‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 213 sur 754 · TUY · texte numérisé non relu

TUY

veur, et iu en prenaient la tutelle comme protecteurs de l'univers, id. Rom, fl. La tutelle est une charge personnelle qui ne passe point aux héritiers du tuteur, Code civ. art. 4)9. || Rendre la tutelle, rendre compte de la tutelle qu'on a exercée. Qu'il n'en soit point question [de certains cadeaux].... dans ma tutelle; c'est tout de bon que je m'en vais la rendre, sÉv. 19 janv. »674, ||Être dispensé de la tutelle, se dit de ceux que la loi dispense d'être tuteurs ou curateurs. Tout individu atteint d'une infirmité grave et dûment certifiée est dispensé de la tutelle. Code civ. art. 434. Ceux qui ont cinq enfants légitimes, sont dispensés de toute tutelle autre que celle desdits enfants, ib. art. 43B. Il On dit de même : Être exempt de tutelle et de curatelle, etc. || Enfants en tutelle, hors de tutelle, enfants qui sont encore ou qui ne sont plus sous l'autorité d'un tuteur. || Tutelle officieuse, protection légale accordée à un enfant mineur par une personne qui se propose de l'adopter quand il sera devenu majeur. || Fig. Au monde en tutelle. Dieux tout-puissants, quel exemple ofîrez-vous? bébang. Escl. gaulois. || 2° Fig. Dépendance , surveillance gênante. Sa sœur à cinquante ans le tenait en tutelle, CORN. Attila, i, 2. Vous verrons-nous toujours trembler sous sa tutelle td'Agrippine]? hac. Brit. Il, 2. Lorsque, pour affermir sa puissance nouvelle. Il voulait, disait-il, sortir de leur tutelle [des janissaires], ro. Bajax. i, (.Le cardinal [Mazarin], qui sentait qu'il n'y avait plus moyen de tenir son maître en tutelle, hamilt. Gram. v. Il [Pierre le Grand] a dissipé les janissaires moscovites, nommés strélitz, qui tenaient les czars en tutelle, VOLT. Charles III, ( . || 3» Fig. Protection. Les citoyens sont sous la tutelle des lois. || 4* Tutelle de na.'ire, nom qu'on donne aux armes mises en sculpture, à l'arrière ■d'un navire, et qui sont ordinairement celles du prince ou du patron.

— REM. L'Académie écrit tutelle et cinatelle par deux l, tandis qu'elle écrit caulèle, clientèle, etc. avec l'accent.

— HIST. xv s. Lesquelx escoliers estans en une chambre en la tutelle [pension] maistre Jehan Perat.... DU CANGE, tutella. || xvi* s. 11 est peu d'ames si réglées.... à qui on se puisse fier de leur propre conduite.... il est plus expédient de les mettre en tutelle, mont, ii, 3I4. C'est une manne céleste envoyée pour la tutelle et conservation de la vie humaine, ro. m, 226. Les tuteles sont datives [déférées par le juge, de l'avis des parents], loysel,

— ÊTYM. Provenç. espagn. et ital. lulei<»; du lat. tutela, qui vient de tueri, défendre. L'ancienne langue disait tuterie.

TUTEUR , TBICE (tu-teur, tri-sO, *. m. et /. Il 1* Celui , celle qui est chargé d'une tutelle. .... toi-même, des tiens devenu le bourreau, Au sein 4e ton tuteur [Cicéron] enfonças le couteau, CORN. Cinno , iv, 3. L'abbé de Coulanges veut rendre le compte de ma tutelle; et c'est une nécessité que ce soit aux enfants dont on a été tutrice, SÉv. (71. Théodose déclara Stilicon tuteur de son fils Honorius, et lieutenant général des armées des deux empires, fléc». Ilist. de Théodose, IV, 75. Et l'orphelin n'est plus dévoré du tuteur, BOIL. Lutr. VI. La femme pourra être nommée tutrice de son mari. Code civ. art. bo7. Tout individu âgé de soixante-cinq ans accomplis peut refuser d'être tuteur, ib. art. 433. || Tuteur officieux, celui qui est chargé de la tutelle officieuse. Un époux ne peut devenir tuteur officieux qu'avec le consentement de l'autre conjoint. Code civ. art. Î62. Il Tuteur od hoc, celui qui est nommé à un mineur pour un objet déterminé. || Fig. Il n'a pas besoin de tuteur, se dit d'un homme qui sait conduire ses affaires. || Fig. Nous sommes des enfants qui avons besoin d'un tuteur sévère, la difficulté ou la crainte, Boss. Sermons, Ambition, t. Il Fig. Tuteurs des rois, s'est dit des parlements sous l'ancienne monarchie. Mercenaires appuis d'un dédale de lois. Plébéiens, qui pensez être tuteurs des rois, volt. Jlcnr. iv. Il y a longtemps que les Calas, les chevaliers de la Barre, les Lally, etc. m'ont brouillé avec les tuteurs des rois, iD. Lett. Hichelieu, 20 juill. (771, ||a» Fig. Celui, celle qui protège. Ces grands tuteurs des Etats [les princes], Dial. d'Or. Tubero, t. ii, p. 28». Les souverains ne sont que les conservateurs des lois, les exécuteurs de la justice, les pères et les tuteurs du peuple, fén. t. xxii' p. 389. Les chefs-d'œuvre que Rome, tutrice des beaux-arts , a cédés à l'héritière d'Athènes [Paris], chàtraobb. Génie, iv, vi, 6. P" Terme de

jardinage. Bâton contre lequel on attache une plante faible, tortue ou mal dirigée, qu'on veut soutenir ou redresser. Les quenouilles du maïs étant destinées à servir de tuteurs ou de rames au légume grimpant, chateaubr. Amer. Moissons. Il Corset tuteur, sorte d'enveloppe solide, en bois, en fer, qu'on met autour d'un jeune arbre pour le protéger dans sa croissance.

— HIST. xiii" s. Cil qui est tuterss por enfans sousaagiés, n'est pas tenus à fere les besongnes des enfans à son cousl, beaum. xvii, 8. Doner tutors as orfelins qui n'en ont point, Liv. de just. 75. ||xiv* s. Or est terre mère et nourrice De toutes choses, et tutrice, Nat. à Valch. err. 405. Madame Aliz de Partenay, tutreisse desdiz héritiers, DU CANGE, tutella. Il XV» s. Tuteur d'enfans [celui qui les tient en pension], ro. ib. ||xvi's. La déesse tutrice de cette amoureuse ardeur [l'amour], mont. m, 293. Tuteurs et Intéresses, Coust. gén. t. n, p. 504. Le parlement, jadis tuteur des roys, Sat. Uén. Disc, de M. d'Aubray.

— ETYM. Provenç. tuaire, tuador; du lat. tutatorem, protecteur, de tutari, protéger (tutor aurait donné (ure). En provençal tuaire, en français tntere est le nominatif, de tutdtor ; tuador, tuteur, est le régime, de tulatôrem. C'est de tuteur, maître de pension , que vient l'anglais tutor, précepteur.

TCTIE (tu-tie), i. f. Oxyde de zinc mêlé de protoxyde de fer, d'oxyde de plomb, d'oxyde de cadmium, etc. qui s'attache, sous forme d'une couche dure et grisâtre, aux cheminées des fourneaux dans lesquels on traite des minerais de fer contenant du zinc, LEGOARANT. Il Onguent de tutie. Les femmes turques se mettent de la tutie brûlée et préparée dans les yeux pour les rendre plus noirs, BUFP. Ilist. nat. hom. Œuv. t. v, p. 402.

— HIST. xvi* s. Y dissolvant sucre candi, tuthie, gomme diatragant, myrrhe, paré, xi, 44.

— ÊTYM. Portug. tutia; de l'arabe touti'yô. TUTOIEMENT ou TUTOÎMENT (tu-toi-man),s.

m. Action de tutoyer. On lui dira comment Leur prudente équité punit le tutoiement, haute- BOCiiE, Botirg. de quai, v, 3. Le tutoiement, qui rend le discours plus serré, plus vif, a souvent de la noblesse et de la force dans la tragédie, volt. Comm. Corn. rem. Ment, ii, 3. Une singularité remarquable dans l'usage du tutoiement, c'est qu'il est moins permis dans le comique que dans le tragique, marmontel, Œuv. t. x, p. 370. Ces lettres françaises [lettres des papes dans le ïiv siècle]! ont l'avantage de constater le tutoiement employé par les papes avec tout le monde sans exception, leclerc, Hist. litt. de la France, t. XXIV, p. 425. Il Fontenelle disait tutayement : Nalureilement le comique a dû pousser cela un peu plus loin, et à son égard le tutayement n'expire que dans le Menteur, Vie de Corn.

— Etym. Tutoyer; génev. tutayement.

TCTOYÊ, ÊE (tu-to-ié, iée), part, passé de

tutoyer. Tutoyé par un ancien camarade.

