‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 275 sur 754 · ABO · texte numérisé non relu

ABO

— ÊTYM Lat. aberrare, s'écarter, de ob, marquant séparation, et errore (voy. errer).

AB IIOCETI'ABHAC. — KTYM.Xjoutejr : Cette locution vient peut-être d'une chanson tradilionncilc que chantent les étudiants allemands : Quando conveniunt Catharina, Sibylla, Camilla, Sermones faciunt Vel ab hoc, vel ab hac, vel ab illa.

t ABHORRABLE (a-bor-ra-bl'), adj. Qui mérite d'être abhorré.

— HIST. XVI* s. Pour celuy [nom] de Furstembcrg, il estoit trop hay et ahhorable aux François, nnANT. Cap. estr. Furslemberg.

t ABIC.AÏL (a-bi-ga-Sl), s. f. Une des femmes du roi David. Il Dans le langage familier, femme de chambre. On vit paraître une superbe berline, forme anglaise, à quatre chevaux, remarquable surtout par deux très-jolies abigaïls, qui étaient juchéts sur le siège du cocher, brillât-savarin, Physiol. du goiU, Variétés {désappointement).

— ÊTYM. Ani,'!. abigaïl, suivante, soubrette. Le nom bibli(iue d'.4bigatJ est devenu en Angleterre synonyme de femme de chambre {lady's maid), depuis qu'ilbigoil Masham, une fille de condition inférieure, qui était au service de la duchesse de Marlborough, fut placée par elle auprès de la reine Anne, et supplanta bientôt sa première maîtresse dans la faveur de la souveraine (berthoud).

t ABÎMANT, ANTE (a-biman, man-t'), adj. Qui abime. Les eaux montrent la justice divine par celle vertu ravageante et abîmante, boss. Élév. 2i' sem. m.

ABÎME. Ajoulet : || 10° En abîme, de haut en bas et à une grande profondeur. Un autre dessin déploie le panorama de Paris vu en abîme du plateau de la bulle Monlmarlro, th. gautieh, Journ.

OjfiC. 30 août (87), p. 3U83, 2* COl.

ABÎMKU. Ajoutez .'Il 4° En général, maltraiter. Saint Augustin et les deux lettres auxquelles on nous renvoie ysontabimés, uayle, La France toute catholique, à la fin.

t ABIOTIQUE (a-bi-o-ti-k'), adj. Terme didactique. Oii l'on ne peut vivre. Qu'au-dessous [de 600 à 600") commençait un immense désert sans plantes, sans animaux, auquel il [Forbes] donnait le nom de zone abiotique, A. reclus, Rev. mar. et col., juin. <874, p. (50.

— ÉTYM.'A privatif, et piwTixài;, où l'on peut vi- Tre, de {iio:, vie (voy. vie).

ABJURER. — HIST. Ajoutez : xiv" S. Et Jésus, soUaux [soleilj de droiture. Le diable atrible et ajure, X cui corn mortiex anemis Est por pechié toz [lout] hom sourpris, uacé. Bible en vers, f* 63,

2' col.

t ABOLITIF, IVE (a-bo-li-tif, ti-v'), adj. Qui a le pouvoir d'abolir. Remplacement militaire: désertion du remplaçant ; loi abolitivo du remplacement; obligation de l'assuré. Gazette des Trib. t"-i juin <874, sommaire.

— ETYM. Voy. ABOLITION.

ABONDANT. Ajoutez : \\ 6' Terme d'arithmétique. Nombre abondant, celui dont les parties aliquotes prises ensemble forment un tout plus grand que le nombre; exemple, (2, dont la somme des parties aliquotes I, 2, 3, 4, 6 est <6.

t ABONNATAIRE (a-bo-na-tê-r'), s. m. Entrepreneur chargé d'un marché par abonnement. Art. 42.... Les réparations dont l'exécution ne sera pas reconnue satisfaisante seront refaites d'urgence par l'abonnalaire.... Art. 3. L'abonnataire s'engage, en outre, à ajuster à la taille des hommes qui les reçoivent, les effets.... Journ. milit. ojjiciel, part. régi. )»74, n* 77, p. 462 et 440.

t ABORDEUR (a-bor dcur), adj. m. Qui aborde, heurte en mer un autre bâtiment. L'équipage, composé de neuf hommes, a péri, sauf un seul, que le biliment abordcur a pu recueillir, Journ. ojfu. 21 avril 1875, p. 2884, 1" col.

t ABOTEAU (a-botô), f. m. Barrage, obstacle mis au cours de l'eau, dans la Saiiitongc.

— ErvM. À, et bot, qui signifie une digue, Gloss. aunisicn, p. 74.

ABOUCHA. Ajoutez : — IlEM. Lamartine a employé ce mot au sens propre : Leurs visages charmants à son corps abouchés, Chute d'un ange, !!>• vision. Ce qui, d'après le contexte, signifie que les enfants avaient la bouche appliquée au sein de leur mère.

t ABOUKORN (abou-korn), i. m. Quadrupède du Soudan qui porte au front une protubérance osseuse, mince et droite, cortambkrt, Court de géographie, «ii» éd. 1873, p. 636.

— ETY.M. Arabe, ojiou, père, ol korn corne : le pire (le la coruo.

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