DE BALEINE
— ÊTYM. Lat. sperma, sperme, et eettts, baleine
(voy. CÉTACÉ).
SPERMATIQCE (spèr-ma-ti-k'), adj. Qui a rapport au sperme. Artère spermatique. Canaux spermatiques. La liqueur spermatique. || Animaux spermatiques, vers spermatiques, animalcules spermatiques, les mêmes que spermatozoaires. 11 est aisé de voir par les dates que Hartsoeker n'est pas le premier qui ait publié la découverte des animaux spermatiques, buff. Hist. anim. ch. 7. || Cordon spermatiq* ou testiculaire, cordon vasculaire ou nervoux, confposé de l'artère, des veines et des nerfs spermatiques, de vaisseaux lymphatiques, du canal conducteur du sperme, appelé conduit spermatique ou déférent. || Fonction spermatique, fonction qui est caractérisée par la génération d'un produit spécial, à savoir les ovules mâles où naissent successivement les cellules embryonnaires mâles, de chacune desquelles dérive un spermatozoïde qui, devenu libre et arrivé sur l'ovule femelle, y détermine l'apparition des cellules constituant l'embryon.
— HIST. XIV* s. Comme à toute génération humaines deux choses soient nécessaires, c'est la matière spermatique du malle et de la femelle, h. db MONDEViLLE, 1° 8. Se nulz de ces membres spermatiques [membres formés originairement dans la matrice] soit coppé, il ne puet estre restoré de vraye restauracion, lanfranc, f° 7.
— ÉTYM. littppiaTixo;, de (rn£p|ia, graine, semence.
t SPERMATISÉ, ÉE (spèr-ma-ti-zé , zée), adj. Terme de médecine. Qui est mêlé de sperme ; qui est enduit de sperme. Urine spermatisée. En quelque endroit qu'on touche l'embryon avec l'aiguille spermatisée, la fécondation réussit également, BONNET, Lett. div. Œuv. t. xii, p. 379, dans pouoens.
■}■ SPERMATISME (spèr-ma-ti-sm'), s. m. Hypothèse d'après laquelle le sperme aurait contenu les parties essentielles du nouvel être,auqueiracte procréateur n'aurait fait que procurer de la part de la femelle l'espace et la nourriture nécessaires à son développement.
t SPERMATISTE (spèr-ma-ti-sf), ». m. Partisan de l'hypothèse du spermatisme.
t SPERMATOCÈLE (spèr-ma-to-sè-l'), S. f. Terme de chirurgie. Gonflement et tension du testicule et de ses annexes par l'accumulation du sperme dans le testicule même ou dans son canal excréteur.
— ÊTYM. 27iio(io, sperme, et xri).Ti, tumeur.
t SPERMATOGRAPUIE (spèr-ma-to-gra-fie), ». f. Description des graines des végétaux.
— KTVM. S-tÉoua, graine, et fpàçetv, décrire. SPERMATOI.OGIE (spèr-ma-to-lo-jie),s. f. Traitr
de la semence ou des semences en général.
— ÊTYM. £r.£C(n, semence, et ),iiYo;, traité.
t SPERMATOPÊjÊE (spèr-ma-to-pé , pée), adj. Terme de médecine. Se dit des aliments auxquel.^
SPH
on attribue la propriété d'augmenter la sécrétion spermatique.
— ÊTYM. Sirépua, sperme, et jcoieîv, faire.
t SPERMATOPHAGE(spèr-ma-to-fa-j'), odj.Qui se nourrit de graines.
— ÊTYM. Ï7iép(ioi, graine, et çaytiv, manger.
t SPERMATORRHÉE ( spèr-ma-to-rrée ) , ». f. Terme de médecine. Écoulement involontaire et spontané du sperme.
— ÊTYM. ÏTiépiia, sperme, et feîv, couler.
t SPERMATORRHÉIQUE (spèr-ma-to-rré-i-k'), adj. Terme de médecine. Qui concerne la spermatorrhée. || Qui en est atteint.
