sichai^ aineel fastueuse êrudil

rs, la m- rv. il. Il 5° s, outre cela. Je vous ai dit ces i.

lit d'abondant la vache..., Jura. Cette locution a vieilli, mais elle n'est pas inu

— HIST. x!i' s. Restroiz [restreint] est, chier sires, tes sainz par jugement; deslace ta cinture . el si

lepitiet, s.bern. p. 53G. ||xi;i il si liront ; et d'abondanl lui envoierent tous les os le [du] Comte Gautier de Brienne pour mo terrebenoite. roiNV.26t, Pour ceste science

it entendre, je veul [veux] de habon- ,\ mi ex] si c aucuns rn selon l'a b c, oi Eth. 334. Et comme il soit ainsi que latin est à preirfait et plus habondant langai- ProJ. Et avicnt aucune foiz nne est abondant en g liens pour lonc

m. ib. 22. || xvi° s. Je ferai de beaux acquestz ung de ces matins, n'en doute , et d'abon- . i int retireur de renies, rab. Pant.w, 9. i ivvi. Provenç. habundant; deabundans,d'aler.

; ABONDE (a-bon-d'), s. f. Dame Abonde, la fée pale des fées bienfaisantes.

— hist. xv s. Et si pensay en tout par moy Qu'il n'est n ut habonde [abondante] Qui vaille rien enmy ce monde, Livre du bon Jeh. 8.

— ÉTYM. Berry, abonde, abondance ; bas-lat. abundia, la fée Abonde (voy. abonder).

ABONDER (a-bon-dé), v. n. Se conjugue avec le verbe avoir. || 1° Affluer, venir en grande quantité. Les eaux abondent en ce canal. Tout abonde pour toi. Les grands écrivains abondèrent en Grèce. Londres où l'argent abonde. Les vivres abondaient dans le camp. Le poisson abonde en cette rivière. Les trois enfants.... Admiraient.... Desabouche [d'Homère] abonder les paroles divines, a. chén. 32. Il se plait de faire abonder la profusion de ses grâces pardessus l'excès de notre malice, boss. Nativ. i. Les miracles y abondaient avec les vertus, m. Hist. i, ) i . Mais quoi ! c'est un chef-d'œuvre où tout mérite abonde, malh. vi, 25. Depuis que la richesse entre sesmurs abonde, corn. Cinna, n, t. Répandre abondamment sa grâce [de J. C] où le péché avait abondé, voilà notre ministère, mass. Car. Confess. || 2° Avoir en quantité. La vigne abonde en raisin. Abonder de tout. Cette famille a abondé en hommes éminents. Je le vois bien, madame ; et vous et ce cher frère Abondez en raisons pour cacher le mystère, corn. Suréna,u, 3. Eh! qui peut prévenir tous les maux dont

ABO

i o guerre en cruautés, en mines féconde? SAiraiN, Spart. m, i. Si les hommes abondent de biens, labruy. (c;. || 3U Présenter un grand volume,

mi e aï le. Cent hommes

on rencontre partout] ni ; lu iquedeuj millec toyen \ Lettr.

pers i \\\\ii. || <°Abondi m me mre. Je

-, Êv.8t4, Unchacun en son sens, selon de, Régnier, Sat.

xiv. Au lieu de se modérer en parvenant au souvoi abonda dans les mesures i \- n Stuarts, 309. | 5° En e . ce qui abon li i ou m nuit

dire ce qui esl de ti op , foi malit prescrit" . raison sui b.e pas

un acte, d une procédure, etc.

