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RICHE LET

— ÉTYM. Cloche.

t CLOCHETEUR (klo-che-teur) , s. m. Anciennement, homme qui précédait les convois funèbres tenant à la main une clochette qu'il faisait sonner de temps en temps. Le clocheteur des trépassés.

— ÉTYM. Clochette.

j CLOCHETON (klo-che-ton) , s. m. Terme d'architecture. Petit clocher. || Ornement, en forme de clocheton, qu'on ajoute quelquefois aux angles d'un clocher.

ÉTYM. Cloison.

CLOISONNÉ, ÉE (kloi-zo-né, née), aâj. Terme d'histoire naturelle. Qui est divisé en compartnn i| Émail cloisonné, voy. émail.

— ÉTYM. Cloison.

CLOÎTRE (kloî-tr'), s. m. || l'Dans un monastère, galerie intérieure couverte, et formant un carré, au milieu duquel est ordinairement un petit jardin. Les processions des religieux se l'ont autour de leurs cloîtres. || On dit, en architecture, qu'une maison est bâtie en cloître, quand il y a des bâtiments sur les quatre côtés de la cour. Il 2» Le monastère même.

- ÉTYM Diminutif de cloche : le clocheton , petite , Se retirer, s'ensevelir dans un cloître, vu en un clo! cloche, s'est dit, par métonymie, pour le petit clo- J tre sacré je pleure ^^^m^..^Jt^i^

cher qui renferme la petite cloche

CLOCHETTE (klo-chè-f), s. f. || 1° Petite cloche qu'on peut tenir à la main. La clochette du président. La clochette des troupeaux. La pagode de nacre au toit rose et changeant, La tour de porcelaine aux clochettes dorées, v. hugo, Bail. 15. || 2° Les clochettes, sorte de jeu dans les orgues. || Sorte de carillon diatonique dans les orchestres. || 3° Fleur en forme de cloche. Clochette des bois, le narcisse pseudo-narcisse. Clochette des blés, le liseron des champs. Clochette des murs, la campanule à feuilles rondes. |) 4° Terme d'architecture. Sorte d'ornement, qu'on nomme aussi goutte, et qui est de forme conique et taillé dans l'architrave de l'ordre dorique.

— HIST. xme s. Là establi on que une clokete fust portée avec corpus Domini, car on ne i portoit point, Chr. de Rains, p. 88. Madame Musique aus clochetes, Et si clerc plein de chansonnettes, Bat. des 7 arts. || xive s. Son jaque [jaquette], qui estoit de clochettes garnis, [il lui] Fist tantost despoillier, ... Guescl. 19360. Maistre Jehan Bernard, charpentier, pour faire un petit clocher en la grand chapelle [du Louvre] à pendre la clochette à sonner la messe, delaborde, Émaux, p. 216. Une clochette d'or dont lelenon est d'une fleur de lis, et poise, à tout le bâtant, un marc une once, id. ib. Cordelle où il y ait au bout une cloquette, Modus, f° lxxv. || xv" s. Crié soit à la clochete Par les rues, sus et jus : Fredet, on ne le voit plus; Est-il mis en oubliete? ch. d'orl. Rond. Ceste clochette est faicte des biens de l'hôtel Dieu, pour les habitans de la ville de Pois, et nie fondit Andrieu Munier, 1582, de laborde, Emaux, p. 217. Il est de la petite clochette [il est huguenot], h. est. Apologie d'Hérod. p. 611, dans lacuhne.

— ÉTYM. Diminutif de cloche; bourguig. clochote; picard, clokette.

La perfection n'est pas de se jeter dans un cl Itre; boss. n, Têtur. 2. Cruels et lâches persécuteurs, faut-il donc que les cloîtres les plus retirés ne soient pas des asiles contre vos calomnies? pasc. Prov. 16. Les cloîtres renfermaient plus de cinq cent mille personnes, volt. Mœurs, 139. Trop resserré dans les bornes d'un cloître, Un tel mérite au loin se fit connoitre [connaître] , gresset , Ver-vert, H. || 3° La vie monastique. Elle est par l'indigence au cloître condamnée, m. j. chén. Fénel. iv, i. H 4" Enceinte de maisons où logeaient, les chanoines des églises cathédrales et collégiales. Le cloître Notre-Dame. || 5° Terme de jardinage. Grand cane entoure d allées taillées en arcades, imitant un cloître. || 6°Terme de construction. Voûte en arc de cloître, sort- de voûte formée de plusieurs portions de voûte qu i s ippuient sur des murs, et se coupent de manière à former entre elles des angles rentrants.

— syn. cloître, couvent, monastère. Le i est une clôture; le couvent est un lieu où ! réunit pour vivre en commun; le monastère est un lieu de retraite et de solitude. Voilà l'étymo L'usage a attaché primitivement à cloître le galerie intérieure dans un couvent ; c'est pour cela qu'on ne dit pas, d'une manière déterminée et en laissant au mot l'idée commune de résidence de moines • établir, détruire des cloîtres. Cloître et couvent s'emploient l'un et l'autre pour désigner la vie monacale: on se jette dans le cloître; on met une fille au couvent; dans ces phrases on ne se servirait pas de monastère; le monastère ne se disant pas, d'une façon générale, comme le cloître ou le couvent.