, t SPERMATOZOAIRE(spèr-ma-to-zo-ê-r'), ». m. Éléments anatomiques du corps des animaux et de la plupart des végétaux, animés de mouvements propres, jouant le rôle de corpuscules fécondateurs, et caractérisant le sexe mâle.
— ÉTYM. Sitéppioi, sperme, et tûov, animal.
t SPERMATOZOÏDE (spèr-ma-to-zo-ï-d'), ». m. Synonyme de spermatozoaire.
SPERME (spèr-m'J, ». m. || !• Terme d'anatomie et de physiologie. La liqueur séminale, jj 2* Sperme de baleine, dit aussi blanc de baleine, sperma ceti, matière claire comme de l'eau de fontaine, qui existe, en quantité considérable, dans la partie supérieure de l'énorme tête des cachalots ; les grandes espèces peuvent en contenir de trente à quarante hectolitres sur un individu, qui fournit en outre de soixante à quatre-vingts hectolitres d'huile. Malgré le nom, il n'y a point de sperme de baleine dans la buleine, il n'y en a que dans les cachalots.
— HIST. nv* s. Le souverain des philozophes dist que embrion est engendré du sparme et du sang d'omme en la menstrue de la femme, lanfranc, f* 6, verso.
— ÉTYM. litcp|j.a, semence, de antlftiv, semer (comparez sphère).
t SPERMIOLB (spèr-mi-o-l'), ». m. Substance blanche et visqueuse dans laquelle sont enveloppés un grand nombre de petits corps noirs et arrondis qui sont les œufs de la grenouille.
t SPERMIQCE (spèr-mi-k'), adj. Qui a rapport à la graine.
— ÊTYM. Siicptia, graine.
t SPERMODERME (spèr-mo-dèr-m'), ». m. Terme de botanique. Pellicule coriace qui recouvre certains fruits, comme l'amande, le haricot.
— ÉTYM. Sitéptioe, graine, et Se'piio, peau.
t SPERMOLITHE (spèr-mo-li-f), ». m. Terme de médecine Calcul des voies spermatiques, des vésicules séminales en particulier.
— ËTYM. Sperme, et XiBoç, pierre.
t SPERMOPHILE (spèr-mo-fi-l'), ». m. Terme d'histoire naturelle. Genre de rongeurs dans lequel on dislingue le spermophile cilille, dit vulgairement citiUe,souslicou souslik, jevraschka,marmolle de Sibérie, et lapin d'Allemagne, legoarant.
— ÉTYM. STiépua, graine, et çîXo;, qui aime. tSPERMOPHORE (spèr-mo-fo-r'), », m. Terme
de botanique. Placenta ou péricarpe des plantes.
— ÉTYM. ÏTtépiio!, graine, et çopo;, qui porte.
t SPESSARTINE (spè-ssar-ti-n'), ». f. Espèce de grenat, ainsi nommée parce qu'on la trouve dans la forêt du Spessart en Bavière. La spessartine est composée de silice, alumine, fer oxydulé et manganèse, legoarant
SPHACËLE (sfa-sè-H, ». m. Terme de médecine. Gangrène qui occupe toute l'épaisseur d'un membre.
— HIST. XVI' s. Es sphaceles l'os vif chasse hors les esquilles de la portion de celui qui est mort et pourri, paré, xviii, 3t.
— ÉTYM. ïçdxeXoç.
SPHACËLE, ÉE (sfa-sé-lé, lée), part, passé de sphacéler. Qui est atteint de sphacèle. Membre sphacélé. La partie mordue par une vipère est manifestement malade, enflée, livide, sphacélée, POURCROY, Conn. chim. t. x, p. 322.
t SPHACÉLER (sfa-sé-lé. La syllabe eé prend un accent grave devant un e muet : il sphacèle ; excepté au futur et au conditionnel : il spbacéiera), v. a. Frapper de sphacèle. || Se sphacéler, v. réft. Être frappé de sphacèle. || L'Académie n'a que sphacélé.
