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CUB

thodique pour un but déterminé. || On dit de même: cure de petit-lait, cure de raisin, usage du petitlait, du raisin pendant un certain temps et en grande quantité chaque jour. || 3° Terme de fauconnerie. Peloton de chanvre, de coton ou de plume qu'on fait ' avaler à un oiseau de chasse pour dessécher son [ flegme. Les oiseaux se portent mieux quand ils ont rendu leur cure. Ce faucon tient sa cure. Armer les ' cures, les préparer pour les faire avaler || Se dit aussi ! des excréments des oiseaux de proie. || 4° Revêtement | des moules à laiton avec de la bouse de vache.

— SYN. 1" cure, curation. Il y a cette différence entre cure et curation, que le premier de ces mots indique un traitement achevé et le second un traitement proposé ou actuellement employé. || 2° cure, guêrison. Il y a cette différence entre cure et guêrison, que le premier se rapporte au médecin, et le second au malade. On fait une cure, on procure une guêrison. On dit une belle cure, c'està-dire qui fait honneur à celui qui l'a entreprise; et l'on dit une guêrison prompte et parfaite. Enfin, cure exigeant l'intervention d'un traitement, ne se dit guère que des maux qui ont quelque durée, quelque gravité, tandis que guêrison se dit de toute espèce de maux, petits ou grands.

— HIST. xi* s. Ce sait hom bien, n'ai cure de menace, Ch. de Roi. xx. Dist Oliviers : n'ai cure de parler, ib. xc. Oui si sont fier, n'ont cure de leur vie, ib. clxxxiv. || xii" s. Nos bons Franzoïs n'ont cure de fuir, lionc. p. 60. J'aim et désir ce qui de moi n'a cure, Couci, p. <25. || xm* s. Et Tybers et la vieille n'ont cure d'arester [de s'arrêter], Berte, xvn. Corn celé qui n'avoit fors de bien faire cure, \b. xui. Et fist souper ses chevaliers et sa gent de haute cure et donner avoine as chevaux, Chr. de Rains, p. 15. De l'autre amor dirai la cure [guêrison] Selonc la devine Escripture, la Rose, 4415. Ton cuer ne porras apaier, Ains iras encor essaier Se tu verras par aventure Ce dont tu ies en si grant cure, tb. 2348. || xiv* s. La cure des filzappartient au père, oresme, Eth. 247. Il met sa cure et son entente à si bonnes sciences, m. ib. Prol. Et qui ne les l'ait, il n'a cure de estrebon.m. tb. 41. Avoir cure et diligencede savoir particulieremeni les comptes des mises et recepte^, c'est condicion de homme qui a vice de parvificence, ID. tb. H 3. |J xv* s. Monseigneur Jean le Bel, qui grand cure et toute bonne diligence mit en cette matière, fr iss. P roi. Ils en trouvèrent si grand foison [de richesses], que garçons n'avoient cure de draps fourrés de vair, id. i, i, 266. Si fit adonc en ce temps de celui qui puis fut le roi de France, la plus belle cure donton pust ouïr parler, id. n, n, 70. Et prenoit tout le soin et la cure de l'ost [Charles de Bourgogne], comm. vi, (3. || xvi" s. Nous ne sommes point si malades les uns que les autres, ni d'une mesme maladie: et pour tant il n'est jà mestier que la cure soit pareille en tous, Calvin, Inslit. 552. Il faut rejeter loin toutescures [soins] estranges, par lesquelles l'entendement soit transporté çà et là, id. t'b.67.",. il se jecta en la pauvreté, pour se desfaire des indignitez et cures de la maison, mont, iv, 77. Consumer son ame de cures et d'ennuis, amyot, Comm. il faut nourrir les enfants, 37. Ceulx qui louent les hommes vertueux sans les aimer, ceux-là révèrent bien leur renommée, mais ilz ne portent point d'afl'ection à leur vertu, ny n'ont cure de l'imiter, id. C. d'Utiq. )5. Comme le médecin Menecrates, pour avoir esté heureux en la cure de quelques maladies désespérées, eust esté surnommé Jupiter, id. Age'sil. 34. Il ne s'est fait cure tant grande et difficile fust-elle, où ma main et mon conseil n'ayent esté requis, paré, Au lecteur. Je mets après cela la cure générale, puis la particulière, avec les instrumens propres pour la curation de quelque maladie que ce soit, id. tb. Il est tout presché qui n'a cure de bien faire, COT-

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