SYN. ADIEU, BONJOUR, BONSOIR, BONNE NUIT
Formules de salutation où l'idée commune est celle d'un souhait de bonheur. Adieu se dit quand on prend congé; bonjour, quand on se rencontre; bonsoir, quand on prend congé le soir; lionne nuit, quand on quitte quelqu'un qui va se coucher. En certaines provinces on emploie mal le mot adieu : ainsi l'on dit: Adieu, comment vous portez-vuus?
Dites : Bonjour, comment vous portez-vous? Adieu doit se réserver pour le départ.
— HIST. xni0 s. Sire, dit-elle, adieu! Saluez moi, mon frère, Berte, iv. || xv° s. C'est bien désiré quant on réchappe, Sans desbourser pas ung denier, Et dire adieu au tavernier En torchant son nez à la nappe, villon, la Repue franche du souffreteux. Il se conforte des gracieuses paroles qu'il avoit eu au dire- adieu et de l'espoir qu'elle lui avoit baillé, louis xi, Nouv. 4 8. Je vous baille le grand congé et vous dis le grand adieu; velà l'huis, prenez ce chemin, in. ib. es. || xvr s. Ils estoyent venus sans convey [imitation]; aussi se sont ils retirez sans dire adieu, carl. iv, 2G.
— ÉTYM. À et Dieu, c'est-à-dire je vous recommande à Dieu; picard, adé; bourguig. aidieu,aidey ; provenç. a dieu; espagn. adios; ital. addio.
f ADIEU- VA (a-dieu-va), s. m. Terme de marine. Commandement que le timonier donne à l'équipage d'un bâtiment pour virer de bord vent devan t.
ADIPEUX, EUSE (a-di-peû, peù-z'), adj. Terme d'anatomie. Graisseux. La môme cause a fait que la veine nommée adipeuse s'est haussée, desc. Fœtus, 4.
— HIST. xvi° s. Elle n'est que membrane simple, meslée par cy par là avec la gresse à soy subjacente : et pour ce peut estre dite pannicule adipeux, paré, i, 5. Et sont dites veines adipeuses, id. i, 25.
— ÉTYM. Adeps, graisse. On trouve dans Hésychius i'n.y\i ; c'est le mot latin avec changement de l en d, comme le d a été changé en l entre lacryma et oâxpuov, larme. "AXzii alamème racine que àXsûpetv, oindre, qui est sans doute de même racine que >t7to: ou aitcoç, graisse (voy. aliptique).
ADIPOCIRE (a-di-po-si-r'),s. /.Terme de chimie. Nom du gras des cadavres, qui est un savon ammoniacal, produit par l'altération spontanée des matières animales enfouies dans la terre ou plongées dans l'eau.
— ÉTYM. Adeps, graisse (voy. adipeux), et cire. ADIRÉ, ÉE (a-di-ré, rée), part, passé. Égaré,
perdu. Pièces adirées.
ADIRER (a-di-ré), V. a. Perdre, égarer. || N'est usité qu'en jurisprudence. Adirer une pièce.
— HIST. xi° s. Altersi de aver endirez et de altre troveure, L. de Gnill. 7. ||xni° s. Moult ai le cuer du ventre irié, Dont j'ai Bel- accueil adirié, laliose, 3778. [celui] Qui nostre frère nous ramaine, qui perduz iert et adirez, kuteb. n,p. 3) s. Oez une nouvelle histoire, Qui bien devroit estre en mémoire, Lonc tens a esté adirée; Mais or l'a uns mestres trovée, lien. 20493. Une fois un pasteur ot adirée une seue beste, si se lu ferueen la forest, Rom. des sept Sages, 2-2. 11 disoient qu'il avoient perdue et adirée la soie, Livr. des Met. 337. ||xvi° s. Telle a esdiré (adirée, éd. <ic (595; il y avait d'abord, Telle a I ht' lu).... mont. iii,34 4. L'Italien ne s'en osoit assurer du premier coup, vu le long temps qu'il l'avoit adiré, desperriers. Contes, 2G. Voici venir Bellin qui seul avoit erré Tout un jour à chercher son bélier adiré, R0NS.742.
— étym. Bas-lat. adirare, adiralus, adisratus, addisratus. Ëtymologie fort obscure. Du Gange propose adxratus, qui veut dire évalué à prix d'argent et par suite dont on doit restituer la valeur, puis l'italien adî'roto, irrjté, parce que les gens en colère, s'en allant, ne reviennent plus; ces deux origines sont manifestement fausses. Henschel, le nouvel éditeur de Du Cange , propose a-dextratus, éloigné de la main, qui n'est pas sous la main; ici le sens est bon, mais la forme résiste. De Chevallet, Orig. et form. de la langue franc, r, p. t l'a, propose aderrare ; mais il ne paraît pas que errare puisse donner irer; et les formes endirer, esdirer (voy. l'historique) indiquent pour radical non irer. mais dtrer.On peut donc en revenir à l'opinion de Nublé dans Ménage. Nublé tire ce mot de d dire, signifiant en effet manquer dans la locution suivant.' : Il s'y est trouvé à dire un écu. Et qu'on ne croie pas cette locution récente, on la rencontre dès le xir' s. Aisi cum nef n'en fu à «lire, I arrivent à sauvement , benoît, Chr. de Norm. f. 1 go. De là au verbe adirer , il y a très-près; et il faudra considérer comme des formes moins exactes en-direr et es-direr. Voy. pour des mots composés de cette façon, affaire,
AFFAIRÉ, U.A1.MK, ALARMÉ, ALITER, etc.