— HIST. XVI* s. Hormis l'amputation des testicules, s'ils n'estoient gangrenés et du tout sphaceles, PARÉ, Au iecCeur.
— ÊTYM. Sphacèle.
fSPHACÉLIE (sfa-sé-lie), f. f. L'ergotdu seigle.
— ÉTYM. ïfàxeXoc, sphacèle, à cause des gangrènes que cause l'usage de farines altérées par l'ergot du seigle.
t SPUACÉLISME (sfa-sé-li-sm'}, ». m. Action de se sphaoéler ; disposition au sphacèle.
SPH
t SPHÈNE (sfê-n'), ». m. Espèce minérale cristalline, translucide, de couleur claire ou brune, d'un éclat assez vif. C'est un synonyme du titane silicéo-catcaire de Haûy, dit aussi titanite.
t SPHÉNENCfiPHALE (sfé-nan-sé-fa-1'), adj. Terme de tératologie. Monstre sphénencéplialc, et, substantivement, sphénencéphale, monstre qui se fait remarquer par une déviation particulière du sphénoïde.
— ÉTYM. Sphénoïde, ei encéphale.
t SPHÉNOBASILAIRE (sfé-no-ba-zi-lê-r"), adj. Terme d'anatomie. Qui concerne à la fois le sphénoïde et l'apophyse basilaire. || Os sphéno-basilaire, nom donné par Sœmmering à l'os occipital.
t SPHÉNO-ÊPINEDX , ECSE (sfé-no-é-pi-neû, neù-z'), adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport à l'épine du sphénoïde. || Trou sphéno-épineux ou petit rond, trou dont est percé l'os sphénoïde.
SPHÉNOÏDAL, ALE (sfé-no-i-dal, da-H, adj. Terme d'anatomie. Qui a /apport au sphénoïde. Les sinus sphénoïdaux. || Epine sphénoïdale^ nom donné tantôt à la crête que la face gutturale du sphénoïde présente sur la ligne médiane et qui se joint au vomer, tantôt à une saillie que présente cet 03 près de son bord postérieur et externe, en arrière du trou maxillaire inférieur.
SPHÉNOÏDE (sfé-no-i-d'), adj. Terme d'anatomie. L'os sphénoïde et, substantivement, le sphénoïde, os impair enclavé au milieu des os de la base du crâne et concourant à former les cavités nasales, les orbites, les fosses zygomatiques et la paroi de la cavité gutturale.
— BTYM. SçTivoecîrji;, de afi^yi, coin, de même racine que (TçiyyEtv, serrer (voy. sphincter), et eî5oç, forme (voy. mÉE). ïçi'yy" est le latin figere (voy. pixerI.
t SPHÉNO-MAXILLAIRE (sfé-no-ma-ksil-lê-r'), adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport aux os sphénoïde et maxillaire. || Fente sphéno-maxillaire ou orbitaire inférieure, fente que présente la région zygomatique de la face, et que forment le sphénoïde en haut, le maxillaire en bas, le malaire en avant, et le palatin en arrière. || Fosse sphénomaxillaire, fosse qui est placée derrière et un peu sous l'orbite, et formée par le palatin, le sphénoïde et le maxillaire supérieur.
t SPHÉNO-PA LATIN, INE (sfé-no-pa-la-tin, ti-n'), adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport au sphénoïde et au palais. || Trou sphéno-palatin, trou qui résulte d'une échancrure demi-circulaire située entre les deux éminences que présente le bord sphénoïdal de l'os palatin, et qui est convertie en trou par une semblable échancrure du sphénoïde.
+ SPHÉNO-PARIÊTAL, ALE (sfé-no-pa-h-é-tal, ta-l"), adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport au sphénoïde et au pariétal. || Articulations sphéno-pariétales, sutures qui unissent les extrémités des grandes ailes du sphénoïde avec les angles antérieurs inférieurs des pariétaux.
t SPHÉNOPTÈRE (sfé-no-ptè-r'), » f. Nom d'un genre d'insectes coléoptères.