HIST. xtrs.Mol itite li lumière de Deu,

et h felo : . ke li eha-

.,1 tote n rroidieie, s.bern. i». 627.

ece | la pau- Dil H ors Jours] : Par le i Gil, Cel miel, Renart, dont d'où vous abonde? Ren. 102 in. si> manières d<' fous dont la folie abonde, Les « 1 mari ières de fols. || xvi" s. Dites qu'en nous tout bien abonde; Dames sont les trésors du monde, j.marot, v, 304. Une leur chautd'avoirabonleur sollicitude est de ne rien reserver de ce qui leur abonde, lanoue, 536 chacun abundeensonsens, mesmement en choses foraines, 1 1 indifférentes, rab. Pont, ni, "i. Ce lieu abonde en sorciers, id. Pant. 111, 16.

— ÉTYM. Provenç. abondar, abundar, hubundar, aundar, aondar; espagn. abundar ;iial. abbondare ;

\dare, de 06, marquant écoulement, etunda, \dare exprime donc étymologiquement l'eau et, par extension, l'affluence de toutes choses.

ABONNÉ, ÉE (a-bo-né, née). || i." Part, passé. ■ h un journal. Abonné avec un chemin de for. Aboi '-' I " idébitants

ut à la régie une somme de.... |J 2° S. m. Celui qui a un abonnement à ou avec. Ce journal a beaucoup d'abonnés. Les abonnés de ce théâtre. L'enfer a trouvé cette invention de distribuer . chaque matin, ;\ 20 ou 30 mille abonnés une feuille où se lit tout ce que le monde dit et pense, p. l. coup.

ABONNEMENT (a-bo-ne-man) , s. m. Convention a

rminé, au-dessous du prix ordinaire,

pour l'acquit d'une taxe, d'un impôt, d'un service.

pourle droit d'assister à. des spectacles, de recevoir un

journal, de voyager sur un chemin de fer, etc. Faire

un abonnemei P par abonnement. Les débi-

ibonnements avec la régie. Un abon-

1 de fer est économique quand

on va et vient fort sou

— HIST. xv° r. Et avoient ceux de Lourdes leurs abonnemens [propriétés] en plusieurs lieux , froiss.

II, m. 50. Abonnement est pour abornement, et peut signifier abonnement et bien-fonds.

— ÉTYM. Abonner.

ABONNER (a-bo-né), v. a. || 1° Faire au nom de : un un abonnement. Je vous ai abonné au journal. Abonner une province pour l'impôt. La régie abonne les débitants quand ils le demandent. Abonner les voitures qui font le service de telle route. || 2° S'abonner, v.rêfl. prendre un abonnement. Je me suis abonné aujournal. Lesmarchandsdevin se sont abonnés avec la régie. On s'abonnait jadis avec les curés pour la dîme, Acad. || 3" En termes de jurisprudence, abonner , c'est réduire à une certaine' somme , un droit, un prix certain, qui est à payer.

— HIST. xiv s. Car ligence proprement gist Entre son prince et son vassal, Qui adonc doit estre féal, Quand un prince a un fief donné X son vassal et abonné, Le livre du bon Jeh. 3921 . Et les arrentez ou abosnez doivent chascun an deux moitons froment, du cange, arrentare. Comme le suppliant eust voulu faire marché et soi amoidier ou abourner du vin qu'il vendrait à détail, id. amodium. || xv" s. Et furent à donc départis, divisés et abonnés les deux royaumes de Portingal et de Castille, froiss. 11 ,

— ÉTYM. Bas-lat. abonare, abonnare, mettre des bornes dans les terres des vassaux, et aussi racheter les droits féodaux, faire une convention qui limite une certaine prestation. Abonner veut donc dire, étymologiquement, mettre des bornes et, par extension, limiter par une convention une certaine redevance. C'est le même qu'aborner (voy. ce mot), ihez pense que c'est non pas borne, mais bon qui est dans le mot, exprimant une bonification de prix pour celui qui s'abonne. Mais les formes de l'ancien français,

ABO

ABO

ABO

abosner, abourner, ne permettent pas cette explication et ne sont conciliables qu'avec borne.

ABONNI, IE (a-bo-ni, nie), part, passé. Vin abonni dans une cave. Enfant abonni par une sage éducation.