TUTOYER (tu-to-ié; plusieurs disent tu-toi-ié; l'y grec se change en i devant l'e muet : je tutoie, je tutoierai), ». o. || 1° Dire à quelqu'un tu et toi, au lieu de vous, qui est la forme polie dans notre langue. Pour moi, j'aimerais mieux traiter un valet de vous que de tutoyer un prince, bussy, dans Dict.deTrévoia, tu. Pardonnez, madivine comtesse, Pour duper le barbon il faut vous tutoyer, th. corn. Comt. d'Org. v, 6, Vous ne tutoierez plus un gendre de ma sorte, destouch. Glor. m, 9. Le grandprieur de Froulay m'a dit que Louis XIV n'aimait pas du tout que les faiseurs d'épîtres et de prologues, ni les auteurs de dédicaces le tutoyassent en vers pas plus qu'ils n'auraient fait en prose : Le roi François I" ne le soulîrit jamais, disait-il un soir chez Mme de Montcspan, qui répondit à cela que Despréaux n'avait jamais été qu'un mal-appris, Souv. de .Mme de Créquy, t. i, p. 23. Le philosophe est très-familier avec le baron; car il le tutoie, GRiMM, Corresp. t. i, p. B2. Monsieur le maire est gentilhomme par sa femme née demoiselle; voilà pourquoi il nous tutoie et rudoie nous autres paysans, p. L. COUR. Gax. du village. Don Ricardo [au roi] : Seigneur, vous m'avez tutoyé. Me voilà grand d'Espagne [les grands d'tispagne étaient tutoyés par le roi], v. hugo, llernani, iv, ( . || Les quakers emploient le tutoiement avec tout le monde. Penn fut obligé d'aller tutoyer Charles II ctsesministres plus d'une fois pour son payement, volt. Dict.phil. Çuakeri. Il Absolument. En Allemagne, supprimer le monsieur elle madame serait une grossièreté pareille à tutoyer parmi nous, st-sim. "o,

464. On tutoyait alors au théâtre.... volt. Comm, Corn. rem. Ment, n, 3. || 2° Se tutoyer, u. réft. Employer entre soi les tu et les toi. Bourguignon, ne nous tutoyons plus, je t'en prie, mahit. Jeux de l'am. et du hat. n, 9. Nous nous tutoierons, quand nous serons ivres, dideb. fleveu de Ramrau. \\ Avec ellipse du pronom personnel. Jamais Molière n'a fait tutoyer les amants, volt, Comm. Corn. rem. Ment. II, 3.

— REM. Tutayer, prononciation normande, a été usité; on l'entend encore quelquefois. Il tutaye, en parlant, ceux du plus haut étage, mol. Mis. ir, 5. Il a encore ur.e autre mauvaise habitude, c'est de tutaïer tout le monde; il tutaye jusqu'à des femmes qu'il n'a jamais vues, DUFhÉNï, Bspr. de c»ntrad. se. 6.

— HIST. xiy s. Et après ce, Jehan Maras «ust dit à Phelipot escuier très-arrogammenl : me tutoies-tu? J'ai une preude femme espousée, dd CANGE, tuisare. \\ xv* s. Le suppliant dit à icellui commandeur, qu'il ne faisoit pas son honneur de le tutoyer, attendu qu'il estoit marié, du cange, Tuisare. \\ xvi* s. Si je tuttioie quelque gros milourd, qui me donnast un coup de poing, boni- VARD, De noblesse, p. 242.

— ÊTYM. Tu et loi; génev. tutayer. Montaigne a dit tuoyer : Des nations où les enfants tuoyenl leurs pères, l, 207. L'ancienne langue disait aussi atuleer, atuiser; le bas-latin, tuisare, tibissare.

t TUTTI (tou-tti), s. m. pi. \\l' Terme de musique. Tous les instruments de l'orchestre pris ensemble. Allons, tutti ensemble. || i' Au sing. Phrase musicale jouée par tous les instruments de l'orchestre ensemble. Reprenons au tutti. De beaux tutti. Par un noble tutti l'ouverture commence, SOPHIE GAT, Maitre de ehap. i, 4. || 3" Tutti quanti [italien, tous tant qu'ils sont], tous ceux qui sont là, gens de même farine. La reine me parla tout aussi longtemps du ma maladie, que si c'eût été une couche.... le maréchal de Lorges m'attaqua sous le nom du chevalier de Grignan, enfin tutti quanti ; vous >avez ce que c'est que de recevoir un mot de tout ce qu'on trouve en chemin. SÉV. 299. Les Lamartinière , les Reboulet et les tutti quanti, volt. Lett. envers et en prose, 104.

— ÊTYM. Ital. tutti, plur. de tutto (voy. tout).

t TU-TU-BAN-BAN, s. m. La musique des montreurs d'ours (onomatopée de la flûte et du tambour). On dit aussi tu-tu-pan-pan.

TUYAU (tu-iô; plusieurs disent tui-iô), t. m. Il 1° Petit canal de fer, de plomb, de bois, de terre cuite, etc. Tuyau de fontaine. Les tuyaux d'une conduite de gaz. Les tuyaux d'un poêle. |i En tuyaux d'orgue, se dit d'objets rangés à côté l'un de l'autre et dont la longueur est décroissante. Les pennes de la queue sont en tuynux d'orgu» comme dans le faisan, et non point toutes égales, DUFF. Ois. t. IV, p. l64.||Tuyau de poêle, se dit, par plaisanterie, du chapeau rond que portent les hommes. || 2° Ouverture de la cheminée depuis le manteau jusqu'en haut. || Tuyau dévoyé, tuyau de cheminée qui est détourné de la direction verticale. || 3" Ouverture et canal d'une fosse d'aisances. || 4" Le bout creux de la plume des oiseaux, par opposition à la tige. Les porcsépics, les hérissons, par les tuyaux dont Ils sont couverts, semblent nous indiquer que le» plumes pourraient appartenir à d'autres qu'aux oiseaux, buff. Quadrup. t. vi, p. 209. || 5° Tige creuse du blé et de certaines plantes. Quand le fruit de Cérès De ses tuyaux dorés enrichit nos guérets, tristan, Mariane, i, 3. Vers le x* siècle, en même temps que les uosties étaient substituées au pain, les fidèles qui vinrent recevoir la communion, burent le vin, non plus à même le calice, mais en humant, au moyen d'un chalumeau ou tuyau, le liquide consacré, de laborde. Emaux, p. 530. il 6° Par extension, tout ce qui a la forme d'un tuyau. Pour sucer quelque liqueur, les lèvrei servent de tuyau, et la langue sert de pi.ston, BOSs. Conn. IV, 2. Il Familièrement. Parler dans le tuyau de l'oreille, dire quelque chose dans le tuyau de l'oreille, parler bas, en secret à quelqu'un. || 7" Gros pli cylindrique qu'on fait à du linge empesé, surtout à une garniture, à une dentelle ou bande de tulle ou de mousseline. Il y a de gros et de petits tuyaux. Il 8' Se dit de plusieurs coquilles. Il 9* Tuyau à tonnerre, synonyme de quennon.

— SYN. tuyau, tube. Tube est un terme de science ; tuyau est de l'usage ordinaire. Le physicien et l'astronome se servent de tubes; nous employons différentes sortes de tuyaux pour conduire les liquides. En outre, le tube est en gêné-

TYM

TYP

TYP

T»! an corps d'une telle ligure ; le tuyau est plutôt un ouvrage propre pour tel usage.

— Hisr. iir s. Ci naist ilo la chanson et racine et tuiax (branche], Dont li chans et li dis est mirables et biaz, Sax. n. || xill* s. Puis qu'il [les blés] deviennent granl, et qu'il voclent monter en tuel, beaum. LU, ♦. Cil fol [co félon, Renard].... Qui quatre des tuiax m'a trct De la destre elc et de la qeue, Ren. 7361. Il xiV s. Ele bouta son pié dedans le tuel de la cuisine, du cance, tuellus. Une cuiller d'or et un tuyau d'or à administrer et recevoir le corps N S., DE LABORDE, Émaux, p. b30. Prcnez un tuel, et le boutez entre cuir et char, et lo soufflez, Sénagier, u, s. || xv* s. J'ai veu qu'on ne souloit quérir Oue robes à quinze tuyaux. Larges manches et haulx chappeaux, couuill. Droits nouv. En manière d'une clef à tuel, du canoë, tuellus. Il XTi* s. Aussi sont très proprement entés plusieurs arbres en canon, cornuchet, tuiau, llusteau; ainsi dittc telle sorte d'enter, de» instruments de ce nom, o. de serres, 670.

— Etym. Provenç. et espagn. tudel; de l'anc. hautallem. liida ; dan. (ild ; hoUand. luit, tuyau d'après Diez, qui rejette le lat. (udctlus proposé par Ménage, à cause que tttbellus n'a pu donner tudel.

t TCYACTAGE (tu-io-ta-j'), ». m. || l" Ensemble des tuyaux d'une machine à vapeur. || 2' Terme <le repasseuse. Action de tuyauter. Le tuyautage d'un bonnet.

t TCYAt'TER (tu-io-té), V. a. Terme de repasseuse. Former des plis en forme de tuyaux avec un fer rond à une étoffe ou à une garniture de dentelle, de tulle ou de mousseline. Garniture tuyautée. || S. m. Un tuyauté, une étoffe tuyautée. Un tuyauté formant jabot. || Disposer les plis d'une étoffe, principalement d'une coiffure, de manière i former une garniture de petits tuyaux.

t TUYAUTERIE (tu-i-0-te-ric), ». f. Fabrique de tuyaux.

TUYÈRE (tu-iè-r' ; plusieurs disent tui-iè-r"), s. f. Tube conique en métal , qui conduit le vent d'un soufflet dans un fourneau, et dans lequel est engagée la buse du soufflet. || Terme de serrurerie. Canal de fer épais qui sert à conduire le vent du soufflet dans la forge.

— CTYM. Tuyou.

f TYLARE (ti-la-r'), t. m. Terme de zoologie. Partie dénudée, sous les doigts et le talon d'un mammiTere. || Saillie que forme, à chaque articulation, le dessous des doigts des oiseaux.

— f.TYM. Tû>apo«, dimin. de tij),o;, callosité.

f TYLO.MA (ti-lo-ma), J. m. Terme de médecine. Callosité de l'épiderme, ou callosité en général.

— f.TYM. Tû),u)ti«, callosité.

t TYLOSE (ti-lô-z'), ». f. Terme de médecine. Cor aux pieds, œil de pie, œil de perdrix.

— FTYM. TO).WTi;, callosité.