— ÉTYM. ïç:^v, coin, et itrEpôv, aile.
SPHÉNO-TEMPORAL, ALE (sfé-no-tan-po-ral,
ra-l'), adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport au sphénoïde et au temporal.
SPHÈRE (sfê-r'), ». f. || 1* Terme de géométrie. Solide terminé par une surface courbe, dont tous les points sont également distants d'un point intérieur. Archimède a trouvé que le volume de la sphère est les deux tiers de celui du cylindre circonscrit; c'est pour cela qu'on avait gravé sur son tombeau une sphère inscrite dans un cylindre. Une bulle de savon dans un air tranquille donne l'exemple d'une sphère exacte. Nous n'enfantons [par l'imagination] que des atomes, au prix de la réalité des choses; c'est une sphère infinie dont le centre est partout, et la circonférence nulle part, PASC. Pens. I, i, édit. havet. La surface de la terre est convexe, et sa figure est peu différente d'une sphère, LAPLACE,^*poi.l,<. || Terme d'architecture, m Corps solide parfaitement rond qui sert de couron- ^ nement. || 2* Représentation du globe terrestre. Il [Thaïes] eut pour disciple Anaximandre, à qui Pline et Diogène Ijiërce attribuent l'invention de la sphère, c'est-à-dire la représentation du globe terrestre, rollin, Hist. ont. liv. xxvn, ch. 2. Il S" Disposition du ciel suivant les cercles imaginés par les astronomes. Les différentes positions de la sphère. Il Sphère droite, celle où l'équaieur coupe l'horizon à angles droits; sphère oblii|ue, celle où l'équateur tombe obliquement sur l'horizon; sphère parallèle, celle où l'équateur est parallèle i l'horizon. Les hommes placés sur Té-
SPH
quatour ont la sphiro droite; les habitants des deux pôles, s'il y en avait, 1 auraient parallèle, tous les autres ont la sphère oblique. || 4* Terme d'astronomie. Sphère armiUaire ou artilicicUe, machine ronde composée do divers cercles représentant ceux que les astronomes ont imagines dans le ciel. Une maison (bâtie par Huyghons] qui est savante dedans et dehors, et qui a des sphères pour ses girouettes, balz. liv. Xl, Iclt. ^. Il Sphère mouvante, sphère représentant en petit le système planétaire et mue par un appareil d'horlogerie. || 5* Étude des principes d'astronomie sur une sphère. Il étudie la sphère. Traité de la sphère. Il 6' Espace dans lequel on conçoit qu'une planète accomplit son cours. Saturne parcourt sa sphère en trente années. || Dans le langage général, la planète considérée en mouvement. 11 entend le bruil des sphères que les organes mortels ne sont pas faits pour saisir, stael, Corinne, xiil, *. || 7" Les dilTcrcntes régions sphériciiies en lesquelles les anciens partageaient l'espace céleste. Pour peu qu'on Ji de connaissances dans l'astronomie , on sait que la sphère des étoiles parait se mouvoir d'occident en orient autour des pôles de l'écliptique d'un mouvement très-lent, qui, suivant les observatiojis des aslronomes, est d'environ 60 secondes chaque année, d'alemb. (Eh», t. XIV, p. 47. Au heu de vingt-six sphères que demandait le système d'Eudoxe, Calippe en éublit trente-trois, bailly, llist. astron. anc. p. 24(. Ptolémée faisait tourner la sphère étoilée tout entière en 38000 ans autour des pôles de l'écliptique, suivant l'ordre des signes, et il faisait tourner cette même sphère en 24 heures en sens contraire autour des pôles, pour expliquer la révolution diurne, delambre. Abrégé d'astron. 