— HIST. xiie s. As altres chambres ont une chambre ajustée, Par unt la veie esteital cloistre plus privée, Mais à celé ure esteit à un grant loc fermée, Th. le

CLO

CLO

CLO

mari. U5. || xme s. Quant il fu tiels qu'il puet

iprendre, X. ses 1 itres un poi atendre, I.i abes l'a en

i u la cloistre à letres mis, Grégoire

and, p. H. Qui Fans semblant vodra congnois

-i le quiere au siècle ou en cloistre, la Rose,

11044. L'en ne preesche mes en cloistre De Jesu

ne de sa mère, Ne de saint Pol, ne de saint

: b. 219. Et les haies sont faites à la guise

,i. '< cloistres de ces moinnes blans, joinv. 205.

w s. Aux séculiers et en Testât de cloi-tre, e.

Poésies mss. f" 46, dans lacurne. || xvie s.

u les monts d'Auvergne, ou sur le plus haut

mont Des cloistres [barrières] Pyrenez, quand la

s.' fond. RONS. 865. Hardis furent les cœurs

qu [es premiers montèrent Au ciel, et d'un grand soin les astres affrontèrent ; Là sans avoir frayeur des cloistres enflamez Du monde.... id. 899. En cloistre, ne nen cognoistre, le roux de lincy, Pror. t. 1, p. 8. | Les passions] ne nous abandonnent point pour changer de contrée, elles nous suyvent souvent jusques dans les cloistres et dans les escholes de philosophie, mon r. 1, 27:..

— ÉTYM. Provenç. claustra; anc. espagn. claustra ; espagn. mod. claustro; ital. chiostro, cloître, chiostra, demeure, habitation: du latin claustrum, qui, se disant le plus souvent au pluriel, claustra, barrières, a donné les deux formes cliiostro et chiostra , et . dans le vieux français , le cloître et la cloître; les noms pluriels neutres du latin donnent souvent, dans les langues romanes, un nom féminin singulier.

CLOITRE, ÉE (kloi-tré, trée), part, passe. Mis au couvent. Une fille cloîtrée. || Obligé de garder la clôture. Un couvent cloitré. Depuis le concile de Trente, il n'y a presque plus de religieuses qui ne soient cloîtrées.

CLOÎTRER (kloî-tré), v. a. || 1° Contraindre une personne a embrasser la vie du cloître. Les Mattignon étaient cinq frères et force filles dont ils cloîtrèrent la plupart, st-sim. I2r>,<20. Vous n'avez plus, monsieur, que le couvent en tête; Vous voulez tout cloîtrer; et qui vous en croirait, Avant qu'il fût dix ans, le monde finirait, hautehoche. Crisp. music. 11, 1. H Fig. Enfermer, séparer du monde. Il 2" Se cloîtrer, embrasser la vie monastique. || Fig. S'enfermer, se séparer du monde.

— HIST. xvrs. Les gens d'église constituent le premier membre de Testât du pays; et aussi bien les prélats cloistres etreligieux que prebstres séculiers jouissent de l'immunité que le droict escrit leur attribue,

iJVOUl!. COUSt. gêner, t. II. p. 340.

CLOÎTRIER (klol-tri-é), s. m. Religieux qui habile effectivement dans le cloître, à la distinction ,1 ■ c nix qui sont dans la maison en qualité d'hôtes, ou qui sent réputés du dehors, parce qu'ils sont pourvus de bénéfices dépendant de la maison. || Adjectivement et par plaisanterie. Leurs cloîtrières excellences, la font. Tabl.

— HIST. xinc s. Il ne resemble chevalier, Voir por le cuer heu, mèseloistrier, De livres porte grant plenté. lien. 2099B. || xve s. Plus vit en paix un poure chapelain \u\ frais d'autrui ou par sa pourveance, Ou un cloistrier, [que] ne fait son souverain, e. desch. Poésies mss. F 253, dans lacurne.

— ÉTYM. Ch ître; provenç. clauslrier; anc. espagn. claustero.

; CLONIQUE (klo-ni-k') , adj. Terme de médecine. Spasme clonique, mouvement tumultueux, irrégulier, indépendant de la volonté.

— ÉTYM. KXôvoç, agitation.

| CLOPÉE (klo pée), s. f. Terme de vétérinaire. Synonyme de piétin, maladie du mouton. On dit aussi clopin.

— ÉTYM. Voy. CLOPIN-CLOPANT.

f CLOPÉMANIE (klo-pé-ma-nie), s. f. Terme de médecine. Penchant irrésistible à commettre des vols.

— étym. KXoirri, vol (voy. clephte), et manie. fCLOPEUR (klo-peur) ou CLOPEUX (klo-peû),

s. m. Battoir à l'usage du raffineur de sucre.

— ÉTYM. Allem. klopfen, battre, frapper, -j- CLOPIN (klo-pin), s. m. Voy. clopf.e. CLOPIN-CLOPANT (klu-pin-klo-pan) . loc. adv.

En clopinant. Aller clopin-clopant. Je m'en irai donc clopin-clopant, sév. 257. Mes gens s'en vont à trois pies Clopin-clopant comme ils peuvent, la font. laid, v, 2.

— hist. xnic s Et chemina dusques al hospi-

tal tout dopant, et pria pour Dieu qu'on le hebregast, Chr. de Rains. p. 107.