ADITION (a-di-sion) , s. f. Terme de droit usité dans cette seule locution, adition d'hérédité, acceptation d'une succession.
— ÉTYM. Adilio, de ad, à (voy. À), et ire, aller (voy. le fut. irai).
ADJACENT , ENTE (a-dja-san , san-f) , adj.
|] l°Situé auprès. Lieux adjacents. Acquérir des terres adjacentes aux siennes. L'Algérie est adjacente à ce qu'on appelle le Désert. L'élévation du sol de l'Egypte s'opère en même temps que cette extension de sa surface, et le fond du lit des fleuves s'élève dans la même proportion que les plaines adjacentes, eu v. Révol. p. -149. Il 2° En géométrie, angles adjacents, ■ angles immédiatement contigus l'un à l'autre, de manière à avoir un côté commun. || Ne se met qu'après son substantif.
— HIST. xvi° s. Ils eurent charge d'aller par tout le Peloponese, et de là passer dans le pays des Locriens, en toute la terre ferme adjacente, jusques en la contrée de l'Acarnanie,AMVor, Péricl. 37.
— ÉTYM. Provenç. adjacent; espagn. adyacente; de adjacens, de ad (voy. A), et jaccre, gésir (voy. gésir).
ADJECTIF (a-djè-ktif, kti-v'). || 1" Adj. m. Terme de grammaire. Nom que l'on joint à un substantif pour le qualifierou le déterminer. Grand, bon, utile , sont des noms adjectifs. || 2° Avec les deux genres: Qui tient de l'adjectif. Une forme adjective. || 3 ' S. m. Heureux est un adjectif. En anglais l'adjectif est toujours indéclinable. Les adjectifs se divisent en deux classes : les adjectifs déterminatifs ou articles, c'est-à dire ceux qui, sans rien ajouter à la compréhension du substantif, indiquent positivement l'application du nom aux individus auxquels il peut appartenir dans la circonstance; tels sont le, la, les, tout, aucun, etc. et les adjectifs qualificatifs ou proprement dits, ceux qui, sans déterminer, restreindre le substantif, y ajoutent une idée accessoire; tels sont blanc, rond, etc. jullien, d'après dumarsais, beauzée et de tbact. Il 4° Terme de chimie. Couleur adjective, couleur qui ne peut être fixée sur une étoffe qu'à l'aide d'une autre substance.
— HEM. 1. L'accord de l'adjectif avec le substantif présente un cas qui fait difficulté. C'est celui où il se rapporte à plusieurs substantifs de différents genres. Si le dernier substantif est masculin, la chose va de soi : l'adjectif se met au pluriel masculin : H avait sa vie et son bonheur attachés au succès. Mais si le dernier substantif est féminin, faut-il suivre la même règle? faut-il dire Son bonheur et sa vie attachés au succès'; Il a le cœur et la bouche ouverts à vos louanges? Ce serait la rigueur de la règle; maisl'oreillect l'euphonie réclament, et déjà Vaugelas décide que, dans ce cas, l'adjectif doit se rapporter au dernier, c'est-à-dire être mis au féminin singulier. Vaugelas a raison ; on dira donc : Son bonheur et sa vie attachée au succès : Il a le cœur et la bouche ouverte à vos louanges. Mais, pour que cet usage ait lieu, il faut que l'adjectif ne soitséparé par aucun verbe; car on doit dire : Un lieu, où le temps et la peine sont bien employés; au masculin pluriel. Cependant Bossuet a dit : Les temps, les personnes et les circonstances étaient bien différentes, Variai, n. En somme, pour décider cette question, l'oreille doit être surtout consultée. || 2. Faut-il dire les cotes personnelle, mobiliaire et somptuaire, ou bien la cote personnelle, la mobiliaire, la somptuaire? Les grammairiens se sont partagés. Evidemment, rien dans la grammaire n'empêche que les deux ne soient bons. Mais l'usage a établi une certaine différence. Le premier appartient plus au langage technique et a par conséquent quelque chose de peu élégant. Les poésies anglaise, française et italienne, ou la poésie anglaise, la française et l'italienne, les livres deuxième et quatrième de l'Enéide, ou le deuxième et le quatrième livre, se diront suivant le style dans lequel on écrira.
— ÉTYM. Adjectivus, qui s'ajoute, de adjicere , ajouter, de ad, à, Et jaccre, jeter voy. jet).
f ADJECTION (a-djè-ksion) , s. f. 'ferme didactique. Jonction d'une chose à une autre.
— étym. Adjectio, de adjicere (voy. adjectif). ADJECTIVEMENT (a-djè-kti-ve-man) , adv. En
manière d'adjectif. Mot employé adjectivement.
— ÉTYM. Adjective au féminin, et ment.
