‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 366 sur 754 · LAC · texte numérisé non relu

LAC

CHACUN. — ÈTYM. Ajoultx : Chacun vient du lat. quisque unus ; mais, comme on peut voir à chaque, la transformation de quisque en cha fait une certaine difficulté. 11 est bon dès lors de noter la forme cheun : xu* s. Samuel fud juges sur le poplo tute sa vie, et alad cheun an envirun Bethel, e Galgala, e Masphat, Rois, p. 28. Cheun, où d'ailleurs on remarquera la chute du e suivant la règle antique, est une transition de l'i latin vers l'a qui a prévalu.

f CHADAN(cha-dan), s. m. En limousin, sole de terre, partie de l'assolement. Le cultivateur limousin divise ordinairement ses terres en deux chadans, l'un de céréales, l'autre de sarrasin et de pommes de terre.

t CHA DEC (cha-dek), (. m. Nom donné à la pamplemousse, aux Antilles.

t CHAGRINEMENT. Ajoulez : — HIST. xvi' s. X divers jours , Saturne, plein d'emoi, Chagrinement nos esprits tyrannise, de bracb, Œuv t. i, p. 46.

t CHAILLANT (chè-Uan, U mouillées), t. m. Nom d'un cépage , dans les Hautes-Alpes, l«j Primes d'honneur, Paris, (872, p. 44(.

t cnAILLE(châ-ir, U mouillées), s.f. || l'Terme provincial. Pierre cassée en menus morceaux pour couvrir les routes. ||2* Terme de géognosie. Rognons arrondis de calcaire siliceux, coupant, de distance en distance, des assises inférieures de marnes qui se trouvent à la base de l'étage supérieur du terrain jurassique, au-dessous du corallien. Il 3* Terrain calcaire pierreux. Franche- Comté : les chailles sont des terrains calcaires pierreux qui sont de bonne qualité, quand ils ne sont ni trop siliceux ni trop calcaires, heuzs, la France agricole, carte n* 5.

— ÉTYM. Ane. franc. ehaiUe, caillon, du lat. ealculus (voy. caillou).

t CHAILLEDX, EUSK {cha-Ileû, Ueû-z', (1 mouillées), adj. Se dit, dans le Jura, d'une défectuosité des fromages présentant des nodosités. Suivant les circonstances, les fromages peuvent être brèches, éraillés, chailleux, mille-yeux, gercés, ftARBAU, Hém. Soe. centr. d'Agric. <87i, p. «4.

— £TYH. Ane. fran(. ehaille, caillou (voy. caillou).

t CHAILLOT (cha-llo. Il mouillées) ou CHAIL- LOC (cha-llou. Il mouillées), s. m. Nom donné, dans l'Aisne, à des terres fortes, mêlées de roches et de cailloux, les Primes d'honneur, Paris, t873, p. S8.

— ÊTYM. Dérivé de chaiUe.

CHAÎNE. Il i' Ajoulei : || La chaîne avec laquelle on attachait une bande de galériens pour la marche. Le commissaire qui doit aller prendre les révoltés qui ont été condamnés aux galères pour les conduire à Toulon, part demain de Paris avec une chaîne qu'il a fait faire, ayant ordre de presser son voyage le plus qu'il pourra, Lett. de Colbert, t. IV, p. 2, note. Il 9' Touage par chaîne noyée, appareil consistant en une chaîne en maillons de fer étendue tout le long de la rivière et sur laquelle se haie le bateau toueur, pourvu d'une machine, traînant derrière lui tout un convoi de bateaux, Rev. des Deux-Mondes, 4" mars

4875, p. 72. lINom donné, par abréviation, aux teneurs à chaîne noyée. Un des loueurs, vulgairement appelés chaînes, arrêté par la crue, fait escale en aval du pont du Petit-Andely, avec cinq ou six péniches qu'il remorquait, Joum. ofjic. 8 mars

4876, p. 4643, 4~col. || lO'Terme de zoologie. Nom donné à des groupes d'individus agrégés, qui forment un second degré dans certaines générations alternantes.

t CHAÎNIER (chê-nié) ou CHAÎNISTE (chêni-st'), s. m. Bijoutier qui fabrique des chaînes. En 4 847, il existait à Paris 54 5 bijoutiers, joailliers et cbalniers, qui faisaient pour 60 888 000 fr. d'afTaires, teisserenc de bokt, Joum. offic. 4 4 juin 48"4, p. 4009, 2* col. Le nommé M... travaillait, depuis 4874, dans les ateliers de M. Ch... bijoutier chatniste.... Cai. des Trib. 26-26 janvier

4875, p. 83, 4~ et 2' COl.

CHA

t OtaAiNTRR. || Lieu mis en réierve pour la plturago. Ajoutes : Vous avez beau dire , mademoiselle, vous savez très-bien maintenant ce que c'est que les chaintres [on Nivernais], tii. bentzon, Rev. des Deux- El ondes, 4" juin 4876, p. 563. || Chaintre se dit aussi d'une certaine manière de disposer les vignes traînantes dans l'Ouest. Culture de la vigne en chaintres. || Dans l'Aunis, le cbaintre ottle)x)rd d'un champ, les sillons qui en forment la ceinture.

CHAIR. Ajoutez :\\IZ' En chair et en »me, la personne elle-même, avec son corps et son âme. Je crois rêver quand je pense que je vous embrasserai dans un moment en chair et en Ame, sÉv. à Mme de Grignan, 4« août 4 800, dans Lettres inédites, éd. Capmas,t.ii,p.454.C'ostune modification merveilleuse delà locution : en chair et en os.

CHAISE. Ajoutez : || 6° Nom populaire de la constellation de Cassiopée. La Chaise.

— HIST. XV s. Ajoutez : Une vieille chaeze de laiton à quatre testes de lieppart, Hist. litt. de la France, t. xxiv, p. 643.

t CHALAINE (cha-lê-n'), s. f. Nom, en Lorraine, de terres calcaires. Lorraine : les chalaines sont des terres calcaires, bbdzk, la France agricole, carte n* 5.

4. CHALAND, ANDK. — ÊTYM. Ajoutez : Quelque difficile, à cause du sens, qu'il soit d'assimiler chaland, chalande à chaland, sorte de navire, néanmoins cette étymologie reste la plus plausible. M. Bovet, dans un article de M. Bertboud, Journal de Genève, 3 déc. 4 874 , propose chalcmt, participe de chaloir: le chaland, celui qui désire, qui est amateur de tel ou tel objet; mais chaloir est impersonnel, du moins dans tous les exemples connus, et ne se construit qu'avec la négation ou l'interrogation : Ne vous chaut, que vous chaut? Il me chaut d'une chose , et non je chau d'une chose. Cet obstacle grammatical parait difficile à surmonter.

2. CHALAND. — f.TYM. Ajoutez : On a aussi proposé l'arabe chalandî, bateau plat ; mais M. Dévie, Dict. étym., objecte que chaland se disait en normand calant, et qu'un ch arabe peut difficilement devenir un e dur.

t 4 . CHALCIDE (kal-si-d*), s. m. || !• Genre de sauriens. Dans les reptiles, les lézards ont quatre pattes, les bimanes les deux antérieures seulement, les bipèdes et leschalcides les deux postérieures..., eu. MARTiNs, Bec. des Deux-Mondes, 4 5 fév. 4 876, p. 762. Il i' S. f. Genre d'insectes hyménoptères. Ce savant observateur a dernièrement présenté à la commission la petite chalcide (chalcis minuta) de Linné; il n'y aurait qu'à aider à la multiplication de la petite chalcide pour ajouter un moyen puissant à ceux de... (contre le phylloxéra], Trav. de la comm. départ, contre le phylloxéra, Perpignan, 4874, p. 4 52.

— ÉYYM. XaXxèç, cuivre, à cause de la couleur cuivrée de ces sauriens et de ces insectes.

t CHALCIDIQUE. Ajoutez : M. Mowat conclut que le chalcidique était uue annexe complémentaire, une partie accessoire de la basilique ou de la curie, c'est-à-dire qu'il n'y avait point de chalcidique sans basilique et sans curie, fers, delau- NAY, Joum. olJic. 4 4 mars 4 873, p. 4 6»0, 2* col.

CHÂLE. — ETYM. Ajoutez : M. Devic, Dict. étym., dit : « Bien que le mot se trouve dans la langue arabe moderne, ce n'est pas là que nous l'avons pris ; d'introduction peu ancienne en Europe, il a été apporté d'Orient par le commerce anglais; c'est le persan chai, sorte de drap grossier en poil de chèvre ou de brebis que les derviches jettent sur leurs épaules en guise de manteau ; le mot s'est ensuite spécialement appliqué au tissu de cachemire. • L'exemple suivant prouve qu'en effet, au commencement de ce siècle, l'usage du chdle était récent, puisque le mot en était encore incertain : Vous me tendriez la main, ou bien un bout de votre châle (est-ce le mol?), sachant que je suis et serai toute ma vie , madame, p. l. COURIER, Lettre du 4 5 avril 4806, à Madame *•*.

CHALET. Ajoutez : — REM. J. J. Rousseau , Héloise, I, 36, dit : « Autour de l'habitation principale sont épars assez loin quelques chalets. > Et en note : « Chalet, sorte de maisons de bois où se font les fromages et diverses espèces de laitage, dans la montagne. » Cette note montre que J. J. Rousseau est le premier qui ait introduit ce mot suisse dans le français.

— i;tym. Ajoutez : Contre la dérivation par casa ou castelUlum. H. Berthoud écrit : • L'étymologie latine aurait donné chdlel; cette faute de pro-

CHA

nonelallon était insapportkbie à Rontwan ; jainala on ne dit chalet en pays romand ; il n'y a des chalet» proprement dlU que dans l«« Alpes. • Cette observation écarte les conjectures latines sur l'origine de chalet ; et l'on Ignore d'où vient ce mol.

CHAL8DB. Ajoulez :\\f X la cbaleitr des enchères et i l'extinction des feoz, même leoa que à l'extinction des feux (voy. extikctiok).

t CHALIN (cba-lin), i. m. Uani l'AonU, éelairi •an» tonnerre, Gloss. tunisien, p. •».

— RTVM. Ane. franc, chaline, le fort de U chaleur, du lat. eaUre, être chaud.

t CHALINOPTiîRK (kali no-ptè-rO, ». m. Nom d'une espèce de papillons. Chez les [lépldoptèrei | nocturnes, elles (le< ailes] sont maintenuei horizontalement par un frein qui a fait donner à cm papillons le nom de chalinoptèrcs, a. manoin, joum. offle. 4« sept. 4872, p. <087, *• col.

— Rtym. X«)iv4;, frein, et «Tipîy, aile.

t CHALLIS (cha-li), ». m. Voy. cbaly an Supplément.

t CilALON (cba-lon), ». m. Dans l'Aunit, banc d'argile, terrain argileux, Clou, aunisien, y. 86.

t CHALOSSE (cha lo-s'), s. f. Nom, dans Tarnet-Garonne, d'un cépage blanc, lu Primes d'honneur, Paris, 4873, p. 466. Il Même nom dans 1'^riége, ib. Paris, 487», p. to*.

— ETYM. Chaloue, petit pays, dont U eapiule est Saint-Sever ; Il est aujourd'hui compris dan» le département des Landes.

t CHALOT (cha-lo), ». m. Nom d'un poisson do Danube. Les espèces de poissons les plus communes sont l'esturgeon, le brochet, la truite, le chalet... Joum. oflic. 6 juil. 4874, p. 4674, J* col

t CHALOtIPIER. Ajoutez : || »• Ouvrier chaloupier, ouvrier qui travaille aux chaloupes, Bullet. des Lois, part, suppl. 2- sem. n*724, p. 41108.

t CHALDC (cha-luk), I. m. Nom d'un poisson, le gade merlus.

t CHALUTIER (cha-lu-tié), ». m. jj !• Pêcheur au chalut. 25 ou 30 chalutiers du port de Trouville se sont déterminés à remonter au nord et à chaluter entre Calais, Dunkerque ctOstende pendant la saison du hareng.... Joum. oflic. 8 févr. 4875, p. 4048, 3« col. || 8* Adj. Chalutier, chalutière, qui appartient au chalut. Les calmes ont empêché les bateaux chalutiers, qui ne peuvent pêcher qu'à la voile, de sortir auxsi souvent qu'en 4873, statistique des pérhes marit. 4874, p. 47. Il Pêche chalutière, pèche au chalut, Joum. o/jU.

» avr. 4872, p. 244».

t CBALY (cha-li), s. m. Étoffe de poil de chèvre. Il On dit aussi chalys. Ëtoffes légères : chahs nouveauté, garanti indéchirable. Journal officiel, 9 mars 4873, p. 4694, 4" col. Il Et encore challi». En 4838, le même fabricant |H. Jourdain, de Trois-Villes] créa le challisà chaîne de soie or(;ansin et à trame de fine laine, joun l. bayes, don* Mém. d'Agric. 4870-74, p. 336.

t CHAMiEDORÉE (ka-mè-do-rée), s. f. Genre de palmiers. Les chamcdorées sont diolques. Revu* horticole, 4 6 sept. 4876, p. J54.

— F.TYM. Xiiist, à terre, et îopu, lance.

t CHAMAILLERIE (cha-mâ-lle-rie, Umouillées), ». /. Querelle de gens qui se chamaillent. Ce prince fie duc d'Orléans] dit & la reine sa sœur [Anne d'Autriche], en riant, que le prince [Condé] et le coadjuteur [Retz] étaient fort mal ensemble, et qu'il allait avoir bien du plaisir de leur chamaillerie ; voilà ses propres mots, m** db hotteville. Mém. p. 405.

t CHAMBONNAGE (chan-bo-na-j*), ». m. Le» terres sablonneuses dites chambonnages des environs de Moulins, iiEUzi, ta Franc* agricole, p. 49.

t CHAMBONNIN (chan-bo-nin), ». m. Nom, dans l'Indre, d'un cépage rouge, Us Prime* d'honneur,

Paris, 4 873, p. 324.

CHAMBRE. Ajoutez : || 14* Chambre d'emprunt, tranchée que l'on pratique dans un champ pour en retirer la partie sous-jacente à la terre végétale, et faire quelque remblai. Des concavités dites chambres d'emprunt, d'où ont été extraites les terres employées k la construction des chaussées du chemin de fer. Gaz. des Trib. 4 4 avr. 4874, p. 35o, 4" col. Que les fièvres d'accès dont.. ..Je requérant a subi les atteintes ont été en partie causées par les eaux stagnantes réunies dans les chambres d'emprunt creusées à peu de distance de son habitation pour y prendre les terres destinées aux remblais ou chemin de fer de Lyon à la Méditerranée, i6. 3* col. Il 16* Terme d'artillerie. Chambre du projectile, partie de l'âme d'un canon dans laquelle Se place le projectile au moment du char-

CBA

gement ; chambre de culasse, partie dans laquelle est engagée la culasse.

CHAMBRÉE. Ajoutez : || 4' Tout ce que contient de vers à soie une pièce Où on les élève. Voilà une bonne chambrée.

CUAMBRER. Ajoutez : Il !• Chambrer une arme à feu, y former «ne chambre. On a pris le parti de chambrer ces fusils [chassepot] de façon qu'ils puissent utiliser la cartouche Mauser, Journ. offic. 6 sept. <873, p. 6734, < " col. || 8° Â Neuchâtel (Suisse), chambrer le vm, le garder dans la chambre, pendant quelques heures, pour le mettre à une bonne température, avant de le servir à table. Il 9" Se chambrer, se confiner dans une chambre. Mlle de Varandeuil se chambra avec elle tous les Jours, de midi à six heures, pendant quatre ans, MM. DE CONCOURT, Germifite Lacerleux, ch. u.

CHAMBRIÈRE. Ajoutez ; Il 6° Dans l'Aunis, morceau de bois avec une entaille qui sert à maintenir la première douvelle sur le moule d'une futaille, Gloss. aunisien, p. 85.