— ÉTYM. Berry, doper, boiter ; wallon, elèper, boiter; provenç. clop, écloppé, boiteux; anc. franc. clop, boiteux; kymri, clo[}' ; du lias-latin cloppus

qui se trouve dans les lois barbares; mot difficile que Ménage et après lui Diez tirent du grec ywXô- Ttouç, boiteux. Diez préfère cette étymologie au latin claudipes, quia même sens et qui doit aussi être pris en considération. Ces étymoiogies ne sont que probables, vu que des intermédiaires manquent. Grandgagnage le tire du hollandais kruipen, kroop, ramper; ancien flamand, crepel, boiteux; anglais, cripple, estropié. On a aussi mis en avant l'allemand klopfen, heurter, battre, parce que le boiteux bat en quelque sorte la terre; mais sans intermédiaire on ne peut adopter une étymologie aussi détournée. CLOPINER (klo-pi-né) , v. n. Marcher en clochant quelque peu. Quand Vulcain, clopinant, lui vint donner à boire, la font. Fabl. xn, 12. M. du Maine pria les prélats de trouver bon qu'il me dît un mot, et vint clopinant à moi , st-sim. 2G3, 23. Le frater est ici, il clopine, sév. 324. Qu'une jambe de bois te siérait assez bien, Et qu'après mes guerres finies Tu viendrais avec grâce encore aux Tuileries, Éborgné, clopinant, nous servir d'entretien, chall. à Bouillon, 1704. Un petit garçon, boiteux, clopinant avec ses béquilles, J. J. rouss. Prom. 6. Il ne resta à M. de Talleyrand qu'à clopiner aux pieds du colosse qu'il ne pouvait renverser, chateaubr. Mém. t. vi, p. 2 1 4. Il II se conjugue avec l'auxiliaire avoir. — HIST. xvie s. Le malade clopinera tousjours quelque peu, paré, vin, 37.

— ÉTYM. Voy. CLOPIN.

f CLOPINEUX, ECSE (klo-pi-neû, neû-z'), adj. Qui clopine. Je laisse la plume à M. le clopinuux,

SÉV. 323.

— ÉTYM. Clopiner.

CLOPORTE (klo-por-f), s. m. Genre de crustacés isopodes, dans lequel on distingue le cloporte des murs, dit vulgairement cloporte.

— HIST. xvie s. Une beste semblable à un clouporte, que les Italiens appellent porceleti, paré, xix, te. Clooportes, autrement pourcelets de Sainl Antoine, petites bestes plates qu'on trouve es caves humides sous les pierres, 0. de serres, 912.

— ÉTYM. Saumaise et après lui Ménage tuent ce mot de claudere, fermer (voy. clore), et porcus, porc, attendu, d'une part, que ces animaux vivent dans des endroits fermés, et d'autre part, qu'on les nomme généralement d'un mot qui signifie cochon : ital. porcelletto, norm. trée, c'est-à-dire truie.

CLOQUE (klo-k'), s. f. Il 1" Sorte de maladie qui attaque les feuilles du pêcher et y forme des espèces d'ampoules. || 2' Dans les blanchisseries de eue, ruban de cire qui se noue quand le cylindre n'est pas partout également chargé d'eau.

— ÉTYM. Cloche, dont cloque n'est que la prononciation picarde, et qui est pris ici dans le sens d'ampoule.

i CLOQUÉ, ÉE (klo-ké, kée), adj. Terme de jardinage. Qui est.atteint de la cloque.

— ÉTYM. Cloque.

t CLOQUETIER (klo-ke-tié) , s. m. Morceau de bois auquel est attaché l'archet servant au mouleur de brique à couper la terre.

CLORE (klo-r'), v. a. Usité seulement dans les formes suivantes : je clos, tu clos, il clôt; je clorai; je clorais; clos; que je close; clos, close. || 1° Boucher ce qui est ouvert. Clore les passages. Je sais qu'il fit trancher et clore ce conduit Par où ce grand secours devait être introduit, corn. Pomp.v, 3. || Dans là vannerie, clore une corbeille, serrer l'osier avec un fer. Il Clore l'œil, la paupière, dormir. Ne pouvant clore l'œil, se plaignait en pleurant, Régnier, Dial. Il ne connaissait plus le sommeil, et la froide main de la mort pouvait seule lui clore les yeux, boss. le Tcllier. Il Fig. Clore la bouche à quelqu'un, l'empêcher de parler, le réduire à ne pouvoir répondre. Mais la naïveté.... Clôt-elle pas la bouche à leur impiété? MALH. 1, l. Il 2" Enclore. Clore une ville, un jardin. Il 3° Fig. Terminer. Clore un marché. Quand j'aurai clos mon dernier jour, malh. v, 20. Oui, seigneur, cette heure infortunée Par mes derniers soupirs clora ma destinée, corn. Nicom.vr, 1. J'écris quelques pages sur votre compte; vous clorez, s'il vous plaît, le siècle de Louis XIV; car vous êtes né sous lu . roi 1. Lett. duc de Richelieu, 25 oct. 1761. Oui empêche, quand on s'aperçoit de la fuite du b inhi ur, de clore la vie ? chateaub. Natch. 11, 1 57. || Déclarer terminé. Clore une discussion dans une assemblée. Il 4° Dans les exercices de la chevalerie, clore le pas, terminer le tournoi, par opposition à ouvrir le pas, commencer le tournoi. || 5° V. n. Cette porte, cette fenêtre ne clôt pas. Lorsque le jour allait clore, chateaub. Amer. 67. j] 6e Se clore, v. ré(l. Être clos. Un œil qui se clôt.

