‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 324 sur 754 · AVO · texte numérisé non relu

AVO

l'élevant à ïo ooo francs, Gax. des Trib. M fôrr,

<875, p. 208, 3' col.

t AVALISER (a-va-li-ïé), ti. a. Terme do banque. Donner un aval. H. cl MmeC... avaient avalisé des billets souscrits par les époux T,.., au profit de Mme S..., Coi. des Trib. i6 déc. 4876, p. (204, i" col.

AVANCE. — REM. Àjoulex : Mme de Sévigné se sert de la locution à l'avance, au lieu de d'avance ; mais elle la signale comme un provincialisme : Je vous écris un peu à l'avance, comme on dit en Provence, sÉv. 7 oct. <67«.

AVANCfi. Ajoutei : !| 11* Terme de peinture. Blanc avancé, blanc qui a la nuance du lait. La qualité des eaux a une grande innucncc sur les blancs avancés, désignés dans le commerce sous le nom de blanc de lait.... Enquête, Traité de eomm. avec l'Anglet. t. v, p. 299

AVANCfiK. Ajoutes : || 8" Marche en avant. Le retour [dans une mer glacée] étant aussi pénible que l'avancée, il fallut renoncera l'entreprise,

Joum. Ofjic. 27 avril (874, p. 2969, 3* col.

AVANIE. — ETYM. Ajoutez : M. Dcvic, Dict. rflym. n'admet pas l'arabe houdn, mépris, que Pihan a indiqué, le sens n'étant pas satisfaisant; ce qui lui paraît le plus plausible, c'est que avanie correspond à un terme du Levant, otoùn», qui n'est pas dans les dictionnaires, et qui se rattache peut-être à l'habitude où étaient les courriers royaux de rançonner les populations, d'oii iy- Yapeûeiv, angariare et awtni (voy. anoarier au Supplément).

AVANT. Il 10* Ajoutei : jj Pousser de l'avant, fSiire avancer. Une fois commencée , l'entreprise sera poussée de l'avant avec activité et menée à fin en «874, Joum. Offic. 3 déc. 4872, p. 7487, 3* col. Il Pousser de l'avant est une locution fort équivoque, qui ne se comprend qu'à cause d'aifer de l'avant, qui est très-clair. Si on pousse de l'avant, que fait-on, sinon arrêter le mouvement, comme in le hâterait si on poussait de l'arrière? Cela est donc mauvais.

AVANTAGE. || 1* Ajoutez : \\ Faire son propre avantage, tirer utilité, profit. Comme il est permis de faire en rechignant son propre avantage, je veux leur obéir [à mes vrais amis], les aimer et les gronder, j. j. aouss. Lett. à Du Peyrou, « avr. 1765.

t AVANTAGER, ËKE (avan-U-jé, jè-r'), adj. Terme de droit ancien. Qui a rapport à certains privilèges dont jouissaient les habitants en Bretagne, en Anjou et en Poitou.

t AVANT-BRISE (a-van-bri-z'), s. f. Brise matinale, brise du matin. On était caressé d'un petit souffle.... .sorte d'avant-brise du malin, ciiateaubr. Jfem. d'outre-tomhe, éd. de Bruxelles,!, vi, Joum. de Paris à Venise.

t AVANT-CUEMIN-COUVERT (a-van-che-minkou-ïêr), s. m. Terme de fortification. Chemin couvert placé en avant d'un autre.

t AVANT-CUEUSET (a-van-kreu-zè), ». m. Construction qui, dans un haut fourneau, précède le creuset. Grâce à cette allure si chaude, il s'échappe de l'avant-creuset, à l'époque des coulées, une fumée extrêmement dense, ghuner, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxxii, p. 660

AVANT-HIEB. Ajoute: : — REM. La prononciation avan-z-hier avait cours au xvii* siècle. Voy. FRÉMONT d'ablancouht , Dialogue des lettres de l'alphabet oit Vusage et la grammaire parlent : il y représente le ( accusant l'i de se glisser dans avan s hier.

t AVANT-MITR. Ajoutei : || 2' Terme d'anatomie. Voy. tonsille cérébrale.

t AVANT-PIED. Ajoutez : — HIST. ivi* s. Dix [os] à l'avant pied, cinq en chacun, et vingt huict aux orteils, paré, vi, 4i.

t AVANT-KADIER (a-van-ra-dié) t. m. Voy.