CHAMEAU. Ajoutez : \\ 4» Sorte de papillon, bombyx camelina.

t CHAMELET (cha-me-lè), S. m Jeune chameau, LARGEAU, le Sahara, t" voyage.

t CHAMERON (cha-me-rou), s. m. Nom, dans "Allier, de l'oxyde de fer, qui s'y trouve par bancs, les Primes d'honneur, Paris, <872, p. 262.

t CHAMIARD (cha-mi-ar), «. m. Nom de l'hydromel, en Bretagne (Côtes-du-Nord), où la plupart des enseignes de cabaret portent: cidre, chamiard.

t CHAMITIQCE (ka-mi-ti-k'), adj. Qui a rapport à la descendance de Gham, aux Chamites. Les nations chamitiques. || Langues chamitiques, langues comprenant le groupe égyptien, le groupe libyen et le groupe éûiiopien. U est à peine besoin de dire que ce terme de langues chamitiques est tout aussi défectueux que celui de langues sémitiques; l'usage pourtant parait le consacrer.... les langues chamitiques ont couvert la plus grande partie de l'Egypte et toute la rive africaine de la Méditerranée, a. HovELACQUE, imguisf. p. <99, Paris, < 876.

— RTYM. Cham, fils de Noé.

CHAMOIS. Ajoutez : — HIST. xu' S. Chevax [ils] peignent et lances beissent, Un petit les ont aloigniées, Tant que par les quamois [feutres en peau de chamois] les tiennent, crestien de troies, Chev. au lion, v. 2246. || xiu" s. Dusqu'el chamois brise sa lance, Gilles de chin, v. 224.

t CHAMOISER. A}0utez : — HIST. xiv' S. Que nulz ne puist camoisser basane (<390), Ord. des rois de France, t. vu, p. 566.

fCHAMOISlTE (cha-moi-zi-f), «. f. Sorte de minerai Parmi les séries de minerais variés de la région pyrénéenne se trouve la chamoisite de Rabat (Ariége), etc., l'hématite rouge, qui l'accompagne au mur du gîte, Journ. ojjic. n août 1876, p. 6212, t" col.

t. CHAMP. Ajoutez ! Il 15° Terme de turf. L'ensemble des chevaux qui se présentent pour figurer dans la même épreuve. Parier pour un cheval contre le champ, c'est parier pour un cheval contre tous ses concurrents.

t CHAMPAC (chan-pak), s. m. Arijre des Indes orientales, cultivé dans les jardins pour ses fleurs odoriférantes {miche/in champaca, i.). ||0n dit aussi sampac .

— 6TYM. Malais, lehampSka,

t 4. CHAMPAGNE (cham-pa-gn'), s.f. Usité dans cette locution : fine Champagne, eau-de-vie fine de Cognac.

— ËTYH. Champagru, nom d'un village de la Charente-lnférienre.

t CHAMPAGNISÉ, ÉE (chan-pa-gni-zé, zéo), adj. Se dit des vins auxquels on donne quelques-uns des caractères du vin de Champagne. La fabrication de ce qu'on appelle les vins champagnisés, Monit, unit). 22 juil. <868, p. <098, 2 col. || On dit aussi champanisé. On fabrique à Saumur, à Angers et i Chalonncs, depuis 1834, des vins champanisés, les Primes d'honneur, Paris, (872, p. (65.

t CHAMPANA (chan-pa-na), «. f. Sorte de navire chinois. Nous primes le parti de retourner à Macao dans les embarcations dont nous disposions et dans une cbampana que les Chinois purent nous louer, Journ. offic. as déc. <874, p. 8624, 3« col.

CHAMPART. Ajoutez : jj »• Nom. dans le département d'Ii^Uiu ot-Loir, d'un mélange do froment et d« seigle ou d'orge, les Primes d'honneur, Paris,

+ CUAMPAYE (chan-pê), f. f. Nom donné, on Uombos, à des bois ruinés par le pâturage du bé- Uil, ou i des cham(.R qui, p4r «nite d'inculture,

CHA

se couvrent de bouleaux, d'aulnes, de genMs ou de bruyères, Chronique agricole, fcvr. 1869.

— ÊTYM. Dérivé do champ.

t CHAMPIGNONNECX, ECSE (chan-pi-gnoneû, neù-z'), od;. || 1" Garni de champignons, de moisi-ssures. Ah I cette auberge, quelle tanière ! enfumée, humide, champignonneuse I l'Opinion na'ionale, is mai <876, p .2,(" col. || 2° Qui appartient au champignon. La matiùre champignonneuse [de la teigne], lallier, le Progrès médical, 20 janv. <877, p. 45.

t CHAMPIGNONNISTE (chan-pi-gno-ni-st'), s. m. Celui qui cultive, exploite une champignonnière. Un champignonniste doit être considéré comme un jardinier ou cultivateur. Gaz. desTrib. sonov. 187(.

t CHAMPLEVÊE (chan-le-vée), s. f. Dans les émaux, action de creuser les intervalles laissés par les traits, et de remplir les cavités de matière vitrifiable, Journ. offic. 2 juill. <872, p. 4498, 4" col.

t CHAMPTOCRNE (chan-tour-n'), s. f. Nom, dans l'Isère, d'un canal d'assèchement. Attendu que le syndicat [de Saint-Ismier, à Grenoble] a fait exécuter un large canal, appelé champtourne.... en ce qui touche seulement les dépenses d'exécution et d'entretien de la champtourne construite par ledit syndicat.... ^Irr. du cons. d'État, 8 août 4873.

t CHANANÉEN, ENNE (ka-na-né-in, è-n'), adj. Qui appartient au pays de Chanaan. Les tribus chananéennes. Les habitants de Sodome et de Gomorrbe étaient de sang chananéen.

t CHANCELARIAT (chan-se-la-ri-a), s. m. Fonction de chancelier. Il [Le Brun] abdiqua en bonne forme les fonctions du chancelariat, et en remit les marques entre les mains de M. Ratabon, de uontaiglon, Hisl. de l'Acad. de peint. [Uém. attribués à H. Teslelin), t. u, p. 37.

CHANCELLEMENT. — HIST. Ajoutez : XIV s. Titubatio, cancellemens, escàllier, Vocah. lat.franç. 2499.

t CHANDELAGE (chan-de-la-j'), s. m. Se dit, dans le département de la Manche, de l'action de mirer à la chandelle les œufs un à un, pour s'assurer de leur fraîcheur, les Primes d'honneur, Paris, <873, p. 26.

2. CHANDELIER || 10° Chandelierd'eau. Ajoutez: Il ne resta plus qu'un chandelier à rétablir dans la grotte et quelque chose aux corniches de rocaille, Lett. etc. à Colbert, t. v, p. 329. || 11° Dans les chablis, la partie de l'arbre brisé restée debout; on dit aussi quille ou tronc, bagnebis, Manuel de sylviculture, p. 6, Nancy, <873. ||12° Nom donné, dans la Loire-Inférieure, à des tas pyramidaux de mottes de tourbe, ainsi dits parce que, vus à distance, ils ressemblent à d'énormes candélabres d'église.

CHANDELLE. Ajoutez : |1 7° Terme d'ébénisterie. Pied cannelé. Une corbeille que soutiennent des chandelles ou pieds cannelés, b. bergerat, Journ. offic. 2» déc. 4874, p. 8640, 2* col.

Ajoutez : — REM. Les Mémoires de Miraulmont citent cette fameuse ordonnance royale qui obligeait le chancelier de France à rendre au trésorier les tronchons de la cire qui avait servi à son éclairage. L'ordonnance, comme toutes les autres, passa sans remédier au mal, mais elle eut l'honneur de créer un proverbe. C'est de là que date le mot si célèbre : les économies de bouts de chandelle, ED. texier, leSiècle du 3< janvier 1864.

CHANFREIN. Ajoutez : || 6° Nom, dans l'Aunis, de l'extrémité des douvelles taillées en biseau , Gloss. aunisien, p. 86.

CHANGÉ. Ajoutez : — REM. Changé de, comme on disait en latin mutatus ab (quantum mutatus ab illo Hectore). Les choses sont bien changoBs de ce que vous les avez vues, volt. Lett. à Collini, 29 déc. (760. (Voy. au n" 5 un exemple analogue de Molière.)

t CHANGEABLE. — HIST. Ajoutez : Xli* s. Une li suens quers ne fu chanjable ; Ce qu'il diseit eslcit establo, benoît. Chronique, t. ii, p. 369, v. 28(34.

CHANGEANT. Ajoutez : || 2° S. m. Nom de deux papillons de jour, dont les ailes jettent une lueur bleue, suivant qu'elles occupent telle ou telle position.

CHANGER. — ETVM. Ajoutez : M. d'Arbois de Jubainville (fleuue celtique, t. ii, p. (28) remarque qu'il pourrait être à propos de dire que, suivant le glossaire gaulois publié par Endlicher, cambiare est gaulois, et que celte assertion du glossatcur inconnu parait justifiée par le verbe breton armoricain kemma, qui équivaut à cambiam.

■t CHANQUE (chan-k'), s. {. Nom, dans la Gironde, d'une échelle à un saul montant que le rési-

CHA

nier appuie contre l'arbre, quand 11 Mt gêné dans son travail, les Primes d'honneur, Paris, (870,

CHANSON. Il Proverbe. .Ajoute*: || C'est le ton qnl fait la chanson, c'est ainsi qu'on dità Genève, au lieu de : c'est le ton qui fait la musique, voy. 2 ton, n° 8.

CHANTANT. Ajoutez : \\ 5° Flammes chantantes, becs de gaz enfermés dans des tubes de verre de longueur diflérente, qui produisent, par leur» vibrations, des sons distincts.

t CIUNTERIK (chan-te-rie), s. f. Terme de dénigrement. Mauvais chants, chants ennuyeux.

— HIST. XVI' s. On peut bien faire doute, si leurs chanteries et prières [des prêtres catholiques] sont plaisantes à Dieu, sleidan, Hisl. de l'estal de la religion et republique sous Charles V, p. 67.

2. CHANTIER. Ajoulejr ; || B°Nom donné, dans les parcs d'bultres, à une levée de terre sur laquelle les amareilleurs circulent.

CHANTRERIE. Ajoutez : — HIST. xiV S. La chantrerie en juridicion et autres choses temporelles peut valoir xx livres ((384), varin, Archives administr. de Reims, t. m, p. 596.

CHANVRE. Ajoutez : || 3° Chanvre de Manille ou abaca (voy. abaca au Supplément). Sur les pente» basses des collines et des montagnes [àZébou, une des Philippines] croit le musa textilis, qui donne le chanvre de Manille, Journ. ofjic. 33 sept. (875, p. 8269, 3° col.

t CHANVRECX. AjouUz : || 2« Tourbe chanvreuse, tourbe formée de racines entrelacées, extrêmement poreuse et de qualité très-inférieure (dép. de l'Oise), Acad. des se. Comptes rendus,

t. LXXVa, p. (328.

+ CHANVRIER. Ajoutez : || 2° Adj. Chanvrier, chanvrière, qui est relatif au chanvre. L'industrie de la filature et du tissage du jute se rattache à l'industrie linière et chanvrière. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. v, p. (oo.

CHAOS. Ajoutez .-114° Chaos végétal, ancien nom du protococcus ou matière verte de Priestley.

t CHAOUCH. — ÊTYM. Ajoutez : C'est le mot turc tchâouch, huissier, conducteur de caravane.

t CHAPARDAGE (cha-par-da-j'), s. m. Action de chaparder. Le chapardage est une des habitudes les plus détestables pour la discipline ; on riait des exploits du troupier en ce genre ; on avait grand tort, le vol est toujours le vol, {'Opinion nationale, (7 sept. (875, p. 2, 6' col.

t CHAPARDER (cha-par-dé), v. n. Terme de bivouac. Aller au fourrage, en maraude.

— ËTYM. On pense que c'est un mot formé de chat-pard.

t CHAPARDEUR (cha-par-deur), s. m. Terme de bivouac. Celui qui va au fourrage, en maraude.

CHAPE. Ajoutez :||9" Matière textile laite avec les frisons et la bourre de soie, dite aussi fleuret.

CHAPEAU. AjouUz : || !$• Chapeau ferré, nom du chapeau à cornes des officiers généraux, garni d'un galon d'or. || 17' Fig. Homme de paille, remplaçant sans titre sérieux. Ce ne sont pas des chapeaux que j'ai laissés sur mon siège d'administrateur [de compagnies financières], mais bien des titulaires réels: j'ai bien, je crois, droit au repos, et ce repos j'y aspire, ualou, minist. des fin. à la chambre belge, dans Journ. offic. du 30 mars (874, p. 2450, 2° col. (Cet emploi vient de l'habitude, dans les bals, de marquer sa place en y laissant son chapeau.)

— HIST. XVI* s. Ajoutez : Elle a commencé de si bonne heure d'imiter les deux savantes reines do Navarre.... ses aieule et mère.... à produire les fleurs et le fruit tout ensemble dont les Muses donnent la semence, qu'elle en a composé des chapeaux aux couleurs de bien dire qui y sauroicnt estre les plus acquises ayant à peine attaint l'âge de douze ans, du verdier, cité par bayle, article Jeanne d'Albret, au mot navarre.

CHAPE-CHUTE. Ajoutez : On parle ici de la mort du pape; si elle arrive, ce sera une bonne chape-chute pour son successeur, qui n'en sera point marri, oui patin, Lettres, t. u, p. 59(.

Ajoutez: — HIST. xiu's. Ains a trouvé kape keiie Pinchedé, jel sai par mes iex. Théâtre au moyen dge, Paris, (834, p. (84.

CHAPELET. Ajoutez : || 11' Nom donné à des liens en bois tordus, qui servent dans le flottage des bois.

— HIST. XIV' s. Ajoutez : Tous ceulx de vostre compaignie s'y acordent [à vous louer de votre prouesse], et vous en donnent le prix et le chappellct, se vous le vouiez porter, j. lb bel, i« Vrayes Chroniques, L a, f. 20( .

CHA

CHAPELLE. Il S* Jouer à la chapelle. Ajouttu : Celte confédération oil vous avez Tait serinent d'affermir votre liberté.... a presque l'air maintenant d'une farce oil vous êtes tous accourus pour jouer i la chapelle, L. du P. DucMne, se lettre, p. l. Il 10* Fig, Faire petite chapelle, se mettre à part. Le jeune peintre [Fortuny].... n'a pas voulu se hasarder dans ce grand tumulte de peintures [l'ciposition), non par orgueil et, comme on dit, pour faire petite chapelle, mais par vraie modestie et •usceptibilité nerveuse d'artiste, TH. oautier, Joum. ofHc feuilieton, t» mai 1870. |{ 11* En typographie, chapelle, exemplaires de livres imprimés retenus par le typographe.

CII.\PITEAU. — HIST. Ajoutez : xii* s. N'i ot breteschc ne danjon , Ne tors de marbre granz et lées, Forï, espesses, et bien ovrées. Tôt de gros marbre à or listé ; Ne se home de mère né Qui en ostast un des quarrials, Ne le mener des capitials, BENOIT DE SAINTE-MORE, Romau de Troie, V. 7848.

CHAPITRE. Ajoutez : \\ S" Fig. Réprimande , à cause que c'est en plein chapitre qu'on réprimande les religieux. Je serais plus sévère et tiens qu'à juste titre Vous lui pouvez tantôt en faire un bon chapitre, corn. Lexique, éd. Marty-Laveaux. Je veuxavoir le chapitre, Si j'en dispute avec toi, id. ib.

— REM. Bouhours {Entretiens d'Ariste et d'Eugène, 2' entretien) signale comme nouvelle la signification de sujet donnée à chapitre: Il m'a parlé longtemps sur votre chapitre ; il est savant sur le chapitre de la guerre ; je ne vous dis rien sur ce chapitre. Barbier d'Aucour lui reproche durement de l'avoir employé {Sentiments de Cléante, p. 352, édil. de 1738) : . On a tort de nous reprocher notre inconstance sur le chapitre du langage : à quoi sert là ce chapitre, si ce n'est à brouiller une expression et la rendre très-bf-sse ? Être inconstant sur un chapitre I y a-t-il là du sons 1 point du tout, mais c'est assez pour le P. Bouhours qu'il y ait de la nouveauté. •

CHAPON.NER. — HIST. jljoutei.xiV 8. Bien savez, li cox chaponez Est as gelines mal venus,

J. DE CONDÉ, t. III, p. 302.

t CBAPDT. Ajoutez ; !| 2° Dans l'Aunis, billot des tonneliers, GLoss. aunisien, p. 85.

CHAQUE. — HIST. Ajoutez : xm" s. Chasqu'an l'amie au roi de gloire. Au haut jor de l'Ascension, Portons à grant procession Par le chaslel et par la ville, OACTiER de coincy, les Miracles delà sainte Vierge, p. <oi) (l'abbé Poquet).

