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CYR

CYS

armes, et ils ne ménagèrent personne ; voilà le caractère d'esprit qui était commun à tous les cyniques, condillac, Hist. anc. ni, 18. Tout dégénère et surtout les vertus portées à l'excès; d'ailleurs, comme il est plus aisé de les contrefaire, cette secte parut appeler à elle tous ceux qui, sans mérite, furent ambitieux de se faire un nom; les cyniques passèrent donc du mépris des vices au mépris des mœurs et des bienséances; ils devinrent impudents, ils mirent la sagesse à ne rougir de rien, id. ib. || Homme effronté et sans pudeur. Issu de ces grands magistrats, Harlay en eut toute la gravité qu'il outra en cynique, st-sim. il, <"J7.

— ETYM. Kuvcxoç, dexi'jcov, xuvôç, chien. t CYNIQUEMENT ( si-ni-ke-man ) , adv. D'une

manière cynique.

— ETYM. Cynique, et le suffixe ment.

CYNISME (si-ni-sm'), s. m. || 1" La philosophie

des cyniques. Le cynisme fit de grands progrès dans la Grèce. Né à Thèbes, avec de grands biens, Cratès les abandonna pour se dévouer au cynisme, condillac, Hist. anc. m, is. Diogène, d'une imagination plus ardente et plus propre, s'il est possible, à l'enthousiasme, perfectionna le cynisme, c'est-à-dire qu'il renchérit sur les excès de son maître, id. ib. || 2° Par extension, effronterie, impudence, obscénité. Le cynisme de sa conduite, de son langage.

— ETYM. Kwi<T|jt.6; (voy. cynique).

CYNOCÉPHALE (si-no -sé-fa-1'), s. m. Terme d'histoire natuielle. Genre de singes (quadrumanes) comprenant le babouin (cynocéphale babouin); le cynocéphale hamadryade, dit aussi tartaiin et papion à perruque; le cynocéphale papion; le cynocéphale mormon, dit vulgairement mormon.

— ÊTYM. KvvoxéœaXoç, dexvcov, xuvà;, chien, et xeça>Y), tête.

CYNOGLOSSE (si-no-glo-s*), s. f. Terme de botanique. Plante ainsi appelée à cause de la forme de ses feuilles (cynoglossum officinale, £.), dite aussi langue de chien.

— HIST. xvie s. Pilules de cynoglosse, paré, xxi, 2. — ÉTYM. KuvoyAuxKJov, de xûcov, xuvôç, chien, et

yXwaaa, langue.

t CYNOGRAPIIIE (si-no-gra-fie), 5. f. Terme didactique. Histoire du chien.

— Etym. Kûo>v, xuvôç, chien, et Ypiçsiv, décrire. t CYNOMOKPHE (si-no-mor-f), adj. Terme de

zoologie. Qui ressemble à un chien.

— ÉTYM. Kûojv, xuvô- , chien, et u-opçr), forme. t CYNOPHILE (si-no-fi-r), adj. Qui aime les

chiens.

— ETYM. KOuv, xuvis, chien, et çiXo;, ami. f CYNOREXIE (si-no-rè-ksie), ». f. Terme de médecine. Faim canine.

— ÉTYM. KÛ(.jv, xuvô;, chien, et ôpeÇîa, appétit. f CYNORRUODON (si-no-rro-don), s. m. Terme

de botanique. Nom ancien du rosier sauvage ou églantier. || Maintenant, nom du fruit de cet arbrisseau, qui est ovoïde, d'un rouge vif et qu'on nomme populairement gratte-cul. Conserve de cynorrhodon.

— ÉTYM. KÛ(dv, xuvà;, chien, et f68ov, rose; génev. quinarrodon.

CYNOSTJRE (si-no-zu-r') , s. f. || t° Terme d'astronomie. Nom d'une constellation du pôle nord, dite aussi Petite Ourse. || Fig. Ce qui sert de guide, d'étoile polaire. Eux qui l'ont honoré, qui l'ont comblé de présents, qui l'ont regardé comme la Cynosure et comme l'ancre sacrée au plus chaud des tempêtes soulevées contre leurs États, garasse, Recherche desrech. p. 39, dans lacurne. || Peu usité en ce sens. || 2° Adj. Terme de zoologie. Qui aunequeuesemblable à celle du chien. || 3° S. f. Terme de botanique. Genre de graminées dont plusieurs espèces croissent en France et y portent vulgnirement le nom de crélelks.