ADJOINDRE (a-(ljoin-dr'). || 1" V. a. Se conjugue
comme joindre. Joindre une ou plusieurs personnes à une ou à plusieurs autres pour faire une chose. On lui adjoignit un aide. Il s'adjoignit un collègue. Ceux que la fortune lui avait adjoints pour compagnons. Adjoignez-vous des gens capables. ||2' joindre, v. réfl. Se faire associé. Il s'était adjoint à des voyageurs qu'il avait rencontrés. Adjoignezvous à des gens capables.
— 111ST. xiii0 s. Por diverses œvres de miséricorde que on feit et fera en ladite abaïe et en l'ospital ajouint, tailliah, Recueil,?. 253. Porquei il sereil mis en faus gages, por ce qu'il aureit ajoint le cop au murtre, Ass. de Jér. *48. || xrv" s. La vie deceulî
ADJ
qui œuvrent selon vertu n'a mestier d'autre deletta telle soit adjoncte, car tele ri et son propre délit en soj et de soj meisme, , i th. 19. ||zvia s. Le comte de Meurs se renr de son armée, et y ajoingnit quelques pla d'aï b. Uist. II, 480.
. rm Adjungere,û*ad,k(voy. »),etj'unoer«, joindi ADJOINT, TE(a-djo;n, join-t'), part, pasi
adjoint. Membre adjoint à une commission.
ADJOINT (a djoint), s. m. || 1° Celui qui est as socié à un autre. Momus a pris pour adjoints Des ri meurs : iole. || 2" i iffîcier
qui assiste le maire. || 3" Terme de grammaire. Mot qui est ajouté ;"i une proposition sans en faire partie, i vers de Deshoulières : Hélas! petits moutons, ius êtes heureux! hélas est un adjoint. Les adjoints sont pour la plupart des interjections.
— uisr xvi' s. En la place du duc de l'arme fut establi i aarles de Manfeld avec deux adjoints, tels il u'ordonnoil c en . d'aï b. Hist.
— Ei'v.M. Adjoint.
ADJONCTION a-djon ksion; en poésie, de quatre syllabes), s. f. ||1 d'une personne ou d'une
chose à une autre. L'adjonction de cet homm faires à la commission. L'adjonction d'une letl mot. Les adjonctions à la liste êle On ne
as a propos d'en faire signer davantage [des pairs , pour en réserver en adjonction, st-s 283, 100. ][ 2" En termesde grammaire, sorte d'ellipse par laquelle on retranche, dans une section de phrase, un mot exprimé dans une section (voy.zEi gv
— WST. nv* s canoniaux que les cha ttoincs ont à présent hors du cloistre avec toutes les adjonctioi Puisqu'il est ainssi que Dieux m'a tolu touz les hoirsde m
par mon pechié, il me convient querre et pourchacier autres filz d'ajonsion , in. ib.
— ÉTYM. Adjunctio, de adjungere, adjoindre. ADJUDANT (a-dju-dan), s. m. || 1° Officier ou
sous officier d'état-major destiné .\ seconder les chefs dans le commandement. Adjudant-major, officier chargé de commander le tour de des offi-
ciers, de, surveiller les consignes, l'instruction, de veillera la police générale. Adjudant sous-officier, chef des sous-officiers du régimenl sous les ordres des adjudants-majors. || 2" Adjudant de place, officier chargé des détails du service dai de guerre ou du commandement de quelque fort qui dépend d'une ville de guerre. || 3 ' 0 adjudant général, adjudant commandant. La princesse de Santa-Croce a lancé sou 61s dans française; et le voilà digne d'être adjudant g P. L. COUB. Let. I, 30.
— f.tym. Espagn ayudante, de ayudar, aider, de adjware, aider (voy. mouvant).
ADJUDICATAIRE (a dju-di ka-tê i ■'), s. des deux genres. Celui . celle à qui on adjuge quelque chose dans une vente publique ou faite sous la sanction de l'autorité. Un phi'osophc trouvait sous Séjan moins d'adjudicataires qu'un cuisinier, dider. Essai sur Richardton.
— étym. Adjudicare, adjuger (voy. adjuger).
t ADJUDICATECR (a-dju-di-ka-teur) , s. m. Celui qui adjuge.
ADJUDICÂTIF, IVE (a-dju-di-ka-ti-f, ti-v'), adj. Qui adjuge. Jugement adjudicatif.
— ÉTYM. Adjudicare. adjuger (voy. ce mot). ADJUDICATION (a-dju-di-ka-sion), s. f. Acte par
lequel on adjuge une chose. Travaux qui doivent être faitspar adjudication. Pendant l'adjudication. Mettre en adjudication l'habillement d'une armée. Obtenir des travaux publics par adjudication.
— HIST. xvie s. Héritages vendus par décret sont sujets à retrait dans l'an de l'adjudication, loysel,
— ÉTYM. Adjudicatio , de adjudicare, adjuger (voy. ce mot).
ADJUGÉ, ÉE (ad-ju-jé, jée). || i'Part. passe. Biens adjugés au plus offrant. || 2" Adjugé, se dit, dans les encans, par ellipse, pour exprimer que la chose est adjugée.
