COD
COÉ
après mariage]? desper. Contes, v. Et tout ainsi comme jEsopus dit que les petits oyseaux respondirent au cocu [coucou], qui leur demandoit pour quelle raison ilz le fuyoient, amyot, Àratus, 38. Qui disoient que tels et tels s'estoyent faicts déclarer coquus par an est de la cour de parlement, h. est. Apol. pour Hérod. ch. xn. Encore faut-il estimer ces dames qui élèvent ainsy leurs maris en biens, et ne les rendent coquins [gueux, pauvres] et cocus tout ensemble, brant. Dames gai. t. I, p. 135, dans laourne. 11 fut dit qu'on appelloit un homme marié cocu, qui avoit une femme impudique, d'un bel oiseau qu'on appelle le cocu, les autres l'appellent couquon, ainsi nommé de son chant; et pour ce que ce bel oiseau va pondre au nid des autres oiseaux, estant si sot qu'il n'en saurait faire un pour luy, par antithèse et contrariété on appelle celui-là cocu, au nid duquel on vient pondre, c'est à dire faire des petits, bouciiet, Serécs, liv. i, p. 275, dans laclrne. Non seulement ceux qui abusent des femmes d'autruy, mais aussi les maris abusez sont appelez cocus; de sorte que, ce nom estant actif et passif et ocmmun à tous les deux, nous pouvons dire cocu cocuant et cocu cocué, du verdier, Div. leçons, p. 500, dans LACURNE.
— ÉTYM Provenc. cogot, coguos, coûts; anc. catal. cugus. Le coucou est l'origine de ce mot, cocu dans l'ancien français signifiant le coucou. Cogul en provençal signifie également coucou et cocu, venant de cûcùlus, coucou, qui s'est dit à coté de cuaïlus. Cous de l'ancien français répond à cucus qui se trouve dans Isidore pour cucuhis. Cocu en français et cogot en provençal supposent une forme cucutus, comme qui dirait traité en coucou.
COCUAGE (ko-ku-a-j') , s. m. 'ferme de dérision et trop libre. État de celui qui est cocu. Je fus force ' par mon destin De reconnaître cocuage Pour un des dieux du mariage, la font. Joc.
— H1ST. xvi« s. Ils digèrent les pilules du cocuage facilement, desper. Contes, cxxvn.
— ÉTYM. Cocu.
f COCUFIER (ko-ku-fi-é), v. a. Terme de dérision
et trop libre. Faire cocu. Dont le coupable feu.... Sans respect ni demi nous a codifié, mol. Sgan. ' se. 16. S'il franchit la grande muraille, S'il coeufie un mandarin.... berang. Jean de Paris.
— etym. Cocu, et lesuffixe fier, latin ficare, faire. \ COCYÏE (ko-si-f) , s. m. Terme de mythologie.
Un des fleuves qui environnaient les enrers.
— ETYM. Latin Cocytus, Kw/.utô;, de xwxûeiv, pleurer, gémir. .
+ CODA (ko-da) , s. f. Terme de musique. Période finale ajoutée à un morceau en place d'une autre qui serait moins brillante. Il a fait une brillante coda à cette symphonie. ]| Reprise finale pour terminer un menuet, une figure de contredanse, une polka. || Au plur. Des codas.
