‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 251 sur 754 · XVIII · texte numérisé non relu

XVIII

— ÊTYM. Lat. virago, dérivé de vir, homme (voy. viril), et le suffixe 050, de agere, qui signifie contrefaisant.

t VIRBOUOUET (vir-bou-ké) , t. m. Voy. tirebouquet.

t VIRE (vi-r'), ». f. Vulgairement, le panaris sous-épidehmique.

— Ktym. Virer, parce qu'il tourne autour du doigt; comparez tourniolle de tourner.

VIRÉ, EE (vi-ré, ée), pari, passé de virer. ||1" Qu'on a fait tourner sur son a.xe. Le cabestan viré vigoureusement. || 2° Hissé à l'aide du cabestan, en parlant d'un fardeau. La baleine virée le long du bord, nouoahet, llonil. te sept. (868, p. 1292, fl' col. Il 3" Oui a changé de nuance. Les étamines virées simples, autrement dites jaspées, auront la chaîne de 36 à 36 portées de 28 fils ou buhots chacune; les étamines virées double soie auront.... Arrêt du conseil, portant règlement pour les manufactures d'Amiens, 17 mars <747.

t VIRI:BOUOUET (vi-re-bou-kè), s. m. Terme de construction. Cordage attaché à un fardeau que l'on élève, pour le maintenir et l'empêcher de tourner. Il Terme de charpenterie. Nom des cordages servant à lier les pièces au c&ble d'un engin.

t VIRÉE (vi-réo), ». f.\\l' Tournéeset virées, allées et venues. || 2' Espèce d'étamine qui se fabrique à Amiens.

— HIST XVI' s. Après beaucoup de tournées et virées par des ruelles écartées.... Sol. Jfiîn. p î22

— F.TYM. Viré.

VIR!:i,AI (vi-re-lè), ». m. || !• Ancienne poésie française, toute composée de ver» courts, sur deux rimes; elle commence par quatre vers, dont les deux premiers se répètent dans le cours de la pièce. Il »■ Danse de chasse. || L'air de celte danse.

— HIST. xit* s. Motès, rondiau» et virelais. Qu'on claimme chansons baladées, uàcuaut, p. 7.

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||xv' s. Et sont contenus audit livre.... toutes les chansons, ballades, rondeaux et virelais que le gentil duc fit en son temps, froiss. ii, m, (3.

— ETYM. Virer, et lai: lai en rond, rondeau. VIRE.MENT{vi-re-man), s. m. \\ i° Action de virer.

Le virement du cabestan. || 2° Terme de marine. Virement de bord, action de virer de bord. Ce mot s'emploie pour exprimer un changement d'amures. Il Virement d'eau, retour des marées. Il 3° Terme do commerce. Virement de parties, et, simplement, virement, le transport d'une dette active fait à un créancier à qui l'on doit une somme de pareille valeur. Tous virements de parties seront faits en présence de tous ceux qu'on y fait enlrer, ou des porteurs de leurs bilans [dans les faillites], Uêglement des 2 juin en juill. )6(i7. N'est-ce pas un objet de commerce que la confiscation? car il se trouve qu'un fermier du domaine gagne tout d'un coup la subsistance d'une pauvre famille; et, par un virement de parties, le bien d'un innocent p.issc dans la poche d'un commis, volt. Letl. florcHct, 14 juill. (7C9. Il Terme de budget. Virement de fonds, transport de fonds d'un chapitre du budget sur un autre. Il 4' Terme de photographie. Synonyme de virage.

— HIST. XVI' s. Virement, cotgravk.

— EtVM. Virer.