ADJUGER (ad-ju-jé. Dans le xvi° s. Palsgrave et Bèze disent qu'on prononce ajuger ; dans le xvnc, Chifflet remarque que le d ne se prononce pas ; aujourd'hui le d se prononce. Partout où le g est devant a ou o, on intercale un e pour conserver la prononciation), v. a. || 1° Terme de pratique. Déclarer en jugement qu'une chose contestée entre deux parties appartient de droit à l'une d'elles. || 2° Adjuger au
ADM
.-leur ses conclusions, remlre un jugement
me aux prétentions du demandeur. || 3 ■ i >< cla rer par autoi té de ju it ce qu une personne devient
île ou immeubli l'enchère. || 4 Se dil de même des fournitures, des travaux proposi s au rabais. On vient de lui adju ;ei les rues. || 5' Dans le langage gén< rai, attribu er. Adjuger le prix. Il s'adjugea la
chose en litige, il voulait que le prix fût adju trésor public, boss. Hist. m. ".
— nisr. xiii" s. Chose tjuig e p irla corl . /•' Chartes,*' térie,\ n,p. 487. ||xiv°s. Le mariépeut
,tre sa cousine non pas comme son cousin, mai i ennuie s,, ii mari adjugié par L'Église, o Eth. 164. || rit [le duc i deBi eta
messire » haï le de Bloi i, el en o terent le comte de Montfort.FROiss. i, i , «54. ||xvtc s. Dettes privilégiées sont c adju êes par sen-
, services de mercenaires, louages de mai-
etC. LOYSEL. 684.
ÉTYM i Ijudi'care, de ad à (voy. À), et judi-
eare, \ > »)■
ADJURATION adju ra sien ; en poésie de cinq
syllabes), s. f.\\i' Formule dont l'Eglise catholique
lesexorcismes. || 2" En langage général ,
ute, sommation avec prière. Après de
loi, -ues adjurations, il lui li» avouer....
— iiist. xvr" s. Et de fait, par une semblable adjuration que font les Pharisiens de l'évangile saint
. il appert.... cai.v. Inst. 290.
— SYN. adjuration, conjuration, signifient en li-
les paroles dont on se sert pour exorciser. nuance est visible : l'adjuration n'est qu'une partie de l'acte , le commencement; la conjuration est l'acte tout entier et dans sa plénitude; les verni rer et conjurer suivent la même distinction. Mais adjuration , conjuration, adjurer, conjurer, le langage général , ne comportent plus la même distinction : ils sont très-voisins; seulement adjurer paraît exprimer quelque chose de plus impérieux, et conjurer quelque chose de plus suppliant. On adjure quelqu'un de dire la vérité; on le conjure de se laisser fléchir. Il n'est pas besoin d'ajouter que dans la locution conjurer un orage, un péril, conjurer n'a plus pour synonyme adjurer. — ÉTYM. Adjurai in. de adjurare, .adjurer. ADJURÉ, ÉE (a-dju-ré,rée), part.passé. Adjuré
e ce qu'il savait.
ADJURER (a-dju-ré. Au xvr s. Bèze dit qu'on prononçait a-jurer), v. a. || l°Commander, au nom île Dieu, de faire ou de dire quelque chose, particulièrement dans les exorcismes. || 2" Dans le style oratoire, sommer en faisant appel à la conscience. Je vous adjure, au nom de la pat: i
— HIST. xvi" s. Il adjura, par serment, son fils Joseph d'y faire porter son corps, calv, Inst. 333.
— ktym. Adjurare, de ad, à, et jurare, jurer, f ADJUTEUR (a-dju-teur), s. m. Celui qui aide.
— nisr. xvi* s. L'esprit de Dieu qui besongne en toi est celui qui aide ceux qui besongnent; ce nom d'adjuteur monstre que toi aussi fais quelque chose,
CALY. InSt. '-24'*.
— ÉTYM. Adjutor, de adjuvare, aider (voy. aider).
f ADJUVANT, ANTE (a-dju-van, van-t'), adj. I l'i lui aide, auxiliaire. || 2" En termesde pharmacie, un médicament adjuvant, ou subst. m. un adjuvant, médicament qu'on fait entrer dans une formule pour seconder l'action de celui qu'on regarde comme plus énergique.
— HIST. xvi' s. Faut que les causes adjuvantes concurrent pour servir d'aide, paré, vi, 23.
— ÉTYM. Adjuvare, aider (voy. aider).
AD LIBITUM (a-dli-bi-to-m'), loc. adv. A volonté, d'une ou d'autre façon.
— ÉTYM. Ad, à (voy. À), et libitum, volonté, de libère, plaire, agréei .