CHAR. Ajoutez : || 8° Char de côté, char franccomtois, char suisse, voiture à quatre roues, portant une seule banquette placée dans le sens de la langueur de la voiture ; on y est assis, même le conducteur, de côté.

t CHARABIA. — ETVîl. Espagn. algarabia, o^ garavia, baragouin, galimatias ; portug. algravia, arabia, même sens; de l'arabe aûarahîya, la langue arabe, qui semblait à ceux qui ne la comprenaient pas un galimatias, un bruit confus (dozy).

CHARADE. — ETVM. Ajoutez : Le provençal charradacat mal Interprété. M. Emile Durand l^it remarquer que eharrada signilio aussi longue causerie, et a une tout autre origine : le verbe eharrr), causer, jaser.

CHARBO.V. Il 8- Ajoutez : Au pays de Liège, on fait une distinction entre la bouille et le charbon : la houille, ce sont les gros morceaux; le charbon, c'est le tout venant, Enquête, Traité de commerce avecl'Anglet. t.i, p. 640.

— RE.M. Les textes suivants expliquent la dénomination de charbou de Paris. Attendu qu'il appert des débats, qu'en J846, le sieur Popelin Ducarre a inventé un combustible qui avait pour principe l'agglomération de diverses matières ; qu'il a donné à ce produit le nom de charbon de Paris, Gaz. des Trib. 28 oct. (874, p. (03(, 4" col. Ces industriels, respectant la dénomination de son Inventeur, ont pris soin de présenter leurs produits à la consommation sous les titres distinctifs de : charbon des ménages ; charbon de Montreuil ; charlion de la ville ; charbon de Bordeaux; charbon économique; charbon nouveau, ib. 3* col.

— HIST. Il XVI* s. Ajoutez : Tonneau de charbon de pierre [houille], mantellieh, Glossaire, Paris, 486», p. (8.

t CHARBONNETTE (char-bo-nè-f), ». f. Terme de forestier. Nom donné au bois débité pour faire du charbon, aux résidus de la bûche marchande susceptibles d'être transformés en charbon, nan- Ouette, Exploit, débit et estim. des bois, Nancy, «s«8, p. 22.

CHARBONNIER. Ajoutez .-Il 7* Nom, dans la

CHA

Haute Marne, du cep, ainsi dit à cause de son grand chapeau, par comparaison an grand chapeau dos charbonniers. Ainsi le cep, ce délicieux bolet qu'on nomme chez nous le charbonnier, a pour cousin germain le bolet meurtrier.... a. theu- RIET, Hee. dcj Deux-Mondes, )•• oct. 1874, p. 57».

tCHARDE.'<Al()uCHARDF.MÎT(chardonô),«.m.

Nom, dans le Rhône, d'un cépage qui donne un vin blanc, les Primes d'honneur, Pari», «872, p. 380.

CHAR nO.NNERET. Ajoutes : || f Nom que quelques-uns donnent au papillon du chardon, la belle dame, vanessa cardui.

t CHARDONNERI-rrrE (char-do-nerè-f), f. f. Nom, dans l'Aunis, d'une plante dont les graines servent à faire cailler le lait, eynara eardontellus, Gloss. aunisien, p. 86.

CHARGE. Il 15" Ajoutez : Restait-il [J. Dnvlvler] rêveur auprès du feu, sa vue se fixant sur un charbon y aporcevoit des traces de figures qui frappaient son imagination; aussitôt, prenant le crayon, il les dessinait ; 11 en faisait autant d'après d( s morceaux de pain, des IVuits ft moitié mangés, des plis do serviette et des bois veinés; rien ne lui plaisait tant que de découvrir dans ces objets des caractères que l'on inventerait difficilement et qui, rendus sur le papier, paraissaient naturels ou possibles ; 11 est inconcevable combien il a laissé de ces charges, sans celles qu'il a dessinées sur les murailles de son logement, l. oou- OENOT, dans Mém. inéd. sur l'Acad. de peint, publ. par Dussieux, etc. t. li, p. 324. || Î0° Parler sans charge, s'est dit pour parler sans en être chargé, sans y être autorisé. Vous dites des merveilles de mon mariage avecques la gloire.... mais j'ai peur que vous parliez sans charge ; êtes-vous bien avoué de la dame de la part de qui vous parlez 7 il y a apparence que non, balzac, Lett. inéd. clui (édit. Tamizey-Larroque).

CHARGÉ. Il 12° Ajoutez : 11 [Câllot] y avait trouvé [à Florence] une manière dominante qui était trop chargée, mais qui convenait pour des sujets burlesques, p. j. Mariette, dans i. sdhes- NiL, Hist. des amateurs franc, t. i, p. 277.

t CHARGEAGE (char-ja-j'), s. m. \\f Action de charger. || 2° Terme d'exploitation houillère. Excavation servant à recevoir les produits des tailles et à les expédier à la surface. Plusieurs ouvriers ont été blessés à l'intérieur du puits, près du chargeage, par le choc de l'air, Extr. de la Meuse, dans Joum. offic. 15 nov. <8"5, f. »343, 2* col.

— HIST. xiV s. Pour autres menus frais, comme tonlieus, kerkage et coletage (courtage) (4358), la Cloche des ouvriers (communiqué par M. Caffiaux).

CHARGER. Il li* Ajoutez : Il fallait, pour avoir de la réputation, outrer les caractères, charger inconsidérément les muscles, donner à ses figurea des contorsions et des attitudes aussi fausses que bizarres, P. J. Mariette, dans j. duuesnil, Hist. des amateurs franc, t. i, p. 267.

t CHARGETTE (char-jè-f), *. f. Instrument servant à charger les armes à feu portatives, lorsqu'on les éprouve. L'éprouveur mesure la poudre avec une chargette et la verse lui-même dans le canon, Décret du t» juin (865, porlatU règlement sur l'épreuve des armes à feu portatives, sect. iv, art. 22.

CHARGEUR. Ajoutes : — HIST. xiv s. Manouvriers de bras, fossieurs, cargueurs, Rec. des monum. inéd. deVhist. du tiers état, t. iv, p. <60.

CHARIOT. Ajoutez : \\ S" Pièce du métier à tisser, dite aussi charivari (voy. ce mot au Supplément). Il 9" Dans les chemins de fer, appareil en forme de chariot circulant dans une fosso en contre-bas de la voie, et destiné à tenir lieu de la plaque tournante.

t CHARIOTftE (cha-ri-o-tée), ». f. Plein un chariot. Une chariotée de blé. de bois, delboullk, Gloss. de la vallée d'Yères, le Havre, <876, p. 73.

CHARITABLE. Ajoutez :— REM. l. J. Rousseau a dit charitable à : Dieu vous donne un mari : vous lui serez charitable, Lett. à Mlle Galley, <4 mai <764. Rien ne s'oppose à cet emploi.

CHARITÉ. Ajoutez : || 8» Nom, en Normandie, de confréries établies pour rendre les derniers devoirs aux morts. Les charités, d'origine fort ancienne, sont encore en plein exercice dans tout le Lieuvin, H. Moisy, JVomj de famille normands, p. **B.

CHARIVARI. /i;out«ï: Il ?• En Picardie, pièce du métier à lisser que fait aller la main gauche de l'ouvrier par un va-et-vient continuel, et dans le bas de laquelle il lance, de la main droite et dans une coulisse, la navette qui marche avec fracas sur deux petites roulettes comme un petit chtir. Il 8* Terme de costume. Pantalon de grosse toile

CHA

bleue rayée, garni de boutons de haut en Ims à la couture longitudinale; on le mettait, au bcaoio, comme la cotte, par-dessus le pantalon ordinaire. Les palefy'entert (des haras] porteront : pantalon, forme de cnarivarl, en drap grit, arec una bande écarlate en dehors, et ouvert, par 1« bas, jusqu'au mollet, ÀrrtU d* ministre Ai VUmér. I5mars l«5«.

t CHARIVAItIKUR. AjoMrX : —it». Dan* !• Dauphiné, charivarlcur i« dit d'un homme d'humeur uqnine, avec tendance à laplalsanterle et an rire.

t CHARIVARIQUE. i/oitl«S : — RBH. On dtt aussi charivareaqne. C'est drAla, c'est charivareaquo, c'est digne de* ligirette écrites par le mém* auteur pour amuser de* coulisse*, cité d'après la Rev. de l'erueign. chrét. d'oct. (87lpar Laboulaye, Joum. ofjic. t6 juin t»75, p. 432», 3«col.

CHARLATAN. — HIST. XVI* s. ; Ajoutes : Comment est-ce que ce sarlatan d'Eleazarpouvoit dire cela sans rire 7 LE LOYER, Discours et histoire des spectres, Paris, <t05, p. M4,

t CIIARLATANB. Aioutet : Ce* cbarlaUnes nouvellement arrivées Ik Paris, Ànti-menagiatus, p. 230.

t CHABLOT. Ajoutez :\[f Nom anciennement donné au bourreau par le peuple de Paris.

CHARMANT. Ajoutez : — EEM. 1. On a dit charmant à : Tout cela, sans me plaire en soi, m'amusait pourtant, parce qu'il faisait partie d'une manière d'être qui m'était charmante, J. 1. Musa. Confess. m.

t. CHARME. Ajoutez ;\\i' Aimer comme an charme, s'est dit pour aimer beaucoup, être ensorcelé par la passion, vadé, Œuvr. compl. t. u, p. 303, dans eu. hisard, Parisianisnies, Paris, 4876, p. 46. Il On dit se porter comme un charme, pour se porter bien, par une fausse analogie arec aimer comme un charme, ch. nisard, ib.

— BEH. Ajoutez ; || 8. Charmes, au pluriel, ne se dit qu'en parlant dea femmes. Cepemlant Racine l'a dit, non malheureusement, d'un humme. Je plaignis Bajazet, je lui vantai ses charmes. Qui, par un soin jaloux dans l'ombre retenus, Si voisins de ses yeux, leur étaient inconnus, Baj. i, < .

t CHARME HOUBLON (cbar-me hou blon), s. m. Arbre dit aussi charme d'Italie, ostrya carptnifolia, Scop., répandu sur la partie littorale des Alpes Maritimes , MATHIEU, iieboùsment d«» Alpes,

t CHAR.MEl'R. — RBM. On l'a employé adjectivement : une grâce charmeresae. Co n'est point un néologisme , car ce féminin se trouve dans Montaigne : A rencontre dos immodérées et eharmeresscs blandices de la volupté, iv, soo.

t CUARNALITÉ. Ajoutes ■ Pour unt plus l'émouvoir [Catherine de Sienne], venant avec ses compagnons en forme d'hommes et de femmes, il [Satan] faisait mille et mille sortes de cliamalité* et lubricités à sa vue, saint rBANÇOis os salm, Introd. à la vie dévote, iv, i.

CHARNEL. Ajoutez : — RBM. Avant Pascal, Corneille avait employé thamel substantivement pour homme dont le cœur est attaché à la chair. Que je vois de charnels porter haut leurs desseins I /mit. V. 3607.

CHARNELLEMENT. — HIST. Ajoutes i xn* a. Quant la pense [la pensée] est cbarncilment ravie en alcun délit [délectation], U Dialoge Grégoire h pape, (876, p. 3)5.

t 3. CHARNIER (cbar-nié), ». m. Nom, dan* quelques provinces, de l'échalas. L'accusé nie ce fait, et prétend que c'est au contraire M.... [OU vigneron qui voulait empêcher l'accusé de chasser dans sa vigne) qui l'a flrappé d'un coup de charnier. Car. des Trib. (cour d'assises du Loiret), f noT. 1874, p. (048, 4* col.

— ETYM. Le bas-lat. a carratium, d'oh vient écbalas (voy. ce mot). Mais charnier en vient-U aussi 76'arralium n'explique pas l'n. Pout-êlre faut» il recourir au bas-lat. quamellui, objet taillé en carré (voy. c«bneau).

t CUARMOT (chaj-ni-o), ». m. Nom, dans le Loiret, des échalas, les Primes d'honneur, Paris, 48«> p. «»8.

— ÊTYM. Le même que ehamier 3. fCUAROGMER, iftRE (cha-ro-gnlé, gnlè-rl,

ad;'. Qui'Mt de charogne (mot forgé par Rcstifde la Bretonne). Je suis un animal multiple, quelquefois rusé comme le renard.... parfois fugace etcharognier comme le loup, restif o« la bretonne. dans Jnum. des Débats, »« févr. «876. p. s, 4* coi. t CUARPAGNB{char-pa-gn'), s. f. Nom d'une

CHA

sorte de panier, dans le département de la Meuse. Au dos lui bat une charpagne d'où s'échappent des herbages et les glanes des champs, mm. db GONcouRT, Gavarni, l'Homme et l'Œuvre, p. 354, cités par e. bbroebat, Joum. offic. 23 déc. 1875, p. «0687, i" col.

CHARPENTERIE. Ajoute! : || 4' Dans l'artillerie des XIV' et xv siècles, aflût taillé grossièrement, en forme d'auge en bois, portant à la partie antérieure un encastrement circulaire recevant la bombarde, dont la culasse s'appuyait sur le madrier formant la partie postérieure de l'auge.

tCHARPENTEUR (char-pan-teur), s. m. Celui qui charpente, dispose les parties d'un drame, d'un roman, etc. Ce charpenteur du drame si émouvant.... le ^od'onoi, 29 janv. <873, 3* col. || On dit aussi en ce sens charpentier.

4. CUARRËE. — ÉTYM. Ajoutez : Comme la dérivation par cendre n'est pas tout à fait sûre, il convient de rapprocher atout hasard l'anglais to char, réduire en charbon, bien qu'on ne voie pas comment ce mot anglais se serait introduit.

* . CHARRETIER. Ajoutez : |{ 3° Cheval de char- -elte. La première [race] est composée deschevaux de gros trait.... le charretier, le camionneur y dominent, BÛCHER, Rapp. à l'Àssembl. nat. n° <9)0,

2. CHARRETIER. Ajoutez : \\ Population charretière, hommes occupés à conduire les charrois. Les '■hemins [en Pensylvanie , pour l'exploitation du pétrolej, mal entretenus , fatigués par un parcours incessant, étaient presque impraticables en hiver; et la population charretière était la plus mauvaise, la plus ignoble, la plus dangereuse qu'on pût voir, Joum. ofUe. 25 sept. <876, p. Hio, <"col.

t CHARRIÈRE. — HIST. Ajoutez : \\xvi' 8. La charriere [bac] du travers de Loire, manteluer. Glossaire, Paris, <869, p. is.

CHARRONNAGE. AjoiUez: — HIST. XVI' S. Droit de péage dit charonnage [transport par eau], à prendre en la rivière de Loire, à l'endroit du chasteau dudit Saint-Florentin-le-Vieil, sur chacun bateau ou chalan chargé de diz muids de sel, manteluer, Glossaire, Paris, 4869, p. is.

t CUARRONNERIE (cha-ro-ne-rie), s. f. Nom de l'industrie qui fabrique les chariots, les voitures, les roues, etc. Le charronnage est l'œuvre, le produit de la charronnerie.

CHARTE. Ajoutez : || 4* Charte lapidaire, titre inscrit sur la pierre. Bibl. des ch. 2' série , t. m, p. 31.

2. CHARTRE. Ajoutez : — REM. Bien que ehartre soit féminin même dans de très-anciens textes, cependant on le trouve masculin aussi à l'origine de la langue conformément à rétymologie(lat. carcer) : XII* siècle. Et quant il encore ensi ne pot pas amolir la vertut de sa pense, dunkes enclost celui en un estroit ehartre, et si loiat de fer lo col et les mains de celui, U Dialoge Grégoire lo pape, 1876, p. <68.

fCHARTRERIE (char-tre-rie), s. f. Nom, dans le moyen âge, d'un corps d'administrateurs qui gouvernaient les biens et revenus appartenant aux pauvres dans une ville, varin, Archiv. adminislr. de la ville de Reims, t. u, 2* part. p. 937.

t CUARTRIER. Ajoutez ; 1| 4" Dans le moyen âge, nom donné à des administrateurs qui géraient les biens des chartreries ou fondations pieuses, varin. Archives administr. de la ville de Reims, t. u, 2» part. p. 937.

t 3. CHAS, s. m. En Franche-Comté, nom donné, dans une grange ou un hangar, à la portion qui s'étend d'une poutre à l'autre.