VIRER (vi-ré), V. n. |1 1° Aller en tournant. Il II se joint ordinairement avec tourner. Il ne fait que tourner et virer. ||2*' Terme de marine. Tourner d'un côté sur l'autre. Virer à la côte. Virer au large. || Fig. Julien dit l'apostat avait plus d'esprit que de conduite; il voulut virer d'abord trop précipitamment, GRiMM, Corresp. t. 11, p. 244. || On dit qu'un vaisseau vire de bord, quand il tourne horizontalement sur lui-même pour présenter au vent le côté opposé à celui qui le recevait avant celte évolution. Il Autrefo'.; on disait plus exactement : virer le bord. .Si bien qu'à la pointe du jour nous avions le vent; et, ayant fait la contremarche et viré le bord par l'arrière-garde, et eux [les Hollandais] l'ayant aussi viré, on fit le signal d'arriver sur eux, Àelod'on du combat de Lipari , 1676, dans JAL. ||Fig. Virer de bord, changer de conduite, de parti. || Un bâtiment vire vent arrière, lorsque, dans le mouvement de rotation qu'il exécute, le vent frappe directement sur sa poupe avant de frapper sur le côlé que ce navire veut lui présenter désormais ; il vire vent devant quand, pour tourner, il serre le vent de très-près, et met dans la direction du vent sa proue, commeilymet lapoupe dans l'autre cas, jal. || Vireràpic, virer jusqu'à ce que le navire soit à pic sur son ancre, c'est-à-dire droit au-dessus. Quand les galions [espagnols] arrivèrent , nous nous contentâmes de virer à pic pour les combattre, s'ils manquaient à saluer, Mém. de Yillette-Mursay, 1684, dans jal. || Virer en quille, faire incliner un navire sur l'un de ses côtés, de telle sorte que sa quille vienne au niveau de l'eau. Il Virer en carène, le faire incliner de telle sorte qu'il montre seulement sa carène. Il Virer le cabestan, ou, moins exactement, virer au cabestan, faire tourner le cabestan sur son axe à l'aide de ses barres. || Vire, vire! commandement ou excitation que l'on adresse aux hommes ranges sur les barres d'un cabestan, pour qu'ils redoublent d'efforts. || Anciennement, virer haut, virer sur l'ancre, c'est-à-dire tourner le cabestan autour duquel est une corde ou une chaîne, au moyen de laquelle on lève l'ancre jusqu'à ce qu'elle soit en haut. Il Activement. Virer le cap au nord. || 3° Terme didactique. Changer, tourner, en parlant de couleurs, de teintes. Certaines couleurs virent au vert par addition d'un alcali. En l'acidifiant de telle manière qu'elle fasse virer le papier de tournesol au violet rougeâtre, thenard, Instil. Mém. Acad. scienc. t. m, p. 443. || 4" V. a. Retourner. Paul- Louis la laisse mûrir à l'air [la terre de bruyère], de temps en temps la vire, la remue, p. l. cour. Gaz. du village, n* 4. |{ Fig. Tourner et virer quelqu'un, l'interroger, le sonder. || 5' Terme de commerce. Virer les parties, payer en fournissant à sa place son propre débiteur, jusqu'à concurrence de ce qu'on doit. Les faillis et banqueroutiers ne pourront entrer en la loge du change, ni écrire et virer parties, Réglem. des 2 juin et 7 juill, 1667. Il 6° Terme de photographie. Virer une épreuve, lui faire subir le virage.

— HIST. XII' s. Nu à nu del costé son roit espié [il| li vire, Sax. x. || xiii' s. En sus de Rlanchefior [elle] se trait tousjours et vire, Berle, Lxxxviii. Et cum il s'y fait bon virer [dans une fontaine], lo Bo»e ,20Cî6. Il XVI' s. Et quant j'euz bien viré

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et reviré Dedans mon lict, et beaucoup souspiré, MAROT, I, 356. Un corps humain ayant deux testes, l'une virée vers l'auitre, RAB. Carg. i, 8. Ilsavoient des chevaux accoustumez de virer en courant, MOMT. I, 364. Tout cela, je le vois en moy aulcunement, selon que je me vire, id. ii, 7. J'ay beau le tourner et virer [ce livre], id. i. II, 324. Aussi pour vray, d'un ouvrage viré [traduit] Quel grand honneur en peut estre tiré? la boétie, 475. Jamais légère girouette Au vent sitost ne se vira, desportes. Bergeries, Villanelle.