ABONNIR, (a-bo-nir). || 1° V. a. Rendre bon. Les caves fraîches abonnissent le vin. |] 2" V. n. Devenir bon. Le vin abonnit dans la cave. Cet homme n'abonnit pas en vieillissant. || 3° S'abonnir, v. réfl. Devenir bon. Le vin s'abonnit dans la cave. || 4" Poterie. Faire sécher la terre à demi, la mettre en état d'être rebattue.

— HIST. xiie s àcesoufrir Ne se vourrent [voulurent] plus aboenir, Rom. de S. Graai, 2;s77.

— ÉTYM. Provenç. aboncsir; ital. abbonire; de à et bon.

-vBORD (a-bor ; le d ne se prononce jamais en liaison; un abord agréable, dites, a-bor-a-gréahle; au pluriel, la liaison de l'.v est douteuse. La prononciation moderne et affectée tend à la faire sentir: des abords agréables , abor-zagréables. Mais la prononciation ancienne et meilleure ne fait pas sentir' 1'* : des abords agréables , a-bor-agréables) , s. m. Il 1° Venue à bord. X notre abord dans l'île nous fûmes attaqués, Acad. Ce port est de facile abord. L'abord de cette côte est difficile. |[ 2" Arrivée, venue en général, accès. Lieu de facile abord. La Germanie 'était d'un abord peu facile pour les Romains. Du premier abord, c'est-à-dire à l'arrivée. L'abord de ce magistrat dans la ville. L'abord des gendarmes effraya tout le village. Mon abord en ces lieux, mol. Sgan. 22. Milaneseput défendre dJune secrète terreur à l'abord de ce lieu redoutable , CHATEATJB. Natchez , II, 190. Les jeûnes rendaient l'abord de cette 'solitude formidable, mass. Bénéd. Déjà da leur abord la nouvelle est semée , bac. Iph. i, 4. Vous ne m'attendiez pas, madame, et je vois bien Que mon abord ici trouble votre entretien, id. Andr. îv, 5. Mon abord en ces lieux Me fit voir Polyeucte, et je plus à ses yeux, corn. Poly. i, 3. De l'abord de Pompée elle espère autre issue, m. Mort de P. i, 2. Elle m'envoie Savoir à cet abord ce qu'on a vu de joie, id. ib. 3. De ces vieux ennemis ia soutenir l'abord, id. ib. Ces rapides coursiers, qui sous eux font la guerre, Pouvaient à leur abord épouvanter la terre, volt. Alz. 11, 4. Là comme dans un fort son audace enfermée Aux plus hardis guerriers en défendait l'abord, rac. Alex, v, 3. || 3° Approche de deux personnes et accueil qu'on se fait réciproquement. En ce sens abord n'a pas de pluriel. Abord facile. Homme d'un difficile abord. Empêcher l'abord de quelqu'un. Son abord inspire le respect. Mais enfin cet abord ne permet plus de douter, mol. D. J. 1, 3. Après l'abord et l'ayant salué, la font. Or. Notre abord fut si tendre pour vous, sév. 380. Notre abord le rend tout interdit, corn. Sert, iv, 3. Et du méchant l'abord contagieux N'altère point son innocence, RA.c.Ath.11, 9. ||4°S. m.plur. Ce qui entoure un monument, une localité, une place de guerre. Aux abords de l'église. Les abords de la forteresse furent défendus. Les abords de cette maison de campagne sont charmants. Les abords du Parthénon étaient merveilleusement disposés. || 5°Affluence de personnes ou de choses. L'abord des marchands était jadis considérable dans les foires. Lesautres n'étaient que des hôteliers que le grand abord des étrangers enrichissait, fûnten. Orac.i, a. || 6°À l'abord, loc. adv. Au premier abord , à la première rencontre. A l'abord,ceshomraes furent froids l'un envers l'autre ;puis la conversation s'anima. Aux traits dont à l'abord vous savez les frapper, mol. l'Étourdi, v, 13. Une lionne Rugissante à l'abord et qui..., Régnier, Sat. ni. Il 7° d'abord, tout d'abord, au premier abord, de prime abord, dèsl'abord, loc.adv. En premier lieu, au premier instant, avant tout. D'abord ils pensent que.... Faire d'abord une chose. Partons d'abord. Entrer tout d'abord dans le Pirée. De prime abord il le traita fort mal. Nous autres grands médecins, nous connaissons d'abord les choses, mol. Ui'd. malgré lui, n, 6. Au nom de l'Empereur, je viens vous informer D'un ordre qui d'abord a pu vuus alarmer, rac. Brit. 1, 2. 0 ciel! que tes rigueurs seraient peu redoutables, Si la foudre d'abord accablait les coupables, id. Ath. m, 2. Ce n'est plus cette reine éclairée, intrépide, Qui d'abord accablait ses ennemis surpris, rac. Ath. m, 2. Oui l'eût dit, qu'un rivage à mes yeux si funeste Présenterait d'abord Pilade aux yeux d'Oreste? id. Andr. 1, 1. On le souffre d'abord, mais la suite importune, corn. Nie. 1, 2. D'abord modeste et simple, il voulut nous servir, volt. Tanc. 1, 1 . Ils se flattaient que rien ne leur résisterait ni dans le nouveau monde ni sur nos mers; leurs espérances furent d'abord trom-