— HEM. Des grammairiens se sont plaints qu'on

laissât sans raison tomber en désuétude plusieurs formes du verbe clore. Pourquoi en effet ne diraiton pas : nous closons, vous closez; l'imparfait, je dosais; le prétérit défini, je closis, et l'imparfait du subjonctif, je closisse? Ces formes n'ont rien de rude ni d'étrange, et il serait bon que l'usage ne les abandonnât pas.

— SYN. clore, fermer. Fermer, qui vient de tïrmare, rendre ferme, assurer, fortifier, s'est substitué peu à peu à tous les emplois de clore qui, venant de claudere, était, à l'origine, le mot propre. Aussi, malgré Tétymologie, n'y a-t-il guère de différence qu'en ce que le premier est d'un usage général, tandis que le second est d'un emploi restreint. Qu'on prenne toutes les locutions, et Ton verra que les nuances sont insaisissables. On ferme ou on clôt un jardin de murs; le sommeil nous ferme ou nous clôt les yeux; le président ferme ou clôt la discussion; cette porte ne ferme pas bien ou ne clôt pas bien (pourtant on dira, avec une nuance : cette porte ferme bien, mais elle ne clôt pas; c'est-à-dire les verrous en sont solides, mais elle laisse des jours). En un mot, fermer, prenant le sens de clore, s'est partout substitué à lui , excepté dans quelques locutions toutes faites; à huis clos, et non à huis fermé; nuit close, et non nuit fermée; le propriétaire de la maison est obligé de tenir le locataire clos et couvert, et non fermé (ici fermé ferait presque un contresens). En revanche, ce serait un autre contre-sens que de dire à quelqu'un de clore la porte, au lieu de fermer la porte, parce qu'on veut dire l'arrêter par le pêne ou par un loquet, non pas la clore. En somme, c'est l'effet naturel d'un mot impropre qui se substitue à un mot propre, d'en prendre la plupart des significations et pourtant de ne pas le chasser des locutions traditionnelles.

— HIST. xiie s. Sire [il] fu de Illande, une teno or'i mers clôt, Sax. xvn. Plus a fierté Herupe etBretaigne et Touraine Que tous li remenanz que mers cloe et açaine, ib. xxx. De ci que il out parfait sun palais e le temple nostre seignur, e clos le mur envirun Jérusalem, Rois, 233. || xincs. Ces hausmurs et ces riches tours dont la vile estoit close, villeh. lxi. Lors se clostrent li nostre de lices par defors, m. cliii. Et si ot molt bêle maison, Close de haut mur environ, Lai du trot. Por la destrece de mort cloudrent [se fermèrent] mi oeil, Psautier, f" 10c. Ançois doivent li auditeur clorre et seeler ce qui est fet et aporter en jugement, beaum. vi, 15 Et nous n'avons point de demain, Quar li termes vient et aprouche Que la mort nous clorra la bouche, ruteb. 97. Li roys fist clorre tout l'ost de grans fossés, joinv. 2)8. Et commanda le roy que l'en clousist nostre ost de fossés, m. 221. Et jà parole ne fust née, Se bouche fust close tous jours, Denier et brebis, dans jubinal, t. n, 2G4. || xive s. Son sanc est ou cuer et es euls [yeux] qui sont gros, et ne les clôt onques, oresme, Elh. 23. || xv° s. Pour eux tollir et clorre le pas de la mer [iiux assiégés de Calais] , froiss. 1, 1, 3)5. Où ils cloyoient la plus part de Tost, comm. 1, 2. Commandèrent qu'on amenast le charroy là où nous estions et que on nous cloyst, et ainsi fut fait, id. i, 4. Avant que le roy prist Arras, la ville cloyoit contre la cité, et y avoit grans fossez et grandes murailles entre deux, ainsi la cité estoit bien close, id. vi,6. Je vous supplie que vous cloyez les fenestres, afin que nous soyons plus secrètement, louis xi, Nour. xcvin. || XVIe s Car

crainte et doubte alors Luy cloent le bec, contemplant les richesses, j. marot, v, 266. Mais mieux me vaut rendre ma lettre close, marot, ii, 2:1. Clouez tout court, rentrez de bonne sorte : Maistre passé serez certainement En un rondeau, m. n, 373. En liberté maintenant me pourmaine, Mais en prison pourtant je fus cloué, id. ii, 425. Cela n'eust pu sembler autre chose que battre l'air à clos yeux, calvin, 26. Juppiter s'excusoyt, remonstranl que tous ses bénéfices estoyent distribuez, et que son estât estoyt clouz, rad. Pant. ni, 33. Le soleil levant, il s'espanouit; soy cachant, il se cloust, id. t'6. ni, 50. Clore et plier'une lettre, mont, i, 293. Il ne m'esl onques advenu de trouver la bourse de mes amis close, id. i, 312. Je m'en vais clore ce pas par un verset ancien que.... id. i, 336. Tel en camp clos, qu'en une battaille, id. ii, 7. Elle appelle ses filles pour luy clorre les yeulx, id. ii, 4 1. Le gardans de pouvoir clorre l'œil, en le contraignant par toute voye et tout moyen do veiller et demourer sans dormir, amyot,P. yEm. 59. Hz avoient conspiré entre eulx, que le premier jour que les Romains sortiroient, il/. leur clorroicnt la porte à la cueue, id. Marcel. H. Pour clorre le chemin à ses ennemis... id. Sylla, i6. Il >e jettoil à ci 1 yeux au danger, id.