— ETYM. Provenç. virar ; espagn. birar; du baslat. virare, qui se trouve dans les lois barbares. Le g ne se changeant pas en v, on ne peut guère songer au latin gyrare, tourner. Aussi Diez pense que le radical de ce mot est dans le lat. viria, bracelet, viriola, d'où virole.

t VIRES (vi-r'), s. f. pi. Terme de blason. Il se dit de plusieurs anneaux enfermés les uns dan» les autres, en sorte qu'ils ont tous lo même centre.

— Etyjî. L.-it. viria, sorte de bracelet.

t VIRESCENCE (vi-rè-ssan-s'), s. f. Terme de botanique. Métamorphose des organes appendiculaires en organes foliacés.

— Etysi. Lat. virescere, devenir vert.

f VIRETON (vi-re-lon ), s. m. Anciennement, trait d'arbalète empenné en hélice avec des lamelles de bois, de corne ou de fer, qui le faisaient tourner en l'air sur lui-même.

— ETYM. Virer, ce trait tournant sur lui-même, •f VIREUR (vi-reur), s. m. Ouvrier qui lève le»

feutres placés sur chaque feuille de papier, et les entasse pour servir à d'autres opérations.

— HiST. XVI' S. Vireurs d'aumelettes, cotgratb.

— ETYM. FiVer.

VIREUX , EUSE (vi-roû, reii-z') , adj. Qui est doué de qualités malfaisantes, en parlant de substances végétales. Un mémoire sur la manière de séparer de l'opium sa partie vireuse, condorcet, Buc^uel. Il Odeur vireuse, odeur qui ressemble à celle de l'opium, de la chicorée ou de la laitue vireuse. Son odeur puante et vireuse [de la ciguë] ne vous la laissera pas confondre avec le persil ni avec le cerfeuil, qui tous deux ont des odeur» agréables , j. j. Rouss. LeIt. élém. sur la bulan. Il On dit dans un sens analogue : Un goût vireux.

— ETYM. Lat. virosus, de virus (voy. ce mot).

t VIREVAU ou VIREVEAU (vi-re-vô), s. m. Terme de marine. Cabestan horizontal tournant sur deux tourillons, et servant, dans certains navires, à lever les ancres et tous les gros fardeaux.

— Etyh. Virer, et aval, jal.

f VIREVAUDE, voy. virevire.

f VIREVENT (vi-re-van), î. m. Martin-pêcheur.

t VIRE-VIRE (vi-re-vi-r'), ou VIREVACDE (vire-vô-d'), s. f. Nom par lequel les marins désignent les endroits où la mer forme des tourbillons.

+ VIREVOLE (vi-re-vo-l'), s. f. Se dit, au jeu de la bête, de l'hombre ou d'autres jeux de cartes semblables, de ceux qui, ayant entrepris de faire la vole, ne font pas une levée.

t VIREVOLTANT, ASTE (vi-re-vol-tant, tan-t"), adj. Qui fait des virevoltes (inusité). Quels feux virevoltants nous redonnent le jour, desmarets, les Visionn. i, 3.

VIREVOLTE (vi-rc-vol-t'), s. f. Terme de manège. Tour et retour fait avec vitesse.

— HIST. XVI' s. Par quoy leur fallut [à des fugitifs] laisser le chemin battu, et faire mille virevoulles, BONivARD, Chron. de Genève, iv, *.

— ETYM. Virer, et voile.

VIREVOUSSE (vi-re-vou-s'J ouVIHEVOUSTE (vire-vou-st'), s. /". Ancienne corruption du mot virevolte. Il Fig. Action de se donner beaucoup de mouvement. Je n'aime point toutes ces virevousses-là. M-' DU deffant, Letl. à II. Walpole, t. i, p. 47, dans POUGENS. jj Fig. Cet homme fait bien des virevousscs, il se tourne beaucoup, il se remue beaucoup.