pées, id. Louis XIV, si. Celui qui se contente de recevoir J. C. et qui ne le conserve pas et le chasse d'abord de son cœur, no l'a pas reçu spirituellement, mass. Car. Comm. Le secret de vos cœurs fut d'abord entendu, ducis, Oth. 1, 5. La première guerre punique apprit aux Romains à combattre sur la mer; ils furent maîtres d'abord dans un art qu'ils ne connaissaient pas, boss. Hist. 1, s. Il attaque Carthage la Neuve, comme s'il eût agi par inspiration, et ses soldats l'emportèrent d'abord, id. ib. Dieu n'a qu'à vouloir, et les choses sont d'abord faites, fén. t. xviii, p. 288. Je ne promets pas aux autres de les satisfaire de prime abord, desc. Préf. Je l'étranglerai tout d'abord, la font. Fab. 1, g. Ces répétitions ne sont que superflues; Dès l'abord mon esprit acompristout le fait, mol. l'Étour.TV, l. Consumant dès l'abord toute leur patience, corn. Poly. m, 2. Mais porter dèsl'abord les choses à l'extrême, id. Sert, iv, 2. Dès l'abord il sut vaincre, m. Sert. v, 1. C'est peu de tant d'attraits dont l'heureux assemblage Sans doute a dès l'abord emporté votre hommage, c. delav. Paria, m, i. Bien qu'elle paraisse extraordinaire au premier abord, boss. Nat. m, t. Il 8° dans l'abord, loc. adv. Au commencement. Dans l'abord il se met au large, la font. Fab. n, 9. J'en ai, je crois, dit un mot dans l'abord, id. Berc. Dans cet abord Joconde Voulut les envoyer dormir en l'autre monde, id. Joe. ' Dans l'abord agissons doucement, mol. D. Gare. 11, i. Elle m'a dans l'abord servi de bonne sorte, id. Ëc. des f. 11, 4. I] 9° d'abord après, loc. adv. Aussitôt après. Pour vous voir retomber d'abord après avec plus de honte et de faiblesse, mass. Car. Pass. C'est une ignominie pour la religion que, d'abord après avoir offert au Seigneur des prières pures, vous alliez lancer.... in. Car. Médisance. || 10° d'abord que, loc. conj. Dès que. Je n'en ai point douté, d'abord que je l'ai vue, mol. Éc. des f. v, 9. D'abord que je serai à Paris, boss. Lettres Quiét. lxvi. || Marine. Mettre une chose en abord, la placer le plus près possible de la face intérieure de la muraille d'un bâtiment.