BADIER I .

AVANT-RÈGNE (a-van-rè-gn'), t. m. Voy. BÈGNE,

AVARIE. Ajoutez : Il 8* Avarie de portefeuille, pertes que subit le portefeuille d'une banque. Son capital (à la Banque] n'a d'autre objet que de garantir les porteurs de ses billets contre les perles au'efle peut éprouver dans ses avances ou dans ses escomptes, en un mot, contre ce qu'on appelle les avaries du portefeuille, de waro. Enquête sur la Banque, 4867, p. 72.

— ÊTYM. Ajoutez : M. Dozy rejette l'origine allemande d'avarie; suivant lui, ce mot vient de l'arabe : espagn. avcria; portug. et ital. avaria; de l'kr^a 'atc4r, dommage subi par une marchandise.

C'est par les Italiens que le mot est venu dans les langues romanes.

fAVENAlUE (ave-D«-rO, f. »>. So dit, dafis la Suisse romande, avec un sens légèrement péjoratif, d'un habitant de la commune non bourgeola, d'un forain qui n'est pas,comm£ on dit, des nôtrei,

— ETYM. Lat. orfreno, étranger, de ad, à, et venire, venir.

AVENANT. .Ajoulex : || 8' Terme de pratique très-employé par les agents dos compagnies d'assurances. Modification introduite par l'assuré dans les conditions de sa police d'assurance, quand les valeurs assurées ont changé. Lorsqu'il résulte des termes d'une police d'assurance qu'elle doit être nécessairement suivie et complétée par des avenants ou autres conventions et déclarations émanées des parties. Projet de loi sur l'impôt de l'enregistrement, art. 7. Attendu que par police et avenant en date des 48 sept, et 7 déc. 4872, enregistrés, les compagnies défenderesses ont assuré à L... 349300 fr. sur 408 balles de laine.... Gai.

des Trib. 8 déc. 4 874, p. 4 473, 3' col.

2. AVENIR. Ajoutez: \\ 6' Avenir a été employé au piur. Ma mémoire, qui me retrace uniquement les objets agréables, est l'heureux contre-poids de mon imagination effarouchée, qui ne me fait prévoir que de cruels avenirs, i. t. rooss. Confess. vil

AVENTURIER. Ajoute! : — SYN. aventurier, H0.MME d'aventure. Aventurier a deux sens : d'abord un homme qui cherche les aventures; puis un homme qui vit à l'aventure, sans règle et qui n'a point de consistance. Homme d'aventure peut être synonyme d'aventurier, au premier sens; mais il ne l'est pas d'aventurier au second sens ; témoin cet exemple : M. P..., un Israélite saxon, qui n'est pas un aventurier, mais qui est tout au moins un homme d'aventure, bébard des olajeux. Gai. des Trib. 4 4 mars 4 873, p. 250, 2" col.

t 2. AVÉRAGE (a-vé-ra-j'), s. m. Nom , dans le comté de Nice, du menu bétail. Pâturage d'été des avérages : pour terminer l'étude du pâturage d'été, il nous reste à parler du menu bétail [chèvres et moulons], connu, dans le comté de Nice, sous le nom d'avérages, l. ouiot, If^in. Soc. centr. d'agric.