TYMPAN (tin-pan), ». m. || !• Terme d'anatomie. Cavité de forme irrégulière creusée dans la base du rocher, tapissée par une membrane muqueuse, communiquant au pharynx par la trompe d'Eustache, et constituant l'oreille moyenne. Sans même qu'aucun objet extérieur frappe nos oreilles, nous y sentons certains bruits qui ne peuvent guère arriver que de ce que, par quelque cause interne que ce soit, le tympan est ébranlé, Boss. Conn. iri, n. ||Fig. [Un écrit du roi de Prusse] qui a fort choqué le tympan de toutes les oreilles pieuses, VOLT. Lett. Thirint, (8 fév. (760. ||La membrane du tympan, membrane tendue entre l'oreille moyenne et l'oreille externe. || Un bruit i briser le tympan, le tympan de l'oreille, un bruit très-éclatant et très-fort. 112" Terme d'imprimerie. Feuille de parchemin, ou morceau d'étoffe étendu sur un châssis de bois; on y met les feuilles à imprimer. |1 3* Terme d'architecture. Rspace uni qui se trouve encadré par les trois corniches d'un fronton, et dans lequel on place parfois des statues, des bas-reliefs, des ornements. Il Tympan d'arcade, espace triangulaire qui résulte d'une arcade circonscrite par des lignes droites. || Le dé d'un piédestal, jj 4° Panneau de bois renfermé entre des moulures. || 5* Terme ue mécanique. Pignon enté sur un arbre, et qui engrène dans les dents d'une roue. || Roue creuse Oans laquelle un ou plusieurs hommes marchent pour la faire tourner. || Machine destinée à récurer les rivières. || 6* Tambour creux mobile autour de son axe, dans lequel sont des cloisons en spirale par l'intermédiaire desquelles on élève de l'eau, en faisant tourner le tambour.

— UiST. XVI* s. Les branches feront un archi-

trave, frise et corniche, et tympane, et frontispice, PALISST, 6i.

— Etym. Lat. tympanum , tambour, du grec Tij(i7toivoy, qui vient de rùitto», frapper. Dans l'ancienne langue tympan signifiait tambour: xii* s. Estrumens, psaltcrie, tympans.... Rois, p. 33.

t TYMPANAL (lin-pa-nal), ». m. Terme d'anatomie. Os en forme d'anneau ou de tube sur lequel est tendue la membrane du tympan, insérée à une cannelure qu'il présente à sa partie interne. Il Ad;. Cercle, cadre, ostympanal.

— ETYM. Tympan.

t TY.>IPANIQUE(lin-pa-ni-k'), adj. || l'Qui a rapport au tambour. || S. f. La lympanique, art d'exécuter des batteries de caisse. || 2° Terme d'anatomie. Qui a rapport à la cavité du tympan. || 8' Terme de médecine. Son tympanique, son semblable à celui du tambour, et donné par les cavités closes qu'un gaz emplit.

TYMPANfsÊ, ÉE (tin-pa-ni-zé, zée), part, passé de tympaniser. Tympanisé par l'avocat de sa partie.

TYMPANISER (tin-pa-ni-zé), o. o. || !• Faire connaître à grand bruit (emploi vieilli). Tympaniser, pour publier et divulguer, est un mot de raillerie qui ne doit jamais être employé en une matière sérieuse, vaugel. Nouv. Rem. p. 479, dans pougens. Je n'aime point céans tous vos gens à latin. Et principalement ce monsieur Trissotin : C'est lui qui, dan? des vers, vous a tympanisées; Tous les propos qu'il tient sont des billevesées, mol. Fem. sav. II, 7. Vous ne devriez jamais vous résoudre à être tympanisée trois fois de suite à haute, voix dans une église [publications de mariage], fon- TEN. Lett. gai. n, 36. || %° Décrier hautement quelqu'un, déclamer contre lui. Et, s'il faut que sur vous on ait la moindre prise. Gare qu'aux carrefours on ne vous tympanisé, mol. Éc. des fem. i, i. Dans le monde elle me décriera. Et sa madame Artus me tympanisera, dancourt, Xme Artus, i, ♦. On ne croirait jamais que c'est par bonté que je me suis prêté à un arrangement, et l'on me tympaniserait de toutes les manières, th. leclercq, Prov. t. n, p. 390, dans pouge.ns. il 3' Se tympaniser, V. réfl. Être tympanisé, devenir ridicule. Cher abbé, ne crains pas que je me tymjianise Par l'odieuse convoitise D'un bien plus grand que mes besoins, j. B. Rouss. Réponse à Cliaulieu.

— HIST. XVI* s. Lorsque quelqu'un estant majeur est trouvé se gouverner mal, dissiper et destruire ses biens inutilement..., on le met en curatelle au son de la clochette, ce que l'on nomme estre timpanisé, Nouv. coust. génér. t. i, p. (on.

— ËTYM. Lat. tympanixare, jouer du tambour, de tympanum, tambour; auxv* siècle, tymparùser s'est dit pour imprimer, timbrer.

t TYMPANISME (lin-pa-ni-sm'), s. m. Terme do médecine. Etat d'un organe atteint de tympanite.

— ETYM. Voy. TÏMPANITE.

TVMPAMTE (tin-pa-ni-f), ». {. || !• Terme de médecine. Gonflement de l'abdomen produit par le développement de gaz dans le tube digestif. ||Tympanite péritonéale, dégagement de gaz dans le péritoine avec ou sans perforation de l'intestin. Il 2" En vétérinaire, formation et accumulation de gaz dans le tube digestif, plus particulièrement dans le rumen des bêtes bovine et ovine, dite aussi indigestion gazeuze.

— HlST. xvi" s. Quelquefois les viscères, comme ventricule et intestins, en sont remplis [d'air], comme en tympanites, paré, v, \h.

— Etym. Provenç. timpanistre ; ital. timpanite; du latin tympanites; grec, xu|iKavÎTY)(, de TÙ|i,navov, tambour.

TYMPANON (tin-pa-non), ». m. Instrument de musique monté avec des cordes de laiton, et qu'on touche avec deux petites baguettes de bois. Tambours, tambourins, timbales, tympanons et cymbales [la paire].... Tarifs des douanes, 4869, p. B3.

— ETYM. TOiiitavov, tambour

t TY.MPEou TIMPE (tin-p), ». f. Pierre maçonnée, à la partie antérieure d'un fourneau de forge.

tTYXDAKIDES (tin-da-rid'), ». m. pi. Les fils de Tyndare, Castor et PoUux. Tyndarides brillants, dont l'éclat toujours pur Des turbulentes mers blanchit le noir azur, ô célestes gémeaux...., uillev. Èlég. II, Dinaé.

TYPE (ti-p'), ». m. Il 1" Empreinte qui sert à faire d'autres empreintes. || Caractères d'imprimerie. De beaux types. 11 fait consister l'art typographique dans la mobilité des types, quelle qu'en soit la

matière, ei annonce qu'il va prouver que Laurent Coster a le premier employé des caractères mobiles de bois, DAL'Nou, fn»(i(. Mém. te. mor. et pol. t. iT, p. 4»«. Il Espèce de copie par impression; ce qui résulte d'un coup frappé, imprimé. Il 2" Par extension, modèle original. Selon les platoniciens, les idées de Dieu sont les types de toutes les choses créées, Dicl. de VAcad. Croyance qui a fait prendre les produits de notre raison pour une espèce de type inné, destut-ttkacy, Instit. Mém. se. mor. et pol. t. IT, p. 593. || 3* Objet qui fait autorité comme modèle. Ces quatre types de l'ancienne coudée égyptienne en constatent maintenant irrévocablement la valeur, oirard, Imtit. Kém.seiene. t. ix, p. 607. || Terme de pemtureetde sculpture. Image ([ui fait autorité, et qui sert da règle pour d'autres images semblables. || 4° Terme de minéralogie. Type cristallin, l'ensemble des cristaux dont les systèmes d'axe sont semblables, e» dans lesquels les formes primitives sont analogues. quoique pouvant différer par la valeur des angles. Il 6* Terme de chimie. Types chimiques, système ou assemblage de molécules hétérogènes, dans lequel une ou plusieurs molécules peuvent être remplacées par d'autres, sans que la nature chimique du système entier soit troublée. Quand le chlore, le brome, l'oxygène, etc. ou un radical composé se substituent à l'hydrogène ou à un autre corps simple ou à un radical composé, le nouveau corps chloré, brome, etc. qui en résulte et le corps dont il dérive, sont dits appartenir au même type chimique. || Combinaisons appartenant au même type chimique, celles qui renferment le même nombre d'atomes, et dont les propriétés chimique» fondamentales sont le» mêmes. || 6° Nom donné à une classification des sucres bruts, faite par le commerce et consacrée par le législateur, ayant pour base leur degré de richesse présumée. || 7* En botanique, on dit qu'un genre de plantes sert de type à une famille, lorsqu'il contient le plus grand nombre des caractères communs aux autres genres de la même famille. Ainsi le genre ortie sert de type à la famille des urticées. On donne à la famille un nom dérivé de cefUi du genre type. Presque toujours un genre de plantes est formé luimême d'après une espèce type. || 8* En zoologie, une des trois divisions primaires du règne animal, selon Blainville, fondée sur la forme générale du corps qui traduit extérieurement celle des appareils de la locomotion et de l'innervation. || Dans la classification de Cuvier, type est synonyme d'embranchement, et alors il y en a quatre, savoir: les vertébrés, les articulés, les mollusques et les rayonnes. Il 9' Ensemble des caractères distinctifs d'une race. Le type européen. || Caractère, portrait original et fortement tracé. || 10' Symbole. Ces secrets du ciel [les mystères], sans parler de leur partie mystique, sont peut-être le type des lois morales et physiques du monde, chateaubr. Génie, l, l, B. ]| Particulièrement. Il se dit de ce qui, dans l'Ancien Testament, est regardé comme la figure du Nou- ♦eau Testament. Tous les justes de la loi et de l'âge des patriarches n'avaient été que les types imparfaits du Christ, mass. Aient, Circoncision. Il 11* Figure symbolique empreinte sur une médaille. Le type de cette médaille est une Piété Il 12" Terme d'astronomie. Description graphique. Le type des éclipses est d'un grand secours. Il 13° Terme de médecine. Ordre dans lequel se montrent et se succèdent les symptômes d'une maladie ; il est continu, intermittent ou rémittent, il 14° Le Type, édit de l'empereur Constant II au sujet des monothélites.