— Hl.sT. XV' s. Il dresse le bras dextre i tout la lance au poing, puis picque son cheval des espérons, et fait vircvoustesenmy la place, Perceforest, t. V, f° 6. Il XVI' s. X quoi aident grandement les circonvolutions et virevoustes presque infinie» desdits intestins, paré, i, tf>.

t VIREVOUSSER (vi-rc-vou-sé), C. n. Terme popubi-e. Faire des virevous.ses.

t VIRGILIEN, lENNE (vir-ji-liin, liè-n'), adj. Il l' Terme de littérature. Se dit d'une composition, d'un slylc Imité de Virgile, ou qui a quelque rapport avec le génie de ce poêle. Quand nous comparerons sa richesse surabondante [de Thompson] i cette pureté du goût virgilien, à cette imagina-

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tlon à la fois si poétique et si réservée, vili.fmain, Lilt. franc, xviii* siècle, 2* part. 2* leçon. || %' Dans le moyen ige, sorts virgiliens, divination en ouvrant au hasard les livres de Virgile.

— iilST. XVI* g. Des sors homériques et virgilianes, rab. m, (O.

VIKGINAL, ALE (vir-ji-nal, na-l'),odj. || 1* Qui appartient aux vierges. C'était une charmante personne ; elle avait vraiment une figure , une douceur, une timidité virginales, j. j. nouss. Confest. X. || Il se dit de Jésus -Christ. Jésus- Christ était alors dans la crèche , immolant sa chair virginale par les misères d'une extrême pauvreté, notuDAL. JVaJiu. d« J. C. i" avent, p. 248. Il Fig. Un lis virginal, ainsi dit à cause de la pureté de sa blancheur. || Lait virginal, sorte de cosmétique dont on se sert pour se blanchir le teint. Je ne vois partout que blancs d'œufs, lait virginal et mille autres brimborions que je ne connais point, mol. Préc. t. || 2* Qui appartient à la sainte Vierge. Cette naissance virgin-ile [de Jésus -Christ] ne pouvant être connue par aucune marque sensible ni autrement que par un témoignage divin, Boss. Expl. de la proph. d'isaïe, »• lettre. |) 3* S. f. La virginale, sorte d'instrument de musique. La virginale était.... un instrument à cordes et à clavier; on a répété souvent que le nom de cet instrument était une (laiterie pour Elisabeth, reine d'Angleterre, qui en jouait et qui l'aimait beaucoup ; mais c'est une erreur ; car la virginale existait déjà en 1630, et portait le môme nom, fétis, la Musique, ii, (0.

— HIST. xm* s. Alhamasâr neîs [même] tesmoigne, Que dedens le virginal signe Nestroit une pucele digne, la Rose, (9379. || xvi' s. En vénerie et virginal noblesse. Elle ensuivoit Diane la déesse, MAROT, rv, 60. Souvent tout n'est pas virginal Parmy ces vierges, id. iv, (86,

— Etym. Provenç. et espagn. virginal; ital. virginale; du lat. virginalis, de virgo, vierge.

i VIBGINALEMENT ( vir-ji-na-le-man ) , adv. D'une manière virginale.

— IIIST. XIV* s. Femmes qui toutes furentchastes et vesquirent chastement et virginalement, ilénagier, i, ♦. || xv* s. Le doulz Jhcsus qui par sa grâce Print en li [la vierge] virginalment pl.ice, Comme homs nasquit et vierge fut, e. desch. Poéstes mss. t" bki.