— ETYM. Bas-lat. averagium, dérivé d'averia, animaux de ferme. L'anc. franc, aver ou aveir avait, entre autres, aussi ce sens (voy. avoir 2).

t AVERS (a-vér), s. m. Le côté de la face, dans une monnaie. En général, on distingue dans la monnaie sept caractères : la face appelée aussi avers, effigie ou droit, l'opposé ou revers.. ..Joum.

Offie. 48 fév. 4 873, p. 4 488, 3» COl.

AVERTI. Ajoutez : — REM. M. Ëman Martin, Courrier de Yaugelas, 4" déc. 4874, p. 432, observe que la 4" édition du Dict. de l'Académie, 4 694, porte : Un adverty en vaut deux; que la seconde, 4748, a : Un averli,un bon averti en vaut deux; que cette double forme s'est maintenue dans les trois suivantes; mais que dans la sixième, 4835, il n'y avait plus que : Un bon averti en vaut deux. D'après cet historique, M. Martin conclut que la vraie forme est l'ancienne : Un averti en vaut deux; et que l'addition de bon, qui n'ajoute rien au sens, en gâte le caractère proverbial. Il a raison.

— HIST. XIII* s. 11 [Guillaume le Bâtard], k'avcrtiz [prudent] fu e vaillanz. Sa gent rappelé e amonestc, Edouard le Confesseur, v. 4572.

AVERTIR. Ajoutez :\\Z' V. réfl. S'avertir, se donner à soi-même un avertissement, un conseil. N'ayez pas pour que je m'émancipe davantage; il ne me faut qu'un demi-mot d'avertissement ; et je ne sais pourquoi je ne me suis averti moi-même, BALZAC, Lett. inédiles, ci (éd. Tamizey Larroquc). Je m'avertissais de me tenir en garde contre une première impression, si puissante toujours sur moi, J. 1. Rouss. 2* dial.

t AVERTISSEUR. Ajoutez : || 9' Adj. Qui donne un signal. Faire usage du sifflet avertisseur, pour éviter les abordages [on mor], Joum. offie. it cet.

4 873, p. 6309, 4" col.

— REM. }. J. Rousseau n'est pas le premier qui ait employé avertisseur au sens de : qui donne un avertissement. Quand cet accident [être lorgnée] m'est arrivé, il a toujours fallu m'en avertir [à cause de sa myopie]; et où serait ici l'avertisseur? ST4AL, Mém. t. II, p. 442.

t AVESTÉEN FJ<NE (avè-sté-in, è-n"), adj. Qui a rapport à l'Avesta. Sa mélhode [du chanoine G. de Harlez] est la méthode comparative, la seule efficace en pareil eaf, étendue noo-ieulement aux

textes avestéens, mais A toute la litUratnra pir-

Sie, DARMBSTITTER, A«dU« Cnïlfll«,M MpL «S7«, p. 493.

t AVIATTON (a-vi-a-»ion), ». f. Procédé par laqunl les oiseaux volent et qu'or cherche i imiter pour se diriger et so soutenir dans les airs. Laissons de eôiv, pour cette fois, le unie de locomotion des oiseaux, l'aviilion -- iisent depuis

quelque temps, — malhi ' pour nos

oreilles — les gens qui vou;. ; ...-us inventer

des allés, edmono pumkr. National d» 4 ««9, « mai

— ETYM. Lat. avix, oiseau.

t AVICKNNR (a-vi-sè-n'), s. f. Genre de pUnte* de la famille des gattiliers, qnl tire son nom do célèbre philosophe arabe Ibn-Stna, dont les Occidentaux ont fait Avieenne.

t AVICOLE (a-vi-ko-l'), adj. Terme d'histoire n*turcllo. Se dit des parasites qui vivent sur les oiseaux. Les sarcoptidcs avicoles.