ADMETTRE ia-dmè-tr'. Se conjugue comme mettre). \\ 1° V. a. Laisser entrer, recevoir. Admettre dans sa maison. J'entends qu'on n'admette personne chez moi. Il ne m'admit pas en sa présence. Refuser d'admettre un suppliant. On l'admit à l'audience du pape. Ils furent admis au pied du trône. F.tre admis devant quelqu'un. Caron admet dans sa barque le jeune Grec.FÉN. Tél. xvm. En vous le produisant, je ne crains pas le blâme D'avoir admis chez vous un profane, madame, mol. F. Sav. m, 5. C'est ainsi qu'elle parle, et j'ai dû lui promettre Qu'à vos pieds en ces lieux vous daigneriez l'admettre, volt. Orphel. ni, i. Respectant ce vieillard qui daigne ici t'admettre, id. Tancr. ni, g devant moi je veux qu'il soit admis, id. Mér. îv, !.. || 2" Fig. Admettre quelqu'un parmi ses amis. Ceux
ADM
que i Eglise admettait au nombre des siens. Les pléu en lurent admis aux honneurs. Il admet dans sa confiance ,e„x ,,„!.... on ne doit admettre dans '•''"'' école que les jeunes gens qui.... Il fut admis dans l'amitié de ce grand homme. Ils l'admettaient dans tous leurs conseils. Il déclara qu'il n'admet-
"' a partager le prix de la victoire. Ido-
ménée régla sa table, où il n'admit que du pain excellent, du vin du pays.... fén. Tél. xn. L'admettre dans sa confidence et dans sa plus entière familiarité, bouhd. Pensées, t. n,p. 433. Dans un désir
ardent d être admise à la béatitude céleste, m. ,/,
p. 147. Rome.... N'admet avec son sang aucun sang i e Bérén. n, 2. Admettons nous quelque autre à cet honneur suprême? volt. Mort de Ces. u, l Digne, un jour, d'être admis parmi nos citoyens, id. Orphel. i, i. On le leur amène, cet homme propre à parer les avenues d une foire, et à être m mtré en chambre pour de l'argent; ils l'admettent dans leur familiarité , labruy. 13. || 3° Admettre à, permettre de. 11 fut admis à défendre
jet admettre quelqu'un à se justifier. Admettez l'innocence à réprimer l'outrage, rotrou, /.v lis. v. s, Il n'y avait poinl d'homme si souillé que la religion du Christ n'admit à repentir, ciiateaub. Génie, i, ,vi 2. || 4° Reconnaître pour vérita-
vdmettro un privilège. Les épicuriens ad-
ml des dieux oisifs. Les astronomesadmettent tvitation pour cause du mouvement des corps
. Tout le monde admet aujourd'hui que le soleil est aucentredu monde .Mon cœur, qui s'ignore, Peut-il admettre un Dieu que mon amant abhorre? volt. Zaïre, i . i . L'esprit docile admet la vraie religion, et l'esprit faible ou n'en admet aucune ou en admet une fausse. labruy. io. Admettre les penséescreu es, écartées des notions communes, ou tout an plus les subtiles et les ingénieuse., m. ib,... ou, comme vous parlez quelquefois, les merveillcsdu hasard que vous admettez seul pour cause premièrede toutes choses, id. ib. Les admettre tous [les récits de magie] ou les nier tous, parait un égal inconvénient, ID. 14. || 5" Tenir pour bon, agréer pour valable. J'admets vos raisons. Ses excuses furent admises. L'action judiciaire ne fut pas admise. Mon esprit n'admet point un pompeux solécisme, Ni d'un vers ampoulé l'orgueilleux barbarisme , boil. A P. I. || 6° Supposer. Admettre qu'il en soit ainsi. Ad mettons qu'il y ait des auspices. J'admets qu'il y ait six millegraines seméesqui meurent. || 7° En parlant des choses, comporter . souffrir. Cette affaire n'admet
de retard. L'adverbe admet le comparatif. Ce haut rang n'admet point un homme -ans honneur, CORN. Cid, I, s. L'hymen chez les Romains n'admet qu'une Romaine, hac. Bér. i, s.
— HEM.l .On dit admettre/) quand la chose où l'on admet ne se présente pas facilement à l'esprit comme un lieu : Admettre aux honneurs, au consulat: admettre au nombre. Avec un infinitif, c'est toujours à : On l'admit à siéger. Admettre dans, quand la chose où l'on admet peut se présenter comme un lieu : Admettre dans un séjour, dans la familiarité; mais même alors la préposition à n'est pas exclue :
1 tre à sa familiarité. Admettre parmi, entre, quand une idée de nombre se présentée l'esprit : On les admit parmi les privilégiés. || 2. Admettre que, au sens de reconnaître pour vrai, veut l'indicatif, s'il n'y a pas de négation ; et, s'il y en a, le subjonctif : j'admets qu'il en est ainsi; je n'admets pas qu'il en soit ainsi. Au sens de supposer, il veut toujours le subjonctif : admettant que cela soit vrai.
— SYN. admettre, recevoir. C'est donner entrée ou accès. La différence est que celui qui admet prend une détermination qui lui est propre, et que celui qui reçoit consent à ce qui lui est proposé. On admet quelqu'un qu'on désire, qu'on trouve digne, etc. On reçoit celui qui est présenté. On admet une vérité qu'on a examinée. On reçoit une opinion sur parole, par tradition.
— HIST. xvic s. Le nid ne peult recevoir ny admettre que l'oyseau qui l'a basti, mont, ii, ion. Le peuple ne voulut point admettre ny recevoir son excuse, amyot, Cain. 53.
— ÉTYM. Provenç. Amettre et admettre; espagn. admitir; portug. admittir; ital. ammittere; de admittere, de ad, à (voy. À), et mitterc, envoyer (voy. mettre). On voit que l'espagnol et le portugais ont changé la conjugaison, et supposent une forme bas-latin admittîre.