— ÉTYM. Kûwv, xvivô;, chien, et oùpà, queue. f CYPÊRACÉ, ÉE (si-pé-ra-sé, sée), adj. Terme

de botanique. Oui ressemble à un souchet. Il S.'f. plur. Famille de plantes monocotylêdones dont le cyperus, souchet, est le type.

— ÉTYM. KOuepo;, souchet.

tCYPÉUOÏDÉES (si-pù-ro-i-dée),4\/'.pZur. Terme

de botanique. Voy. cyperacées.

— ÉTYM. Kûuepo;, cyprès, et eTSo;, forme.

t CYPHELLE (si-fè-1'), s. f. Terme de botanique. Genre de champignons croissant sur les troncs d'arbres.

— ETYM. KûçeXXa, oreilles.

■f- CYPHOSE (si-fô-z'), s. f. Terme de médecine.

Courbure anomale de la colonne vertébrale en arrière, c'est-à-dire dont la convexité est postérieure.

— ÉTYM. Kôçoûti;, courbure, gibbosité.

CYPRÈS (si-prê; l'« se lie: un si-prê-z élevé;

cyprès rime avec traits, paix, forêts, etc.), s. m. || i° Terme de botanique. Plante de la famille des conifères. Le cyprès est un arbre funéraire qu'on plante sur les tombes. Mes mains ornèrent ce bocage; Nul ne me suivra qu'un cyprès, chaulieu,

Louange de la vie champ Et loi, triste cyprès,

Fidèle ami des morts, protecteur de leur cendre, Ta tige, chère au cœur mélancolique et tendre, Laisse la joie au myrte et la gloire au laurier, delille, Jardins, iv. Le cyprès joint son deuil au deuil de ces mystères, id. Enéide, m. Il Noix de cyprès, cônes globuleux, à écailles charnues, soudés avant la maturité seulement et qui, cueillis alors, sont usités comme très-astringents. || 2° Fig. La mort, le deuil, la tristesse. Les cyprès funèbres. Seule terre où je prends mes cyprès et mes palmes, malh. v, 20. j'irai sous mes cyprès accabler ses lauriers, corn. Cid, iv, 2. Souvent, pleurant sur eux [les guerriers] , dans ma douleur muette, J'ai trouvé leur cyprès plus beau que nos lauriers, v. hugo, Odes, v, 8. || Changer les lauriers en cyprès, changer la victoire en deuil, faire trouver la mort dans la victoire. || 3" Petit cyprès, espèce de santoline.

— HIST. xme s. Nus tabletier ne puet mètre avec buis nule autre manière de fust qui ne soit plus chier que buis, c'est à savoir cadre, benus [ébène], bresil et ciprès,' Liv. des met. 4 73. ||xive s. Ou dit estude [cabinet] avoit un escrin de cyprès marqueté et ferré d'argent, de labord'e, Émaux, p.(G6. || xvi" s. Alum, escorce de grenade, noix de cyprez, paré, vi, 8. Les masle et femelle du cyprès se discernent facilement: le masle seul porte des coques ou noix semblables à petites pommes de pin, o. de serres, 559. Le cyprès ne se peut édifier que par semence, estans leurs branches inracinables, et leurs tiges vuides de rejettons, id. 558.

— ÉTYM. Provenç. cyprès; anc. catal. ciprer; espagn. cipres ; portug. cipreste; ital. cipresso; du latin cupressus, du grec ximàpio-coç.

t CYPR1EN (si-pri-in), adj. Terme d'ancienne métrique. Pied cyprien, pied de cinq syllabes : une brève, une longue, deux brèves et une longue. L'anticyprien se composait d'une longue, une brève, deux longues et une brève.

— ETYM. Lat. cyprius, qui signifie et le pied cyprien et appartenant à l'Ile de Chypre.

| CYPRIÈRE (si-pri-ê-r'), s. f. Bois de cyprès. Outougamitz se sentit près de mourir de joie lorsqu'il aborda la cyprière, chateaub. Natch. u, 75. Les grues qui font de si beaux voyages au-dessus des savannes, des cy prières, id. Génie, i, v, 8.