— HIST. XIV" s. A Jehan Cossart donnons un chas de maison avec la place derrières, du camge, chastum. Et après se ala coucher.... en une petite chambre tenant audit chas ou cuisine, id. ib.

— ÊTYM. Les exemples de l'historique ont été mis à chas, trou d'aiguille; mais ils n'y ont aucun rapport, il faut les rapprocher de chai et de 'l'essai d'étymologie qui est donné à ce mot.

t CHASMA (ka-sma), s. m. Terme d'antiquité grecque. Le trou sacré par lequel les émanations fatidiques parvenaient à la pythie, Joum. offic. > janv. 1877, p. 32, i~ col.

— ÊTYM. Voy. chasmr.

t CUASME (ka-sm'), ». m. Néologisme. Entr'ou- Terture béante, goufïro. Il y a dos auberges sur la rive améiicaine et sur la rive anglaise, des moulins et des manufactures au-dessous du chasmc, CHATKAUBR. Hém. d'outre-lombe (édit.^e Bruxelles), t. I, Cataracte de Niagara, etc. Je me serais bien

CHA

arrangé de finir mes jours dans le castel qui domine le chasme, id. ib. t. v. Bords du Rhin.

— ËTYM. Angl. chasm, du lat. chasma, qui est le grec x^'-'V^i ouverture béante, de X"'*") ^^""^ béant.

t CHASSAGE (cha-sa-j'), s. m. Terme d'exploitation houillère. Galerie d'allongement tracée suivant la direction des couches.

CHASSE. Ajoutez : ]\ 16' Ancienne locution : faire chasse, se sauver, s'en aller. Le pauvre gars.... puis après il fit chasse, la font. Mazet. Il Les marins disent prendre chasse, pour fuir. Malherbe a dit, en ce sens, prendre la chasse. Quand nous sommes suivis, le moyen de nous garantir c'est de faire ferme ; ceux qui prennent la chasse ne faillent jamais d'cstre abattus, malh. Lexique, édit. L. Lalanne. Aujourd'hui il ne faudrait pas modifier la phrase des marins, et dire prendre la chasse, comme on faisait au xvii"' siècle. Il 16" On dit d'un cheval qu'il a de la chasse, lorsque les membres postérieurs sont vigoureux. Il 17' Dans l'Aunis, chasse, bout de douvelle sur lequel les tonneliers frappent pourchasser les cercles, c'est-à-dire les mettre en place, Glost. aunisien, <870, p. 86,

t CHASSE-BOSSE. Ajoutez: — REM. Le Dictionnaire de Trévoux fait ce mot du masculin.

— FllST. XVI' s. La chasse-bosse esteint la fiere inimitié Des acharnez genêts, si leur provoyant maistre Durant leur chaud combat l'attache à leur chevestre, du bartas. Œuvres, i, 136 (éd. de <6H, la page par erreur porte <22).

t CHASSE-DERRIËRE (cha-se-dè-riè-r'), ». m. Homme qui pousse par derrière. Il leur faut un aide, ou, par manière de dire, un chasse-derrière, MALH. Lexique, éd. L. lalanne.

t CHASSE-GKEDX (cha-se-gheû), s. m. Officier établi, dans quelques villes, durant le xvu' siècle, en temps de peste, pour empêcher les vagabonds d'entrer.

t CHASSEMENT (cha-se-man) , s. m. Action de chasser, d'expulser. Aussitôt qu'il [le roi] aura la nouvelle qu'il espère du chassement des ennemis de la ville de Turin, Richelieu, Lettres, etc. t. VI, p. 466 (<639).

t CHASSE-NEIGE (cha-se-nè-j'), s. m. Nom, dans le Nord, de vents impétueux qui soulèvent des tourbillons de neige. Des gelées, des chasse-neige, des vents violents, voire même des tempêtes qui duraient quelquefois trois jours sans interruption, me mettaient dans l'impossibilité d'avancer rapidement, Joum. oflk. 4 fév. ( 873, p. 820, 3' col.

CHASSER. Ajoutez : || 14* Chasser au poids, chasser de manière à rapporter un poids considérable de gibier. Le chasseur qui chasse au poids pour faire bouillir la marmite et couvrir tout doucement ses dépenses, carteron, Premières chasses. Papillons et oiseaux, p. 34, Hetzel, (866. || 15" Se chasser, être chassé, expulsé. La pauvreté est un méchant diable qui ne se chasse que malaisément, GUI PATIN, Lett. t. u, p. «9».

f CHASSE-ROUE. Ajoutez :\\i° Pièces de fer qui empêchent que les roues ne dégradent les murailles. D..., camionneur, pour réparation d'un dommage occasionné aux chasse-roues et à la voûte et porte cochère par une voiture qui, sous la conduite de D..., a introduit dans la maison des marchandises destinées à F..., Gaz. des Trib.

26 juin <874, p. 607, 4« COl.

CHASSEUR. Ajoutez : \\ 9° Morceaux du chasseur, morceaux que le chasseur préfère dans le gibier. Dans le lièvro, le levraut et le lapin, les morceaux les plus estimés, et que l'on appelle, par rareté, morceaux du chasseur, se prennent aux côtés de la queue ; le rable, les cuisses et les épaules vont après, de courtin, la Civilité française, p. <08, Paris, 1695.

t CHASSE- VASE (cha-se-va-z') , ». m. Appareil destiné à faire sortir des ports la vase qui les encombre. Le chasse-vase automoteur, goéraud, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxxi, p. 756.

CHÂSSIS. Ajoutez : || 12' Terme d'artillerie. Grand chlssis, ensemble des pièces sur lesquelles recule l'afl'ût de place et de côte. Petit châssis, celui qui porte en son milieu une cheville ouvrière, et sur lequel repose la partie antérieure du grand châssis.

t CHASSISSIER (châ-si-sié), ». m. Ancien terme qui désignait les faiseurs de châssis. L'Encyclopédie nous apprend qu'il y a moins d'un siècle, il existait encore en province et à Paris même une corporation des châssissiers, dont la profession «"usiitait à garnir les fenêtres, non de verre, mais

CHA

seulement de morceaux de papier huilé, Joum.

of^C. 9 août 1876, p. 6571, 2" COl.

CHASTE. Ajoutez : \\ 4' Il se dit aussi de la pureté morale. La question est si.... on peut s'empêcher de nourrir dans son cœur le cha.ste amour de la récompense, Boss. Rem. sur la réponse (de Fénelon) à la Relation sur le quiétisme.

t CHASTRE (cha-str'), ». m. Nom, dans la Provence, du merle à plastron. Le merle à plastron... c'est le fameux chastre d'Alexandre Dumas et des Marseillais, carteron. Premières chasses. Papillons et oiseaux, p. 79, Hetzel (866.

CHAT. Ajoutez : \\ 13" Familièrement. Fait comme les quatre chats, avec une toilette toute en désordre. J'aime mieux être dans ces bois faite comme les quatre chats (hélas I vous en souvientil?), que d'être à Vitré avec l'air d'une madame, sÉv. 25 déc. 1675. Il II n'y avait que le chat, il n'y avait aucun témoin. J'ai dans la tête que s'ils |le duc de la Rochefoucault et Mme de Longuevillel s'étaient rencontrés tous deux dans ces premiers moments [à la mort du jeune duc de Longueville tué au passage du Rhin] et qu'il n'y eût eu que le chat avec eux, je crois que tous les autres sentiments auraient fait place à des cris et à des larmes, SÉV. 20 juin 1672.

— REM. Aujourd'hui on dit : éveiller le chat qui dort; et, à l'historique, on en peut voir uu exemple du xv siècle. Mais, au xiu* s., on disait éveiller le chien qui dort. Il y en a un exemple à chien; en voici un autre du xiii' aussi : Sire vallet, vos avez tort. Qui esveilliez le chien qui dort, Théâtre franc, au moyen âge, Paris, 1834, p. 35 Le chat mis en place du chien doit être une mé prise; car c'est le chien qui est le gardien et qu'il ne faut pas éveiller.

t CHATAIGNAL (cha-tè-gnal) , ». m. Nom, en Guyenne, de terres granitiques. Guyenne : les ségalas sont des terres granitiques graveleuses, et les chataignals des terres granitiques, heuzé, la France agricole, carte n" 5.

— ÉTYM. Châtaignier.

t CHAT-CERVIER, voy. lynx.

t CHÂTE (châ-f), s. f. Nom, à Marseille, des chalands, sorte de grands bateaux. Les châtes sont de grands bateaux impropres d'ordinaire à une vraie navigation, et que l'on conserve dans le port, à l'état de docks flottants , pour remiser des marchandises,. Jour», o/jftc. njuill. (875, p. 5472, 3* Col.

t CHAT-EN-JAMBES (cha-Un-jan-b'), ». m. Embarras que l'on suscite à quelqu'un. On l'a accusé [Benjamin Constant] d'avoir rédigé la proclamation du duc de Brunswick; ce sont là de ces inventions de parti comme celle de l'assassinat d'André Chénier contre Marie-Joseph; c'est ce qu'on appelle jeter à son adversaire un chat-enjambes, SAINTE-BEUVE, Portraits littéraires, 1864, t. lu, p. 267. L'expression est de Michaud l'académicien, très-bon journaliste, mais qui aussi, comme tel, savait employer au besoin contre l'adversaire l'arme de la calomnie; il appliqua un jour ce mot de chat-en-jambes, précisément à propos de l'accusation forgée par lui et par les autres écrivains royalistes sous le Directoire contre Marie-Joseph : Ah I disait-il en souriant et s'applaudissant, nous lui avions lâché là un fameux chaten-jambes, ID. «6. en note. || Voy. à chat, n* «, la locution : jeter le chat aux jambes.

CHATIÈRE. Ajoutez : || 4" Il s'est dit, par plaisanterie, pour refuge, demeure d'un chat. Raton [Voltaire travaillant à une réponse à Guénée] joue actuellement avec la souris nommée Guénée; mais ses pattes sont bien faibles ; je ne sais si ce combat du chat et du rat d'église pourra amuser les spectateurs; le parti du rat est bien fort, il est toujours prêt à étrangler Raton ; et on voudrait le prendre d^ns sa chatière, si on ne disait pas quelquefois que ce n'est pas la peine, et que Raton est mort ou autant vaut, volt. Lett. à d'AUmbert, tf nov. <776.

t CHÂTIEUR. Ajoutez : — REM. Le Dictionnaire n'a de châtieur qu'un exemple de Saint-Simcn. Longtemps auparavant, Balzac s'était servi de ce mot : Vous êtes le plus galant châtieur qui fut jamais, UU. inédiUs, xiivu éd. Tamizey-Larroque.

t CIIATIRONNER (cha-ti-ro-né), o. a. Terme de céramique. Cerner d'un trait foncé ou noir une figure quelconque, un ornement par exemple, afin d'en prononcer le contour lorsqu'il est vague on baveux.

t CHATOUILLE. Ajoutez : — ÊTYM. Corruption de sept-ceil (voy. ce mot au Dictionnaire).

CHA

CHATOUILLER. — ETYM. AjOUlHI : M. Ajcoll, Àrchivio, t. ii, p. 322, pense que le français chatouiller et autres formes romanes (elles sont nombreuses) qui commencent par cat ou gat, peuvent provenir du lat. catus , chat, mais par l'intcrmfdiatre de termes dérivés, ealrultu, catriculus , catuculus, catruccius, etc.

t CHATOUILLEUSE (cha-tou-lleû-z"), t. f. Un des noms vulgaires de la chique. Sous l'influence des pluies venait de naître un nouvel ennemi dont les attaques étaient invisibles, une sorte de chiron que les indigènes ont nommé chique ou chatouilleuse , A. DB BRiMONT, Uru colonie française [la Guyane] sous Louis XV, p. (8. Une seule chatouilleuse peut ainsi produire des désordres incalculables, et comme conséquence la gangrène et la mort, ID. «b.

CHATOUILLEUX. Ajoutez : xiv* s. Ne me touchez point, car je sui bien chatoilleus, Rev. critique, 5* année, i' semestre, p. 403.

CHATRÉ. Ajoutex : Il 8' Fig. Privé de , manquant de. Certes, ces femmes-là, pour mener cette vie. Portent un cœur châtré de toute noble envie, k. DE MUSSET, Don Pacz.

t CHATTE. Ajoutez : \\ 3° Espèce de grappin sans empattement qui, attaché à l'extrémité du filet, sert à en fixer la tète en se piquant au fond de la mer. Souvent il arrivait que des bateaux de seine, pour avoir un droit de priorité sur leurs rivaux, jetaient à la mer la chatte de leur filet et prétendaient avoir commencé à déborder la seine, bien qu'ils stationnassent longtemps dans cette position ; le § 3 déclare que le fait de stationner sur la chatte ne constitue à un bateau aucun droit de priorité, hautefeuillb, Code de la pèche maritime, p. 364.

t CUATTEPELOUSE (cha-te-pe-lon-z') , ». {. Nom do la chenille en Normandie. |{ Dans certaines parties de la Normandie, on prononce cattepeleuse.

— ETYM. Chatte poilue. C'est de ce mot normand que l'anglais a fait son Caterpillar.

t CHAUCHÉ. Ajoutez : \\ t' Nom d'un cépage de l'Aunis. 11 y a le chauché noir et le chauché gris. Le vin d'Aunis, célèbre au moyen âge, se faisait avec le chauché, Gloss, aunisien, p. 86.

CHAUD. Il i* Fig. Avoir les pieds chauds (voy. PIED, n° (). Ajoutez: || 11* Populairement. 11 fera chaud, se dit ironiquement pour exprimer qu'on ne sera pas repris à faire quelque chose. Quand je reviendrai ici, il fera chaud.

— REM. Ajoutez : Il S. la remarque 1 condamne il fait plxts de chaud comme populaire j cependant Malherbe a dit : Le muletier est nu-pieds, et si, ce n'est point qu'il ait trop de cbaud, Lexique, édil. L. Lalanne ; et Mme de Sévigné écrit à sa fille le 8 avril I67( : Je reviens, après m'être promenée aux Tuileries, avec une chaleur à mourir et dont jti suis triste, parce qu'il me semble que vous avez encore plus de chaud....

t CIIAUDE-PISSE. — HlST. Ajoutez : xiii' s. Si

un chival eut beu de celle eave par aventure [une

eau noire ou jaune ou vermeille], si averoit la

chaude pisse, Bibl. des ch. 4* série, t. n, p. 373.

t CHAUD-FROID (chô-froi), I. m. Mayonnaise.

, Il On écrit aussi chaufrois.

CHAUDIÈRE. Ajoutez : || 6" Terme de géologie. Chaudières des géants, cavités plus ou moins .larges, creusées dans le roc vif, et dont la coupe > intérieure rappelle plus ou moins celle d'un chau- ' dron. L'exploration d'une chaudière de géant, que l'auteur [professeur Sexe] a découverte, en (865.... ': cette chaudière a 4 23 pieds norvégiens de hau- , teur totale au-dessus du niveau de la mer, euo.

; MOUTON, Joum. Offic. 44 mai 4874, p. 3243, 2' COl.

t CHAnDRÊE(chô-drée), j. f. Dans l'Aunis, portion de la pêche prélevée pour la consommation . des marins ou du patron d'un bateau, par suite, menu fretin, Gloss. aunisien, 4870, p. 87

CHAUDRON. Ajoutez : \\ 6° Maladie du sapin qui consiste en un renflement de la tige, très-souvent en partie dépouillée de son écorce, siège d'un écoulement séveux, h. fuchb, Manuel de bot. forest. p. 280, Nancy, 4873.

CHAUDRONNfiE. Ajoutez : — mSJ. xvi's. Chauderonnée, MANTELLiEB, Glossaire, Paris, 486», p. 49.

CHAUDRONNIER. ETYM. il;ou(ei ; L'ancienne forme picarde était caudrelier ; xv s. Le fait du mcstier et marchandise des caudreliers et fon> deurs, Rec. des monum inédits de l'hist. du tiers état, t. IV, p. 305.

t CHAUFAUD (ch6-f6), ». m. Terme de pêche maritime. Espèce de plate-forme couverte, construite sur le bord de la mer, et s'y avançant as-

DICT. DR LA LAMCUB FRANÇAISE

CHA

scz pour que les embarcations puissent y venir décharger le poisson, rautkpeuille, Code de la pèche maritime, p. S4S.