CLO

fhocion. 8. Quand se vint à la nuict close, que l'on ne voyoil ilesjà plus goutte, id. César, 41. Jusques h ce que les ennemis vindrent à monter sur l&s remparts qui clouoient son camp, id. ib. 60. Fermant la bouche à la raison, et clouant les yeux à l'imagination du péril, id. Pomp. 85. Qu'elle tienne son halaine par intervale, en clouant le nez et la bouche, paré, t. il, p. 629. Nousfismes un contract ensemble l'autre jour. Que tu me donnerais mille baisers d'amour, Â lèvres demi-closes, hons. 810.

— ÉTYM. Berry, clouer; picard, cher, cloître; provenç. chiure, clamer, dure; anc. catal. cloir; ital. chuidere ; (]a latin claudere. L'ancien français disait il clôt et ilcloe, nous cloons, il clooil ; d'où la confusion qui s'est faite, pour le son, avec clouer.

i . CLOS , CLOSK (klô , klô-z' ) , part, passé, de clore. l| i° Ferme. Jardin clos de murailles. Bien semble être la mer une barre assez forte Pour nous ôter l'espoir qu'il puisse être battu ; Mais est-il rien de clos dont ne trouve la porte Ton heur et ta vertu? malh. h, 12. i es b aux yeux souverains [de Jésus] qui traversent l,i terre Mieux que les yeux mortels ne traversent le verre, Et qui n'ont rien de clos à leur juste courroux, id. i, 4. Là les mains ne sont closes Pour recevoir, la font. Orais. Ce dragon qui jamais n'a les paupières closes, corn. Médée, ni, 3. Pour un si beau dessein il n'est porte trop close, rotrou, Antig. v. a. Que nos portes restent closes, Et jusqu'au retour des roses Chauffons-nous, chauffons-nous bien, .i,. hiver. || Fig. L'espérance m'en est close, malh. v, 23. || Terme de blason. Couronne close, couronne fermée. || 2° Bien fermé. Un propriétaire doit tenir son locataire clos et couvert, il doit entretenir en bon état la clôture et la couverture. || Fig. Se tenir clos et couvert, se tenir en lieu de sûreté, et aussi être peu communicatif. Un chacun, sans parler, se tient clos et couvert, Régnier, Sat. xi. Le meilleur était que je m'étais parfaitement tenu clos et eouvert sur le mariage, st-sim. 27 i, I60. Que, pour courir à tous n'étant plus assez vert, 11 se veut désormais tenir clos et couvert, la font. Exmuque, v, 3. || Se tenir clos et coi, ne pas bouger de chez soi. Dans les visites qui sont faites Le renard se dispense et se tient clos et. coi, la font. Fabl. vm, 3. H 3° Renfermé. L'exemple des amants est clos dans ce tombeau, malh. v, 8. || Demi-clos. [Saint Pierre marchant sur les eaux] Quand, déjà demi-clos sous la vague profonde, Vous ayant appelé, vous affermîtes l'onde, Et, m'assurant les pieds, m'étonnâtes l'esprit, malh. i, 4. || 4° En termes d'hippiatrique, cheval clos de derrière ou crochu, cheval dont les jarrets sont trop rapprochés. || 5° Les yeux clos, ou, plus rarement, à yeux clos, les yeux fermés. || Fig. Aveuglément, sans balancer. Et se jette à clos yeux au danger plus extrême, rotrou, Antig. îv, 1. || Avoir les yeux clos, être mort. Il n'eut pas sitôt les yeux clos, que.... || 6° Champ clos, lice fermée de barrières pour les tournois et les duels judiciaires. Pour décider Jeur querelle en champ clos, boss. Louis de Bourb. Quand elle entre en champ clos avec le dieu de Thrace . la font. Tabl. Et malgré notre usage antique et solennel De défendre en champ clos le sexe qu'on outrage, volt, 'faner, ni, 4. || 7" Terme de droit criminel. S huis clos, à portes fermées, c'est-à-dire sans que le public soit admis et sans que publicité soit donnée aux débats. || Substantivement. Le huis clos est requis dans les affaires qui offensent les bonnes mœurs. || 8" Lettre close, ordre du roi contenu dans une lettre fermée de son cachet et souscrite par un secrétaire d'État. || Fig. C'est lettre close pour moi, c'est une chose où je ne comprends rien. Le fond de cette intrigue est pour moi lettre close, mol. le Dép.n, i. Sans dire quoi, car c'étaient lettres closes, la font. Vitl. || 9° Avoir la bouche close, se taire, garder un secret. Si l'on veut qu'ils aient la bouche close, mol. Ir Dép. ii, 8. || Bouche close! Gardez le silence, le secret. || 10° A la nuit close, lorsqu'il est tout à fait nuit. || 11° Pâques closes, le dimanche d'après Pâques ou de Quasimodo, auquel jour se terminent les cérémonies de Pâques.

a. CLOS (klô; Vs se lie : un clos attenant, dites : un klô-z attenant;, s. m. Terrain cultivé et clos de haies ou de murs. Un clos de vigne. Un jardin et le clos attenant.

