‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 354 sur 754 · BYZ · texte numérisé non relu

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La locomotive alla donner avec violence contre le bultoir [dans la gare de Gandj, qui fut, malgré sa force énorme, culbuté sous le choc, Journ. ojjic. I mai <878, I). 3060, i" coi.

t BUVA>TE (bu-van-f), s. f. Nom donné, dans la Gironde, à la piquette, les Primes d'honneur, Paris, (870, p. 432.

t BUVERIE (bu-ve-rie), s. f. Réunion, partie oîi Von boit. La brasserie Lang fut une des premières où l'on vit s'organiser les longues buveries, s'installer les buveries fourmillantes, où, à certaines heures, il n'y avait plus place pour un coude sur

la table de chêne, maxime hude, l'Opinion nationale, 14 juillet 1876, p. 3, 4" col.

— É(YM. Buveur. Buverie est un demi-néologisme; l'ancienne forme est heuverie (voy. au Sup plément).

t BUVETER (bu-ve-té), v. n. Voy. buffeter.

BUVETTE. Ajoulez : || 4" Nom, dans l'Oise, d'une boisson faite avec le marc de raisin, les Primes d'honneur, Paris, (872, p. 68. || 5° Sorte de casier dont les compartiments reçoivent des flacons, et qu'on place sur les comptoirs des cafés, des liquoristes, etc.

BirVEUR. Ajouter : || 3' Le buveur, la buveuse, sorte de papillon, bombyx potaloria.

t BYZANTINISME (bi-zan-ti-ni sm'), j. m. Néologisme. État d'un peuple, d'une assemblée où le» querelles sur des objets futiles occupent ou divisent les esprits, pendant que les dangers extérieur» sont menaçants.

— Etym. Empire byzantin, où l'on se livrait à de futiles querelles religieuses, tandis que les Ottomans attaquaient victorieusement l'empire et la ville de Byzance, ancien nom de Consuutinople.

CAB

C. Ajoutez : Il 4* Le c doré, noclua c aureum, le c blanc, papilio c album, espèces de papillons.

Ç.\. Ajoutez : \\ 7° Çk bas, sur la terre où nous sommes; locution vieillie. Amoureux Jupiter, que ne viens-tu çà bas? bégnier, Élég. iv. Dans le ciel autant de biens que vous en faites çà bas, id. Êp. dédie.

t CABALISME (ka-ba-li-sm'), s. m. Sentiment de celui qui suit la cabale des juifs. Marque certaine de mon cabalisme, que je m'étonne qui lui soit échappée, bayle, la Cabale chim. p. (38.

t CABAN. Ajoutez : \\ 3° Demi-caban, caban sans manches. Trois à quatre mille demi-cabans, sans manches..-, de peyssonnel. Traité sur le commerce de la mer Noire, u, (34, Paris, 1767.

CABANE. Ajoulez : \] 6° Une ferme, dans l'Aunis, et la Vendée, Gloss. aunisien, la Rochelle, 1870, p. 80.

t CABANIER (ka-ba-nié), s. m. Dans l'Aunis et la Vendée, fermier.

t CABARER. Ajoutez : Sous la cuve matière, il y en a une autre plus petite que l'on nomme reverdoir, et dans laquelle est équipée une pompe à chapelet, qu'on appelle pompe à cabarer, Dict. des arts et met. Amsterdam, (767, Brasseur.

CABARETIER. — llIST. XIV S. Ajoutez : X Lambin Coupliel, cabareteur.... caffiaux. Régence d'Aubert de Bavière, p. 67.

CABAS. — iiiST. XV' s. Ajoutez : Ainsi comme on bat le cabas [fait danser l'anse du panier] X ceulxquinescevent le prix Du marché.... e.desch. iliroir de mariage, p. 68.

— ÊTYM. Ajoulez : M. Defrémery, Be«ue crit. 18 déc. 1868, p. 408, a indiqué l'arabe gaj'as, cage, panier ; cela met à néant les conjectures.

CABASSET. Ajoutez : — REM. Le cabassct était proprement un casque à bords larges et très-abaissés qui, au xvi' siècle, était porté par les piquiers.

CABINET. Ajoutez : || 10° Cabinet d'eau, dans l'établissement de certaines roues hydrauliques, conduit fermé par lequel passe l'eau de la chute avant d'arriver sur la roue.

t CABIRES (ka-bi-r'), s. m. pi. Primitivement, dieux inférieurs adorés à Lcmnos, à Imbros, on Samothrace, comme fils de Vulcain, identifiés plus tard avec les divinités supérieures dont ils étaient les acolytes dans les mystères de la Samothrace.