— Er\M. Le même que éehafaud. Le mot chaufaud est nouveau, il a été adopté par l'a.uembléo des armateurs réunis à Saint-Servan, le 6 janvier 1842. Les anciennes ordonnances désignaient cette espèce de construction sous le nom A'échafaud.

I. CIIAUFPC. Ajoutez || Plantes chaufTées, celles qui sont produites par les cultures forcées, Jomm.

Ofijic. 34 mai 4875, p. 386», 2« COl.

CHAUFFER. Ajoutex : \\ S* Chauffer des plantes,

en hâter la végétation par la chaleur artificielle. Il Fig.Chaulîer des élèves, leur appliquer des moyens d'in.struction qui hâtent leurs acquisitions aux dépens du développement total. Dans une classe compo,sée en moyenne de 50 élèves, le professeur en soigne attentivement, en chauffe sept ou huit qui ont chance de réussir dans les compositions solennelles, MAXIME DU CAMP, Rev. des Deux-Mondes,

4 5 fév. 4 873, p. 809.

CHAUFFERIE. Ajoutez : || 8* Lien, dans un navire à vapeur, oit se produit la chaleur. L'eau entrait dans la machine avec une rapidité telle, qu'on n'eut pas le temps de fermer la porte de la cloison étanche qui séparait la machine des chaufferies; d'ailleurs la cloison de la soute au charbon ayant été enfoncée daD.s la machine, l'eau entrait en masse par là dans la chaufferie, Joum. offic.

6 déC. 4873, p. 7542, 4~ COl.

t CHAUFFEUSE (ch6-fcû-z'), ». f. Chaise basse pour s'apcrocher du feu et se chauffer.

t CHAÙFOURAGE (chô-fou-ra-j'), ». m. Nom, dans l'Oise, du ehaulage, les Primes d'honneur, Paris, 4872, p. 64.

CHAULAGE. Ajoutez :]\i' Opération qui consiste à marquer à la chaux les wagons chargés de houille, pour empêcher ou constater les détournements en cours de transport. Un arrêté royal de Belgique, du 9 juin 4874, dispose que les indications de la lettre de voilure, en ce qui concerne certaines expéditions de charbons, « ne sont acceptées que comme base de perception des taxes, et que les transporteurs n'ont pas à répondre du poids si les wagons arrivent à destination avec leur ehaulage intact, » Gaz. des Trib. 30 nov. 4876, p. 4 459, 2» col.

t CHAUMAT (ch6-ma), adj. m. Dans le département du Cher, prés chaumats, prés situés sur les collines, les Primes d'honneur, p. 363, Paris, 4874.

— ÊTYM. Chaume 2.

t 2. CHAUME (chô-m'), I. m. || 1" Nom , dans la Charente et la Saintonge , de terres calcaires pierreuses, presque infécondes, les Primes d'honneur, Paris, 4869, p. 342. Saintonge : les terres calcaires pierreuses, appelées chaumes, sont peu productives, HBUZÉ, la France agricole, carte n* 5. Iji' Nom donné, dans la Basse-Bourgogne, au sommet dénudé et pierreux des collines (on l'y fait féminin).

t CHAUMERET. Ajoutez : — ETYM. Le nom de cet oiseau est formé de chaume, comme chardonneret de chardon.

t CHAUMIS (chô-mi), ». m. Dans l'Aunis, champ (ouvert de chaume, Gloss. aunisien, 4870, p. 87.

t CHAUSSAGE(chô-sa-j'), s. m. || l°Miseà neuf des bassins d'un marais salant, Enquête sur les sels, 4868, t. I, p. 509. Il a» Action de chausser, d'entourer de terre le pied d'une plante. On coaltarc.... la tige.... à partir des racines, jusqu'à plusieurs centimètres au-dessus du point où le ohaussage devra ramener la terre.... h. db parvillb, Joum. offic. 7 avril 4876, p. 2540, 2' col.

CHAUSSÉE. Il B" Ponts et chaussées.... Ajoutex : C'est à mes dépens qu'elle [la terrasse de Fontainebleau] a été faite et sur les fonds des ponts et chaussées de ces pays-là, st-sim. 399, 205.

CHAUSSER. — HlST. || XVI* S. Ajoutez : Estant né dans une autre ville.... les manières du ce pays ne me chaussent [conviennent] pas trop. Lettre de Lionne, 23 mars 4 544, à J'^r<!(in, dans j. dumesnil, Hist. des amateurs ital. p. 259.

CHAUSSETTE. — • HIST. AjouUx : xii* s. Et por l'amor de cel mei.sme honorable Honoreit, û ke il unkes aloit, avoit il acoustumeit à portcir toz tcns en son sain une chalcette de son maistre Honoreit, li Dialoge Grégoire lo pape, 4 876, p. 42.

CHAUSSON. — HlST. Ajoutez .- 1| xiV s. Pour six paires de chauçons que il [un chapelier] a livrées pour nous, six francs huit soulz parisis. Mandements de Charles V, 4376, Paris, 4874, p. «78.

CHAUVE-SOURIS. — ETYM. Ajoutez : Comme cel animal est dit dans la langue d'oïl chauve towrit ou

CHE

mûris ehauvt et dans le wallon tourU-ehnuetlê, nutons qu'en Bretagne il est nom m > iu(f« Cette dernière altéralion «it inini' voit que deux considération) onidéternjMM m- nuio de col animal. Suivant l'une, on l'a dit chauve, parce qu'il n'a ni poili ni plumes; suivant l'autri-, on l'a assimilé à la chouette, probablement t rauM de SCS habitudes norturiies

t CHAUVI.VISTR (cbd-Ti-ni-st'], adj. Qui « rapport au chauvinisme. Le» Américains qui n''"i f-i« encore visité l'Europe, seront birn fxr, une promenade dans les sections tlr-u.

l'exposition de Philadelphie), de revenir m > ir idée cbauviniste, à savoir que le Yankee e>l un être universel, supérieur à tous les autres, Joum. offU. 3 juin 4876, p. 3788, 3« col.

CHAUVIR. Ajoutez : — KEM. Le Dictionnaire de l'Académie définit chauvir des oreilles par dresser les oreilles. Pourtant dans le ver* de Régnier : D'un fardeau si pesant ayant l'ime grevée. Je chauvis de l'oreille, chauvir dt l'oreille paraît bien représenter le demitto auriculas d'Hurace (Sat. I, 9); et en effet Oudin, dans son Dictionnaire français-italien, interprète chauvir pai chinare dimenando le orecchie. D'an autre cAtA, si on examine l'historique, on voit des exemples oii chauvir a le sens de dresser. Ces contradictions sont tranchées par l'étymologie qui , monlrant d'une façon très-probable que ce mot dérive de ehowe, chouette, indique que le sens propre est agiter les oreilles et par conséquent tantAt les dresser, tantôt les abaisser

t CHAVIRAGB(cba-Ti-ra-j'),s.m. Aclion de faire chavirer. Le canot de .sauvetage de la société de Brème a été soumis i l'épreuve du cbavirage, et s'est relevé avec rapidité, MoiUt. urne, du is jnin

4867, p. 753, 5« col.

t CHAYOTE (cha-io-f), ». f. Plante cncurbiu-

cée (voy. séchion).

t CUAZAL (cha-zal), ». m. Petite grange (Daaphiné). Inventaire de 4 747.

— ETYM. Bas-lat. casale, du lat. casa, maison. CHEBEC. — ETYM. Ajoutez : Jal, montrant que

c'était autrefois une barque de pêcheur, pense que ehebec vient de l'arabe cAoixIia, filet. M. Devic, Diction, étym., remarque que ehebec exUtc dans l'arabe moderne sous la forme chabbdk ou chobbak, mais qu'on en a upe forme plus ancienne dans la première édition du Thésaurus de Hcninski, 4 680, sounbekl, espèce do navire, et que la nasale de sounbekl se retrouve dans I italien xambecco. C'est en effet cette forme xambeceo et surtout celle de stambecco, encore plus inexplicable par l'arabe, qui a suggéré une tout autre étymologie. Selon M. Emile Durand, • l'origine de stambecco (et par conséquent de ehebec) est l'allemand Steinbeck, bouquetin; dans le Tyrol, on dit 5(ein6ok ; d'oii l'italien stambecco, sciabeceo, bouquetin, puis cbebec, le nom de l'animal passant à un Taisscaa , c'est ensuite de l'italien que toutes les formes sont venues, en espagnol, en portugais, «n français. ■

t CHEBLl (che-bli), ». m. Sorte de Ubac. La production du tabac existait autrefois chez les indigènes d'Algérie, pour laquelle quelques li ibus avaient acquis un grand renom, comme, par exemple, daru la Mclidja, les Krachena et les Ouled Chebel, qui ont donné leur nom à des qualités aujourd'hui 1resestimées (le krachena tt le chcbli), Joum. offie. t" mai 4874, p. JU34, S" col. Ces derniers (les colons] se livrant exclusivement à la production dci tabacs fins, chebli , krachena, etc. ib. p. 30»a, 4" col.

t CIlfiBULK (ché-bu-l'), ». m. Terme de pharma cie. Fruit desséché qui ressemble à une prune cl qui provient du lerminalia chebula, arbre de l'Inde ; c'est une substance a.stringcnte.

— ETYM. M. Devic, Dict. étym., pense qu'il vient de l'arabe-persan kdbouli, du pays de Kaboul, attendu qu'un auteur asiatique dit que Kaboul esl une province et ville de la Perse qui produit lo coco, le safran et le myrobolan. Le chAule est en en effet une espèce de myrobolan.

t CIlfiCHER (ché-ché),». m. En Normandie, merisier des bois ; la chèche, fruit de cet arbre, del- BOULLE, Gloss. de la valUe d'Yères, 4876, p. 74.

t CHËCHIA (ché-chi-a). ». f. Bonnet rouge fabriqué dans la Tunisie. Quant à l'industrie [de la Tunisie], elle ne fournit guère à l'exportalion d'autre article digne d'être cité que les chéchias, dont la qualité est renommée, Joum. o//ic. 22 sept. 4875, p. 8210, 3* col.

CHEF. Ajoutez : || b' Le commandant d'an esea- SUPPL. — 10

CHE

dron ost un capitaine en premier; le chef d'escadrons commande deux escadrons.

t CIJfiFESSE (ché-fè-s'), s. f. Nom formé de chef pour indiquer la dignité de certaines femmes aux lies Marquises. La grande chéfesse ou reine de Nuhiva, Joum. offic. 26 janv. (877, p. B64, 3' col.

t CHEF-MAGISTRAT (chèf-ma-ji-stra), s. m. X Jersey et à Guernesey, le bailli, lieutenant-bailli nu juge délégué, président de la cour royale et lies états.

t CHEFS-PLAIDS (chèf-plê), î. m. pJ. XGuernc- «ey, Aurigny et Serk, et autrefois à Jersey, nom de certaines audiences solennelles des cours de justice, tenues deux ou trois fois par an. {| X Jersey, les chefs-plaida ont pris au lieu de ce nom celui d'assise d'Iiérilage (voy. assise au Supplément).

t CHEIK-UL-ISLAM (cbeyk-oul-i-slam'), s. m. Chez les mabumétans, le chef de la religiou.

— KTYM. C/ififc, et islam (voy. ces mots).

t CHEINTRE (chin-tr'), s. m. Nom donné, dans U Loiro-lnlérieure, aux parties des champs sur lesqui'llcs les charrues et les attelages opèrent les tournées, les Primes d'honneur, Paris, 4878, p. (29.

— ËTYM. C'est le même que chaintre (voy. ce mot au Supplément).

t CHEMICaGK (che-mi-ka-j'), ». m. Action de chemiquer.

fa. CUËMINEAU {che-mi-nô),ï. m. Nom, à Rouen, d'un petit pain lourd en forme de turban que l'on mange dans le carême avec du beurre salé, fleo. crit. ("janv. 4 876, p. (2.

— HIST. ïiii" s. L'autres crie : Gastiaus rastes. Je lesaportetoz fetis; Chaudes tartes et siminiaus, ouiLL. DB LA VILLENEUVE, les Crieries de Paris, dans les Fabliaux de Barbazan, t. u, p. 276. (Méon dit en note que simirvel est encore le nom d'un gâteau en Picardie.)

— ETYM. C'est une autre forme de l'anc. franc. seminel, sorte de gâteau, bas-lat. simenellus, du lat. simila, fleur de farine.

CHEMINÉE. Il 5» Au théâtre, la cheminée, sorte de tuyau, de puits, où passent les cordages supportant les contre-poids nécessaires aux manœuvres des décors.

t CHEMIQUER (che-mi-ké), v. a. Dans la fabrication des allumettes chimiques, appliquer au bout des allumettes la pâte pbosphorée , par opposition à la taille du bois et autres manipulations.

— ETYM. C'est faire l'opération chimique, avec altération populaire du mot.

CHEMISE. Il 3» Ajoulex : Petite estampe sans inscription. Grdaneur d'un volume in-8 pour chemise à la tête des œuvres du sieur Prier, Xém. inédits sur l'Àcad. de peinture, publ. par Dussicux, t II, p. (8(. Il 15° Chemise de vapeur, couche de vapeur qu'on interpose autour du cylindre des machines. L'éminent académicien [M. Resal] s'est proposé de se rendre compte de l'économie unanimement accordée aujourd'hui à l'emploi des chemises de vapeur.... ilacomparé deux machines fonctionnant à même pression, même degré (}'humidité de la vapeur admise et égale détente, mais n'ayant l'une qu'une enveloppe sèche, tandis que la seconde possède en outre une chemise de vapeur, LBDiEU, Aead. des se. Comptes rendus, t. lxxxii, p. 699. ll'Proverbes. Ajoutez : \\ Il est dans sa chemise , et la tête et les pieds lui passent, se dit ironiquement quand on refuse de répondre à la demande : où est un tel?

CHÊ.NAIE. —HIST. Ajoutet : xiv s. Quercetum, kaisnois, escallier, Vocab. lat.-franç. 2)29.

CHÊNE. Ajoutez ; Chêne liège, quereus suber,h.

— ETYM. Ajoutez : X côté de la forme provençale casser, mettez la forme béarnaise quasso : qui abaterà 16 frunt de quasso.... Fors et coutumes de Béarn, Pau, (7I6, p. loa, et la forme de l'Armagnac casse , BLAoé, Contes recueillis en Armagnac.

CHENET. Ajoutez : — REM. Un chenet se dit dans le patois normand un quennt, qui signifie aussi un petit chien, H. moisy, Noms de famille normands, p 383.

— HIST. Ajoutez : || xn* s. Si ylt que on li ot for- Irait, La damoisele, son cicnnet [petit chien, au propre], Perceval le Gallois, v. 23)72. || xv* s. Ajou- Ux : Deux chiennes de fer, l'une à croche, et l'autre â pommeaux, Bullet. du Biblioph. mai )8«3, p. 233.

t ClIENETTR (che-nè-f), ». f. En Normandie, ft'Uit de l'aubépine, df.lboulls, GIo«». d« la vallée d'Yère.1 le Havre, )876, p. 74.

tCHENIÈRE{chê-nlè-r'), adj. /■. Touc cbènière, ou, substantivement, une chênière, sorte de bateau.

CHE

CHENILLE. Ajoutez : \\ Fausse chenille, larve des hyménoptères.

t CHENIN (che-nin), s. m. Nom donné, dans la Vienne, à un cépage blanc, dit aussi blanmansais, les Primes d'honneur, Paris, )872, p. 304.