— HIST. xvi° s. Il vint à la cour en poste, et, deux heures après son abord, Pellicar.... d'aub. Hist.u,

—ÉTYM. A et bord; bourguig. aibor.

ABORDABLE (a-bor-dabl') , adj.\\i° Qu'on peut aborder. Cette côte n'est pas abordable. || 2° Au fig. de facile abord. Cet homme est très-abordable. Cet adjectif suit toujours son substantif.

— ÉTYM. Aborder.

ABORDAGK (a-bor-daj') , s. m. || 1" Action d'aborder un vaisseau; se dit des combats de mer. L'équipage se prépare à l'abordage. Vaisseau pris à l'abordage. J'enlevai le commandant àl'abordage, qu'il ne me refusa pas, jean-bart, dans jal, Gl. nautique. Harold, le sabre en main, s'élance à l'abordage, lamart. Harold, 18. L'abordage! l'abordage! On se suspend au cordage, On s'élance des haubans, v. hugo, Orient. 5. || 2° Rencontre fortuite et choc de deux vaisseaux. Les vaisseaux portent la nuit des feux pour éviter les abordages, Acad.

— HIST. xvi° s. 11 conclud à l'abordage sous la faveur de Gozi à gagner la cité, d'aub. Hist.i, 244. Les Rochellois dès l'abordage [des navires], se jettent sur le pont de corde, id. ib. 11, 179. Après que ceux de Ré leur eurent deffendu l'abordage [de l'île].... id. ib. 11, 274.

— ÉTYM. Aborder.

ABORDÉ, ÉE (a-bor-dé, dée), part, passé. Il 1° Abordé par une frégate, le navire fut pris. Des vaisseaux abordés. || 2° Qui est abordé en un lieu. Abordés dans l'île, les marins cherchèrent de l'eau. Et ma famille enfin à Corinthe abordée, corn. Méd. 1, I. Si mon frère, abordé sur cette terre impie, M'eût confié plus tôt le secret de sa vie, volt. Orest. v, 2. Eh quoi! deux malheureux, en ces lieux abordés, D'un œil si soupçonneux seraient-ils regardés? id. ib. n, 3.

f ABORDÉE (a-bor-dée),s. f. X l'abordée, d'abordée, loc. adv. En abordant. On fit marcher les régiments des gardes françaises et suisses droit au village deNerwinden, qu'ils attaquèrent d'abordée avec furie, st-sim. 12, 1 37. L'air ouvert de M. le duc d'Orléans et ce qu'il dit d'abordée au maréchal de Berwick le 1 assurèrent, id. (75, 77.

— HIST. xvic s. Ils se jectent d'abordée dans la franchise de la coustume, mont. 1, 118. Mais d'abordée l'evesque et sept de meilleure marque donnèrent du nez à terre, d'aub. Hist. 1, 344. Ils les emportèrent d'abordade, quoique bien retranchés, m. Hist. 1. 22* Cérémonies qu'il faut observer à la première abordade d'un tel prince, carl. viii,20. De première abordade. les nostres mirent deux des siennes à fond, lu. 1, 9,

La défiance de mes forces m'a, de première abordée, gelé de crainte l'encre dans ma plume, yver, 62 i. A faulte d'avoir vivement de première aboi-dée couru sus aux ennemis, amyot, Nie. 39.