ADMINICULE(ad-mi-ni-ku-l'),s. m. || l"Terme de jurisprudence. Ce qui, sans former une preuve complète, contribue à faire preuve. Il n'y a pas de preuves formelles, il n'y a que des adminicules. || 2" Dans le langage général, secours. Nous sommes
ADM
A DM
ADM
obligés d'avoir recours à des secours étrangers, à des règles, à des principes, à des instruments; tous ces adminicules sont des ouvrages de l'esprit humain, buff. Animaux, || 3° S. plur. Ornements qui entourent la figure sur une médaille.
— ÊTYM.-Adminiculum, échalas, et, en général, toute espèce d'appui, de ad, à (voy. À), et miniculum , radical dont on a donné deux étymologies: i ■ manicula, petite main, de là aide, appui; 2° le radical min , qui se trouve dans eminere, prominere. Ce mol semble de même racine que minuter (voy. ministre).
f ADMINISTRANT . ANTE(a-dmi-ni-stran , stran-t') , adj. Qui administre. Dans le ministère de l'instruction publique , il y a la partie enseignante et la partie administrante.
ADMINISTRATEUR, TRICE (a-dmi-ni-stra-teur, tri-s'), i'. m. et/1. || 1° Celui, celle qui régit les liions, les affaires d'un grand établissement. Administrateur de toutes les affaires. Entrerai-jedans le huitième denier ou dans les aides? Serai-je avare partisan ou administrateur? la bruy. t4. || 2° Qui est chargé de quelque partie du gouvernement. || 3° Absolument, qui sait bien administrer. Ce préfet n'est point administrateur. D'une égale capacité comme militaire et comme administrateur.
— HIST. xiiic s. Li sires veut que li deerains procureres soit aministreres des chozes aussi du tans passé comme du tans à venir, beaum. 85. On cuidoit que la dete fust à Pierre, ou on cuidoit que Pierres fust encore serjans et amenistreres de ses besognes, id. vu, t8. || xvie s. La parole de Dieu, de la quelle ils sont constituez administrateurs, calv. Inst. 926. En l'hospital des malades il y avoit un gênerai administrateur, cinq médecins.... d'aub. Hist. m, S7. Ayans soubs eulx des commis, des receveurs et administrateurs, •amyot, Comment refréner la colère, 43.
— ktvm. Provenç. administraire , aministraire , aministrador ; espagn. administrador; ital. amminislratore; de adminislrator (voy. administrer). Le vieux français aministreres, et le provençal administraire sont au nominatif, et viennent du nominatif adminislrator ; le régime est administreor et administrador , et vientde l'ablatif latin administratore; c'est la forme du régime qui est celle des aul res langues romanes. On remarquera que l'ancien français n'écrivait pas le d.
ADMINISTRATIF, IVE (a-dmi-ni-stra-tif, ti-v'), adj. Qui appartient, qui a rapport à l'administration. Talents administratifs. Science administrative. Règlements administratifs.
— ÉTYM. Administrât ivus, de administrai, administrer.
ADMINISTRATION ( a-dmi-ni-stra-sion ), s. {. || 1" Gestion, conduite, des affaires publiques ou privées. L'administration du Trésor. 11 leur confia l'administration des biens publics. Avoir l'administration d'une province, d un hôpital. Vous êtes chargé de l'administration de ces biens. Dans l'administration des choses temporelles. Entrer dans l'administration des affaires. On vous regardait comme un homme à l'épreuve dans l'administration de votre charge. Jonathan prit l'administration du royaume, boss. Polit. Protésilas, à qui j'avais confié l'administration de mes plusgrandes affaires, fén. Tél. xiii. Cherchez dans vos impositions et dans vos administrations publiques ces proportions de justice et de chanté, fléch. 11,21 9. || 2' L'administration de la justice, l'exercice de la justice avec autorité publique. Chargé de la principale administration de la justice. Pur et ferme dans l'administration de la jusl ce. || 3" Avec un sens actif, en parlant de celui qui administre. Solon réduisit à dix ans l'administration des archontes. La loi établissait les magistrats ; c'était elle qui châtiait leur mauvaise administration. Ce qui couronna sa glorieuse admi nistration. Sous l'administration du grand Colbert. Iln'yeut, sous l'administration de Louis XIV, qu'une seule conspiration. || 4° Absolument, l'administration, la gestion des affaires publiques. La science de l'administration. Entrer dans l'administration. Se tenir éloigné de l'administration. || 5° Corps d'administrateurs et d'employés chargés collectivement de quelque partie de l'administration pu blique. L'administration des contributions indirectes. On emploie aussi administration pour gouvernement, considéré surtout dans son action administrative. L'administration a fait connaître ses ons par une circulaire aux préfets. || S" L'administration des sacrements, l'action de conférer les sacrements. || 7° Au plur. Secours spirituels. Voilà les opérations et les administrations du Saint-Esprit,
fléch. m, 105. Soit dans nos délibérations, soit dans nos administrations, id. Serin, il, 2(8. || 8" Maison religieuse qui ne contenait qu'un petit nombre de religieux.