CHEPTEL. Ajoutez ; || 3' Cheptel mort, les bâtiments et les instruments de culture. On mentionne souvent dans les baux le cheptel vif et mort.

i CHÉQUAGE (ché-ka-j'), s. m. Aux États-Unis, sur les chemins de fer, action de mettre un jeton ou chèque aux colis (voy. chèque, n' 2, au Supplément). Ce jeton, ou chèque, est percé d'un trou dans lequel on passe une lanière de cuir [pour l'attacher à l'une des poignées ou courroies des colis].... la formalité du chéquage une fois remplie, on passe par le pesage.... dans cello [la gare] do l'Ouest, à Philadelphie, deux chéqueurs et quatre facteurs expédient soixante et quelquefois deux cents colis par train dans l'espace de dix minutes, Joum. offic. 3 mars )873,p. )498, )'°col.

t CHËQUE. Ajoutez : Le chèque est un reçu ou un ordre de payement de tout ou partie d'une somme déposée en compte courant dans la caisse d'un établissement de banque. Que le dépositaire se présente lui-même et souscrive une quittance, qu'il donne son récépissé en payement à un tiers ou qu'il adopte la forme du mandat payable soit au porteur, soit à une personne déterminée, les titres qu'il émet dans ces diverses hypothèses constituent toujours des chèques. Rapport Q'Quin sur le budget de )865, p. )65. || 2» Aux États-Unis, sur les chemins de fer, jeton que l'on attache aux colis, Joum. offic. 3 mars )873, p. )498, )" col. Un chèque ou jeton semblable est remis au voyageur et c'est son bulletin de bagage.

t CHÊQUECR (ché-keur), s. m. Aux États-Unis, sur les chemins de for, celui qui opère le chéquage, Joum. offie. 3 mars )873, p. )498, )'" col.

CHER. Ajoutez :||8° Une chère, une précieuse, jeune femme au temps de l'hôtel de Rambouillet, et aussi une petite femme sur le retour; ce terme d'amitié que les précieuses se prodiguaient entre elles, avait bientôt servi à les désigner elles-mêmes. Note de l'édit. Régnier, t. u, p. )4B, LeU. de Sévigné. Je meurs de peur que vous ne mettiez une coiffe jaune comme une petite chère, sÉv. 4 avril )67).

t CHERCHE. Ajoutez ; [1 3° Dans les jeux où l'on marque des points , à cherche se dit de celui qui n'a encore rien marqué, tandis que l'adversaire a des points. Cinq à cherche, c'est-à-dire cinq points à l'un et rien à l'autre.

CHËRE. — ETYM. Ajoutez : X Lamballê, Côtesdu-Nord, on dit faire des chères, pour dire ; faire une mine gracieuse, faire des caresses.

t 2. CHÉRI (ché-ri),s. m. Loi civile et religieuse dos musulmans, préexistante à toutes les autres; il se compose du Koran, de la Sunna et de quelques autres recueils, Joum. des Débats, )9 juin )876, 2- p. ("col.

t CIIÉRIMOLIER. (ché-ri-mo-lié), s. m. Arbre du Pérou, anona cherimolia, Lmk. Entretenus avec soin [dans le jardin du Hamma, près d'Alger], les goyaviers des Antilles et les chérimoliers du Pérou donnent des fruits savoureux, Joum. offic. 8 sept. (873, p. 8783, ( '" col. || On trouve aussi cherimolia. (En Algérie] le cherimolia se montre un peu plus délicat, il donne un fruit exquis, sorte de crème fondante très-parfumée, Joum. offie. 2«

nov. )874, p. 78)3, 2* COl.

t CHERIN (che-rin), s. m. Nom, dans l'Oise, duséran, les Primes d'honneur, Paris, (872, p. 65.

t CHÉRIR. — ÉTYM. Ajoutez :Sinh6, chérissant, caressant : un chien chérissarU, de là l'anglais (o cherish, caresser.

t CHERMOTTE (chèr-mo-f) , ». f. Nom, dans la Haute-Saône, d'un panier profond dans lequel on recueille les merises, les Primes d'hbnneur, Paris, (872, p. 2)3.

t CIIERON (che-ron), ». m. Nom, dans l'Oise, du vesceron, ervum hirsulum, L., les Primes d'honneur, Paris, )872, p. 64.

t CHÉRUB (ché-rub), ». m. Terme d'antiquité. Mot sémitique désignant des figures d'animaux et d'où provient chérubin. On connaît désormais la forme particulière que ces animaux fantastiques, désignés sous le nom de chérub, avaient prise en Phénicie, J. soury, ilet>. des Deux-Mondes, (6 déc.

— ETYM. Hébreu, keroûb. D'après M. A. Kuencn (la Heligion d'Israël, traduct. anglaise, t. i, p. 234), les chérubin» ont été empiuntfSs par lea

CHE

Israélites aux Phéniciens, qui eux-mêmes les tenaient des Babyloniens et des Assyriens ; ce mot indique une origine étrangère, car il est dérivé d'un verbe qui signifie saisir, et correspond à un thème aryen : sanscr. grah; gotb. greipan; ail. greifen.

t CHËTE (chê-f), ». f. Dans le pays de Vaud, compagnie en grand costume qui se promène dans les airs, pendant les nuits, selon les croyances populaires : les esprits, les farfadets. X mesure qu' passe la iile par les rues du village.... les paysans s'enfoncent dans leurs cottres [coite , couette] ; il leur vient des idées de cbête, m°* de gaspamk, Voyages, Bande du Jura, i, les Prouesses de la bande du Jura, Paris, (866.

— ÉTYM. Origine inconnue.

CHÉTIF. — ÊTYM. Ajoutez ; Dès le iv« siècle, captivus a eu le sens de chétif : Homines nanos, gibbosos, déformes, captives ridiculosque, J. fib- Micus, Hath. vni, 27.

t CHÉTCAN (ché-tu-an), s. m. Nom d'un cépage rouge, dans l'Ain, les Primes d'honneur, Paris, (870, p, 379.

CHEVAL. Ajoutez : \\ 13° Cheval de cheville, cheval attelé en cheville; c'est le cheval de tête dans un attelage à deux chevaux; quelquefois les traits de ce cheval sont simplement passés sur des chevilles fixées à l'extrémité des brancards ou limons. Un charretier, monté sur un cheval de cheville attelé à un tombereau, tomba, en traversant la plaine d'Ivry submergée, dans une fondrière.... Joum. offic. 2( mars (875, p. (968. 3" col. || U' Cheval de retour, se dit, dans l'argot des prisons, du criminel qui, enclin aux récidives, revient toujours à la prison, au bagne,etc., p. sarhazin, l'Opin. nationale. Supplément au n°du 28 avr. (878, FeuiU lelon. Il 5° Petit cheval, petite machine à vapeur auxiliaire. Un petit cheval de la force de (2 chevaux nominaux.... à bord du Porcupine le petit cheval permettait de rentrer les dragues à raison de un pied par seconde , a. reclus, Rev. maritime et coloniale, juill. (874 p. (60.

— REM. 1. Cheval fondu s'est dit, dans l'ancienne langue, du cheval qui s'est abattu : Le cheval.... joignit les quatre piedz et saillit bien quinze piedz ainsi comme pour saillir en l'eaue; et quant le cheval trouva de ses piedz la terre dure, qui cuydoit trouver l'eaue, il va cheoir sur ses piedz de coup de meschef et fondit jusques à terre; et quant le roy vit son cheval fondu, il regarde bas, et lui fut advis qu'il estoit en une rivière, Percefarest, f° 28, recto. Cette locution donne la clé du jeu des enfants dit cheval fondu. ||2. Parler à cheval, s'est dit, dans le xiv' siècle, pour parler orgueilleusement, rudement : 11 a trop esté à repos; El gar comme il parle à cheval, S'Artus estoit ou Parceval; S'a il grant cuer, Théâtre franc, au moyen âge, Paris, (839, p. 290. On peut voir, à l'historique, des exemples de cette locution, mais du XVI* siècle.

CHEVALER. Ajoutez : || 6° Activement et fig. Presser pour obtenir quelque chose (inusité présentement). Les autres demandent la fin de leurs meilleurs amis, et, si celui qu'ils chevaleat [pour hériter do lui] ne meurt bientôt, il les épuise, UALH. Lexique, éd. L. Lalanne.

CHEVALET. Ajoutez : || 12° Pont de chevalets, pont militaire établi sur des chevalets. Chevalet à la Birago, chevalet dont les pièces s'assemblent i volonté, et qui est employé dans la construction de» ponts militaires. || 13° Chevalet de couteau, synonyme de porte-couteau.

— REM. Le chevalet de fusée n'est point une armature, c'est un appareil employé pour lancer la fusée. Un effectif de (2 compagnies d'infanterie et de 4 sotnias de cosaques, avec 46 pièces d'artillerie et quelques chevalets de fusées, iounk offic. (4 mai (873, p. 309(, 2* col.

CHEVALIER. Ajoutez : \\ 15' Chevalier était un titre qui se donnait souvent aux cadets de bonne maison. C'est un homme de vingt-huit ans, intime ami de Monsieur de Tulle, qui s'en va avec lui; nous le voulions nommer te chevalier Mascaron; mais je crois qu'il surpassera son aîné, sÉv. 6 mai (672. Il 16° Nom donné aux cloutiers. Les chevaliers sont tenus de rendre un certain nombre de clous par kilogramme de fer employé, l'Opin. no(ionoie, 30 mai (876, 3» p. 4° col.

CHEVALINE. Ajoutez : || Boucherie chevaline, boucherie où l'on vend de la viande de cheval. La première boucherie chevaline a été ouverte à Paris en (866.... au premier janvier (876, il y avait i. Paris cinquante boucheries chevalines et cinq

CHE

dans la banlieue, Joum. offic* mar «S76, p. 4747, V col.

t CUEVANNK. Àjoulei : — HIST. IV S. Chevenne, hanteluer, Olosiaire, Paris, 4 8«s, p. to.

tCUEVÊ, ÉK(che-T6, yéc), adj. Verres chcvé», verres de montre bombés, que par un façonnage on a transformés en verres plats.

t CHEVELAGE (che-ve-la-j'), ». m. Opération qui a pour but d'ouvrir et d'entretenir, à t'étiage, des passes duns les hauts-fonds, s. oranobz, Yoiet navigable! d« France, p. 3<6.

CHEVKF. Ajoutez .IIS' Bout de tringle que le cloutier emprunte pour y souder le bout de sa propre tringle, quand ce bout est devenu trop court pour être saisi facilement avec la pince, r Opinion nationale, 30 mai (87», 3' p. 4» col.

CHEVEU. Ajoutez : || 6* Cheveu d'or, terme de décoration de la porcelaine. Services à thé ou à café, formes Sèvres, petite bande couleur et cheveu d'or. Prospectus.

t CHEVEl'R (che-veur), s. m. Ouvrier qui pratique le chevage des verres de montre.

t CHEVILL.VGE. Ajoutez .- 1| 8' Action de cheviller, de tordre la soie pour qu'elle se décolle. Après la torsion, la soie est disposée en écheveaux, puis soumise à l'opération de la cuite, qui a pour objet de dissoudre la matière gélatineuse qu'elle renferme, et ensuite lavée, teinte et chevillée, c'està-dire rendue aussi brillante que possible au moyen de la traction ; le cbevillage se fait généralement à la mécanique, mais il se fait aussi à la main, Joum. ofjic. 2t nov. (878, p. 8485, ("col.

CHEVILLE. Ajoutez : || If Nom donné à une apophyse osseuse du frontal, qui supporte la corne, chez les animaux cornus.

CHEVILLE. Il 6* Ajoutez : Les derniers sonnets que j'ai vus de notre très-cher [le président Mainard], ne me semblent pas extrêmement bons; ils sont chevillés en plusieurs endroits, balzac, JLelt. inédites, cxviii (éd. Tamizey-Larroque).

CHEVILLER. Ajoutez: — RE.M. Bien avant A. de Musset, Malherbe a employé cheviller au sens de faire entrer des chevilles, des mots inutiles dans les vers: Quelle subtile distinction peut-il alléguer entre le sort et le destin ? les poètes n'y en iont point, s'ik ne veulent cheviller, Lexique, éd. L, Lalanne.

t CHEVILLEDR. Ajoutez : |) »• Celui qui apprête les soies écrues pour les fabricants et marchands. Tarif des patentes, (858.

t CHEVIOT (che-vi-o), s. m. || l'Moutondes monts Cheviols en Ecosse. On a fait de même pour les southdown», moutons de plateau, et pour les oheviots, moutons de montagne, bien que le croisement se fasse mieux parmi les moutons de plaine ; le cheviot est la race de montagne la plus estimée, Joum. ofUe. 2( fév. (878, p. (323, ('• col. It i' Se dit aussi de la laine du mouton cheviot. Jupes eu cachemire toutes nuances, ou en cheviot pure laine, Joum. offic. » ..ov. (875, p. 8584, 2« col.

t CHEVIOTE (che-vi-o-f), t f. \\ 1* Uine d'agneau d'Ecosse ou cheviot. Nous faisons entrer dans nos étoffes de la ;soie, du cachemire, de l'alpaga, de la cheviote et du poil de chèvre, Enquête, Trailéde comm. avec l'Anglet. t. m, p. 97. i| 2" Étoffe faite avec la cheviote. Nous citerons comme exemple, occasion unique, 2000 pièces cheviote croisée, mélange vigogne, nouveauté de la saison.... Joum. offic. 2 oct. (872, f. 6304, Annonces.

CHÈVRE. Ajoutez :\\V Arbalète à pied de chèvre, voy. ABBALKTE.

tCHÊVRELLE (che-vrè-l'), ». f. Jeune chèvre; c'est le féminin de chevreau; ce mot se trouve dans la traduction en vers de Théocrite par Fir- Biin Didot. 11 n'est pas en usage.

CHEVRETTE. Ajoutez : || 7- Nom, dans la Haute- Marne , de la chanterelle. Ce champignon d'un jaune d'or, au chapeau coquettement retroussé et frisé, est la chanterelle, connue vulgairement sous le nom de chevrette, a.theuhiet, liev. des Deux- Mondes, i" oct. (874, p. 580.

— SYN. CHEVRETTE, POT X CANON (en pharmacie). On nomme pots à canon ceux qui servent à conserver les éleclnaires. On nomme chevrettes ceux qui ont un bec au-dessus du ventre; ils servaient autrefois, chez les apothicaires, à conserver les sirops et les huiles, mais aujourd'hui il n'y a que certains épiciers qui s'en servent, Dicl. des arts tl métiers, Amsterdam, (787, Apothicaire.

t CHEVRETTIÈRE (che-vrè-tiè-r'), î. f. Femme employée à piler ia chevrette ou crevette grise, pour en faire un applt.

CHI

t CHKVRIN. i4;ott(«* : Le» dlfférenU procédé» de pêche qui devront être prohibés, tel» que la pèche nu feu, au harpon et k la fouanno, en bouillant avec bouilles et rabots, «ou» le» cbevrin» et saules, en rompant la glace.... Cire. de$ forits, 28 juin (829, n' a2(.

(. CHEVRON. Ajoutez : — RBM. 1. Dan» le commerce de bois de sciage de Pari» et dans la région qui alimente les chantiers de la capitale, le chevron a d'épaisseur o-,08 et autant de largeur. Il 2. Dans les Vosges, le chevron a de diamètre an gros bout 0",)8 & o",22; au milieu «",(8; de longueur, • mètres. Annuaire des eaux et forêts , 1873, p. 28

— Hl.sT. xin» g. Ajoutez 1 Car repren garde i ta maison ; Ke li postel , Il kievtron Falent i poi de mesestanche, om de cambrai, Barl, et Jo$.

— ÉTYM. Ajoutez : Bw-lat. eapro, Glotte de

Cassel.

3. CHEVRON (che-vron), t. m. Terme de commerce pour désigner les poils de chevreaux. Poils d'animaux: ('poils ou laines de chevreaux, dits chevrons. Tableau annexé à la loi du (» ;tttn (8»« concernant tes usages commerciaux. Fils de poils de chèvre, de chevron et de chameau, .Joum. offic. 7 févr. (873, p. «28, 3«col.

— ÉTYM. Chevron, chevreau (voy. chevroh (). CUEVROTIN. Ajoutez : H 4* Nom d'un fromage

de chèvre. Le fromage chevrotin est assez estimé; on le fabrique dans la Savoie, hedzé, la France agricole, carte n° 44.

t CHEVRDE (che-vrue), adj. f. Terme de marchand de laine. Laine chevrue, laine ayant quelque rapport avec le poil de la chèvre.

CHEZ. — RE^ii. Ajoutez: ||3. Vaugelasnote et condamne la prononciation cheuz vous, cbeuz moi, cheuz lui, dont la cour usait.

t CHI (chi), ». m. Nom, dans le Soudan, de l'arbre à beurre, cortambert. Cours de géographie, (0* éd. Paris, (873, p. 835.

t CHIC. Il 2'Terme d'atelier. Ajoutez ; || Dessiner ou peindre de chic , dessiner ou peindre de mémoire. Voilà un cheval au galop, une draperie flottante que j'ai été obligé de faire de chic. || Faire de chic se prend toujours en mauvaise part, signifiant : dessiner ou peindre d'une manière fausse ou conventionnelle. Lorsqu'un peintre dit d'une œuvre d'art, c'est du chic, cela équivaut toujours à : c'est faux, c'est mauvais. || Chic ne signifie beauté élégante et rapidité que dans le langage familier des gens du monde, et jamais dans celui de l'atelier.