ABORDEH (a-bor-dé). || 1° Y. n. Venir à bord. Le navire aborde à Toulon. Ils n'avaient pu aborder dans l'île. Il aborda en Afrique sur un misérable esquif. Enfin l'esquif aborde, on l'invite à descendre, corn. M. dePomp. 11, 2. Déjà il se préparait, selon l'ordre qu'il en avait reçu, à aller aborder secrètement dans une petite île qui est auprès de la grande, fe.n. Tél. ix. Il 2° Arriver en général, affluer. On aborde sans peine dans cette église. Le peuple abordait de toutes parts sur la place publique. Cet enfant abordait à peine dans la maison, qu'il fut saisi d'une attaque

d'épilepsie Verras-tu d'un esprit bien tranquille

Chez ta femme aborder et la cour et la ville? boil. Sat. x. Elle y voit aborder le marquis, la comtesse, Le bourgeois, le manant, le clergé, la noblesse, id. Sat. 1. Les marchands y abordent ,à Tyr] de toutes les parties du monde, et ses habitants sont euxmêmes les plus fameux marchands qu'il y ait dans l'univers, fén. Tél. 111. ||3° Aborder de. s'approcher de. Cet emploi est maintenant hors d'usage ; mais on le trouve dans de bons auteurs du xvne siècle. La ville était battue des flots de tous côtés.... et le mur qui ''tait avancé dans la mer et escarpé empêchait qu'on ne pût en aborder, vaugel. Q. C. 209. Dieu ne vous permettra pas d'en aborder, boss. Rech. 2. Ils ne peuvent aborder du trône de Dieu, id. Asc. 2. il 4" V. a. Arriver à. Aborder un rivage. Côte qu'on ne peut aborder. Ils abordèrent la ville par la route du nord. Ses cheveux se dressent sur sa tête quand il aborde le noir séjour de l'impitoyable Pluton , fén . Tél. XVIII. Ils [les compagnons d'Ulysse ] abordèrent un rivage Où la fille du Dieu du jour, Circé, tenait alors sa cour, la font. Fab. xn , 1 . Je criante les combats et cet homme pieux Qui, des bords phrygiens condurt dansl'Ausonie,Le premier abordales champs de Lavinie, boil. Artpoét. ni. Ij 5° Joindre quelqu'un. Abordez-le et exposez-lui votre affaire. 11 n'y avait personne qui ne pût aborder le prince. Il se laissait facilement aborder. Mon ami m'aborda dans la rue. 11 m'aborda avec amitié, fén. Tél. 11. Ce tigre que jamais je n'abordai sans crainte, rac. Phèd. iv, c. Moi-même, de quel œil dois-je ici l'aborder? rac. Mitli. 11, 3. Je verrai le témoin de ma flamme adultère. Observer de quel front j'ose aborder son père, in. Phèd. m. 3. Si vous l'abordez, demeurez avec elle le moins de temps qu'il vous sera possible, mol. Pr. d'Él. ni, 2. Deux inconnus armés m'ont abordé soudain, volt. Mér. n, 2. |[ 6° Fig. En venir à un sujet. Aborder une cause. La discussion fut abordée avec beaucoup de fermeté. J'aborde la suite de mon sujet. || 7° En termes de guerre, aborder l'ennemi , marcher à l'ennemi pour l'attaquer. Le régiment aborda avec beaucoup d'ardeur la troupe qui occupait la hauteur. 1 111 aborda le village qui était barricadé. || 8° Terme de marine. Aborder un vaisseau, l'accrocher pour que l'assaillant passe dessus et cherche à le prendre de vive force; et aussi le heurter par accident. La frégate manœuvra pour aborder le vaisseau ennemi. Dans la nuit le bateau à vapeur aboida une barque de pêcheur qui coula aussitôt. Leurs voiles étaient meilleures que les nôtres; le vent les favorisait; ils nous abordent, nous prennent, et nous emmènent prisonniers en Egypte, fén. Tél. 11. || 9° En ternies de chasse, aborder la remise, s'approcher de l'endroit où la perdrix s'est réfugiée. || 10° S'aborder, v. réfl. s'approcher pour se parler. Nous nous sommes abordés dans la rue. Tout le monde s'abordait, s'inlerrogeaitdans les églises, sans se connaître, volt. L. XIV, 1. Il li°Se heurter. Les vaisseaux s'abordèrent, et reçurent l'un et l'autre de graves avaries. || 12° a l'aborder, loc.adv. A l'aborder, il est froid; ma ne dure pas. Aborder est pris ici substantivement. Il 13° Marine. Aborder de franc étable, se dit de deux navires qui se choquent par les étraves.