— ÉTYM. Cyprès.

f CYPRIN (si-prin), s. m. Terme de zoologie.

Genre de poissons d'eau douce qui a pour type la <">rpe (cyprinus carpio).

— Ei im. i,at. cyprinus, espèce de carpe f CYPRIPÈDn j£ ,,ri-pè-d'), s. m. Orchidée nommée aussi sabot de Vénus.

— ÉTYM. Cypris, et le latin pes, ped.-o, Died. fCYPRIS (si-pris'), s. f. Un des noms de lauee=oo

Vénus.

— étym. Kwpoç, l'Ile de Chypre, où Vénus était particulièrement honorée.

f CYPSÈLE (si-psê-F), s. m. Terme d'ornithologie. Nom moderne du genre martinet.

— ÉTYM. Kû'1/eXoç, nom d'une espèce d'hirondelle. fCYR (SAINT-) (sin-sir). Nom d'une communauté

religieuse de l'ordre de Saint-Augustin, que fonda Louis XIV et à laquelle il donna l'ancienne abbaye des filles de l'ordre de Saint-Benoit à Saint-Cyr, près Versailles, ainsi que l'abbaye de Saint-Denis, pour y élever les jeunes filles nobles dont les pères avaient vieilli ou étaient morts dans le service. La célèbre maison de Saint-Cyr ayant été principalement établie pour élever dans la piété un fort grand nombre de demoiselles rassemblées de tous les endroits du royaume, on n'a rien oublié de tout ce qui pouvait les rendre capables de servir Dieu dans les différents états où il lui plaira de les appeler.... Les personnes illustres qui ont bien voulu prendre la principale direction de cette maison,

....me firent l'honneur de me demander si je ne

pourrais pas faire, sur quelque sujet de piété ou de morale, une espèce de poème où le chant fût mêlé avec le récit, le tout lié par une action qui rendit la chose plus vive et moins capable d'ennuyer; je leur proposai le sujet d'Esther, qui les frappa d'abord, cette histoire leur paraissant pleine de grandes leçons d'amour de Dieu et de détachement du monde au milieu du monde même, rac. Esther, Préface. || Aujourd'hui école militaire pour les officiers d'infanterie et de cavalerie. Saint-Cyr, où Napoléon 1er transféra l'école militaire de Fontaine-

bleau, fut rendu momentanément à la fondation de Louis XIV par Louis XVIII, puis redevint définitivement en 1818 école militaire.

t <. CYKÉNAÏQUE (si-ré-na-i k') , adj. École cyrénaïque, école philosophique fondée à Cyrène par Aristippe, l'an 380 avant J. C. et qui plaçait le souverain bien dans la volupté. || S. m. Les cyrénaïques, les partisans de cette école. La volupté, à laquelle les cyrénaïques rapportaient tout, n'était qu'un plaisir de sensation ; et, pour en jouir, ils se livraient à tout ce qui peut faire une impression vive et agréable, condillac, Hist. anc. m, 25.

t 2. CYRÉNAÏQUE (si-ré-na-i-k'), s. m. Sectaire du n« siècle qui proscrivait la prière.

fCYRiLLlEN (si-ril-liin) ou CYRILLIQUE (si-rilli-k'), ad). A-lphabet cyrillique, alphabet servien inventé, dit-on, par saint Cyrille.

f CYROPÉDIE (si-ro-pé-die) , s. f. Titre d'un ouvrage où Xénophon raconte l'éducation et la vie de Cyrus.

— ÉTYM. Kûpoç, Cyrus, roi des Perses, et i:aiSeîa, éducation.

f CYRTOCÉPQALE (sir-to-sé-fa-1'), adj. Terme de zoologie. Qui a la tête courte et ramassée.

— ETYM. KupTÔ;, court et ramassé, et xeçaXr), tête.

f CYRTOMÈTRE (sir-to-mè-tr') , s. m. Terme de médecine. Instrument destiné à mesurer la poitrine.

— ÉTYM. KûpTo;, cage, et u.ETpov, mesure. j-CYRTOMÉTRIE (sir-to-mé-trie), s. f. Terme de

médecine. Mensuration de la poitrine.