— lllST. XVI* s. Il n'y a sortes de livres au monde, j'entends des recouvrables, et qui ont passé sous le tippe de l'impression, qui ne soit en la libiairie de.... CARL. I, 46.

— ETYM. Lat. typus, de tûho«, qui vient de lûitTeiv, frapper, sanscr. tup, tuph, frapper, tuer.

f TYPÉ, ÉE (ti-pé, pée), adj. Néologisme. Formé sur le type, le modèle de. Alfred.... typé comme Murray, tœpffer, Voy. i, 3* journée.

I TYPUACÉF.S (ti-fa-sée), ». f. pi. Famille de plantes monocotylédones, composée de plantes herbacées, aquatiques, à rhizome rampamt, à liges cylindriques, sans nœuds, ayant pour type la massette (typha).

— Etym. TJ^ii, nom grec d'un roseau.

t TYPHIQUE fti-fi-k'), adj. Terme de médecine. Qui est relatif au typhus. || Matière typhique, substance d'un blanc ou d'un gris jaunâtre, qui existe souvent dans l'épaisseur des plaques de Peyer et des follicules isolés tuméfiés durant la dotbi^

TYP

nentérie. || S. m. Un typhique, un malade du yphus. Dans les parcs on dressa des tentes pour les cholériques et les typliiques, Uonit. univ. p. 1082, 3* col. 7 août 1867.

t TYPULITE (ti-fli-f), t. f. Terme de médecine. Inflammation du coeoum.

— f.TYM. TupXô;, aveugle.

t TYPHI-O-DICLIDITE (ti-flo-di-kli-di-f), t. f. Terme de médecine. Inflammation de la valvule iléo^œcale.

— ÉTYM. TuçXèj, aveugle, cœcum, et îixXU, valvule, de ôi, deux, et xXiîç, clef.

t TYPHLOGKAPHE (ti-no-gra-f), s. m. Instrument permettant aux aveugles d'écrire.

— ÉTYM. TutpW;, aveugle, et Ypâçeiv, écrire.

t TYPHOÉMIE (ti-fo-é-mie), s. ^. Terme do médecine. Altération du sang par les substances ou les miasmes putrides.

— RTYM. Typhus, et olfia, sang.

t TYPHOÏDE (ti-fo-i-d'), adj. Terme do médecine. Qui a les caractères du typhus. || Fièvre typlioïde, voy. dothiénentérie. || Aflections typhoïdes, diverses maladies aiguës dans le cours desquelles on observe souvent un ensemble de phénomènes généraux qui ont la plus grande ressemblance avec ceux du typhus. Lorsque la fièvre est maligne ou typhoïde, la peau est terne, au visage principalement, portal, InsUt. Uém. scienc. t. i.x, p. 39(.

— RTYM. Typhus, et eîSoç, forme.

t TYPHOMANIE (ti-fo-ma-nie), J. f. Délire dans le typhus; manie consécutive au typhus.

— i^TYM. Typhus, et manie.

i . TYPUON (ti-fon), s. m. Nom qu'on donne, dans les mers du Japon, aune sorte de tourbillon qui est fort dangereux pour la navigation, ['lusieurs auteurs ont confondu le typhon avec l'ouragan, buff. Bist. nat. pr. th. teir. Œuv. t. il, p. 275.

— ÉTYM. Portug. lufào; arabe, (u/VZn ; du chinois tai fong, grand vent (suivant l'orthographe anglaise typhon), japonais, taïfou (de rosny).

t 2. TYPHON (ti-fon), s. m. Nom d'une divinité égyptienne, qui était regardée comme la source de tous les maux (devenu», chez les Grecs, le géant Typhon).

t 3. TYPUON (ti-fon), s m. Terme de géologie. Grandes masses minérales non stratifiées, comme celles que présentent les granits, les porphyres.

— ÉTYM. TvifMv, le géant Typhon, représentant les régions infernales, souterraines.

t < . TYPHONIEN, ENNE (ti-fo-niin, niè-n'), adj. Oui est relatif à Typhon, le dieu du mal. Enfin l'Osiris (c'est le nom que reçoivent tous les morts) a vaincu tous ses ennemis ; il a renversé les monstres typhoniens et forcé le passage, fr. lenor- MANT, Sur les Égyptiens, t. i, p. no, *• éd.

— ÉTYM. Typhon 2.

t 2. TYPHONIEN, lENNE (ti-fo-niin, niè-n'), od;. Terme de géologie. Se dit de terrains primitifs non stratifiés, mais massifs.

— ÉTYM. Typhon 3.

TYPHUS (ti-fus'), s. m. Terme de médecine. Fièvre continue et contagieuse qui naît de l'encombrement des hommes dans les prisons, les hôpitaux, les casernes, les vaisseaux, etc. et qui présente un trouble du système nerveux, un état morbide des membranes muqueuses, et presque toujours une éruption pétéchiale. {| Typhus abdominal, nom que les Allemands donnent à la dothiénentérie ou fièvre typhoïde. || Typhus abortif, maladie qui a certains rapports avec la fièvre typhoïde. |{ Typhus ictérode, typhus des tropiques, typhus d'Amérique, noms donnés à la fièvre jaune. Il Typhus d'Orient, la peste. || 2» Terme de vétérinaire. Maladie de l'espèce bovine éminemment contagieuse, qui présente les caractères de la phicgmasie sur-aigué gastro-intestinale, avec les signes de l'empoisonnement miasmatique : on a distingué deux variétés : le typhus contagieux et le typhus charbonneux.

— ETYM. Tûfo;, espèce de maladie, et aussi orgueil, proprement vapeur, de TÛçeiv, bi'ûler; comparez le sanscrit dhûpa, fumée.

t TYPIKIÊ, ÊE (ti-pi-a-é, ée), adj. Dont on a fait un type.

TYPIQUE (ti-pi-l*), adj. \\ 1- Terme d'histoire naturslle. Caractères typiques, ceux qui ne conviennent qu'à la majorité des corps compris dans un groupe, ou i ceux qui occupent le centre de ce groupe et lui servent en quelque sorte de type. Les crânes typiques pour les races dolichocéphales. U>* Symbolique, allégorique. Tous les enfants tl Aaron naissaioat prctrci de celle alliance char-

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nelle et typique [l'Ancien Testament], sans avoir besoin d'aucune cérémonie, fén. t. ii, p. (22. J'appelle miracles typiques ceux qui sont évidemment le type, le symbole de quelque vérité morale, volt. Quest. mir. >. L'auteur du genre humain a voulu joindre au langage des signes, déjà si persuasif, le langage prophétique ou typique; il n'aura pas donné à ce langage des caractères moins expressifs qu'à celui des signes, bonnet, Paling. xx, 4.

— ÉTYM. Lat. typicus, de tuitixo;, dérivé de tûitos, type.

t TYPOCUROMIE (ti-po-kro-mie), ». f. Impression typographique en couleur.

— ÉTYM. Type, etxfwjia, couleur.

TYPOGRAPHE (ti-po-gra-F), s. m. Celui qui sait,

qui exerce l'art de la typographie. Jean Stohr, dans une thèse soutenue en (GG8, avoue que Guttenberg fut le maître, le propriétaire de la première imprimerie; mais il prétend que Mentellin fut le premier typographe, daunou, *lnstit. Mém. se. mor. et pal. t. iv, p. 498.

— ÉTYM. Type, et Ypiçeiv, écrire.

TYPOGRAPHIE (ti-po-gra-fie), s. f. || 1» Art de

l'imprimerie. Il revendique pour Guttcnberg et pour Strasbourg celle [invention] des caractères mobiles de bois, et par conséquentlesplusancionsproduits de la typographie proprement dite , daunou, Instit. Mém. se. mor. et pal. t. iv, p. 500. La conjecture qui donne une origine chinoise à l'idée primitive de la typographie européenne, est si naturelle, qu'elle a été proposée avant même qu'on eût pu recueillir toutes les circonstances qui la rendent si probable, silv. de sacy, Jnstit. Mém. inscr.ethel.-lett. t. vu, p. 4)9. || 2* Réunion de tous les arts qui concourent à l'imprimerie. Vous nous rappelez ces beaux jours où les Estienne honoraient la typographie par la science, volt. Lett. Panckoucke, 28 févr. 47«7. || 3' Grand établissement typographique.

— ÉTYM. Voy. TYPOGRAPHE.

TYPOGRAPHIQUE (ti-po-gra-fi-k'), adj. Qui a rapport à la typographie. Fautes typographiques. Il serait à souhaiter que ceux qui exercent l'art typographique eussent vos talents; le siècle des EIzevir, des Etienne, des Froben, des Plantin, etc. renaîtrait, VOLT. t«K. Cot'IZeau, <772. L'art typographique ne quitta pas la ville de Strasbourg; il continua d'y être cultivé par les élèves qui s'étaient formés dans l'école de Guttenberg, koch, Instit. Mém. se. mor. et pol. t. iv, p. 357. || Bureau typographique, invention au moyen de laquelle on apprend à lire en faisant à peu près les mêmes opérations qu'un compositeur d'imprimerie.

t TYPOGRAPHIQUEMENT (ti-po-gra-fi-ke-man), adv. D'après les procédés de la typographie.

t TYPOLITHE (ti-po-li-f), s. f. Pierre figurée qui porte des empreintes de plantes ou d'animaux

— ÉTYM. Type, et Meo;, pierre.

t TYPOLITHOGRAPHIE (ti-po-li-to-gra-fie), s. f. Manière d'imprimer sur la pierre, qui laisse la faculté d'intercaler dans le texte toute espèce de dessins, d'ornements et d'accessoires.