— HIST. xvc s. [Le duc d'Anjou] pour ce temps, de droit avoit le regard et l'administration dessus ses frères, froiss. h, ii, (35. || xvic s. Disant que où l'aministration du royaume lui aviendroit, qu'il les feroit filer [les femmes d'Hérode] avec Le claves et servantes, josephe, Guerre, i, (7, Trad. de des essars. Ils veulent que pour eulx les aultres soient nonchalans et oublians du devoir en l'administration d'un magistrat, en leurs jugements et en leurs actions, amyot, De la mauvaise honte , (9. Non qu'il eust ainsi soigneusement fait ce procès verbal de toute son administration pour approuver sa foy.... id. Cal. d'Ut. 51.
— ÉTYM. Provenç. administracio , aministracio; espagn. administracion ; ital. amministrusione; de a Iministratio , i'administrare, administrer.
f ADMINISTRATIVEMENT ( a-dmi-ni-stra-ti-veman), adv. Suivant les formes, les règlements administratifs. Décider une affaire administrativement.
— ÉTYM. Administrative au féminin, et ment. ADMINISTRÉ, ÉE (a-dmi-ni-stré, strée), part.
passé. || 1" Etats bien administrés. Les finances administrées par Colbert. Une justice quelquefois mal administrée. || 2"Quiareçul'extrême-onction. Malade administré. || 3° Donné en remède. Ce purgatif administré à tort. || 4" S. m. Se dit du citoyen par rapport à l'administration. Ils [le procureur du roi et le commandant de la gendarmerie] sont serviteurs l'un de l'autre contre l'administré qui les paye tous deux, r. l. cour. I, <75.
ADMINISTRER (a-dmi-ni-stré), v. a. || 1° Gérer les affaires publiques ou privées. Administrer une maison. Mal administrer sa fortune. Il avait administré le royaume. Il est bon de veiller sur des enfants, sur des domestiques, sur toute une famille, d'en administrer les biens et d'en ménager les intérêts, uourd. Pensées, t. i, p. 212. Elle [l'opinion de 11 cartes] dit que les mouvements des animaux ne sont point administrés par les sensations, boss. Connais*, v, 13. Il 2° Administrer la justice, rendre la justice. Il 3° Administrer les sacrements, conférer les sacrements. || Administrer un malade, phrase elliptiq e pour : administrer à un malade les derniers sacrements , le viatique et l'extrême-onction. Qui de nous voudrait, durant les rigueurs de l'hiver, être réveillé, au milieu de la nuit, pour aller administrer au loin le moribond expirant sur la paille, chateaub. Génie, iv, 111, 2. || 4° Donner. Administrer un remède. || Populairement, administrer des férules, des coups de bâton. || 5° En termes de pratique, administrer des preuves , des titres, les produire. || 6° S'administrer, v. réfl. Le restant de son bien s'administra si mal, que bientôt il n'y eut plus rien.
— HIST. xmc s. Il est mestiers que cil qui sont en longes langeurs [maladies] aient qui aministrent lor besongnes, beaum. 72. Le quint est qu'il ressuscita Et quarante jours habita En terre avec ses esleuz , Et plus'eurs fois les visita Et reput et administra, j. de mi i ng, Tr. 785. Procurators est cil qui aministre autrui besoignes par le commandement à celi cui eles sont, tancr. Li ordinaires, f° ici. || xivs. Dous penser et bonne espérance Lifont avoir douce plaisance, El li amenistrent matière Dont il fait à plus lie chiere Que cils qui vit dolentement, machault, p. H). Il ouvrera [opérera] tous jours et fera très bien selon les circonstances et la qualité des chose- que fortune lui administrera, oresme, Eth. 25. Il administra l'empire par conseils privez, bercheure, f. 21, recto. Il xvc s. Je fus douze semaines en sonhostel. cl trèsbien administré et délivre de toutes choses , froiss. 11,111, 18. Pour administrer vivres el pourveances, id. 1, 1, ci. Et si tu y veux adjouster Chose estrange, ou administrer Soulphre, sel,huyle, n'aultres riens, Pourvoir, tonfaict ne vaudra riens, la fontaine, 994. La confortant et administrant, à leur leal pouvoir, de tout ce qu'elles sentoient que bon lui fust, l. xi, Nouv. 21. Il xvic s. Administrer les sacrements,
259. Il est bon toutes fois, quand on est près d'une grosse force et de capitaines déterminez, de 1 hier son soin, et penser que le désir d'honneur leur administre des ailes, lanoue, 665. 11 semble ou que vous n'estimez pas beaucoup vos magistrats [charges], ou que vous n'avez pas beaucoup d'hommes que vous jugiez dignes de les administrer, amyot, Cul. 16.
—ÉTYM. Provenç. administrai-, aministrar, amenistrar; espagn. administrât; ital. amministrare;
de administrai e , de ad, à (voy. À), et ministrare , mini ter, ministre (voy. ce mot). Le d ne s'écrivait guère dans l'ancienne langue.