— ETYM. Lat. avis, oiseau, et eulert, ikabiter. fAVILISSEUR (a-vili-scur), ». m. Celui qui

avilit. Le premier voulait so venger du jeune audacieux, avilisseur, disait-il, de la représentation nationale, louvet dr couvbat, Mém. p. 39S, dans pougens.

t AVINAGE (a-vi-na-j*), ». m. Sorte de teinture. Teindre celte espèce d'étoffe [une étamine mal tissue] avec une eau ou teinture de bois d'Inde qu'ils [les marchands] nomment avinage, et par cette voie frauduleuse ils trompent le public, Arrtt du Conseil, 49 janv. 4723.

— ÊTYM. À, et vin : la couleur vineuse communiquée par le bois d'Inde.

AVIRON. Ajoutex : \\ 6* Rameur. On a vu des matelots français, qui s'étaient engagés dans la pèche de la baleine comme simples avirons, devenir harponneurs avant la fin de la campagne, i. nou-

GARET, Monit. unit). 46 sept. 4868, p. 4292, 5» col.

t AVIBONNIER (a-vi-ro-nié), ». m. Celui qui fait ou vend des avirons. Tarif des patentes, 4850.

AVIS. Ajoutex : Il 8* Dénonciation lucrative en usage au xvii* siècle. Un grand seigneur dénonçait au roi et à ses ministres une recherche oubliée, ou une malversation impunie.... le plus souvent l'objet dénoncé était concédé i l'auteur de l'avis, qui le recouvrait en son nom, à ses ris({ues, et par les voies civiles ou criminelles, lehontev, Monarchie d» Louis XIV, ■'ers la fin.

t AVIVOIR. Ajoutez : Quand on a bien graltcboêssé l'endroit que l'on veut dorer, on pose l'or dessus à l'aide d'un avivoir; on appelle ainsi une verge en cuivre, munie d'un manche en boi.<s, grosse et longue comme une fourchette ordinaire, Œuv. de Benvenulo Cellini, trad. L. Léclanché, Traité de l'orfèvrerie, ch. xiv, ou t. 11, p. 340.

AVOCASSER. i4;ou(eï : ||2* 11 se dit encore aujourd'hui dans les lies Normandes, sans aucun sens défavorable et au sens de plaider comme avocat. Serment prêté par trois avocats reçus par la cour royale de Guernesey, le 43 avril 4 874.... que, s'il vient à votre connaissance par quelque manière que ce soit que la cause soit mauvaise, en quelque état qu'elle soit, plus n'y avocassercz et du tout la délaisserez.... La Gax. de CHtmetry, 44 avril 4874.

AVOCKT. Ajoutex : \\i' Dans le langage féodal, protecteur. Les rois d'Espagne se qualifiaient encore, il n'y a que quelques années, avocats d'une partie des villes que j'ai conquises en Flandre, Mém. de Louit XIV, édit. Dreyss,t. 11, p. 450.

t ». AVOCAT (a-vo-ka), ». m. Fruit do l'avocatier.

t AVOCATIE (a-vo-ka-sie), ». f. Dans le langî ge féodal, fonction d'avocat, de protecteur. Ce pkys [la Flandre] étant presque tout divisé en différentes avocaties ou protections, Mém. d» Louis XI V, édit. Dreyss, t. 11, p. 450.

4. AVOIR. j4jou»ei : Il 18* Terme de turf. Avoir un cheval, parier pour un cheval. Quand un puu- Icur demande : quel cheval avez-vous? cela veut dire pour quel cheval pariez-vous?

— REM. Ajoutex : Il 7. Auxiliaire, placé autrement dans le xvu* siècle que nous ne faisons d'ordinaire aujourd'hui. Je devais par la royauté Avoir commencé cet ouvrage [j'aurais dû.... commencer], LA FONT. FM. m, 2. Et quand ce mémo prélat [Fénclon] veut qu'on croie sur sa parole.... la bonne foi lui devait avoir imposé silence, Boss. Remarques sur la réponse d la relation sur le quiétisme. Au reste cette construction est parfai- Icmcnt correcte. || 8. Des grammairiens ontdit que dans la locution : »J y a longtemps, dia ans, etc.

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