8* leçon. Mais peut-être au delà des bornes de sa sphère [du soleil], Lieux où le vrai soleil éclaire d'autres deux, lamart. Xéd. i. || Dans le langage poétique, le séjour céleste. Va, je crois voir des cieux les peuples éternels i)esoendro de leur sphère, et se joindre aux mortels, volt. AU. i, 2. ||8° Terme de physique. Sphère d'activité, l'étendue dans laquelle un corps peut agir hors de soi. Quelques savants physiciens, et entre autres Taylor et Musschenbroeck, ont essayé de déterminer par des expériences l'étendue de la sphère d'atlraction de l'aimant, bufp. Uin. t. u, p. tsi. Il Fig. Sphère d'activité, étendue d'affaires, de travaux, dans laquelle un homme communique son action à ceux qui l'entourent. || 9° Fig. Etendue de pouvoir, d'autorité, ih connaissances, de talent, etc. Us demeurent trau ailles dans l'étendue de leur sphère, la brut. i. i'resque tous les hommes ne songent qu'à étendre leur sphère, et à y faire entrer tout ce qu'ils peuvent d'étranger; pour lui, il avait réduit la sienne i n'être guère que lui seul, FONT. Littre. Il est contre la nature de la chose qu'une république démocratique conquière des villes qui ne sauraient entrer dans la sphère de la démocratie, montesq. Esp. x, 6. Je passe dans ma sphère les derniers temps de ma vie, comme vous passez vos beaux jours, à faire le plus de bien dont je suis capable, volt. Lett. Pr. de Ligne, 22 juill. 4 766. L'infini en nombre et en étendue est hors de la sphère de mon entendement ; quelque chose qu'on me dise, rien ne m'éclaire dans cet abîme, id. Phil. ignor. 48. Montrant le tour de son esprit et la sphère de ses connaissances, j. j. Rouss. Ém. n. L'impossibilité de maintenir leur commerce sans les productions de l'Orient les força [les Hollandais] à sortir d'une sphère peut-être trop étroite pour la situation où ils se trouvaient, raynal, Ilist. phil. u, 2. || 10° Fig. Il se dit des limites qui bornent certaines choses morales. Etendre, agrandir, élargir la sphère des connaissances humaines. Il ne l'a fait que dans l'étendue de la sphère de probabilité de son sentiment, PASC. Ptov. VI. Il [l'homme surimposé] a rétréci lui-même la sphère de ses besoins, raynal, Hist. phil. XIX, (0. Il 11* Fig. Il se dit de la condition, de l'état des personnes. Sortir de sa sphère. Nul à Paris ne se tient dans sa sphère, volt. Chevaux et ânes. Qu'apprend-on dans la petite sphère de deux ou trois amants ou amis toujours occupés d'eux seuls? J. 1. ROfss. Hél. 2" préface. \\ 12- Terme d'alchimie. Sphère philosophale, fourneau qui sert à préparer la pierre. || 13° tienre de coquilles bivalves. — HIST. ini" s. Si verroit toutes les esteles Cleres et reluisans et bêles. Soient errans, soient fichies. En lor espères estachies, la Rose, 20630. Il XIV' s. One très-noble espère ou pelote ou une très bêle fiole, tele chose a une magnificence pour
spn
faire un don i un enfant, oiiesme, l!th. He. ||xv*». Comme aussi l'cntenlion finale de sapiencc ou de métaphysique soit la cognoissance de l'ordre des espères célestes, christ, de pisan, Charles Y, III, 4. Jehan de Dons ou Jehan des Orloges a fait un grand instrument par aucuns appelle espère ou orloge du mouvement d\i ciel, du canoë, spera. Il xvr s. Ceste infinie et intellectuale sphère, le centre de laquelle est en chascun lieu de l'univers, la circonférence point, c'est Dieu, selon la doctrine de Hernies Trismegistus, rab. ni, <3.
— Ktym. Provtnç. espéra; espagn. esfera; ital. sfera; du lat. sph.rra, qui vient du grec ofoTpa, dont le sens primitif est balle à jouer. Ce mot et oiteîociv, semer, ont une origine commune, démontrée par (iijeïpa, corde, qui vient de onefpeiv, et oiceïpx, spire, qui conduit à oçaipa.