— ÉTYM. Ital. coda, queue (voy. ce mot). CODE (ko-d'), s. m. || 1° Recueil des lois, des
constitutions, des rescrits des empereurs romains. || Code Théodosien, code promulgué par Ihéodose le Jeune en 438 et contenant les constitutions des empereurs chrétiens depuis l'an 3<2 de J. C. c'està-dire la 7e année du règne de Constantin. || CodeJustinien ou, absolument, le code, recueil fait par ordre de cet empereur, et partie du droit romain. || 2° Nom donné par les jurisconsultes à des ordonnances ou à des recueils d'ordonnances des rois de France Code Michau, ordonnance de 1629, rédigée par Michel Marillac. Code Louis, ensemble des ordonnances de Louis XIV. || Le code noir, édit de 1685, concernant le régime, la police et le commerce des nègres dans les colonies françaises. || 3° Dans le langage moderne, l'ensemble des dispositions légales relatives à une matière spéciale ou réunies par le législateur. Code marchand, ordonnance de la marine de 1681. Code pénal, Paris, 1765. Code rural, par Boucher d'Argis, Paris, 1771. Code civil ou commentaire sur l'ordonnance d'avril 1667, par Serpillon Paris, 1770. Code Frédéric. Code Napoléon. Il 4°'Fig. Ge qui règle dans la morale, dans les lettres, danslegoût, etc. Ces maximes, je l'avoue, doivent être le code du genre humain, volt. Liai, xv, 2° entretien. D'un canton qui l'adore il est souvent l'arbitre, Le bon sens est son code, et l'équité son titre, stlambert, Saisons, hiver. Mes principes n'étonneront point ceux qui ont étudié les titres des nations dans le code non écrit du droit universel, Mirabeau, Collection, t. i, p. 17. Genève.... Aura cru que le code ré par Dieu môme, Toujours cité dans Rome et si mal pratiqué, Peut-être aussi dans Rome était mal expliqué, m. j. chénier, Charles IX, in, 2. Ainsi que mes écrits, enfants de ma jeunesse, Soient
m. Celui
un code d'amour, de plaisir, de tendresse, a. chen. 146 [Le roi d'Ivetot] .... Modèle des potentats, Prit le plaisir pour code, bérang. Yvetot. || 5" Terme de pharmacie. Voy. codex.
— HIST xvi° s. J'aime mieux y [au cabaret] perdre un procez Que devant tant de gosiers secs Qui ne respirent que le code, i. lehoux, U.
— ÉTYM. Codex, code, proprement tablette à écrire de' codex ou cou dex, assemblage de planches, 'des planchettes ayant servi à écrire.
CODÉBITEUR (ko-dé-bi-teur) , s. m. . Terme de droit. Celui qui est tenu d'une dette conjointement avec un autre.
— étym. Co.... préfixe, et débiteur.
CODÉCIMATEUR (co-dé-si-ma-teur) , s
qui partageait des dîmes avec un autre.
— ÉTYM. Co.... préfixe, et décimateur.
t CODÉINE (ko-dé-i-n') , s. f. Tenme de chimie.
Alcaloïde découvert dans l'opium.
— ÉTYM. KwSyi, tête de pavot, f CODEMANDEUR (ko-de-man-deur), s. m. Terme
de jurisprudence. Celui qui, conjointement avec un autre, forme une demande en justice.
— ÉTYM. Co.... préfixe, et demandeur.
f CODÉPUÏÉ (ko-dé-pu-té), s. m. Celui qui est
député conjointement avec d'autres.^
— ÉTYM. Co.... préfixe, et député.
CODÉTENTEUR (ko-dé-tan-teur) , s. m. Ternie de
droit. Celui qui, conjointement avec un autre, détient une somme, une propriété.
— ÉTYM. Co.... préfixe, et détenteur.
f CODÉTENU (ko-dé-te-nu) , s. m. Terme de jurisprudence criminelle. Celui qui est détenu conjointement avec d'autres.
— ÉTYM. Co.... préfixe, et détenu.
CODEX (ko-dèks') , s. m. Terme de pharmacie,
Recueil des formules adoptées par la faculté de Paris.
— ÉTYM. Voy. code.
CODICILLA1RE (ko-di-sil-lê-r') , adj. Qui est établi par un codicille. Legs codicillaire.
— ÉTYM. Codicillaris, de codicillus, codicille. f CODICÏLLANT (ko-di-sil-lan), s. m. Celui qui
fait un codicille.
CODICILLE (ko-di-sil-1') , s. m. Ternie de droit. Disposition de dernière volonté qui a pour objet de faire une addition ou un changement à un testament. Je le lui donne par un codicille , révoquant à cet effet tous les testaments antérieurs , yolt. Lett. d'Argental, n janv. 1763.