— ÉTYM. Type, et lithographie.

t TYPOLITHOGRAPUIQUE (li-po-li-to-gra-fi-k'), adj. Qui appartient à la typolithographie.

t TYPOMÉTRIE (ti-po-mé-trie), s. /•. En < 77G, Aug. Goltl. Preuschene, diacre à la cour de Bade, publia, do concert avec G. Haas, libraire de Bâie, une demifeuille in-8» ayant pour titre : Essais préalables sur la typométrie, ou le moyen de dresser des cartes géographiques à la façon des imprimeurs, camus, Instit. Mém. litt. et beaux-arts, t. v, p. 42G.

— ÉTYM. Type, et (léTpov, mesure.

t TYPOPlioME (ti-po-fo-uie), t. f. Terme de musique. Art, manière de marquer la voix en frappant.

— ÉTYM. TOitTEiv, frapper, et ç<i>v9|, voix.

t TYPOTONE (ti-po-to-n'), f. m. Diapason d'invention récente.

TYK.-VN (li-ran), s. m. || 1* Dans l'antiquilé, parmi les Grecs, celui qui s'emparait de l'.iulorité souveraine sur une communauté républicaine, soit qu'il l'exerçât avec modération et douceur, soit qu'il en abusât. Pisistrale fut tyran d'Athènes. C'est ce qu'on appelle un tyran; il ne fait pas le mal par le seul plaisir de le faire; mais le mal ne lui coule rien, toutes les fois qu'il le croit utile à l'accroissement de sa grandeur, fén. Dial. des morts (SoJon, Pisistrate). Ce fut alors que parut une suite de souverains connus sous le nom de tyrans, parce qu'ils jouissaient d'une autorité absolue, BARiHÉ; Anach. ch. 37. Comme l'usurpa-

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lion amène et nécessite la tyrannie, les Grecsprirent bientôt le nom de tyran dans la même acception que nous, sainte -choix , Instit. Mém. hist. et litt. anc. t. n, p. 6)0.1|2° Celui qui a usurpé la puissance souveraine dans un État (sens qui a vieilli). La soif de commander enfanta dos tyrans, boil. Sat. ii. Puisqu'il [César] était tyran, il n'eut point de vertus, volt. Jf. de César, m, 8. Les habiles tyrans ne sont jamais punis, ID. Métope, v, 6. On donne aujourd'hui le nom de tyran à un usurpateur, ou A un roi qui fait des actions violentes et injustes; Cromwell était un tyran sous ces deux aspects, ro. Dicl. phil. tyran. || Les trente tyrans, voy. trente. Il 3' Prince, usurpateur ou non, qui gouverne avec injustice, avec cruauté, en foulant aux pieds les lois divines et humaines. Aux noces d'un tyran, tout le peuple en liesse Noyait son souci dans les pots, la font. Fabl. vi, 4 2. Ses yeux indifférents [de Néron] ont déjà la constance D'un tyran dans le crime endurci dès l'enfance, rac. Brit. V, 7. Les vices ont aussi leur perfection : un demi-tyran [au théâtre] serait indigne d'être regardé; mais l'ambition, la cruauté, la perfidie, poussées à leur plus haut point, deviennent de grands objets, font. Réfl. poét. 17. J'aimerais autant mettre les voleurs de grand chemin au rang des corps de l'État, que de placer les tyrans au rang des rois, volt. Dial. xxiv, i . On appelle tyran le souverain qui ne connaît de lois que son caprice, qui prend le bien de ses sujets, et qui ensuite les enrôle pour aller prendre celui de ses voisins; il n'y a point de ces tyrans-là en Europe, ID. Dict. phil. Tyrannie. Henri Vlll était tyran dans son gouvernement comme dans sa famille , et couvert du sang de deux épouses innocente», comme de celui des plus vertueux citoyens, ro. ib. Tyran. Les grands le traitaient de tyran [Louis XIl parce qu'il ne leur permettait pas de l'être, du- CLOs, Œuv. t. m, p. 350. Il 4* Par extension, il se dit de tous ceux qui tyrannisent. Il est le tyran de sa famille. C'est un tyran dans sa maison. Ce chef est un tyran pour ses subordonnés. Et donnons un tyran à ces tyrans du monde [les Romains] , corn. Pomp. I, <. Et la fuite est permise à qui fuit ses tyrans, rac. Phèdre, v, < . Ne se contentant pas de faire le petit tyran dans une fête, iiamilt. Gram. VI. Telle est l'ingratitude des hommes ; plus vous les rendez maîtres de votre cœur, plus ils s'en rendent les tyrans, itAss. Carême, Pécheresse. Les Romains, après avoir été les tyrans des nations.... volt. Philos. Lett. de Memmius, m. Voilà bien, reprit-elle, le propos d'un tyran qui ne croit jouir de sa liberté qu'autant qu'il trouble celle des autres, j. j. rouss. Ilél. iv, 4 1 . Il faut en ce monde-ci avoir le moins de tyrans qu'il est possible, d'alemb. Lett. à Voltaire, 23 juin 4 7Go. Lors^ qu'il [Aristote] dit que le peuple souverain est un tyran à mille têtes, sainte-crou, Instit. Mém. hist. et litt. anc. t. ii, p. 5io. || Tyran domestique, se dit d'un homme qui tyrannise sa famille, sa maison. || Il est le tyran de sa compagnie, il a pris dans sa compagnie une autorité dont il abuse. Il Fig. Vous vous souvenez du vieux pédagogue de la cour, et qu'on appelait autrefois le tyran des mots et des syllabes, balz. Socrate chrétien. Dise. *0*. Il Adjeetiv. Je ne fus plus cet homme malhonnête et tyran, qui voulais sacrifier tous mes amisà mon ambition et à mon caprice; on ne parla, dans la conversation que de la tendresse qu'oa avait pour moi, retz, Mém. t. iv, liv. v, p. (27, dans POUGENS. C'est être faux et tyran de dire : il n'est pas fort, donc je ne l'estimerai pas; il n'est pas habile, donc je ne le craindrai pas, pasc. Pent. VI, )0, éd. uavet. Il 5* Fig. 11 se dit de chose» dont on compare l'action à la tyrannie des hom* mes. Secrets tyrans de ma pensée. Respect, amour, de qui les lois.... corn, la Veuve, n, i. Mon Dieul que votre amour en vrai tyran agit ! mol. Tart. IV, 6. L'art est un tyran qui se plaît à gêner ses sujets, et qui ne veut pas qu'ils paraissent gênés, font. Refl. poét. lxi. Ainsi lorsque les vents, fougueux tyrans des eaux. De la Seine ou du iihône ont soulevé les flots, volt. Ilenr. iv. D'une sainte folie un peuple furieux Chanter : Amour, tyran des hommes et des dieux I a. chénier, l'Invention. Il L'usage est le tyran des langues, l'usage prévaut sur les règles de la grammaire. || 6° Oiseau du genre faucon. Le nom de tyran donné à de» oiseaux doit paraître plus que bizarre, buff. Où. t. vni, p. 387. Il Genre d'oiseaux sylvains ou da passereaux de la famille des gobe-mouches. — KEM. Quelques-uns ont essayé de dire ty-

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ranne, par exemple Desportes; mais cela n'a pas réussi; et il faut dire tyran en parlant d'une femme. Cette femme est un tyran domestique. Toutefois Kr. Soulié a employé ce mot dans le style familier. Assurément, mais.... — Il n'y a pas de mais; je veux, j'eiige que vous teniez votre parola, «ntendez-vousî — Soit, lyranne, dit M. de Simon, en embrassant sa femme, Au jour le jour, § xii.

— HIST. xil* s. Et en la croix vous pendirent lyrant, floue, p. 452. ||xin' s. Ne ja, pour nul desirier, [je] Ne remainrai avecque ces tirans Qui sont croises à loier Pour dimer clers et bourjois et serjens, QUESNES, flomoncero. p. 97.||xiv' s. Et pour ce nous ne disons pas que les tyrans soient prodiges [prodigues], oresme, Éth. «oa. Je vous deliverrai de ceste gent tirant , Guescl. 3035. Mesmes vont les Juifs Piètre le roy blasmant ; En derrières de lui l'apcloient tirant, tb. 6948. || xv s. Est licite de adompter et endormir p.ar belles paroles les oreilles du tyran, mOiNstr. i, 30. Adonc marcha avant le tyrant [bourreau], qui print la royne par la main; si la mena jusque à l'estactie, Perceforest, t. v, f" 102. || xvi* s. 11 sembloit, quand ils [les huguenots] oyoicnt parler de moy, qu'ils avoient le bourreau à la queue; aussi m'appeloient-ils ordinairement le tyran , llém. de Uontluc, t. n, p. 57. Mais vous, belle tyranne, aux Nerons comparable, despoutes, Diane, i, a.

— ÊTY.M. Provenç. tiran; catal. tird; espagn. (l'rono; ital. tiranno ; du lat. tyrannus, qui est le grec TÛpavvoc. L'anglais dit tyranl ; c'est une orthographe qu'il a reçue de l'ancien français, et que l'ancien français, par erreur, avait adoptée, prenant ce mot pour un participe présent.

TYRANNEAU (ti-ra-nn(j) , s. m. ||1« Terme familier. Tyran subalterne. Si le Mazarin se fait craindre aujourd'hui, il est assuré qu'un temps viendra qu'on ne le craindra plus, et que l'on dira de lui et de quelques autres tyranneaux qui sont près de lui d'étranges vérités, gui patin, LcH. t. 11, p. 40. Que n'auront pas fait les autres secrétaires «l'État, et gens en place considérables dans la robe, ilans la plume, et, en sous-ordre, les financiers et es petits tyranneaux dans les provinces? st-sim. S99, 205. Il faut avoir vécu dans quelques pays où ce régime [féodal] subsiste encore, pour savoir combien sont malteureux les serfs des petits seigneurs, tyranneaux indigents qui, pour vivre tiu soutenir un luxe obscur, sont réduits i ruccr je sang de leurs hommes, lévesque, Instit. ilém. te. mor. et pot. t. v, p. 262. |{ i' Genre d'oiseaux silvains ou de passereaux.