— HIST. xmc s. N'aureie anuit [cette nuit] paiz ou repos, Se il giseit dedens mon clos, Grégoire le Grand, p. 80. Ensi coume la voie change, Lez un essartdelez un clous, lluec dut Benart estreenclous, Jien.539.Es clos devant la porte de la cité garnie, Là troverent sarcus [cercueil] de marbre de Persie, Ch. d'Ant. iv, 439. Do ce clos où il les avoient mis, les fesoient traire l'un après l'autre, joinv. 242. ||xvs. Une

CLO

petite chapelle, qui estoit "pour le temps dehors la Reole; et quand le comte l'eut conquise, cette chapelle fut mise au clos de la ville, froiss. i, i, 240. || xvie s. De toy, o Pan, qui augmentas son clos,

— ÉTYM. Clos 1 ; Berry, clous.

CLOSEAU (klo-zô) , s. m. Petit clos.

— ÉTYM. Diminutif de clos 2.

t CLOSEMENT (klô-ze-man), adv. D'une manière fermée, isolée. Vieux.

— HIST. xv° s. [Sylvestre, pape] se tenoit simplement et closement à Rome, et vtvoit sobrement avec ceux de l'Eglise, froiss. n, ni, 27.

— ÉTYM. Close, et le suffixe ment; provenç. clusamen.

f CLOSERIE (klô-ze-rie), s. f.\\l° Petite exploitation rurale, où i! n'y a pas de bœufs de labour. la Closerie des Genêts, drame en cinq actes, par Fréd. Soulié. || 2° Sorte d'ouvrage de vannerie.

— HIST. xvie s. Ils n'avoient point de terres ni de seigneuries, methairies, clozeries, borderies, carloix, II, 17.

— ÉTYM. Clos 2.

f CLOSET (klo-zè) , s. m. Sorte de petit parc pour la pêche.

— ÉTYM. Clos 2.

j- CLOSIER (klô-zié), s. m. Celui qui tient à ferme une closerie. || Dans certaines provinces, celui qui a soin du clos.

— HIST. xmc s. Mes uns vilains, qui grant honte ait, Près d'ilecques repost s'estoit: Dangiers ot nom, si lu closiers Et garde de tous les rosiers, In Rose, 2839. || xve s. Du lieu où lavande Croist et rosiers, À grant foison, sans façon de cloisiers, christ, de pisan, Dit de Poissy.

— ÉTYM. Clos 2.

f CLOSOIR (klô-zoir) , s. m. Une des planches dont se compose le moule à construire en pisé. || Closoir ou clotoir, outil de vannier pour faire les vannettes.

— ÉTYM. Clore.

CLOSSEMENT (klo-se-man), s. m. Voy. gloussement.

CLOSSER (klo-sé), v. n. Voy. glousser.

t CLOSTRE (klo-str'). s. m. || 1° Terme de botanique. Cellule en forme de fuseau. || 2" Terme d'architecture. Tuile formant un demi-cylindre creux, qui tient lieu de balustre et sert d'ornement aux galeries.

— ÉTYM. Lat. clauslrum, cloison (voy. cloîtri . f CLOTHO (klo-to) ou CLOTHON (klo-ton), s. f.

Terme de mythologie. Celle des trois Parques qui file le fil de la vie des hommes. Ensemble nous mourrions en servant vos autels; Clothon ferait d'un coup ce double sacrifice, la font. Phil. et Bouc. Ni le temps ni l'hymen n'éteignirent leur flamme; Clothon prenait plaisir à filer celte trame, id. ib. Eh quoi, seigneur, toujours nouveaux combats? Toujours dangers? vous ne croyez donc pas Pouvoir mourir? tout meurt, tout héros passe; Clothon ne peut vous faire d'autre grâce Que de filer vos jours plus lentement. Mais Clothon va toujours étourdiment, id. Poésies mêlées, xli, d M. de Turenne.

— ÉTYM. KXwOt'o, de xXàiôsiv, filer.

t CLOTOIR (klo-toir), s. m. Voy. closoir.

CLÔTURE (klô-tu-r'j, s. f. || 1° Enceinte qui clôt. La clôture de ce parc est endommagée en beaucoup d'endroits. À l'est, la rivière sert de clôture à notre jardin.... Beaux jardins qui dans votre clôture Avez toujours des fleurs, malh. v , 14. Les femmes ne doivent pas seulement être séparées des hommes par la clôture de la maison, montesq. Esp. xvi. 10. || Clôture du chœur, fermeture à jour qui, dans une église, sépare le chœur d'avec la nef. || 2' L'obligation de garder le cloître. Vœu de clôture. Je vous ai dérobé à la clôture d'un couvent, mol. Fest. i, 3-. Une retraite profonde, une clôture impénétrable, une obéissance entière, boss. la Vallière. La clôture de la princesse Sophie , volt, llist. de Russie, 9. || 3° Réclusion, vie retirée. Des divertissements leur rendaient supportable la sévère clôture à quoi les obligeait leur sexe, scarr. Rom. com. n, ch. 19. || 4° Action de terminer, d'arrêter définitivement une chose. La clôture de la discussion. La clôture d'un compte, d'un inventaire. || 5° Secret, réserve, habileté à se taire. Pour les ministres étrangers [le duc d'Orléans doit avoir] force honnêtetés, force clôture, force fermeté, et les renvoyer aux affaires étrangères, st-sim. 399, 214.