— HIST. xvie s. Ajouster par ctjdicille [à un testament], mont, i, 17. Entre testament et codicile il n'y a point de différence, loysel, 300.
— ÉTYM. Codicillus, diminutif de codex (voy. code).
j- CODIF1CATEUR (co-di-fi-ka-teur), s. m. Auteur d'un code.
— ÉTYM. Codifier.
f CODIFICATION (ko-di-fi-ka-sion) , s. f. Terme
didactique. Travail à l'effet de réunir les lois éparses en un code ou corps de législation. || Système, théorie qui rédige et coordonne les éléments de la législation, par opposition au régime des coutumes ou des lois spéciales.
— étym. Codifier.
t CODIFIER (ko-di-fi-é) , v. a. Terme didactique.
Réduire des lois en un seul code ou corps.
— ÉTYM. Code, et le suffixe fier, latin ficare pour facere.
CODILLE (ko-di-lP, -Il mouillées), s. m. Terme du jeu de l'hombre. Faire codille, gagner sans avoir fait jouer.
[ CODIRECTEUR (ko-di-rè-kteur), s. m. Celui qui, conjointement avec un autre, dirige une entreprise.
— ÉTYM. Co.... préfixe, et directeur.
CODONATAIRE (ko-do-na-tê-r') , adj. Terme de
droit. A qui, conjointement avec un autre, une donation est faite.
— ÉTYM. Co.... préfixe, et donataire.
COECUM, s. m. Fausse orthographe. Voy. cecum.
COEFFICIENT (ko-è-ii-si-an), s. m. Terme d'algèbre. Le nombre qui, mis avant une quantité algébrique, en multiplie la valeur. Dans 3i,3 est le coefficient de x.
— ÉTYM. Co.... préfixe, et efficient, c'est-à-dire qui fait avec.
t COÉGAL, ALE (ko-é-gal, ga-F), adj. Terme de théologie, qui s'applique aux trois personnes de la Trinité pour signifier qu'elles sont égales en durée, en perfection et en puissance.
— ÉTYM. Co.... préfixe, et égal. t COÉGALITÉ (ko-é-ga-li-té), s. f Qualité de
coégal. .
t COÉLECTEUR (ko-é-lè-kleur) , s. m. Celui qui
COÉ
jouit d'un droit d'ébeteur conjointement avec une autre personne.
— étym. Co.... préfixe, et électeur.
COELIAQUE (se-li-a-k') , adj. Terme d'anatomie.
Qui a rapport aux intestins. Artère cœliaque, tronc commun de trois artères qui vont à l'estomac, au foie et à la rate.
— HIST. xvic s. L'autre s'en va au mésentère et intestins ; à cause de quoy elle est appelée cœliaque ou (s'il faut ainsi parler) ventrale, paré, i, 22.
— ÉTYM. KoO.iav.ô;, de xotXïa , ventre, de *otàoç, creux.
f COEMPEREUR(ko-an-pe-reur), s. m. Celui qui est empereur avec un autre, ce qui s'est vu dans l'empire romain.
— ÉTYM. Co.... préfixe, et empereur.
COEMPT10N (ko-an-psion) , s. f. 'ferme de droit
romain. Achat réciproque. || Une des trois sortes de mariage usitées chez les Romains, dans laquelle l'é- poux et l'épouse semblaient s'acheter mutuellement.
— ÉTYM. Coemptio, de co.... préfixe, et emere,
f COENOGONE (sè-no-go-n') , adj. Terme de zoologie. Qui produit alternativement des œufs et des petits vivants.
— ÉTYM.Koivà;, commun, et yovo;, génération.
f COENOLOGIE (sè-no-lo-jie), s. f. Terme didactique. Conférence entre plusieurs individus; consultation entre plusieurs médecins.