— ETYM. KàSsipoi. D'après M. Albert Réville, ce nom est sémitique, kebirim, les êtres grands de taille, les robustes ou les héros, Rev. des Deux- Mondes, is mai 1873, p. 385.

t CABIRIES (ka-bi-rie), s. f. pi. Fêtes instituées en l'honneur des Cabires.

t CABLAGE (kâ-bla-j'), s. m. Opération par laquelle on réunit à six brins les fils. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. iv, p. 335.

1. CABLE. Ajoutez : \\ i,' Se dit do fils réunis à SIX brins. Le métier continu est préféré pour les retors deux brins destinés à être câblés, c'est-à-dire réunis à six brins, Enquête, Traité de comm. avec lAnglet. t. iv, p. 3ï7. La conversion d'un fil simple en fil câblé propre à la couture, ib. t. iv, P. 344. Il Cotons câblés. Nous appelons cotons rotors les cotons qui, assemblés en deux, trois ou un plus grand nombre de fils, n'auront subi qu'une seule opération de retordage ; et câblés ceux qui, après cette première opération de retordage, sont de nouveau réunis en deux ou un plus grand nom-

CAB

bre de fils et retordus à nouveau, ib. t. iv, p. 772.

CABOCHE II 4° Nom donné, dans l'administration des tabacs, aux tètes des feuilles de tabac réunies en bouquets ou manoques. Les côtes et caboches indigènes, les caboches exotiques et les poussières et rebuts peuvent être détruits sans autorisation spéciale, Arrêté du direct, gén. des tabacs, 9 août 1862, art. 244.

— llIST. XVI* s. Ajoutez : Pour millier de caboches [clous à grosses têtes], mantellieb, Gloss. Paris, 1869, p. 15.

CABOCUON. Ajoutez :\\ 3' Clous à cabochon, ou, simplement, cabochons, sorte de clous. Clous de cuivre à cabochon, dont nos tupissiers se servent, et que les Tartares emploient pour mettre à l'entour de leurs selles, de peyssonnel, Comm. de la mer Noire, i, 329. Quatre à cinq caisses de vitres à cabochons de Constantinople pour les bains, ID. ib. u, 108.

t CABOT (ka-bo),s. m. Variété de chien. Dernièrement, le docteur trouva dans la rue un malheureux chien, de l'espèce dite cabot, qui avait une patte écrasée, le Rappel, n janv. 1875.

CABOTER. — ÉTY.M. Ajoulez : M. Ch. Berlhoud, Journ. de Genève, 3 déc. 1874, dit : « J'ai rencontré un Américain du Nord, appartenant à la famille des grands navigateurs du xvi" siècle, Jean et Sébastien Cabot.... il m'apprit que, d'après une tradition de famille, le mot de caboter se rattachait au nom de ses ancêtres. » Cette tradition couperait court à toute conjecture.

CABOTIEIt. Ajoutez : || 2° Adjectivement, cabotier, cabotière. Barque cabotière et, substantivement, une cabotière. Un certain nombre de barques cabotières chargées de blé séjournent sur la rivière d'Eure.... ce que je crois nécessaire, c'est do ne point laisser séjourner les cabotières ni à Nogent ni à aucun autre endroit sur la rivière, BOisusLE, Corresp. contrôl. gén. des finances,

CABOTLN. — ÉTYM. Ajoutez: M. Éman Martin {Courrier de Vaugelas, 15 juillet 1876, p. 43) conteste l'étymologie par caboter; il a raison, d'autant plus qu'il indique la vraie étymologie : elle est dans ce passage, qu'il emprunte à M. Edouard Fournier, ChaTisons de Gaultier Garguille, Préface, Lxxvi. «Les farceurs au nom roturier ont survécu davantage.... les comédiens de bas étage qui s'en vont, comme on dit, rôtir le balai dans les provinces, avaient déjà un patron tout baptisé, le sieur Cabotin, célèbre opérateur nomade, qui, en même temps que tous les gens de son métier, était tout ensemble imprésario et charlatan, vendait des drogues, et jouait des farces. • On voit que Cabotin est un nom propre qui est devenu générique. M. Éman Martin ajoute que, comme cette préface est consacrée à l'histoire de notre théâtre avant 1660, cabotin, dans le sens de mauvais acteur, quoique ne se trouvant pas dans Trévoux (1771), pourrait très-bien dater de la seconde moitié du xvu* siècle.