— ÉTYM. Ci/rtomètre.

f CYSTALGIE (si-stal-jie) , s. f. Terme de médecine. Douleur nerveuse de la vessie.

— ÉTYM. Kucrrie, vessie, et âXyoç, douleur. t CYSTÉOLITHE (si-sté-o-li-f) , s. m. Terme de

médecine. Calcul vésical.

— ÉTYM. Kùctti;, vessie, et X£0oç, pierre. fCYSTEUX, EUSE (si-steù, steù-z') , adj. Terme

didactique. Qui est rempli de vessies ou kystes.

— Etym. Kûoti;, vessie, kyste.

f CYSTIIÉPAT1QUE (si-sté-pa-ti-k') , adj. Terme

d'anatoinie. Qui appartient à la vésicule biliaire et au foie. Conduit cysthépatique, conduit qui porte la bile du foie dans la vésicule biliaire.

— ÉTYM. K6<mc, vessie, et hépatique.

f CYST1BRANCUE (si-sti-bran-ch'), adj. Terme

de zoologie. Dont les branchies sont contenues dans des cavités vésiculaires.

— ÉTYM. Kûitti;, vessie, et branchies.

f CYSTICERQUE (si-sti-sèr-k') , s. m. Terme de

zoologie. Genre de vers intestinaux qui ont le corps presque cylindrique et dont la tête est garnie de quatre suçoirs.

— étym. Kûoriç, vessie, et xlpxo;, queue.

•f CYSTID10N (si-sti-di-on), s. m. Terme de botanique. Nom donné à un fruit monospeime non adhérent au calice, et dont le péricarpe est peu apparent,quoique le cordon ombilical soit distinct.

— tira KuoxîSiov, diminutif de xùctiç, vessie. fCYSTINE (si-sll-i.'), *. f. Terme de chimie. Produit anomal de la sécrétion des reins.

— ETYM. Kûtruç, vessie, t CYSTIPATHIE (si -sti-pa-tie) , s. f. Terme de

médecine. Maladie de la vessie considérée d'une manière générale.

— ÉTYM. Kûcrtç, vessie, etitâOo;, maladie. CYSTIQUE (si-sli-k'), adj. || 1° Terme d'anatomie.

Qui appartient à la vessie ou à la vésicule biliaire. Il Bile cystique, celle qui a séjourné dans la vésicule biliaire. || Conduit cystique, canal qui s'étend du col de la vésicule biliaire à la partie supérieure du canal cholédoque. ||2"Terme de zoologie. Vers cystiques, sorte d'entozoaires dits aussi cestoïdes. || 3° Terme de chirurgie. Tumeurs cystiques, tumeurs principalement composées de kystes multiples.

— HIST. xvi* s. Et est appellée ceste distribution [du t" rameau de la veine porte] cystique ou bouteillere double, paré, 1, 24.

— ÉTYM. Kôcm;, vessie, f CYSTIRRUAGIE (si-sti-rra-jie), s. f. Terme do

médecine. Hémorrhagie de la vessie.

— ÉTYM. Kvcti;, vessie, et fa-jT), éruption (de sang).

f CYSTIRRUÉE (si-sti-rrée), s. f. Terme de médecine. Catarrhe vésical.

— ÉTYM. K-JffTi;, vessie, et peîv, fluer. CYSTITE (si-sti-f), s. f. Terme de médecine. Inflammation de la vessie.

— etym. KuuTt;, vessie, d'un radical xOeiv, enfermer.

f CYSTITOME (si-sti-to-m'), s. m. Terme de

CYS

CVZ

CZA

chirurgie. Instrument employé dans l'opération de la cataracte pour diviser la partie antérieure de la capsule du cristallin. |] Autre instrument employé dans l'opération de la taille, pour inciser le périnée et pénétrer dans la vessie (voy. cystotome).

— ÉTYM. Kûctti;, capsule, vessie, et tou.yi, section.

f CYSTOCÈLE (si-sto-sè-1'), s. f. Terme de chirurgie. Hernie de la vessie.