+ VIRGIXÉIQUE (vir-Ji-né-i-k*), adj. Terme de chimie. Acide virginéique, acide gras, d'odeur forte, extrait de la racine du polygala de Virginie.

j- VIRGLME (vir-ji-nie), ». m. Tabac de Virginie. De bon Virginie. || S. f. Variété de tulipe.

t VIRGINIQUE (vir-ji-ni-k'), adj. Huître virginique, belle espèce d'huître.

j VIRGINITÉ (vir-ji-ni-té), j. f. État d'une personne vierge. La virginité de Marie était comme un sacrifice continuel qu'elle faisait à Dieu, BOURDAL. Annonc. de la Vierge, mysl. t. ii, p. 89. La fille de Jephté demande de pleurer sa virginité ; c'était le plus grand malheur pour les filles de cette nation de mourir vierges, volt. Phil. Bible expl. Juget. La virginité, qui est un être moral, une vertu qui ne consiste que dans la pureté du cœur, BUPP. Hist. nat. hom. t. iv, p. 242. || Fig. En général, les Alpes, quoique plus élevées que les montagnes de l'Amérique septentrionale, ne m'ont pas paru avoir ce caractère original, cette virginité de site que l'on remarque dans les Apalaches, CHATEAUBR. Itali», )'* lettre à If. Joubert, Journal. Il Fig. Refaire une virginité, rendre à une femme, i une réputation, l'honneur, la pureté qui avait été perdue. Et ton amour m'a fait une TÏrginite, V. Bnoo, Uarion Delorme, v, 2.

— HiST. X* s. Melz [mieux] [elle] sostendreiet les empedementz. Qu'elle perdesse sa virginitet, Eulalie. || xni* s. Tu es celz dieus qui tout feîs. Qui char en la vierge meïs. Sans sa virginité mal mètre, J. de meuno, Tr. H. L'aube qui est purement blanche, qui senefie virginité, Chron. de Rains, p. (04.

— ETYM. Provenç. vergenetat, virginitat; espagn. virginidad; ital. virginiti; du latin virginitatem, de virgo, virginis, vierge.

VIRGOCLErSK (vir-gou-leû-z'), ». f. Poire fondante qui se mange en hiver. || On dit aussi : virgoulée et virgoulé.

— ÊTVM. La virgouletise sort du village de Yirgoulée près Limoges, dont le baron de Chambray est seigneur, ce qui l'a fait appeler dans le pays la chambrette, merlet, l'Abrégé des bons fruits p. »8. '

tVIRGULAIRE (vir-gu-lê-r"), adj. Qui tient de

la virgule, qui ressemble à la virgule.

VIRGULE (vir-gu-r), i. f. || 1* Petit signe de ponctuation (,) qui indique la moindre de toutes les pauses. Les docteurs de Louvain furent trèsempéchés en recevant la bulle [qui condamnait Baïus, en 4 507]; il y avait surtout une phrase dans laquelle une virgule, mise à une place ou à une autre, condamnait ou tolérait quelques opinions de Michel Baïus; l'université dépêcha i Rome pour savoir du saint-père où il fallait mettre la virgule; la cour de Rome, qui avait d'autres affaires, envoya pour toute réponse i ces Flamands un exemplaire de la bulle où il n'y avait point de virgule du tout, volt. Louis XIV, 37. Elle [la virgule] sert pour distinguer les dernières parties dans lesquelles on subdivise une pensée, conoil. Gram. i, 9. || On emploie la virgule pour séparer f:ntre elles les parties d'une même phrase, savoir: les sujets se rapportant au même verbe, les attributs se rapportant au même sujet, et les régimes d'un même mot quand ils sont de même nature (tous ces mots n'étant pas réunis par «0- On met entre deux virgules toute proposition incidente purement explicative : Ma maison, qui est située sur la rue, est grande. On fait usage de la virgule quand un substantif ou un adjectif suivi do quelque complément, soit qu'il commence, soit qu'il termine, peut se retrancher sans altérer la construction : Ma maison, grande et bien bâtie, est située sur la rue. On sépare par une virgule tout mot en apostrophe, s'il commence ou finit la phrase, ou par doux virgules, s'il est enclavé dans cette phrase. Elle s'emploie quelquefois pour remplacer le verbe qui est sous-entendu dans le second membre de la phrase : On a toujours raison ; le dcslin, toujours tort, LA font. Fabl. vu, (4. Il 2* Terme do paléographie. Signe qui, dans les anciens manuscrits, indique un mot à effacer (voy. obèle). ||3* Terme d'horlogerie. Montre à virgule, celle dont la verge ne porte qu'une seule saillie, en forme de crochet ou de virgule. || 4° Fig. Dans le langage militaire, une légère cicatrice à la face. La balle lui a fait une virgule. || S- Nom de baguettes plates de laiton, dites aussi fers, parce qu'elles étaient en fer au moment de l'invention, qui servent dans la fabrication du velours.