— REM. Aborder, f. n. se conjugue avec avoir ou être : ils ont abordé, ils sont abordés. Le sens est différent : ils ont abordé signifie l'action d'aborder : ils ont abordé et ont aussitôt marché vers In ville. Ils sontabordés exprime l'état de ceux qui son! dans le lieu qu'ils ont atteint : ils sont abordés depuis quelques heures. Le prince d'Orange est abordé, sév. 486 : c'est-à-dire il reste en Angleterre.

— SYN. aborder, avoir accès, apfrocher. On a accès où l'on entre. On aborde les personnes à qui l'on veut parler. On approche celles avec qui l'on est souvent. Qtri a beaucoup de connaissances peut avoir accès err beaucoup d'endroits. Qui a de la hardiesse aborde sans peine tout le monde. Qui joint à la hardiesse un esprit souple et flatteur peut

ABO

approcher les grands avec plus de succès que d'aui arque un fait, avoir accès, une cher, une habitude, i \ HIST. xv« s, Philippe de Bourgogne rut le lai omtesse de Salsebri , ma ble . i ' - ■

la fin la bonasse fortui rivage

u De la !'■ ■

imbloit de prime la.ce homme ig ■

raire pour lire eau, id.

Pompée, 107 \

'\lns. qui venoil de I

i a l'entoui de i. JVi l

ABORIGl m || 1° Ad, Oui est

2 S. m. l'hir. i ts primitifs d'un pays.

Quand . .1- j trou-

ittre.

ÊTYM : -. de ab, dès, et origo, ori-

AB0RN1 . il' a-boi l hamps

ABORNRMEN l

nement des i

ner.

A BORNER a bor né), v. a. Mi tl nies a

on terrain. Faire aborner son champ.

ÊTYM i bornt r; Berry, abonner; v aboni r. ABORTIF,lVE(a-bor-tif, tr l ld/'. Qui avorte.

roir \ ivre. En Ile qui n'a pa ou qui qui tombe sa

Je médecine. Substance à laquelle on attribue la ent de violents emménagogues ou des drastiques. Ce charlatan prescrivit des, nui causèrent la morl de la femme.

— hist. v. i Je souhaiterais que sions la manier'1 que j'ai dite a-.

■ 3, avant q\ ment vinst en avant, calv. Tnst. 1172. Tel e nient [hors terme est

paré, t. a, 834. Le to 1 tnme uno u

tif, c'est-à-dire qui n'a encore la coquille ferme et dure, in. t. win.fi. Enfantementavortif, 1 Ainsi qu'enfans aborl forcé leur naissance, 363.

— ÊTYM. Abortivus , de aboriri, de 06, indi [uai t privation, et oriri, naître (voy. oiu

che deveniràbien ou ce qui n'est pas venu i f AROT ii bo), s. m. [ue l'on

met au paturon pour retenir les chevaux-. AROUCHÉ, ËE (a-bou-ché, chée), part, passé.

Ce; deux hommes abouchés e

longtemps. Un tuyau abouché avec un autre. ABOUCHEMENT (a-bou-che-man), s. m. || 1° Mise

face à face, entrevue, conférence. On ménage un

abouchement entre les deux ad 2 ;

liement de deux vaisseaux, leur union, leur

jonction.

— hist. xvic s. L'abouchement qui fut fait auprès

I tryenBeausse par la reine, le roide Navarre et le prince de Condé, pour aviser aux moyensd'appaiser les differens survenus, lanoub, ^ r> t> .

— étym. Aboucher.