— ÉTYM. K0<jtiç, vessie, et îoiXri, tumeur.

t CYSTODVNIE (si - sto-di-nie), s. f. Terme de médecine. Douleur rhumatismale, siégeant dans la tunique musculaire de la vessie urinaire.

— ÉTYM. Kuort;, vessie, et ôoûvy), douleur. fCYSTOÏDE (si-sto-i-d'). || l"Adj. Terme <i"histoire

naturelle. Qui ressemhle à une vessie (1 2° S. m. Cystoïdes. entozoaires composés d'une vessie avec appendices pourvus de trompes, sans apparence de tube digestif.

— ÉTYM. K6<m;, vessie, et eîSo;, forme.

+ CYSTOLITHIQUE (si-sto-li-ti-k'), adj. Terme de médecine. Oui a rapport aux calculs vésicaux.

— ÉTYM. KOuti;, vessie, et XîOo;, pierre.

f CYSTOPLASTIE (si-sto-pla-stie), s. f. Terme de chirurgie. Restauration de la vessie qui a subi, par quelque accident, une certaine perte de substance.

— ÉTYM. K'jirrt;, vessie, et ■rcX<xa,<mv, former.

f CYSTOPLÉG1E (si-sto -plé-jie), s. /".Terme de médecine. Paralysie delà vessie.

— ÉTYM. KûuTi;, vessie, et 71X7} ace tv, frapper, paralyser.

f CYSTOPTOSE (si-sto-ptô-z') , s. f. Terme de chirurgie. Relâchement de la membrane interne de la vessie, qui occasionne la chute de cette membrane à travers '° col de l'organe.

— ÉTYli. ' — iç, vessie, et Ttxûatc, chute.

| CYSTOP\. E (si-sto-pi-i-k'), adj. Terme de médecine. Qui tu. à la suppuration de la vessie.

— ÉTYM. Kûoti'î, vessie, eticùov, pus.

f CYSTOSP ASTIQUE (si-sto-spa-sti-k'), adj. Terme de médecine. Qui tient au spasme de la vessie.

— ÉTYM. Kûcttii;, vessie, et (ttoxutixo;, qui a rapport au spasme.

CYSTOTOME (si-sto-to-m') , s. m. Terme de chirurgie. Instrument dont on se sert pour inciser le périnée et la vessie, dans l'opération de la taille.

— ÉTYM. KCicttiç. vessie, et TOjxr], incision.

CYSTOTOM1E (si-sto-to-mie), s. f. Terme de chirurgie. Opération appelée aussi lithotomieou taille, dont le but est de se frayer une route à travers les tissus pour arriver jusqu'à la vessie, afin d'en ex-

traire les calculs ou autres corps étrangers qui peuvent s'y trouver contenus.

— ÉTYM. Voy. CYSTOTOME.

f CYTHÈRE (si-tê-r'), s. f. Ile de la Méditerranée, célèbre par le culte de Vénus. || Jeux de Cythère, jeux, agaceries des amants. L'aisé, le tendre Saint- Aulaire, Plus vieux encor qu'Anacréon, Avait une voix p'us légère; On voyait les fleurs de Cythère Et celles du sacré vallon Orner sa tête octogénaire, volt. Temple du goût. || L'enfant de Cythère, l'Amour. || Voyager à Cythère, faire un voyage à Cythère, se livrer aux plaisirs de l'amour.

f CYTHÊRÉE (si-té-rée), s. f. Terme de mythologie. Nom donné à Vénus, à cause de l'île de Cythère où cette déesse fut portée sur une conque marine. || Terme de zoologie. Genre de coquilles marines bivalves, élégantes et brillantes.

f CYTINACÉES (si-ti-na-sée) ou CYTINÉES (siti-née), s. f. ptur. Terme de botanique. Famille de plantes tirant son nom du genre cytinus.

— ÉTYM. Kûtivoç, calice charnu du grenadier, CYTISE (si-ti-z'), s. m. Genre de plantes légumineuses, dont le cytisus laburnum est le type. Conduire la génisse à la source qu'elle aime, Ou suspendre la chèvre au cytise embaumé, lamart. Méd. 11, <5. Partout où la nature est gracieuse et belle, Où le chevreau lascif mord le cytise en fleur, v. huoo, F. d'aut. 38. Tel des Alpes nous vient le cytise riant, delille, Homme des champs, u. || Faux cytise, nom vulgaire de l'anthyllide cytisoïde (légumineuses).