— ÊTYM. Lat. virgula, trait pour marquer les passages défectueux, proprement petite verge, diminutif de virga, verge.

t VIRGULER (vir-gu-lé), B. a. Terme de typographie. Marquer les virgules. || Fig. et néologisme. Des brins de chaume, des broussailles hérissent çà et là la couche neigeuse où sautillent des corbeaux qui virgulent de leur noirceur la blancheur du sol, th. gautier, Feuilleton du Monit. unit). 26 mai (868.

t VIRIDINE (vi-ri-di-n'), t. f. Terme de cbimie. Alcaloïde de goudron de houille, oléagineux, jaune à la lumière réfractée, verdàtre à la lumière réfléchie.

— ÉTYM. Lat. viridis (voy. vert).

t VIRIDITÊ (vi-ri-di-té), s. f. Terme didactique. État ou qualité de ce qui est vert. La viridilé des huîtres de Marennes, Correspondant, 26 mars (869,

— ÉTYM. Lat. viriditatem, do tiridts, vert. VIRIL, ILE (viril, ri-l'), adj. || l°Oul appartient

à l'homme, en tant que mâle. Force virile. Sexe viril. Il Age viril, l'âge d'un homme fait. L'âge viril plus mûr inspire un air plus sage. Se pousse auprès des grands, s'intrigue, se ménage, boil. Art p. in. Il Robe ou toge virile, dans l'ancienne Rome , une sorte d'habillement qu'on faisait prendre aux jeunes gens, lorsque, sortant de l'enfance, ils devenaient propres à choisir un état. Il 2° Fig. Ferme, courageux, digne d'un homme. Porsenna, vaincu par le courage d'Horatius Coclès, par l'action forcenée de Mucius Scevola, par la résolution virile de la jeune Clélie, lévesque, [nsdt. Mém. hist. et litt. anc. t. ii, p. 373. Les esprits virils recherchent avec prédilection le commerce des intelligences féminines; et de ces unions naissent les grandes pensées, D. stern. Esquisses morales, p. (39. || 3* Terme de jurisprudence. Portion virile, synonyme abusif de part héréditaire, c'est-à-dire ce qui revient à chaque héritier dans une succession, laquelle est souvent très-inégalement partagée. Une loi qui exclut de toutes les magistratures les enfants de ceux qui sont morts insolvables, à moins qu'ils n'acquittent leur portion virile des dettes de leur père, Mirabeau, Coilection, t. ii, p. 296. Si les héritiers de la femme

sont divisés, en sorte que l'un ait accepté lu rinnmunauté à laquelle l'autre a renoncé, celui qui a accepté ne peut prendre que sa portion virile ei héréditaire dans les biens qui échoient «u lot de la femme. Code civ. art. 4475.

— HIST. ivi* s. Le premier degré de vieillesse est quant les hommes ont encore la vertu virile pour vaquer aux négoces civiles, parI, Inirod. i

— ËTYM. Provenç et espagn. viril; ital. tiriU; du latin, virilis; de vir, homme; zeod et sanMrit firo, héros, fort; gaél. fear, homme; <Sp«»« s'y rattache.

VIRILE.MENT(vi-ri-le-man), adt. D'une manière virile, avec vigueur. Ni les troubles, Zénobie, qui agitent votre empire, ni la guerre que vous soutenez virilement contre une nation puissante...,

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