— HIST .xjue s.... lesjardinsseroitneans Au regard de ceste closture Qui n'est pas faite en quarreùre, la Rose, 20493. On doit regarder combien il valent par desor les coz [coûts] et les mises et le [la] garde

CLO

et les clostures, beaim. xxvn, 20. Feme qui tient meson en doaire, le [la] doit atenir de couverture et de closture soufisant, id. xiii. 7. Et de plaitoine [platane?] est la closure, D'un arbre cier, qui tos tens dure, FI. et Bl. 1863. || xive s. Nul ne les peult realement Séparer de ceste closture, Fors Dieu et vous, dame Nature, L'alchim. ci Piat. 591. Jà montoient il par dessus vos clostures, bercheure, f"73, recto. Il xves. Et rompirent les clostures et postils, froiss. i, 1, 31. Il xvie s. Là d'un costé auras la grand closture De saulx [saules] espez.... maiiot, i, 2(9, Tandis que j'estois par chemin, L'estat [des pensions] sans moy print sa closture, id. m, 5. Pour la closture entière des Vies de Pyrrhus et Matins, il reste de les comparer ensemble, amyot. Marins et Pyrrh. ). L'on commenceoit desjà à fermer le camp de la closture de paliz, id. Sylla, 60. Et desquels la sépulture Presse sous mesme closture Le corps, la vie e1 le nom, rons. dans raynouabd, clausura. 11 y a nation où la closture des jardins et des champs qu'on veult conserver se faict d'un filet de coton, et se trouve bien plus seure et plus ferme que nos fossez et nos bayes, mont, m, 7.

— ÉTYM. Claustura, forme non latine tirée de claudere (voy. clore) sur le modèle de claustrum.

f CLÔTURER (klô-tu-ré), v. a. Arrêter un compte, un inventaire, un registre. Dans le style parlementaire, clôturer les débats, en prononcer la clôture.

— ÉTYM. Clôture.

f CLÔTURIER (klô-tu-rié), s. m. Vannier qui ne fait que de l'ouvrage battu.

— ÉTYM. Clôture.

CLOU (klou), s. m. || 1° Sorte de petite cheville de fer ou d'autre métal, à pointe et à tète. Enfoncer des clous avec le marteau. Pendre quelque chose à un clou. Rabattre un clou. || On dit d'un bâtiment neuf ou de celui qui est en bon état, qu'il n'y manque pas un clou. || Fig. Il lui manque, il lui faut un clou, c'est-à-dire il est un peu fou : on sous-entend à son armet, employé jadis pour tête. || Planter son clou, s'établir à demeure quelque part. || Familièrement. Cela ne vaut pas un clou à soufflet, je n'en donnerais pas un clou à soufflet, c'est-à-dire cela n'a aucune valeur. Si l'on ignore ces choses, je ne donnerais pas un clou de tout l'esprit qu'on peut avoir, mol. Prie, ridic. 10. Mais à quoi les vœux d'un blaireau des Alpes peuvent-ils servir'1 Ceux de l'univers entier ne servent pas d'un clou à soufflet, volt. Lelt. d'Argental, 24 nov. (774. || River un clou, rabattre avec le marteau la pointe qui dépasse l'épaisseur d'une planche; et fig. River à quelqu'un son clou, lui répliquer vertement. Vous avez fort bien fait de lui river son clou; C'est bien à faire à lui de vous appeler fou, regnard, Distrait, iv, 7. Il Populairement. Mettre une chose au clou, renoncer à s'en servir, et aussi la mettre en gage. |[ Populairement. Compter les clous de la porte, rester à attendre à une porte. || Gras comme un cent de clous, se dit de quelqu'un fort maigre. || Cela ne tient ni à fer ni à clou, se dit d'une chose qui sert à meubler, mais qui n'est point scellée dans la muraille; et fig. Cela ne tient ni à fer ni à clou, se dit d'un travail sans solidité, d'une affaire qui n'est pas sérieusement conclue. Vous savez quenotte cardinal l'est à fer et à clou, sév. 226. ||2° Terme de vétérinaire. Clou de rue, maladie locale qui survient chez les chevaux ou autres gros. bestiaux, lorsqu'un clou ou tout autre corps étranger a pénétré dans la sole rie corne, dans la sole charnue, et quelquefois jusqu'à l'os du pied. || 3° Terme de botanique. Bouton non développé des fleurs de certaines plantes : ainsi les clous de girofle sont les boutons du girofiier cueillis avant le développement des fleurs. || Absolument, clou se dit pour clou de girofle. Acheter de la muscade et du clou. || 4° Furoncle. Je suis fâché de votre clou et je vous eu plains: mais, à ce que je puis juger, ce n'est rien au prix de celui que j'ai , voit. Lett. 105. Le roi eut un anthrax au cou qui ne parut d'abord qu'un clou, mais qui donna beaucoup d'inquiétude, st-sim. 38, 184. || 5° Terme de médecine. Clou hystérique, douleur vive, bornée à un point très-circonscrit de la tête, et affectant les femmes sujettes aux accès hystériques. || 6° Amas de petites pierres dans une veine de charbon de terre. Il Nœud dans la pierre ou le marbre. || Proverbe. Un clou chasse l'autre, c'est-à-dire un goût nouveau, une passion nouvelle fait oublier l'ancienne; se dit aussi en parlant des personnes qui se succèdent ou se supplantent. Comme vous savez, madame, qu'un clou chasse l'autre, il a fallu que la passion que j'ai pour vous ait cédé à une nouvelle qui m'est survenue et qui, si elle n'est plus forte, est pour le moins à cette heure plus pressante, voit. Lett. 104.