— ÉTYM. Ajoutez : On assure que chic est le nom d'un jeune élève de David, pour lequel le maître avait beaucoup d'affection , et qu'il citait à tout propos à ses autres élèves ; le nom de ce jeune homme mort à dix-huit ans s'écrivait Chicqite. Il faut toujours se défier des étymologies anecdotiques, et, jusqu'à preuve contraire, l'étymologie allemande, qui est au Dictionnaire, reste la plus vraisemblable.

t CHICA (chi-ka), s. f. Sorte de breuvage usité au Chili, que les femmes de l'Araaeanie préparent en mâchant du maïs, a. radau, Rev. des Deux- Mondes, (6 nov. (876, p. 433.

CHICANE. Il ?• Ajoutez : Nou» y arrivâmes à travers mille boules de mail; car on joue là, le long des chemins, à la chicane, Voy. de Bachaumont et Chapelle, p. 4(, La Haye, (7(4.

CHICANERIE.'— HIST. il>OMlei : |l XVl' s. Plaidans en cour laye, ils [les ecclésiastiquesl ne sont subjets à infinité de chicaneries qui sont un style de cour d'église, guy coquille, Œtwres, édit. de 1660, t. II, p.t((.

CHICORÉE. Ajoutez : |j 8' Pièce de toilette, ruche faite avec une bande à dents qui ressemble un peu aux bords de la chicorée (voy. roche, n* »).

t 3. CHICOT (chi-ko), ». m. Le chicot du Canada , arbre à café , pymnoeJadu» dioica, le eoffeetree des Américains, bâillon, Dic«. de M. p. 247.

CHIEN. Ajoutez : || 11' Chiens verts, chien» ainsi nommés, parce que lespiqueura étaient babilles de vert; ils formaient un équipage pour la chasse du daim, qui était payé sur la eaisette du roi et que commandaient M. de Dampierre et le valet de chambre Lebel, luynes, vi, (63. || 11» Populairement, chien de commissaire, «ecrétaire. Une table couverte d'un tapis vert où écrivait le chien du commissaire, un grand diable à tète de pion, à redingote râpée , alph. daudet, FromorU jeune et Riskr aîné, m, 5. || 13* À la chien, se dit d'une coifl'ure de femme dans laquelle le» cheveux sem-

CHI

blent ébouriffé» al en détordre mr le troni. A forio do vo^igeren wagon avec de» nile» biurrcment accoutrées, le» cheveux »ur le» yeui à U chien, ou flottant» dan* le do* i la Geneviève de Brabant, elle finit par leur re**embl«r, iu>a. DAUDET, FromoKt jeune et HisUr thié, m, î. Il 14* Fig. et populairement. Avoir du chien, avoir de la verve (dégénéreacence de U loration avoir une colère de chien, une peur de chien), u It* rig. X tuer chien», locution qui n'est plu» tt»itéo et qui désigne de» prétexte» comme quand on veut tuer son chien. Quand j'ai dû aller en Portugal , j'ai trouvé de* objection* i tuer chien*, mai» que j'ai enfin vaincue» pour ce même arrangement tt convenable, d'arobnson, Mémoiret, (»80, t. u, p. 2R9. Il 18' Chien de mine, nom donné i an petit chariot K quatre roue» qat sert dans le* mines. Il 17* Chien de Blenheim, voy. ■lbnruii «u Sop* plémeni.

Ajoutez . — REM. 1. Mme de 8*»lgn* a dit par une singulière ellipse : On *oape pendant le chien et le loup, £<a. 39 juin («R»; c'est-à-dire pondant le temps dit entre chien et loup. H Mme de Sévigné counaissait le proverbe du chien du jardinier : Jamais il n'y eut un véritable chien de jardinier comme lui, Utt. (3 sept. (877.

t CHIKN-LOCP(cbiin-lou),». m. Variété de chien» très -commune, qui est de bonne garde. || Au plur. Des chiens-loups.

CHIPEE. Il 1* Ajoutez : Manuscrit da Vatican en papier de chifTe», ualma, Almagetle de Pl«iémée, Préface, p. ui .

— ÉTYM. AjouUz : M. Defrémery , Mém. thisl. orierU. 2* paît. p. 334, appuyé par M. Devic, Diet. étym., propose l'arabe chiff, vêtement mince. Sans doute ce mot est, par sa forme et par son sens, très-plausible. Pourtant il faut noter que ni l'espagnol ni l'italien n'ont l'équivalent de chiffe; qu'on ne voit pas dès lors comment le mot arabe aurait paasé dans le français; enfin, que la forme la plus ancienne est chipe. De» doute» restent donc attachés à cette étymologie.

] CQIFPLE (chi-fl), ». f. Sifflet. Patenôtres de bois, moules de boutons, chiflles, peignes, cuiller» et ouvrages de bois, Décl. du roi, nov. (*40, Tarif. Il On disait autrefois ehiffler.

t CHIFFLER, voy. SIFFLEa.

CHIFFON. Il 4* Ajoutez : On dit «wsi rameaa chiffon, Rev. horticole, (< fév. (»7»,p. 7». || S* Tissu chifl'on, tissu sans apprêt. On devra ajouter trois catégories : les tissus écrus, les tissus blancs chiffon, les tissus apprêtés, Enquête , Traité de comm. avec l'Anglet. t. iv, p. 8U7.

t CHIFPONNAOE. AjouUz : || S* ÉUt d'une personne enchifl'renée. Un violent mal de tête, mon cher Persée [Klinglin], et tout le chiffonnago d'un gros rhume m'obligera malgré moi d'être laconique aujourd'hui, klinolin, Corresp. t, p. xs.

CHIFFONNER. || 4* A;ou(«j : Le voyage de Polnsinct [Pichegru] me chiffonne.... à l'excès, kmn- GUN, Corresp. Paris, pluv. an vi, 1. 1, p. 245. || 5* Kxer cer la profession de chiffonnier. Considérant qu'un certain nombre d'individus chiffonnent sans autorisation, Ordonn. de police, (5 août (»7».

CHIFFONNIER. Ajoutez : || 8* Nom donné à de» colporteurs qui vont dan» les campagnes acheter des chiffons et des peaux. Los chasseurs et les colporteurs dits chiffonniers mettent aussi le feu dan» les bois, Enquête sur les incendies des Landes, p. »6, (873. Le», chiffonniers colporteur» achètent les peaux dans les campagnes; ils ont donc intérêt à ce que l'élève du bétail soit prospère, ib. p. »8.

t CHIFFRABLE (cbi-fra-bl), adj. Qui peut être chiflré, calculé. Lo droit évenuiei réaenré i ro* héritiers [par les compagnies d'assuraocc» »ur la vie] est une valeur chiffrable, grlce aux tables de mortalité, achillb mbruer, fl««»n»<ru<(ion du patrimoine nation. etde la famille, Puis, ttlt, p. 27.

t CHIFFRAGE (ebi-fra-j'), ». m. Action de chiffrer, do fixer^un chiffre, un nombre, d'^aluer. Je vous faisais observer qu'il existait des lois sur les retraites; qu'il y avait lieu d'en examiner l'ensemble, qu'en celte matière la difficulté consistait dans io chiffrage de la loi, qu'il y avait des charges dont on devait bien se rendre compte,

LÉON SAY. Journ. offic. » déc. (87», p. 9(52, 3* col.

CHIFFRE. — HIST. || XVI* S. Ajoutez : Le prince ne serait plus qu'un chifre [zéro] ; et le subject commanderoit au seigneur, bodin. République, i, 8.

t CHIFFBB-TAXE (chi-fre-U-ks'), ». m. Terme de l'administration des postes. Petites étiquette» imprimées représentant chacune une valeur de 25 centimes à percevoir. Toute lettre no» eMnn ■

CHI

chie, née et dlstribuable dans la circonscription d'un bureau de poste, doit être revêtue d'un nombre de chiffres-Uxes équivalent à la taxe exigible ; les chiffres-taxes sont toujours apposés d'avance par les agents des postes , Instructions imprimées à la suite de l'Almanachdes Postes. \\ Au plur. Des chiffres- taxes.

t CHIGNARD (chi-gnar), s. m. Terme populaire. Celui qui cbigno, qui grogne constamment. Taistoi, petit chignard.

t CUIGNER (chi-gné) , t). n. Terme populaire. Avoir constamment l'humeur et la parole grogneuses. Et toi, toujours grognant, toujours cbignant, quelle source de pleurs et de jérémiades pour ton génie larmoyant 1 L. du P. Duchéne, 73* lettre, p. 3.

— f.TYM. C'est le simple, avec une signification nn peu différente, du composé rechigner.

f CHIMARCHIE (ki-li-ar-chie) , s. f. Division de la phalange grecque; elle était composée de <024 hommes et commandée par un chiliarque. Quatre chiliarchies formaient la petite phalange, huit la demi-phalange, et seize la phalange entière.

— ÈTYM. Voy. CHIUAHQUE.

t CHILIASME (ki-li-a-sm'), s. m. Nom grec du millénium, ou doctrine de ceux qui pensaient qu'après le jugement universel, les prédestinés demeureraient mille ans sur la terre et y jouiraient de toutes sortes de plaisirs.

— ÊTYM. XiXiaiiio.-, de xî>.ioi, mille.

f ceiUASTIQUE (ki-li-à-sti-k'), adj. Qui a rapport au chiliasme.

f CHIMER (chi-mé), v. n. Terme populaire vieilli. Avoir du dépit et l'exhaler; c'est ce qu'on rend aujourd'hui par fumer (voy. fumer, n° 3). Il est bien étonnant de voir tous ces gens-là se plaindre et cbimer, clabauder et calomnier, L. du P. Duchéne, 2" lettre, p. 2. Tout change de face et l'on s'arrache les cheveux qu'on avait ornés de fleurs, et l'on pleura et l'on cbima et l'on chime encore jusqu'à ce que Bouille ramène toutes ces âmes abîmées de désespoir et de rage, ib. <26* lettre, p. 6.

— ETYM. Normand, himer, pleurer, crier; angl. to chim^, carillonner.

t CIllMÉRISER. Ajoutez : Ceux qui, après avoir longtemps chimérisé sur l'impossibilité de leurs promesses [desrosecroix].... naudé, Rosecroix,ym, 3. 11 ne faut pas tant chimériser, et encore moins faire consister la piété dans ces chimères . boss. Réponse à quatre lettres, 8.

t CUIMICO-LÉGAL, ALE (chi-mi-ko-lé-gal, ga-l'), adj. Qui a rapport aux opérations chimiques ordonnées par la justice. La recherche chimicolégale de l'arsenic, brame, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxxii, p. 986.

CHIMIE. — ÊTYM. Ajoutez : Cham, Kern, Kemi est un nom qui sç lit plusieurs fois sur les monuments hiéroglyphiques; il signifie proprement la terre noire, et est le nom de l'Egypte.

t CHIMIFICATION (chi-mi-fi-ka-sion) , s. f. Action de faire au moyen de la chimie. Les fines et dispendieuses chimifications culinaires, legcyt, Article sur l'Auvergnat , dans les Français peints par eux-mêmes, t. il, p. 22). (11 ne faudrait pas confondre ce mot avec chymification.)

CUIiMISTE. AjouUz : || 2* S'est dit pour vendeur de drogues. L'autre [sœur de Psyché] avait des réparations à faire de tous les côtés ; le bain y futemployé, les chimistes,lesatourneuses,LAFONT. Psyché, II, p. )B).

t 2. CHINAGE {chi-na-j') , t. m. Terme d'argot. Action de faire la chine (voy. ckinedr au Supplément).

tCHINA-GRASS (chi-na-gras'), s. m. Voy. ba- MiE. On a amené ces eaux fd'égout] sur des prairies, sur des cultures de china-grass, et les effets ont été remarquables, H. de parvillb, Joum. offic.

20 nov. (871, p. 7718, 3' col.

— ÊTYM. China, Chine, et angl. grast, gazon : gazon de Chine.

t CHINCHARD (chin-char), s. m. Nom, sur les côtes du Morbihan, d'un poisson de mer, oouezël, les Oiseaux de mer, Nantes, 1875, p. u.

t CHINE (chi-n'), ». f. Terme d'argot. Voy. chineur au Supplément.

t CHI.Nfi. Ajoutez : Contrairement à ce qui a été mi en Europe, il est à peu près certain que les Chinois sont les inventeurs des soieries dites chinées, et si appréciées de nos dames, Exlr. des Annales du commerce extér. dans Joum. oflic. )» nov. (871, p. 4054, 2* col. ||î- S. f. La chinée, espèce de papillon, CARTERON, Premières chasses, Papillons et oi$eautc,p. ((, Hetzel, (8s«,

CHI

t s. CHINER (chi-né), v. a. Terme d'argot. Voy. chineur 2 au Supplément.

i. CHINEUR (chi-neur), s. m. Celui qui applique la couleur sur la chaîne des étoffes.

t ï. CHINEUR (chi-neur), s. m. Terme d'argot. Filou qui vole en augmentant frauduleusement la valeur apparente des objets. Le Mont-de-Piété n'a guère à se défendre que contre deux variétés de filous parfaitement catégorisées : les chineurs et les piqueurs d'once.... faire la chine consiste à augmenter frauduleusement la valeur apparente des objets.... on a gardé le souvenir d'un coup de chinage sur de faux galons d'or qui coûta aux commissaires -priseurs plus de 3o ooo francs, maxime du camp, Rev. des Deux-Mondes, 16 janv. <873, p. 332. Il ne faut pas croire que cette fraude s'arrête aux objets précieux, on chine tout, n>. ib. p. 333.

t CHINT. — ÉTYM. Ajoutez :Angl. chints, chintz, du persan c/iin7,hindoustani ch/ttnf, toile de coton bigarrée, petilleaux.

t(. CHIPER. Ajoutez .-Treize sols sur la douzaine de moutons, bouc et chèvre chipés, Déclar. du roi,

49 fév. 4«36.

— ÉTYM. Ajoutez : M. Devic , Dict. étym., demande si notre mot chiper ne provient pas du turc sep, tan, réservoir où se fait le tannage, sepnifc, tanner. Il faudrait au moins quelque intermédiaire montrant comment ce mot turc a pu s'introduire en français.

t CHIQUÉ, ÉE (chi-ké-kée), adj. Terme d'atelier. Fait avec chic.

t CHIRAS (chi-râ), s. m. Nom donné à des entassements de grosses pierres, au sommet du Pilât, non loin de Saint-Étienne, michalowskt, Vestiges des invasions orientales, p. n, <876. ||Dans l'Aunis, chiron ou chirat, tas de pierres accumulées dans les champs, Gloss. aunisien, p. 88.

t CHIROGRAPHAIREMENT (ki-ro-gra-fê-re-man), adv. En qualité chirographaire. Que les héritiers F... seront admis.... au passif de la faillite N... 1» par privilège.... 2» chirographairement, pour les sommes de..., Gaz. des Trib. m oct. (875, p. toi&, t" col.

t CHIROMYS (ki-ro-mis'), ». m. Terme de zoologie. Espèce de paresseux. Le chiromys ou ayeaye de Madagascar, avec l'ongle long qu'il porto à chacun de ses pieds de devant, va chercher jusqu'au fond des crevasses des arbres les insectes dont il se nourrit, a. mangin , Joum. offie. < o oct. 1872, p. 6424, 3* col. || On écrit à tort cheiromys.

— ETYM. Xeip, main, et |iûç, rat.

t CHIRON. Ajoutez : \\ i' Nom des larves xylophages, en Dauphiné.

t CHIRONNAGE (chi-ro-na-j'), ». m. Nom, dans le Dauphiné, d'une sorte de sciure laissée dans le bois par les larves xylophages dites chirons. Les femmes de la campagne font usage, pour leurs enfants, de la poudre de chironnage au lieu de lycopode.

t CHIRONNÉ, ÉE (chi-ro-né, née), adj. Attaqué par les chirons (Dauphiné). Ce bois est tout chironné.

t CHIRONOME (ki-ro-no-m'), ». m. Terme d'entomologie. Petit diptère, appartenant aux tipules, très-abondant dans les eaux stagnantes, e. Blanchard, Rev. des Deux-Mondes, i" oct. 1874, p. 606.