t CABOULOT (ka-bou-lo), ». m. Terme d'argot. Débit de prunes à l'eau-de-vie et de liqueurs. Li;c nouvelle ordonnance de police interdit aux propriétaires de caboulots de recevoir, à quelque heure de jour et de nuit que ce soit, aucun jeune homme portant un uniforme de lycée ou de peu- I sion, Patrie, 6 déc. 487». I

CAC

t CARREMENT (ka-bre-man), s. m. Néologisme Action de se cabrer. C'est avec un hennissement de colère et un cabrement subit qu'ils [les chevaux sauvages de l'Agro romanoj éloignent les téméraires, boller, Rev. des Deux-Mondes, 15 janvier 1872, p. 380.

CABRIOLE. Ajoutez : — REM. On remarquera dans l'exemple de la Bruyère capriole au lieu de cabriole; mais ce n'est pas le seul archaïsme de ce passage. La Bruyère a dit : Qui passe la capriole. Tel est du moins le texte des anciennes éditions; ce sont les éditions modernes qui ont mis : Qui fasse la cabriole.

CABRIOLET. |1 6° Petit chariot employé dans les fonderies pour transporter les bouches à feu d'un point à un autre. || 7° Corde à nœuds terminée par deux morceaux de bois que les agents de police emploient pour lier les mains des détenus. La garde qui devait l'accompagner lui a passé autoui du poignet une sorte d'instrument qui porte le nom de cabriolet et qui consiste en une corde à nœuds terminée par deux morceaux de bois , Journ. OlJic. 24 juin 1876, p. 4477, 3* col.

t CABROLTÎT. Ajoutez : Plusieurs personnes dévouées s'étaient saisies du mortier porte-amarrt de la société humaine et l'avaient transporté dans un cabrouet vers la tète de la jetée, l'Opinion no tionale, 4 janv. 1869.

t CABUSSIÈRE (ka-bu-siè-r'), s. f. Dans les étangs de Cette, filet à prendre les canards sauvages et les macreuses. Statistique des pêches maritimes, 1874, p. 115.

tCACAHUET (ka-ka-ou-è), J.m. Arachide ou pistache de terre. Cacahuets grillés à dix sous le cornet. Étiquette placée dans la boutique d'un marchand de produits d'Espagne.

— Etym. Ce doit être un mot espagnol, car, en cette langue, cacdhual signifie cacaoyère, et cocohuete, cacaotier.

1. CACATOIS. Ajoutez:— tJVM. Malais, fcofcatoua, nom qui n'est d'ailleurs que la figuration ou l'onomatopée du cri ordinaire de l'oiseau, devic, Dict. étym. \\ Voy. kakatoès.

t CACHALOTIER (ka-cha-lo-tié), adj. m. Qui est relatif à la pèche du cachalot. Tout capitaine de navire cachîîlotier ... Ordonnancedu loooiîf I84i, art. 5.

t CACHE-FOLIE (ka-che-fo-lie), s. m. Toupet destiné à cacher laprcnilère calvitie. Marchandises en cheveux : nattes, berthes, repentirs, cachefolies, postiches, chignons nattés, coques , crêpes pour rouleaux. Gaz. des Trib. 27 fév. 1876, p. 1 98 , 3- col.

t CACHEMIRIEN (ka-che-mi-riin), s. m. Langue parlée dans le Cachemir, et dérivée du sanscrit.

t CACHE-POT. Il 1' Ajoutez :\\n y a aussi des cache-pots de faïence, de porcelaine, de bois, etc. Il 2° Ajoutez : \\ Fig. X cache-pot, en cachette.

t CACHE-POUSSIÈRE {ka-che-pou-siè-r'), s. m. Pardessus d'étoffe légère, pour garantir les habits. Cache-poussière, vêtements pour bains de mer et voyages. Gaz. des Tnb. i*'juil. 1876, p. 646.

CACHER. — ETYM. Ajoutez : II faut noter qu'en limousin cacha signifie cacher et aussi écraser, écachcr ; ce qui rattache les deux mots cacher et é-cachcr.

t CACUEUB. Ajoutei : 113* Ouvrier tendeur on

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