SPHERICITE (sfé-ri-si-té), s. f. \\ l'Etatde ccqui est sphérique. Lorsque, sous I/>uis XIV, Picard mesura le méridien, on n'avait point encore pensé à révoquer en doute la sphéricité de la terre : voilà où l'on en était en \ 67o, condil. Art de rais, v, 8. M. de la Grange vient de démontrer.... que l'attraction réciproque des planètes et la non-sphéricité de leurs globes ne peuvent produire aucune altération ni dans les moyens mouvements, ni dans leurs révolutions, bailly, Hist. astr. mod. t. m, p. 233. Il 2° Terme de physique. Aberration de sphéricité, confusion des images, résultant, dans les lunettes, de la forme sphérique de la surface des lentilles ; aberration transversale de sphéricité, étendue dans laquelle se forment les di fférents foyers dans un plan perpendiculaire à l'axe de l'objectif; aberration longitudinale de sphéricité, celle qui se produit dans le sens de l'axe. L'achromatisme a pour effet de corriger dans une certaine limite tes aberrations de sphéricité.
— ÊTYM. Sphérique.
SPHÉRIQUE (sfé-ri-k'), adj. \\ !• Qui est rond comme une sphère. Enfin la raison et le voyage de Christophe Colomb rendirent à la terre son ancienne forme sphérique, volt. Phil. Newt. m, 9. Pourquoi une goutte d'eau est-elle sphérique? c'est que, toutes les parties s'attirant également et mutuellement, il faut nécessairement qu'elles s'arrangent dans l'ordre où elles sont à ta moindre distance les unes des autres, condil. Art de rais, n, 4. Il est mat)iématiquementdémontré qu'une capacité sphérique est plus grande que toute autre capacité qui aurait une surface égale à la sienne, brisson. Traité de phys. t. I, p. 26. De toutes les figures rentrantes, la figure sphérique est la plus simple, puisqu'elle ne dépend que d'un seul élément, la grandeur de son rayon, laplace, Exp. i, <2. || J" Terme de géométrie. Oui appartient à la sphère. || Polygone sphérique, polygone formé sur une sphère par des arcs de grand cercle. || Triangle sphérique, polygone sphérique de trois côtés. || Trigonométrie sphérique, partie de la trigonométrie qui s'occupe de la résolution des triangles sphériques. || S.m.plur. Les Sphériques, titre d'ouvrages qui ont la sphère pour objet. A l'âge de dix-huit ans, il [J. B. du Hamel] composa un petit traité, où il expliquait avec une ou deux figures, et d'une manière fort si mple, les trois livres des Sphériques de Théodose, fonten. du Hamel. ||8* Ancien terme de mathématiques. S'est dit pour cube ou cubique. Nombre sphérique.
— HIST. xiv s. Et les corps du ciel selon aucuns sont ainsi meus par nécessité pour la raison de la figure sphérique, oresme, Éth. 66.
— ÊTYM. Lat. sphxricus, de sphasra, sphère. SPHÉRIQUEMENT (sfé-ri-ke-man), aiv. D'une
manière sphérique.
— ÊTYM. Sphérique, et le suffixe ment.
SPHÉRISTB (sfé-ri-sf), s. m. Terme d'antiquité.
Celui qui enseignait les différents exercices avec la balle.
— ÊTYM. Lat. sphxrista, de «xçaipur-r^ç, qui vient de dça'pa, balle à jouer.
SPHERISTÈRE (sfé-ri-stè-r"), t. m. Terme d'antiquité. Lieu destiné aux exercices avec la balle.
— ÊTYM. SçaipisTiipiov, de c<fiuçnar>\i, sphériste.
SPHIÎRISTIQUE (sfé-ri-sti-k'), s. f. Terme d'antiquité. L'art des exercices avec la balle. La sphéristique était conseillée par les médecins de l'antiquité.