ADMIRABLE (a-dmi-ra-bl') , adj. || 1" Qui mérite ou attire l'admiration. Homme d'une éloquence admirable. Le spectacle admirable des cieux. Statue d'un travail admirable. Femme d'une admirable beauté. Le sage N&sophuge était moins admirable par ses remèdes que par le régime qu'il conseillai pour prévenir les maux et pour rendre les remèdes inutiles, fén. Tél. xvn. Elle eut une magnificence royale.... Ses autres vertus n'ont pas été moins admirables, boss. 7{. d'Angl.Ù mère, ô femme, ô reine admirable etdigne d'une meilleure fortune.... id. ib. Au lieu de l'histoire d'une belle vie, nous sommes réduits à faire l'histoire d'une admirable, mais triste mort , m. Duch. d'Orl. Je n'ai rien fait pour Madame, quand je vous ai représenté tant de belles qualités qui la rendaient admirable au monde..., id. ib. Tout est grand et admirable dans la nature; il ne s'y voit rien qui ne soit marqué au coin de 1 "ouvrier, la bruy. )6. Combien d'hommes admirables et qui avaient de très-beaux génies sont morts sans qu'on en ait parlé! id. 2. Vastes cieux, qui cachez le Dieu qui vous a faits! Terre, berceau de l'homme, admirable palais! lamart. Médit, xviii. ô spectacle! Ô triomphe admirable à mes yeux, rag. Esth. 1, \. Amigone est parfaite, Ismène est admirable, corn. Œd. 1, 3. Il 2° Ironiquement, singulier, étonnant, et, par suite, qui est mal venu à. Ils sont admirables de vouloir prendre le parlement pour dupe, pasg. Prov. 19. Hermolaus n'est-ilpasadmirahlede vouloir que je m'oppose à Jupiter? vaugel. Q. C. 468. Ce que je trouve admirable, c'est qu'un hommequi s'e durant la vie d'une assez simple demeure, en veuille avoir une si magnifique pour quand il n'en a plus que faire, mol. Fest. de P. m. 7. Chose admirable! On aime la sévérité de la pénitence partout et en tout, hors en soi-même, bourd. Pensées, t. 1, p. 358. Il 3"Termede chimie. Sel admirable, sel de Glauber; sulfate de soude. || Admirable se met d'ordinaire après son substantif; on peut le mettre devant, quand le substantif peut soutenir la prononciation : Cette admirable loi.
— HIST. xine s. Quar n'a François remès en la crestienté, Qui ça outre ne soit à navie passé, Antioche ont assise [assiégée], l'amirable cité. (h. d'Ant. v, 5in. Vers Paris s'en avale [elle desci l'amirable cité, Berte, 81. || xvte s. Eleazai v d'une force amirable un roi eslevé de la muraille.
lequel il renversa de si grand roideur rosÈPHE,
Guerre, ni, 9. Trad. de des essars. On voit que l'ancienne prononciation était amirable.
— ÉTYM. Admirabilis, deadmirari, admirer.
ADMIRABLEMENT (a-dmi-ra-ble-man), adv.
D'une manière admirable. Il s'est conduit admirablement, il s'est admirablement conduit. Femme admirablement belle. La plaisanterie sert admirablement l'orateur. Ces deux adverbes joints font admirablement, mol. F. Sav. m, 2.
— REM. L'Académie donne parmi ses exemples: Il danse admirablement bien. On a critiqué cette locution, arguant qu'on ne peut dire: il danse bien d'une façon admirable. Pourquoi cela ne se dirait-il pas, admirablement qualifiant danser bien? On trouvedans unrecueil de lettres celle phrase de Voltaire : Il était admirablement bien fait.
— Êtym. A Imirab e, et ment (voy. ment1. ADMIRANT. ANTE (a-dmi-ran . r.in-l . a
admire. La souplesse, la bassesse, l'air a Imira pendant, rampant, étaient les uniques voies de lui plaire [à Louis XIV], st-simon, 406, 75.
ADMIRATEUR, TRICE (a Im s'), s.
m. el f. H i°Celui, celle qui admire. 1 e styl admirateurs. Le grand philosophe 1 el sa
jeune admiratrice, Mlle d a
eux qu'elle se suffit à elle-même sait se passer d'admirateu le pro-
tecteurs, la bbuy. 13. Un homme dévoué à l'Ët; I famille, au chef de sa famille ; autant admii
: ite que s'illui eût été moins propre familier.... id. 2. Qu'il est rare d'être les censen veres et incommodes de nos admirateurs, mass. Confér. Fuite du monde. Qui toujours des Romains admirateur secret.... rac. Milhrid. 11 , 3. | 2" Adj. Ces cris enivrants qu'un peuple admirateur Elève en
son transport versus libérateur \hnallt, Bhmch.
et M. 1 . * .
— ÉTYM. Admirator, de admirari, admirer, ADMIRATIF, IVE. (a-dmi-ra-tif, ti-v'). adj.
Il i" Porté à admirer. Ils deviennent 1 admi-
desc. l'nss. 78. Il 2° Terme de - Point admiratif. point qui se marque ainsi ! et qui
ADM
, on, pai 'v \ j
atiles, lesui
[«janvier m 7.
,lii en parlant di
substantif.
insr. xvi" s. Le magnanime n'est pas admira-
Eth. 124.
— KI'YM. Adm»