ABOUCHER (a-bou-chéj, ». a. Mettre face à face, en conférence. Je voulais en secret vous aboucher tous ileux. mol l'Étourdi, iv, I. L'on doit l'aboucher avec vous, in. l'Av. il, J.

s'aiiouciier , v. rêfl. || 1° Conférer avec quelqu'un. Us se sont abouchés, et sont convenus de la marche à suivre. || 2° En anat. se dit de doux vaisseaux qui communiquent. Le canal thoracique s'abouche dans la veine sous-clavière.

— HIST. xvc s. Et savez où elle [une grotte, un conduit souterrain] vide, ni où elle abouche [débouche], dit messire Gautier, froiss. ii, ni, 23.

II xvi' s. Les refformés ne peurent faire autre chose que d'emplir et couvrir les canons, abouchés en terre, d'un grand amas de poudre et y mettre le feu, d'aï 11. Hist. 1. 157. Que trente chevaux légers de part et d'autre, six heures devant que s'aboucher [venir en conférence] , descouvriroient la campagne, LANOUE, 557.

ABO

— ÉTYM. X et bouche; aboucher à Gçnève veut

luche, sur Ii M'.ui QRISSEM1 m , b m État

d'un b AR01 1 ' b iu), s. m. Terme d a 1" 1

1 2° Le bout par lequel une t; ingl un tira ;

— ÊTYM. i 1 1 bout.

kBOt r m.i 1 taj'), j. m. 'fera

' UXC01

ÊTYM kBOl !l . | I

1" ren ••■ tées. Il 2° En tei 1 diffé

■ peintes.

\i;oi n min 1 a bou 1

i d'abouter. État de ce q

— êtym Ibout r.

IBOl 1 ER renne d'art et mé-

■s bout à bout.

1 TYM. (bout.

ABOI II M 11° De

grand i v, Qui a

:ic tumeur \i:m m; 1 1

grande1

aboutit .m 1 le cœur. L'espla

au gj mnase. Les

ar deux gro aboutir

eu pyramide I ■ routes. A ce cai missent

plusieu P n voir.. ..de Marseille au

utir, MALH. III, i.

un centre où aboutissent toutes les lignes de la 1 ch. Rég ein, tout

doit aboutir à Pétersbourg, qui, par

t du monde. ( : : piei re.

Notre 1 dra sur le lieu de la fête et sur les

qui y aboul ssent, bern. de s. p. Arcad. î.

H 2° Fig. Ai n sultat. Le il allait

aboutira une sédition. L'affaire aboutit à un

\ oyons où aboutira n'about .. Vue vie sordide et misé ra

aboutirent à la ruine d

. 1 ette conduite s: peu religieuse, où doit-elle enfin al bourd. Pens. t. ii, p. 393. 1 quoi aboutit cette

distinction de l'école, boss. Or. 4. Des quest n'aboutissent à rien, v • 0 • 3° Venir à suppuration. Cette tumeur aboutira. Faire aboutir un clou.

— RF.M. Aboutir se conjugue avec avt

suivant le sens : la tumeur a abouti hier ; pai là on ind. que seulement le fa. t I 1 tumeur esl aboutie depuis quelques heures; par là on indique l'état où est la tumeur.

— hist. xvr s. Ce cerveau se resserrait de toutes parts et alloit aboutissant en pointe comme u

a l'endroit où la corne prenoit le commencement de la racine, amyot, Pér. 9. Hz tenoient l'extrémité de l'Italie, qui va aboutissant aux grandes Alpes, id. /'■' Em. '. : ir la place à laquelle se rendent et ent tous les grands chemins de l'Italie, id. Galb. 30. C'est une croppe de montagne rude et asprede tous costez, aboutissant en poincte, id. Sylla, 38. Quelques uns d'eux portants des croix blanches abouties de fleurs de lis, et appelèrent ces marques des contre-ligues, d'aub. Hist. n, 4:19. Son gouvernement de Mets aboutit [s'étend] jusque en Allemaigne, c.yiil. viii, 17. Les Allemagnes bornent et

■il lissent les terres du grand Seigneur vers l'orient,

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