— ETYM. SçaiptoTixri, de (jçaïp», balle.
t SPHI^ROCARPK (sfé-ro-kar-p'), adj. Terme de botanique. Qui porte des fruits arrondis.
— ÊTYM. Sçaîpi, globe, et xopitiç, fruit.
+ SPHÉROCÉPHALE (sfé-ro-sé-fa-1'), adj. Disposé en tête arrondie.
— ÊTYM. £f aïpa, sphère, et x*9oiX^, tête.
SPH f
t SPHf.ROÏI>AL, ALK (sfé-ro-i-dal, da-l'), ad>. Qui ressemble à un sphéroïde, qui en a la forme. Corps sphéroidal. Forme spbéroîdale. Des solides sphéroidaux. Il Terme de cristallographie. Cristal sphéroidal, nom donné par Haiiy à une variété de diamant, i facette arrondie et semblant dériver d'un solide i 48 pani, résultant lui-même de l'octaèdre primitif, par une loi de décroissement sur les angles. Il Terme de physique. État sphérotdal ou globulaire des liquides, nom donné par Boutigny à ce fait que divers liquides placés sur un corps chaufli au rouge blanc y prennent la forme sphérique sans le mouiller, et restent sans mouvement, sans bouillir ni changer de volume plus vite qu'à la température ordinaire, jusqu'à ce que la surface devienne moins chaude et passe au rouge brun : alors tout à coup le liquide bout avec violence et se trouve projeté.
• SPHEROÏDE (sfé-ro-i-d'), ». m. || !• Terme de géométrie. Solide dont la figure approche de celle de la sphère. La terre, par son mouvement de rotation, a dû nécessairement prendre la figure d'un sphéroïde dont les axes sont entre eux comme 229 est à 230, BUFF. Hist. nat. Preuv. Ihéor. terr. (Eut), t. i, p. 229. Il Sphéroïde allongé, celui dont le plus grand diamètre est celui des pôles. || Sphéroïde aplati, celui dont l'axe est le plus petit diamètre. On sait par les observations que la terre est un sphéroïde aplati, et la théorie de la gravitation concourt, même avec les mesures actuelles, à lui donner cette figure, d'alemb. (Eut), t. XIV, p. 49. Ces deux forces [la pesanteur et la force centrifuge], agissant sous différentes proportions dans différents astres, varient leur figure, et les rendent des sphéroïdes plus ou moins aplatis, BONNET, CorUemplat. tw». i, 4. || 2* Genre de poissons chondroptérygiens.
— ÊTYM. ïçaipceiSifit , de dçaïpo, sphère et eWoç, forme.
t SPHÉROÏDIQUE (sfé-ro-i-di-k'), adj. Qui a rapport au sphéroïde. Ces masses [les vapeurs séparées du soleil primitif par le refroidissement] ont dû prendre une forme sphéroldique, avec un mouvement de rotation,dirigé dans le sens de leur révolution, laplace, dans Ann. du Bur. des longit. 1867, p. 443. Triangles sphéroïdiques, trigonométrie sphéroïdique, leoendrb, Instit. Mém. scienc. (806, 1" sem. p. (33 et )60.
SPHÉROMÈTRE (sfé-ro-mè-tr"), ». m. Terme de physique. Instrument employé pour mesurer les rayons des sphères et les petites épaisseurs.
— ÊTYM. JÎpaToa, sphère, et ijixpov, mesure.
t SPHÉROMÉTRIQUE (sfé-ro-mé-tri-k') , adj. Qui a rapport au sphéromètre.
t SPHERCLE (sfé-ru-n, ». f. \\ i' Petite masse sphérique. Ayant versé une grosse goutte de mercure dans une assiette de porcelaine, je l'écrasai et en formai un grand nombre de petites sphérulcs, RUMFORD, Instil. Mém. scieru. 1807, a* sem. p. 99. Il 2' Terme de botanique. Nom donné par WiUdenow à un réceptacle arrondi, oblong ou conique, s'ouvrant au sommet par des fentes ou dos porcs, et répandant des séminules mucilagineuses sous forme d'une gelée que la sécheresse réduit en une poudre très-fine : exemple, certaines hypoxylées (leooarant). || C'est aussi le nom donné aux corpuscules oblongs placés dans la rosette de certaines mousses, et que l'on croit être des sortes de bulbilles.