— HlST. ivi* s. Nettoyer la Sicile de plusieurs tyranneaux qui l'oppressoient, mont, m, 25i.

— ETYM. Dimin. de tyran.

1 1. TYRANNICIDE (ti-ra-nni-si-d'), s. m. Meurtre d'un tyran. Arcadius et Honorius publièrent une loi contre le tyrannicide, dider. Priiic. de polit. 442.

— IIIST. ivi« s. Le tyrannicide que firent Brutus, Cassius et leurz adherentz, bonivard, de Noblesse, p. 277.

— ÉTYM. Lat. Jyranntctdium, de tyrannus, tyran, •etcaîdere, tuer.

t 2. TYRAN.MCIDE (ti-ra-nni-si-d'), t. m. Celui qui tue un tyran.

— f.TVM. Lat. tyrannicida (voy. tyrannicide 4). TYRANNIE (ti-ra-nnie), s. f. \\ i' Domination

usurpée et illégale, bien ou mal exercée (sens ancien). Nous savons que ce prince magnanime [Chirles II] eiit pu hâter ses affaires, en se servant de la main de ceux qui s'offraient à détruire la tyrannie [Cromwell] par un seul coup, boss. Reine d'Anglet, Je l'avoue franchement, la tyrannie ne me donnait aucun plaisir, fén. Ùial. morts anc. {Solnn, Pisistrate). Le mot tyrannie, qui avait été pris en bonne part, ne servit plus qu'à exprimer la cruauté jointe à l'usurpation du pouvoir, i.Éw:sql'E, Instit. lUém. se. mor et pol. 1. 11, p. &i. || 2"(.ouvernemen» injuste et cruel, légitime ou non. Toujours la tyrannie a d'heureuses prémices, bac. Brit. I, 4. Il ne faut ni art ni science pour exercer la tyrannie, LA BRUY. X. Tous les coups portèrent sur lus tyrans, aucun sur la tyrannie, montesq. Esp. m, 3. Sous quelle tyrannie aimeriez-vous mieux vivre? sous aucune; mais, s'il fallait choisir, je détesterais moins la tyrannie d'un seul que celle de

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plusieurs, volt. Dict. phil. Tyrannie. La tyrannie

il'un corps est toujours plus impitoyable que colle d'un roi, ID. Mœurs, >f:. I' 3* Toute sorte d'oppression» et de violence;' iix cents soldats qui avaient été les instruments de leurs tyrannies [de quelques gouverneurs], vaogelas, Q. C. 546. Tu [Assuérus] ne m'as prodigué les perfides bienfaits Que pour me faire mieux sentir ta tyrannie, l'AC. Esth. ut, 4. Tous n'attendent qu'un chef con- ,13 la tyrannie [des Romains], ID. Xithr. m, 4. Il [Napoléon] s'est plaint de la tyrannie qu'elle [l'Angleterre] exerçait sur les mers; mais c'éuit ce pouvoir sur mer qui mettait obstacle à sa tyrannie sur terre, tillem. Soutien, conlemp. Cent- Jours, vni. |i II se dit aussi de l'abus de l'empire sur les animaux. Si l'on ajoute aux causes naturelles d'altération dans les animaux libres celle de l'empire de l'homme sur ceux qu'il a réduits en servitude, on sera surpris de voir jusqu'à quel point la tyrannie peut dégrader, défigurer la nature, BUFF. Quadrup. t. vu, p. 200.114° Humeur, conduite impérieuse et violente dans les rapports de famille ou de société. On a souvent besoin de force et de prudence pour les opposer à la tyrannie delà plupart de nos amis, qui se font un droit sur notre confiance et qui veulent tout savoir de nous, LAROCHEFOUC. Réfl. div. p. 4 4 5. La tyrannie consiste au désir de domination universelle et hors de son ordre, pasc. Pens. vi, 37, éd. hatet. La tyrannie est de vouloir avoir par une voie ce qu'on ne peut avoir que par une autre, ID. ib. VI, 40. Nous exerçons sur nos frères une espèce de tyrannie, nous prenons contre eux un esprit d'aigreur ou un esprit de dédain, boss. Serm. Samedi de la 3* sem. de carême, Jugem. hum. 4. Il n'y a point de plus maligne tyrannie que de forcer un homme de nous être obligé malgré lui, et c'est indignement abuser du nom de grâce que de le donner à un traitement forcé, plus cruel que le châtiment, J. J. Rouss. Dial. i. Elle [sa femme] m'accuserait de caprice et peut-être de tyrannie, C. DE BERNARD, la Chasse aux amants, m. || 6° Fig. Pouvoir que certaines choses ont d'ordinaire sur le» hommes. La tyrannie de la beauté. La tyrannie des bienséances. Pour les plus belles vies L'orgueil de la naissance a bien des tyrannies, CORN. Puleh. I, 4. Elle sent son âme sous la tyrannie d'un démon invisible, hass. Carême, Prière 2.

— HIST. rra* s. Maintenant que li rois se porchace de faire son profit et laisse le bien dou puepie, il devient tirans, et sa tirannie n'est pas autre chose que corruption de sa signorie, brun, latini, Trésor, p. 3ia. || xiv s. Justice sans miséricorde est tirannie, Uénagier, i, 9. || xv s. Glacidas, qui estoit de haut courage, plein de toute tyrannie et orgueil, Ilist. de la pue. d'Orléans , p. 502, dansLACURNE. Il XVI' s. Nous serons exempts de leurs tyrannies, et exactions. Sat. Uén. p. 177.

— ÊTYM. Prov. tirannia ; esp. tirania; ital. tirannia; du grec -rupawia, qui vient de TÙpawo;.

TYRANNIQUE (ti-ra-nni-k'), adj. || 1° Qui tient de la tyrannie, qui est injuste, violent. La justice sans la' force est impuissante ; la force sans la justice est tyrannique, pasc. Pens. vi, 8, édit. havet. Ah! mon fils, que je hais ces rigueurs tyranniquesl tolt. Alz.l, 4. Elisabeth fit une action de tyrannie.... en faisant assassiner par un bourreau la reine Marie Stuart ; mais, dans le reste de son gouvernement, elle ne fut pas tyrannique, id. Dict. phil. Tyran. \\ i° Qui tyrannise. Ne vous imposez point de loi si tyrannique, corn. Cid, m, 3. Ces discours sont faux et tyranniques : Je suis beau, donc on doit me craindre; je suis fort, donc on doit m'aimer, pasc. Pens. vi, 40, édit. havet. Laissons les beaux esprits dans leurs disputes de mots, dans leur commerce de louanges qu'ils se \endent les uns aux autres à pareil prix, et dans leurs cabales tyranniques qui veulent usurper l'em- (ire de la réputation et des lettres, BOss. Sermons, Sur l'honneur, 4. Elles se piquent de briller dans les conversations, de réduire tout à leur sens, et d'exercer un empire tyrannique sur les opinions, FLÉCH. Mme de Montaus. || 3° Fig. Qui exerce un pouvoir sur l'esprit des hommes, en parlant de choses. Quel tyrannique effroi.... corn. Toison, i, a. Un orateur, voyant sa patrie en danger, Courut

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à la tribune; et, d'un art tyf unique. Voulant forcer les cœurs dans une rcpuulique. Il parla fortement sur le commun saict, la font. Fabl. viii, 4.

— IIIST. XIV* s. Et tele chose est plus manifeste en ceste policie tyrannique, pour ce que elle est très malvese, oresme, Éth. 246. |{ xvi* g. Quand h peuple gémit soubs le faix tyrannique, d'aub. Tragiques, édit. lalanne, p. B4.

— ÊTYM. Lat. (yranntcus, de tvpawixi;, qui vient de -njpavvo;, tyran.

TYRANNIOCEMENT(ti-ra-nni-ke-man), adj. Avec tyrannie. Nos ennemis veulent tyranniquement réduire le roi [Louis XIV] i une condition si flétrissante [détrôner son petit-fils], fén. t. xii, p. 5I7. On peut craindre que le même monarque ou le même sénat ne fasse des lois tyranniques pour les exécuter tyranniquement, montesq. Esp. xi, fl.

— HIST. XV* s. Ces mauvais princes qui en usent cruellement et tyranniquement, comm. dans le Dict. de DOCHEZ.

— ETYM. Tyrannique , et le suffixe tn«nt. TYUANNISÉ, ÉE (ti-ra-nni-zé, zéc), part, passi

de tyranniser. Une province tyrannisée par le gouverneur.

TYRANNISER (ti-ra-nni-zé), V. o. |1 1* Traiter tyranniquement. Néron tyrannisa l'empire romain. Il 2° Avoir une humeur, une conduite impérieuse et violente dans les rapports de société et de famille. Il ne faut pas tyranniser ses amis, pasc. Prov. II. Faut-il que désormais, renonçant à vous plaire, Je ne prétende plus qu'à vous tyranniserî RAC. Jfi'l/i. 11,4. Les unes [femmes] se plaignaient d'avoir été tyrannisées par les hommes; les autres se louaient do la facilité avec laquelle leurs amants s'étaient laissé conduire par elles, font Jugem.de Plulon. || 3* Il se dit de choses exerçant une tyrannie morale. Ma raison, il est vrai, dompte mes sentiments; Mais, quelque autorité que sur eux elle ait prise. Elle n'y règne pas, elle les tyrannise, corn. Poly. ii, 2. Il est tyrannisé par ses passions, fén. Tél. v. On s'aperçul qu'elle n'avait pas tyrannisé ses désirs, hamilt Ùram 40. Celte fureur du jeu qui vous tyrannise. MASS. Carême, Sur la communion.