— ÉTYM. Kûtic-oç, cytise.

f CYTISINE (si-li-zi-n'), s. f. Terme de chimie. Principe trouvé dans les graines du cytise.

t CYTOBLASTE(si-to-bla-st'), s. m. Terme de physiologie végétale. Nom donné au noyau des cellules, lorsqu'on croyait que toute cellule commençait par l'état de nucléole.

— ÉTYM. Kûto;, cellule, et (5Xa<rTà;, germe. fCYTOBLASTÈME (si-to-bla-stê-m'j, s. m. Terme

d'analomie. Matière amorphe, liquide ou demiliquide, où naissent certains éléments anatomiques. On dit actuellement blastème.

— ÉTYM. Kûtoç, cellule, et pXdic7TY]u.a, germination.

f CYTOTHÈQUE (si-to-tè-k') , s. f. Terme de zoologie. Partie de la chrysalide qui couvre le tronc de l'insecte.

— ÉTYM. Kûto;, tronc, et6r)xr), loge.

CYZ1CÈNE (si-zi-sê-n') , s. m. Nom qu'on donnait

chez les Grecs à une grande salle exposée au nord

et qui répondait au cénacle des Latins. On fait encore de grandes salles d'autre manière que celles que l'on voit en Italie, appelées en grec cyzicènes; on les fait tournées au septentrion, et en sorte qu'elles ont vue le plus souvent sur les jardins et que leurs portes sont dans le milieu; ces salles doivent être assez larges pour contenir deux tables à trois lits et opposées l'une à l'autre, avec la place qui est nécessaire tout à l'entour pour le service; elles ont à droite et à gauche des fenêtres qui s'ouvrent comme des portes, afin que de dessus les lits on puisse voir dans les jardins; la hauteur de ces salles est de la moitié de la longueur ajoutée à cette même largeur, Perrault, Vitruve, vi, 6.

— ÉTYM. Cyzicenus, de la ville de Cyzique en Mysie. Les cyzicena triclinia, les salles à manger de Cyzique, sont cités dans les auteurs latins.

CZAR (kzar) , s. m. Titre des souverains de Russie Voy. tsar, qui est la vraie orthographe russe; czar est une forme polonaise qu'on ne doit pas employer en parlant des Russes. Le czar a composé lui-même des traités de marine, et l'on augmentera de son nom la liste peu nombreuse des souverains qui ont écrit, fonten. Le czar Pierre. Quant au titre de czar, il se peut qu'il vienne des tzars ou tchars du royaume de Casan; quand le souverain de Russie Jean ou Ivan Basilidès eut, au seizième siècle, conquis ce royaume subjugué par son aïeul, mais perdu ensuite, il en prit le titre, qui est demeuré à ses successeurs, volt. Russie, 1, 2.

CZARIENNE (kza-riè-n') , adj. f. Voy. tsarienne, seule forme exacte.

CZARLNE (kza-ri-n'), s. f. Titre de l'impératrice de Russie. Voy. tsarine, seule forme exacte. L'estime qu'il en conçut [Pierre 1er de sa femme] l'engagea à la faire couronner czarine, st-sim. 323, 102. Comme il avait déclaré par édit qu'il était maître de disposer de sa succession, il la laissa à la czarine sa veuve, qui fut reconnue par tous les ordres de l'État souveraine impératrice de Russie, fonten. Czar Pierre.

CZAROWITZ (kza-ro-vits'), s. m. Le fils, l'héritier du czar, voy. tsarowits, seule forme exacte. Il Voltaire écrivait ce mot par un v. Parmi les prisonniers [à Nerva] se trouva ce fils du roi de Géorgie qui fut envoyé à Stockholm; on l'appelait Mitele.ski, czarovitz , fils du czar, ce qui est une nouvelle preuve que ce titre de czar ou tzar ne tirait point son origine des césars romains, Russie, 1, <<. Le czarovitz [le fils de Pierre le Grandj était né du premier mariage de Pierre avec Eudoxie lapoukin, mariée en 1683, ib. 11, 3.

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