— ÉTYM. Koivà;, commun, et ),6vc:, discou f COENOSCOPIQUE (sè-no-sko-pi-k') , adj. Terme
didactique. Qui a pour objet les propriétés générales des êtres.
ÉTYM. Kotvô;, commun, et oy.ojieïv, considérer.
f COENURE (sè-nu-r'), *-. m. Terme d'histoire naturelle. Genre d'helminthes caractérisé par une vésicule commune à plusieurs corps, terminés chacun par une tête munie de ventouses et de crochets. La présence du ccenure dans le crâne des moutons détermine la maladie appelée tournis.
— ÉTYM. Koivàç, commun, et oOçà. queue.
f COÉQUATION (ko-é-koua-sion) , s. f. Répartition réglant la part proportionnelle de chaque contribuable.
— 1UST. xvie s. Si le seigneur, ccnsier ou leur receveur nient avoir reçu ce qu'ils ont reçu des coequez, et s'il se trouve après le contraire, ils s tenuz en tous les intérêts , pertes et dommages de celuy contre lequel ils auront fait la ditte négation de réception de la ditte coequation, Couslum. génér. t. 11, p. 389.
— étym. Co.... préfixe, et équation.
f COERCIBILITÉ (ko-èr-si-bi-li-té) , s. f. Qualité
de ce qui est coercible. La coercibihté appartient aux gaz et aux vapeurs.
— étym. Coercible.
COERCIBLE (ko-èr-si-bP) , adj. Terme de physique. Qui peut être retenu entre des parois.
— ÉTYM. Le latin coercere, retenir, de co, et arcere, contraindre.
f COERCIF, IVE (ko-èr-sif, si-v), adj. fec dit moins souvent que coercitif.
— HIST. xvie s. Discipline coercive, Hist. de la Toison d'or, t. 11, f" 154, dans lacurne.
— ÉTYM. Voy. C0ERC10N.
f COERCION (ko-èr-sion) , s. f. Se dit moins souvent que coercition.
— HIST. xme s. Et quant à ge nous obligeons et soubmettons à la jurisdiction et cohercion de nostre saint père le pape , du cange , cohereio. || xve s. Vérité ne puet nullement Avoir de fait cohercion, e. desch. Poésies mss. f° 322, dans lacurne. xvie s. L'estat nécessaire pour la conservation des bons et cohertion des iniques, condé, Mémoires, p. 5=3.
— ÉTYM. Latin coerci'o, de coercere , retenir (vov- coercible). ,,
COERCITIF, IVE (ko-èr-si-tif. ti-v'), ad). 1 d'exercer la coercition. Une puissance coercitive.
— ÉTYM. Voy. COERCIBLE. . .
COERCITION (ko-èr-si-sior.) , s. f. 'lerme de jurisprudence. Action, droit, pouvoir de contraindre, La coercition est un des attributs de la justice.
— ÉTYM. Latin coercitio, de coercere (voy. coer-
COÉTAT (ko-é-ta), s. m. État ou prince qui ta°-e la souveraineté avec un autre. Nous réunir [nous nation provençale] à la nation française, non par districts, puisque nous ne sommes pas des districts dans cette nation, mais en coétat, mais en seul corps, parce que nous sommes un seul corps, Mirabeau, Collection, 1. 1, p. 137. Sommes-nous une agrégation distincte comme nation provençale? le
COFA!
roi le reconnaît, il nous traite en coétat, m. ib. i, il i4.->. || Étal faisant partie de l'e npire
— 1 n\t Ço.... préfixe, ci état,
t COËTE (ko-è-f), .v. [■ Chantier sur lequel on
dépose une glace au sortir du four.
COÉTERNEL, ELLE (ko-é-têr-nèl', nè-1'), adj.
.'de théologie. Qui existe de toute et
un autre. Egal el co< ternel à l'un el à l'autre, boss.
Tlist. h. i. Tout était coéternel à Pieu, îv.Avért. ■■.
du Très-haut rayon coéternel, delille,