— HIST. xiv" s. Pisistratus en xxxiii ans tyranniza xvii ans, oresme. Thèse de meunikr. Il monstre qu3 en plusieurs manières ilz [les princes] forvoient et tyrannisent, le Songe du vergier, i, 4 28.||xv*«. [Le roi d'Angleterre] feit prendre celui qui s'en estait fui et le feit planter en terre, et très inhumainement tiranniser et mourir, juvén. des uhsins, Charles V, 4 420. || xvi* ». Quand la loi du destin qui, depuis ma naissance. Forte me tyrannise.... desportes. Élégies, i, S.

— fTYM. Tyran.

t TYRINE (ti-ri-n"), t. f. Terme de chimie. Synonyme de caséine.

— ËTYM. TOpoc, fromage.

t TYROGLYPHES (ti-ro-gli-H, s. m. pi. Terme d'histoire naturelle. Genre d'arachnides acariens, à corps légèrement resserré sur les flancs, ainsi nommés parce qu'ils vivent sur les peaux de fromage.

— ÉTVM. Tûpoç, fromage, et -yWçeiv, sculpter.

t TYROLIENNE (ti-ro-liè-n'), s. f. Sorte de chanson montagnarde à trois temps, qui s'exécute en franchissant avec un accent particulier, e à l'aide de certains coups de gosier, d'assez grands intervalles, dans lesquels on passe de la voix de poitrine à la voix de tâte. {| Danse ou valse du Tyro..

t TYROSINE (ti-ro-zi-n'), t. f. Terme de chimie. Produit do l'action de la potasse sur la caséine, sur la fibrine ou l'albumine sèche.

— F.tym. TOpo;, fromage.

t TYRTÉEN, ENNE (tir-té-in, è-n'), adj. Se dit d'un chant pareil à ceux de Tyrtée, célèbre poêle lyrique et guerrier, parmi les Grecs.

TZAR, î. m. Voy. tsar.

t TZIGANE (tzi-ga-n'), t. m. Synonyme de tzin gaii. Il Le tzigane, langue des tzingaris; ce paraît être un dialecte indien très-corrompu.

t TZINGARI (tzin-ga-ri), i.m. Nom de vagabonds qui marchent par petites bandes, qui disent la bonne aventure, exercent de petits métiers, et dont l'orieine parait indienne.

DlC. DE LV I.ANJUE FRANv^ISE.

UKA

ULG

ULI

V, ». m. Il !• La cinquième des voyelles et la vingt et unième lettre de l'alphabet. Un grand U. Un petit u. M. Jourdain : Et toi, sais-tu bien comme il faut faire pour dire un u? — Nicole : Comment?— M. Jourdain: Oui; qu'est-ce que tu fais quand tu dis u ? — Nicole : Quoi ? — M. Jourdain : Dis un peu u, pour voir. — Nicole : Eh bien ! u. — M. Jourdain : Qu'est-ce que tu fais? — Nicole : Je dis u. — M. Jourdain : Oui; mais quand tu dis u, qu'est-ce que tu fais?... tu allonges les lèvres en dehors, et approches la mâchoire d'en haut de celle d'en bas : u, vois-tu? je fais la moue, u, MOL. Bourg, gent. m, 3. || 2° On distinguait autrefois deux sortes d'u, l'u voyelle et Vu consonne qui est le ». || 3° Il se met après le g quand on veut donner au g un son dur devant e et t ; guenon, guide. || 4* On met un tréma sur l'u quand on veut indiquer qu'il se prononce séparément de la voyelle qui le précède : Ésaii, Saijl. IJB" Membre d'il; les treillageurs nomment ainsi les parties do leurs ouvrages d'une forme longue et étroite, comme les larmiers, les bandeaux, etc. lesquels sont remplis par des compartiments disposés en chevrons frisés en forme d'U, ou pour mieux dire de V. L'usine de la Franche-Comté fabrique les nouveaux fers spéciaux dits fers à U, etc. dont l'usage est encore peu répandu, eu. gar- KIE», Monit. univ. 6 sept. 4 807, p. (481, 3' col.

— Hisr. XVI' s. Je voy toutes les nations de l'Europe incliner en ceste opinion, et qu'il n'y a que nostre France où l'on prononce l'u comme nous faisons, pasquier. Lettres, t. i, p. «47.

— ÉTYM. U latin.

UBIQUISTE (u-bi-kui-sf), ». m. || 1« Dans l'université de Paris, docteur en théologie qui n'était attaché à aucune maison particulière. La simple licence que j'eusse faite comme ubiquiste, l'abbé liORELLET, Mém. t. I, p. 7, dans pougens. j| 2° Familièrement. Il est ubiquiste, se dit d'un homme qui se trouve bien partout. || Se dit, par exagération, d'un homme qui voyage très-fréquemment et très-rapidement, de sorte qu'il parait être dans plusieurs endroits à la fois. || 3* Syn. d'ubiquitaire.

— ÉTYM. Lat. ubt^ue, partout,

UBIOUlTAlRE(u-bi-kui-lê-r'), ». m. et f. || !• Luthérien qui admet que le corps de Jésus-Christ est présent dans l'eucharistie en vertu de sa divinité présente partout. Le raisonnement des ubiquitaires, qui attribuent à Jésus-Christ d'être partout, même selon la nature humaine, Boss. Var. x, 70. Il 2° Adj. Terme didactique. Oui se trouve en tous lieux. Des médecins prétendent que la phthisie pulmonaire est une maladie ubiquitaire.

— RTYM. Voy. UBIQUISTE.

CBIQCITÊ (u-bi-kui-té), ». f. || !• État de ce qui est partout. L'accord de la prescience [de Dieu] avec notre liberté n'est pas plus incompréhensible pour nous que son ubiquité, volt. Lett. ou pr. roy. de Pr. oct. (737, Sur la liberté. Le gouvernement •st partout aujourd'hui, et cette ubiquité s'étend jusqu'à nos danses, p. L. cour. Petit, pour les villag. Il Familièrement. Il est doué du don de l'ubiquité, se dit d'un homme qui est partout, qu'on voit partout. ||2* Opinion des luthériens ubiquitaires. Au lieu que Mélanchthon tâchait alors d'affaiblir la doctrine de Luther sur la présence réelle, Illyric et ses amis l'outraient jusqu'à établir l'ubiquité, BOSS. For. viii, ^a.

— ÊTYM. Voy. UBIQUISTE.

t UDOMÈTRE (u-do-mè-tr'), ». m. Voy. PLUVIO-

UKTRE.

— ETYM. Lat. udu», humide, «t (litpov, mesure. t CDOMÉTRIE (u-do mé-trie), ». f. Emploi de

l'udomètre.

tCDOM ÉTRIQUÉ (u-do-mé-tri-k'), od;. Qui a rapport à l'udomélrie. Observations udomélriquei.

UULAN(u-lan; l'u se prononce avec une demiaspiration , c'esl-à-diro qu'on ne fait avec lui aucune liaison : les ubians, le uhlan, ce uhlan), t. m. Cavalier armé de lance, dans l'armée autrichienne; il a de là passé dans l'armée allemande. Il On écrit aussi hulan ou houlan.

— ETYM. Allem. Uhlan, du polonais ula, lance. UKASE (u-ka-z'), ». m. Edil du tsar.

— ÉTYM. Russe (ancien slave), ukasati, Indiquer, de kascti, montrer.

t ULCÉRATIF, IVE (ul-sé-ra-tif, ti-v"), adj. Terme de médecine. Qui a la propriété d'ulcérer.

— HIST. ïvi* s. La salamandre a une vertu chaude, corrosive et ulcerative, paré, xxiii,28.

— ÉTYM. Ulcérer ; prov. ulceroliu; esp. ulcerativo. ULCÉRATION (ul-sé-ra-sion; en vers, de cinq

syllabes), s. f. || 1* Terme de médecine. Formation d'un ulcère, travail morbide qui a pour effet la solution de continuité d'un tissu, avec perte de substance. || 8' Solution de continuité des parties milles avec perte de substance, plus ou moins ancienne, accompagnée de suppuration et entretenue par un vice local ou par une cause interne. Il 3* Ulcère superficiel.

— HIST. xiv s. La cure universel et particulier de plaies et de contusions et de ulcérations, n. de

MONDEVILLE, f* 4.

— ËTYM. Provenç. ulceracio; espagn. ulcerocion; ital. ulcerazione; du lat. ulcerationem, de ulcerare, ulcérer.

ULCÈRE (ul-sè-r'), ». m. || !• Plaie ancienne et ne tendant pas à cicatrisation. Vers l'âge de quatorze ans le jeune Boerhaave fi:t attaqué d'un ulcère malin à la cuisse gauche, fonten. lioerhaave. Il Fig. Dieu coupe jusqu'au vif pour guérir l'ulcère de notre cœur, fén. t. xviii, p. 433. [Sodome et Gomorrhe] Chaque toit recelait quelque mystère immonde. Et, comme un double ulcère, elles souillaient le monde, v. IIUGO, Orientales, i. || 2° Ulcère au poumon, s'est dit autrefois comme synonyme de phthisie pulmonaire. Les fatigues de son métier, très-pénible par lui-même, et plus pénible pour lui que pour tout autre, lui causèrent un mal de poitrine si violent, qu'on lui crut un ulcère au poumon, fonte», du Verney. ||3' Ulcère annamite ou de Cochinchine, mal qui débute toujours par un gonflement circonscrit et par des taches rouges accompagnées de cuisson ou de démangeaison légères ; au milieu de ces taches se forme un point dur qui se développe jusqu'à prendre le diamètre d'une pièce d'un franc. || 4° Ulcère contagieux de Mozambique, maladie désignée, à l'île de la Réunion, sous le nom de pian, mais qui diffère du pian véritable décrit par les dermatologues. Il 5° Ulcère de la Nouvelle-Calédonie, plaie à laquelle succède un ulcère qui ne creuse pas, mais ronge et s'étend superficiellement en soulevant peu à peu l'épiderme. || 6° Ulcère perforant de l'estomac, destruction plus ou moins étendue de la muqueuse de l'estomac, en dehors de l'existence de toute production ayant formede tumeur. || 7°UIcère syriaque, nom, chez les anciens médecins grecs, de l'angine diphthéritique. ||8* Ulcère des arbres, plaie ayant son siège dans le système ligneux des végétaux arborescents, sur les tiges, les rameaux ou les racines.