— ÊTYM. Diminutif de sphère.
t SPHIGGURE (sfi-gu-r'), ». m. Genre de mammifères rongeurs ayant deux espèces : le sphiggure épineux, qui habite le Paraguay; il a été appelé couy par Azara, et coendou par Buffon; et le sphiggure villeux, dit vulgairement orico, qu'on trouve au Brésil, leooarant.
SPHI^'CTER (sfin-ktèr), ». m. Terme d'anatomie. Muscle circulaire qui sert à fermer certaines ouvertures naturelles. Le sphincter de l'anus. Le sphincter de la vessie.
— IIIST. XVI* s. Le sphincter ou fermeur de la vessie, du siège, paré iv, *i.
— ÊTYM. ïfif xTi^p, de oçîyYiiv, serrer. SPHINX (sfinks'), ». tn. || 1* Monstre de la
Fable, que Junon en colère suscita contre la ville de Thèbes pour affliger le pays; les poètes lui donnent la tête et le sein d'une fille, le corps d'un lion et les ailes d'un aigle; il proposait une énigme et dévorait ceux qui ne la devinaient pas. On t'a parlé du sphinx dont l'énigme funeste Ouvrit plus de tombeaux que n'en ouvre la peste, corn Œdipe, i, 4. || Fig. Deviner l'énigme du sphinx, ou bien en être dévoré , bbav-
SPI
liARCH. Mère coupable, ii, <8. || 2° Terme de sculpture. Figure de sphinx sans ailes. Au haut de chaque rampe un sphini aux larges flancs Se laisse entortiller de fleurs par des enfants, la font. Psyché, i, p. <03.||8' Terme d'histoire naturelle. Genre de papillons.
— RBM. Autrefois sphinx était du féminin, conformément au grec qui fait ce mot féminin, car le sphini était une femme. La sphinx, le p. vansleb, Kouv. relation, p. <44.
— ÉTYM. Spiït, mot d'origine étrangère (Hésiode a à l'accusatif fixa), mais assimilé par les Grecs à <rç(YYu, serrer, étouffer.
+ SPHRAGISTIQUE (sfra-ji-sti-k'), S. f. Science des sceaux et des cachets.
— ÉTYM. S^payiotixif], sous-entendu téyyn, l'art des cachets, de a^fayl:;, cachet.
t SPHYGMIQCK (sfi-gmi-k'), adj. Terme de médecine. Qui a rapport au pouls. || Art sphygmlque, art qui a pour but la connaissance des caractères du pouls.
— ÊTYM. £çuY(iLixèc, de oçu-ypiôc, battement, pouls, t SPHYGMOGRAPHE ( sfi-gmo-gra-f ) , t. m.
Sorte de sphygmomètre qui enregistre les pulsations des artères.
— ÉTYM. Sfuyiioç, pouls, et -Ypôçeiv, écrire.
t SPHYGMOMÈTRE (sfi-gmo-mè-tr'), ». m. Intrument pour mesurer le pouls.
— ÉTYM. £çuY(iè!, pouls, et (i^Tpov, mesure.
t SPHYGMOSCOPE (sfi-gmo-sko-p'), ». m. Instrument qui, ajouté au cardiographe, permet d'enregistrer le tracé du pouls des artères avec lesquelles il est mis en communication.
— ETYM. ïçuYf'^Si pouls, et GxoTieïv, examiner. SPIC (spik), ». m. Nom vulgaire et spécifique de
la lavande spic (labiées), dite absolument lavande, lavandula tpica, L. qui fournit une huile odorante, volatile, très-employée dans le commerce, et appelée essence de spic, et, par corruption, huile d'aspic.
— WST. xvi* s. Canelle fine, spicque, galangue,