— iiisr. xi" s. Cheent li clou [des escuzj, se peceient les boucles, Ck. deRol. cclxi. || hi« s. .\ trois

or fil] ferma [fixa] son gonfanon, Ronc. p. 71.

cumandad que l'uni figes [figues] li portast,

si en fist un emplastre, e fist là mètre sur un clou

oue li reis out û il se duleit, Rois, 447. Et prent

u à or resplendissant, X cinq clox d'or l'en-

e bauliant, Raoul de C. 20. || xin's. Si [elle] saignoit coin ce fust perceûre de clo, Brrte . xxxii.

iroie, Dont li cloet [petits clous] sont délié, ]l,n. 29826. Et par un ais cui ert fendue [où il y avait une fente]. Vit la viere au clou pendue, ib. 12260. Li clou furent d'or esmeré [purifié], Qui erenl el tissu doré, la Rose, 4 089. || xiv« s. Car tuit

ut mal traitié ; Boces avoient et grans clos Dont on moroit.... mâchai i t. p. 73. || xve s. Le comte de Charolois, qui estoit jeune et vert, et dur malement à ployer, les [les villes de la Somme] eust pu tenir à fer et a doux, en non tost les restituant à la pr miere demande, g. chastel. Chr. des ducs de Bourg, n, cli. 34. On le met à un sac à part, Et le laisse-on pendre au clou, coquill. Droits nouv. 1! la tient à fer et à clou fil y tient beaucoup],

... Nouv. xxn. La sentence définitive en est taillée de demourer pendue au clou, id. l'ïi.xcn. (| XVIe s. Dieu tient le clou du gouvernail, pour tourner leurs effors à exécuter ses jugemens, calv. Ihstit. ico. Les katholiques se plaignoient de ce que Montauban, Sancerre, etc. faisoient compter les doux de leurs portes aux garnisons qu'on leur envoyoit, d'aub. Ilist. i. 264, Un clou repousse l'autre; en la raesme façon Tu auras vers pour vers et chanson pour chanson, rons. Éléy. 33. Clou, nommé du vulgaire cor, est durillon qui vient aux jointures des orteils, pare, v, 21. Cloux de girofle, id. vu, 13. Les vulgaires appellent les charbons clouds, parce que la matière d'iceux cause, douleur semblable comme si un doud estoit fiché à la partie, id. xxiv, 36. Et pendant le procès les bons maris demourerent en la prison, attendans la sentence diffinitive qui, pour le nombre infini d'eulx, en est taillée de demourer pendue au clou, marg. Nouv. xcij. 11 sembloit que cette ordonnance, tant de fois réitérée, eut esté, comme l'on dit, fichée à cloux de diamans, paseuiEii, Recherches , liv. in , p. 237 , dans lacurns.

— ETYM. Picard, cleu ; bourguig. clô; wallon, Id; rouchi, clau; provenç. clau ; espagn. clavo ;

portug. cravo; ital. chiaro ; du latin clavus, de même radical que clavis (voy. clef).

-f CLOUAGE (klou-a-j') , s. m. Action de clouer. || Répartition des clous sur un corps quelconque.

— ÉTÏM. Clouer.

f CLOUCOURDE (klou-kour-d'), s. f. Autre nom de la coquelourde.

f CLOUDET (klou-dé), s. m. Un des noms locaux du hibou.

CLOUÉ, ÉE (klou-é, ée), part, passé. Fixé avec des cious. Et que vous m'allez faire un second Ixion, Cloué là-bas sur sa roue, Pour avoir trop permis à son affection, mami. v, 8. || Par extension. Ce cavalier est cloué sur son cheval, il s'y tient très-solidement. || Fig. Cloué à sou bureau, y travaillant avec une extrême assiduité. Tous les jours, malgré moi, cloué sur un ouvrage, boil. Sat. il. Je l'ai vu cloué tout le jour sur sa chaise, j. j. rouss. Ém. va. || Terme de blason. Garni de clous d'un émail spécial.

f CLOCEMENT(klou-inan),A'. m. Action déclouer ; résultat de cette action. || Particulièrement, mise en croix du Christ.

— ÊTYM. Clouer.

CLOUER (klou-é), v. a. \\ 1° Fixer avec des clous. Clouer des lattes, des planches. || Par extension. Le trait perça son bouclier et le lui cloua sur la poitrine. It dit, et son êpée, enfonçant la cuirasse, Le traverse et le cloue à cet infâme bois [un gibet qui était derrière], masson, llelvét. m. Il Enfermer avec des clous. À sa mort on le cloue dans une bière, J. J. nouss. Ém. I. || En termes de mer, clouer son pavillon, le fixer au mât du navire, de manière qu'il ne peut plus être amené : ce qui indique la détermination d'un équipage de ne pas se rendre. || 2° Fig. Fixer. Il saisit son adversaire' et le cloua contre la muraille. Une maladie cruelle me cloue dans mon lit. Sans clouer de l'esprit à ses moindres propos, mol. F. sav. i, 3. X moins que d'être cloué à Paris, rien n'eût pu m'empêcher d'aller aujourd'hui à Poissy, voit. Lett. 404. Nous sommes cloués par la destinée chacun chez nous, volt. Lettres, Mme de Champbonin, 17 nov. 1764. Regrettez la torpeur qui vous cloue à la terre, a. de musset. Poésies nouv. Souvenir. || 3" Se clouer, v. réfl. S'arrêter, se fixer. Ses pieds se clouèrent sur le carreau. D'Hacqueville veut qu'il

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