REM. Dans le xvii* siècle, l'usage hésitait sur

le genre de ce mot. M. CIvapelain condamne ceux de la cour qui ont fait ulcère féminin ; il est masculin, vaugel. Rem. not. Th. Corn. t. ii, p. 6<5, dans pougens.

— SYN. ULCÈRE, PLAIE. La plaie résulte de l'action d'un corps étranger; la cause de l'ulcère est inhérente à l'économie. La plaie est toujours idiopathique, l'ulcère toujours symplomatique. La plaie tend essentiellement à la guérison, parce que l'action de la cause a été instantanée; l'ulcère tend, au contraire, à s'agrandir, avec perte de substance, parce que la cause en est subsistant» Le traitement de la plaie est purement chirurgical, celui de l'ulcère est plutôt médical.

— HIST. xvr s. Le vice laisse comme un ulcère en la chair, une repenVince en l'ame, qui tousjours s'esgratigne et s'enscnglante elle mesme, mont. III, 250. Une personne pourrie d'ulcercs, amyot, Comm lire les poët. <o. U lui demandoit quelque médecine pour guarir un petit ulcère qu'il avoil au bout de l'ongle, m. Comm. il faut ouïr, * 5.

— ETYM. Génev. une ulcère; du lat. uUus, ulceris, qui tient au grec ëXxo;, ulcère.

ULCÉRÉ, ÉE (ul-sé-ré, rée), part, passé de ulcérer. |i 1° Atteint d'ulcération. Sa main droite e<il

'{ôujours ulcérée, boss. Lett. abb. 234. [] Fig. Une conscience ulcérée, une conscience pressée de remords. || 2° Fig. En proie à une souffrance morale. Nous nous plaignons.... que le cœur est trop ulcéré pour sentir autre chose que ses propres malheurs, mass. Àvent, Afflict. jj 3° Animé (d'un ressentiment comparé à un ulcère. Crains des cœurs ulcérés.... Idolâtres de Rome et cruels par devoir, volt. Mort de Ces. I, 4. Il me parait ulcéré de ce que je me suis adressé à vous et non pas à lui, id. Lett. d'Argental, 27 févr. «765. L'homme le plus juste, quand il est ulcéré, voit rarement les choses comme elles sont, j. j. bouss. i" lett. de la llont. Jean-Baptiste Rousseau, ulcéré depuis plusieurs années contre l'Académie, dont ses satires lui avaient fermé la porte, d'alehb. Élog. J. Ant. de Mesm.

ULCÉRER (ul-sé-ré. La syllabe ce prend un accent grave quand la syllabe qui suit est muette : j'ulcère, excepté au futur et au conditionnel : j'ulcérerai, j'ulcérerais), v. a. || 1' Produire, causer un ulcère. Éruptions qui ulcèrent la peau. 112° Fig. Faire naître dans le cœur de quelqu'un un ressentiment profond et durable. Les querelles de la religion achevaient d'ulcérer tous les cœurs, VOLT. Hist. pari. 57. Ce qui surtout m'avait ulcéré, c'est un mot de Grimm, dider. Lett. à Mlle Voland, 19 sept. (767. || 3° S'ulcérer, v. réfl. Être ulcéré. La plaie s'est ulcérée.

— lllST. XIV' s. Aucune fois, par lonc procès de temps, se ulcère de soi meismes, ii. de mondeville, f° 97, verso. Il XVI' s. Y a il quelque pensée.... qui vous ulcère, extraordinaire, indigcstible? mont. IV, <26. Ces louanges démesurées ulceroient le cœur du vieillard soupçonneux, d'aub. Uist. i, 32. Cette royne déjà ulcérée des libelles qui couroient par la France, id. ib. i, 96. La matière repoussée au dedans ulcereroit la partie, paré, v, «2.

— ËTYM. Provenç. et espagn. u/ceror; ital. uUerare; du lat. ulcerare, de uicu», ulcère.

ULCÉREUX, EUSE (ul-sé-reii, reù-z'), adj. Il 1° Terme de médecine. Qui est couvert d'ulcères. Un corps tout ulcéreux. || Fig. C'était la même Église [celle du vm* siècle, que celle des premiers siècles], mais devenue malade, infirme, ulcéreuse, JURIEU, dans boss. .t avert. 4. || 2' Qui tient de la nature de l'ulcère. Plaie ulcéreuse.

— HIST. xvr s. 11 contracte en son ame une disposition ulcereus» et catarreuse, qui à la fin luy cause une habitude de cholere, amïot. Comment refrén. la colère, 3i.

— ETYM. Provenç. ulceros; espagn. et ital. ulceroso; du lat. ulcerosus, de uJcus, ulcère.

ULÉMA (u-lé-ma), s. m. pi. Chez les Turcs, les uléma, docteurs de la loi , ayant pour fonction d'expliquer le Coran, de présider aux exercices de la religion, de surveiller l'éducation des princes, de rendre la justice au peuple. Le corps des uléma comprend les imams, qui sont théologiens et prédicateurs; les muftis, qui sont jurisconsultes; les cadis, qui sont juges.

— REM. 1. L'Académie, qui dans ses exemples ne donne que le pluriel, et avec raison, y mei à tort une » ; le corps des ulémas. || 2. C'est abusivement que l'on dirait au singulier un uléma.

— ÊTYM. Arabe, oulemd, les savants, pluriel de alim, docte.

t ULEX (u-lèks'), s. m. Nom moderne du genre ajonc (légumineuses), renfermant: <• l'ulex européen; 2" l'ulex provençal ou mieux ulex de Le Oall, attendu que ce botaniste, auteur de la flore du Morbihan, a fait remarquer le premier que l'ulex provençal se trouve également dans l'ouest de la France ; 3' l'ulex nain désigné comme une variété de l'ulex européen, legoarant.

— ETYM. Lat. ulex, sorte de plante; d'après Pline, un arbrisseau qui ressemble au romarin.

t ULIGLVEUX, EUSE (u-li-ji-neù, neù-z'), adj. Terme d'histoire naturelle. Se dit des végétaux qui croissent dans les lieux humides. || Terrains uligineux, terrains extrêmement humides.

— ETY.M. Lat. uligitwsus, de uligo, humidité naturelle do la terre, contracté de uviligo, qui » pour radical uvi'du», humide.

ULT

t ULITE (u-Ii-f), S. f. Terme de médecine. Inflammation de la membrane muqueuse gingivale.

— ÉTYM. OjXov, gencive, et la finale ite. tCLLL'OCK (ul-lu-k'), s. m. l'ianle de la famille

des portulacéea cultivée en grand dans le haut Pérou et la Bolivie, ullucus tuberosus, Collas.

t UOlACltES (ul-ma-séo), î. f. pi. Terme de JOtaniquc. Famille de plantes dont l'ulmus, orme, îst le type.

CLMAIKE (ul-mê-r"), s. f. Plante dite aussi reine dos prés, spir.ra ulmaria, L. -osacées.

— ETYM. Lat. uimu.?, orme, à cause do la ressemblance des feuilles.

t CLUARINE (ul-ma-ri-n"), ». f. Terme de chimie. La spiréine.

t CLMAUIQDK (ul-ma-ri-k'), adj. Terme de chimie. Acide ulmarique, synonyme d'ulmarine.

t tJL.MATE (ul-ma-t'), s. m. Terme de chimie. Sel produit par la combinaison de l'acide ulmique avec une base.

t DLMINE (ul-mi-n'), s. f. Terme de chimie. Un des produits de décomposition de la cellulose.

t UL.MIQCE (ul-mi-k'), adj. Terme de chimie. Se dit d'un acide particulier qui existe dans le terreau et dans l'écorce de l'orme.

— KTYM. Lat. ulmus, orme.

t ULNAIHH (ul-nê-r'], adj. Terme d'anatomie. Oui a rapport à l'os cubital.

— ÉTYM. Lat. ulna, cubitus (voy. aune).

t CLO.VCIE (u-lon-sie), s. f. Terme de médecine. Gonflement des gencives.

— ETYM. OûXov, gencive, et iyxo;, gonflement, t ULORRHAGIE (u-lo-rra-jie), s. f. Terme de

médecine. Hémorrhagie par la membrane ' muqueuse gingivale.

— ETYM. Où),ov, gencive, et ^aysîv, faire éruption-

t CLOTRIQUE (u-lo-tri-k'), ad;. || !• Terme d'anthropologie. Qui a des cheveux crépus. Les races ulotriques. || i' Qui est divisé en découpures linéaires ciliées et crépues.

— ETYM. OùXo;, frisé, et 6plÇ, Tpiyi;, cheveu, poil. ULTf.RIECR, EURE (ul-té-rieur, rieu-r'), adj.

Il 1* Terme de géographie. Qui est au delà, par opposition à cilérieur. L'Inde ultérieure est au delà du Gange, qui la sépare de l'Inde citérieure. Lucius Annaeus Sénèque naquit à Cordouè, ville célèbre de l'Espagne ultérieure, dideb. Cl. et Nér. I, ).||2"Fig. Qui se fait, qui arrive après. Les nouvelles ultérieures ne confirment pas ce qui se disait. J'envoie au protecteur de l'innocence la réponse des Sirven en marge; nous écrivons à Castres pour avoir des éclaircissements ultérieurs, VOLT. IMt. Beaumont, 22 avr. «765.

— REM. 1. Ultérieur n'admet aucun degré de comparaison. Il 2. Autrefois on faisait toujours en vers ultérieur de quatre syllabes; maintenant on le fait ordinairement de trois.

— ETYM. Lat. uUeriorem, comparatif de ultra, au delà (vov. outre 2).

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