CHIRURGIEN. Ajoutez; || Chirurgien-major, voy. MAJOR, n° B. Il 3° Au féminin, chirurgienne, femme qui connaît la chirurgie. Je ne sais que la mort de la pauvre chirurgienne qui s'est tuée parce qu'on lui avait ôté son amant. Lettre du chevalier de Grignan, ) 674, dans Lett. inéd. de Mme de Sévigné, éd. Capmas, t. i, p. 329.

t CHITE. Ajoutez : — ÊTYM. Chite vient du malais tschit (voy. CANNEMAN, Dissertalio.... de Batavorum mercatura levanlica, Hagx comitis, (839, p. 20) ou plutôt du persan Ichyl.

t CHITINE (ki-ti-n'), s. {. Terme d'histoire naturelle. Matière analogue à la cellulose, constituant les téguments des insectes.

— ÊTYM. XiTcov, tunique.

t CHITINEDX, EUSE (ki-li-ncù, neû-z'), adj. Qui appartient à la chitine. Lorsqu'on examine au microscope la patte d'une araignée, on voit très-bien, à travers la carapace chitineuse, la contraction des fibres musculaires se montrer sous forme d'un gonflement local, Kûss et duval. Cours de physiologie, 3' édit. 1876, p. toi.

t CHITON(ki-ton), s. m. Terme d'antiquité. Chez les Grecs, proprement le vêtement qui se portait en dessous, pour les hommes et pour les femmes. De l'autre côté, sur un piédestal, se trouve une

CHO

statue de bronze représentant Bacchus chaussé de bottines et revêtu du cbiton et de la nébride,

Joum. offic. 49 sept. (872, p. 6084, 3- COl. || PluS

tard, le chiton fut une chemise de laine, ordinairement sans manches, avec des boucles pour la fixer aux épaules.

— ÊTYM. XlTÛv.

t CHIYTE (chi-i-f), ». m. Voy. schiit» au Dictionnaire.

t CIIIZEROTS (chi-ze-ro), ». m. pi. Habitants du département de l'Ain semblables aux cagots des Pyrénées.

t CHLAMYS (kla-mis'), ». m. Terme d'entomologie. Sorte de coléoptère. Certains coléoptères, les chlamys, se font remarquer par des ciselures et des sculptures d'un caractère singulier, e. Blanchard, Rev. des Deux-Mondes, <"août <874, p. 695.

— ÊTYM. XXauùî, chlamyde.

t CHLOREDX. Ajoutez : \\ 2« Qui appartient au chlore. Le mélange de peroxyde de manganèse et d'acide sulfurique ne peut donner lieu au développement de vapeurs chloreuses, Joum. offic.

9 iéV. <874, p. <123, 3- col.

t CHLORITEUX, EUSE (klo-ri-teû, teû-z'), adj. Qui appartient aux chlorites, qui contient des chloriles. A Konsberg, il [l'argent] existe à l'état métallique, au milieu de schistes micacés, chlonteux, quartzeux, qui sont superposés, Joum. offic.

4 déc. 1874, p. 7489, 3" COl.

t CHLOROIODURE ( klo-ro-i-o-du-r' ) , ». m. Terme de chimie. Substance composée de chlore et d'iode. M. Daubrée présente des échantillons d'un nouveau minéral formé de l'association des quatre corps suivants : le chlore , l'iode, l'argent et le mercure; le chloroiodure d'argent et de mercure n'avait pas encore été rencontré, H. de

PARVILLE, Joum. offic. 48 aOÛt «876, p. 6464, 2* col.

t CHLORO-MÉTRIQDE (klo-ro-mé-tri-k'), adj. Qui a rapport à la chlorométrie. Les recherches chlorométriques, Joum. offic. 23 déc. (875 , p. «0 668, 3' col.

t CHLOROPHYLLIEN, lENNE (kio-ro-fi-liin , liè-n'), adj. Qui a rapport à la chlorophylle. Amidon chlorophyllien, cl. behnard, Acad. des se. Comptes rendus , t. lxxxi, p. 4234. C'est dans le parenchyme [du limodorum abortivum] que contrairement à ce que l'on savait, M. Chatin a découvert les globules chlorophylliens, h. de parville, Joum. offic. 47 déc. 4874, p. 8367, 2" COl.

— REM. Comme chlorophylle est d'origine grecque , il vaudrait mieux dire chlorophyllique. La finale ien est latine.

t CHLOROPHYLLIFÈRE(klo-ro-fil-li-fè-r'), adj. Terme de botanique. Qui contient de la chlorophylle. Plantes chlorophyllifères.

t CULORURATION (kio-ru-ra-sion). ». f. Terme de chimie. || 1° Quantité de chlorure dans un liquide. Vingt-quatre essais faits pendant la tra versée du canal de Suez ont permis de tracei sur une autre partie de la carte la courbe de la chloruration, Joum. offic. 23 déc. 4875, p. 40 688, 4" col. Il 2° Action de transformer en chlorure. Dans le four de Bûckner , la chloruration suit le grillage du minerai , l. simonin, Rev. des Deux Mondes, 4 5 nov. 4875, p. 302.

CHOC. Ajoutez : \\ Armes de choc, armes de main qui agissent par leur masse et leur vitesse.

t CnOGOUN (cho-goun'), ». m. Nom japonais du prince que les Européens nommaient tajicoun. Le chogoun, que nous appelons généralement le taïkoiHi, résidait dans la citadelle.... depuis que le chogoun est devenu un simple daïmio, en l'an 4 868, le mikado s'est installé dans la partie méridionale de la citadelle.... c'est en 4 593 que Jycsasou, le premier chogoun de la dynastie de Tokou Gawa, choisit Yédo pour sa capitale , Joum. offic. 40 janv. <876, p. 230, 2' coL II On écrit plus souvent siogoun.

1 1. CHOIN(choin), s. m. Nom vulgaire du genre schœnus, famille des cypéracées.

— ÊTYM. Lat. schcenus , du grec oyolvo;, jonc, t 2. CHOIN (choin), ». m. Nom, dans le Lyonnais,

d'une sorte de pierre de nature calcaire.

CHOIR. — REM. Ajoutez : || 2. On trouve chet au lieu de choit : Mme de Mazarin chet en pauvreté, d'argenson, Mém. in-8, )86u,t. u,p. 393. 8. L'exemple où Bossuet a employé le prétérit chut est ainsi conçu : Cet insolent [le démon], qui avait osé attenter sur le trône de son créateur, frappé d'un coup de foudre, chut du ciel en terre, plein de rage et de désespoir, 4" sermon, Démoru, 2.

I CHOISEL (choi-zèl) , ». m. Terme ancien. Se

CHO

dit d'un moalin qui est mû par un cours d'eau à

réservoir.

— iilST. XIV* s. Et y aung petit molin à choisel (<38o), VAHIN, Archives admin. de la ville de Reims,

— ETYM. Origine inconnue. Ou Cange, au mot

molendinum, donne, dans des textes du xiv* siècle, molendinum ehoiseuUum. molendina chostella, mohnetlum quod volvitur ad coiseUum.

CUr,:siR. Il Proverbe. Àjoulex :0n dit aussi: Qui clioisit a le pis.

t CIIOISISSABLG. Ajouteji : — HIST. xvi' s. Et quelle contrariété pcult estre plus grande que cellc-cy, quant aux choses choisissables ou refusables? AMYOT, Plut. Œuvr. mor. t. xx, p. 287. Tout ce qui est bon est choisissable, cholikres, Contes, ♦• aprés-disnée, t. u, f <36, recto.

■f CHOISIS.SECR (choi-zi-seur), ». m. Celui qui choisit, élit. La plupart des choisisseurs, adbé de sTPiERRE, \ouv. plan de gouv. p. )40, 2' édit. Rotlerdam, (738.

CHOIX. Ajoutez : Il 5* X choix, en ayant le choix. J'aurais fait mon bonheur d'avoir pour maîtresse Mlle de Graffenried; mais, à choix, je crois que je l'aurais mieux aimée pour confidente, J. ). rouss. Confess. iv.

CHOLÉRA-MORBCS. Ajoutex : || 3' Choléra des \3lailles, maladie meurtrière, caractérisée par d'abondantes déjections, qui sévit parfois sur les basses-cours.

t CHO.M ou CHON (chon), s. m. Nom donné aux planches que l'on retire immédiatement après les dosseuux, et dont les côtés sont encore flacheux ou en biseau; les chons ont une largeur moyenne de six à sept pouces, nanquktte , Exploit, débit et estim. des boi», Nancy, (888, p. 93.

CHÔMAGE. — HIST. Ajoutez : xiV s. Condempnons Copin Corderoide.... pour ce qu'il s'est parti du service de Michelet senz achever son service.... l't oultre prinz le serment dudit iMichelet, ou serment duquel il s'est rapporté pour toutes preuves sur sa demande de m sepmaines de service pour les chômages que lui a fait le dit Copin pendant le temps qu'il le devoit servir.... pour xxiii blans la sepmaine, lequel a affirmé iv jours desdis chômages, Bibl. des ch. 1874, xxxv, p. 5)3.

t CHÔMEUR (chô-meur), s. m. Ouvrier qui chôme. Quand un chômeur [dans la clouterie] se présente dans un atelier, on lui fait le bien, c'està-dire qu'il trouve à boire et à manger, VOpinton nationale, 30 mai <87«, 3* page, 4* col.

t CHON (chon), s. m. Voy. chou au Supplément.

t CHOPE (cho-p'), adj. Trop mûr, blet, en parlant des fruits, dans l'Aunis, Gloss. aunisien, <870, p. 88.

t CHOPÉE (cho-pée) , adj. (. Monnaie chopée, monnaie altérée, par défaut de poids. 11 existe un grand abus en Chine, surtout sur lamonnaie chopée, c'est-à-dire martelée à coups de poinçons, d'où il manque souvent jusqu'à un quart de poids, Extr. des Annales du comm. exlér. dans Joum. offic.

46 0Ct. (871, p. 4008, 3' COl.

CHOPINE. Ajoutez : || 4* Au jeu de piquet, n'avoir ni tierce ni chopine, n'avoir rien qui compte. Il Cette ancienne locution, qu'on entend quelquefois dire en province, était un jeu de mots justifié, quand au lieu de quatrième on disait quarte ; la tierce et la quarte étaient des mesures qui amenaient facilement la chopine.

— HIST. Il xiv° s. Ajoutez : La chopine de Paris, ce est ainsi comme trois voirres moiens plains, h.

DE MONDEVILLE, f* 45.

CHOQUER. Ajoutez : \\ 6* Se choquer de, être offensé par. Notre vanité aura beau se choquer des souvenirs, gratter les fleurs de lis.... chateaubriand, Mém. d'outre-tombe, t. x, p. (6, (860.

CUORËGE. yiyou(ez : Il Par extension. On dirait ces paroles écrites d'hier, tant elles vont à l'adresse de certains choréges d'aujourd'hui, qui se flattent de remplacer au théâtre la poésie et la musique par le vestiaire, CR. lévêque. Science du beau, t. u, p. 429, Paris, (86(.

CHOSE. Il 9* Quelque chose, une chose de quelque valeur. Quoi ! iorsque vous voyez périr votre patrie, Pourquelque chose, Esther, vous comptez votre vie? RAC. Eith. Il, ( . Tavcrnier. ... interrogé par Louis XIV pourquoi il avait choisi une terre en Suisse, répondit : Sire, j'ai été bien aise d'avoir quelque chose qui ne fût qu'à moi, volt. Lett. Moncrif, 27 ipars (757. Il Quelque chose, une chose indéterminée. Les Français ont, dans leur caractère et trop souvent dans leur gouTernement, quelque

CHO

chose qui ne leur permet pas dt former do grandes associations heureuses, volt. Pal. et lég. Fragm. sur l'Inde, w.

— RiiM. X côté de : dire bien des choses, on emploie aus.si dans le langage familier : tout plein de choses. Que te dit-elle alors? — Eh ! mais tout plein de choses, collin d'harlet. Artistes, i, t.

+ CHOSKTTK. Ajoutex : J'ai ajouté beaucoup de petites chosettes, selon les désirs que plusieurs dignes juges m'ont témoigné d'en avoir, et toujours regardant les gens qui vivent en la presse du monde, saint fkançois db sales, Introd. à la vie dévote.

t CHOTT (chof), ». m. Nom de vastes dépression! du sol en Algérie, qui renferment des lacs salés. ... Dans la région des chotts.... les stations de l'Aurès ont permis de relier le chott Mel Rhir à la mer, Joum. of^c. (7 juin. (873, p. 4790, 2* col. La Société de géographie.... a pensé.... que l'exploration des lacs intermittents ou chotts n'abouiil pas à la création d'une mer saharienne, ib. 22 janv, (874, p. 580, ("col. On sait que les dépôts d'atterrissement auxquels ou doit attribuer une date récente ne contiennent pas de coquilles réellement marines, mais contiennent des coquilles du genre de celles qui habitent encore actuellement les chotts africains, e. j. la Mer saharienne, dans Philos, posit. juillet-août (875, p. 84. ||0n trouve aussi quelquefois l'orthographe chotte, au féminin. Une exploration qui a pour but de reconnaître le bassin de la chotte au sud de l'Algérie et de la Tunisie, Joum. offic. 22 déc. (874, p. 8493, 2' col.

— ÊTYM. Arabe, chatt, bord, rive d'un fleuve. CHOC. Ajoutex : — REM. 1. Feuille de chou se

dit quelquefois pour chose sans valeur, sans efficacité. Des traités qui, d'après les principes de la constitution, sont une feuille de chou, le Père Duchêne, lettre 297, p. 7. || 2. Bête comme un chou.... Cette locution viendrait-elle, par plaisanterie, de ce que le chou a une tête et ne pense pas?

t 2. CHOUAN (chou-an), s. m. Nom pharmaceutique des sommités de i'anabasis tamariscifolia, L.; elles étaient employées à la préparation du carmin.

t CHOUANISME (chou-a-ni-sm'), s. m. L'ensemble des chouans. Le cbouanisme dissimule, babœuf, Pièces, II, 42.

t CHOUANNERIE. Ajoutex : ... 3( mailinouveau dont il plaît à la chouannerie seule de créer le projet, BABŒUP, Pièces, p. 43.

t CHOU-CHOC (chou-chou), s. m. Nom vulgaire du séchion dit aussi chayote.

CHOUCROUTE. Ajoutex : — REM. Le chou avec lequel on fait la choucroute est non pas haché, mais coupé régulièrement au rabot.

CHOCETTE. Ajoutex : \\ 6* Sorte de coiffure au xvii' siècle . Vous avez donc eu peur de ces pauvres petites diablesses de chouettes noires.... elles font la beauté.... de la coiffure, sÉv. 2 fév. («89.

— HIST. Ajoutex : xiv s. Aus eaux [yeux] do la cuete nuit Li jors, et si voit clier par nuit, macé. Bible en vers, î" 33, 2" col.

t CHOULER (chou-lé), 1;. a. Terme normand qui signifie pousser, remuer, choquer, delboulle , Gloss. de la vallée d'Yères, p. 78. L'équipage poussait des clameurs désespérées ; car, à chaque instant, le bateau, choulé le long des forts, pouvait se briser et s'engloutir, Joum. of/ic. (» fév. (874,

p. (365,2' col.

— ÉTYM. Ce verbe est intéressant, parce qu'il se rattache à l'anc. français choule, boule de bois au jeu de mail (voy. du cai^ge, chola et choleare).

CHOYER. — ÊTYM. Ajoutex : Un de mes correspondants, M.Petilleau, me fait remarquer que l'anglais to sue, même à titre de rapprochement, ne doit pas figurer auprès de choyer; to sue est le français suivre, anc. français sieut, il suit , suent, suivent, etc. Cela est péremptoire ; mais, cette erreur écartée, les conjectures restent ouvertes pour l'origine de choyer. M. L. Havet, Romania,t. ui, p. 330, pense que choyer n'a décide commun avec chuer, chouer et l'ital. soiare. Le rapprochant du guernesiais couayfr, ménager, économiser, épargner : couayer le feu, prendre garde au danger du feu, il le dérive d'une forme caucat, il choie, pour cavicat, dérivé de cavere, prendre garde, comme pendicare de pendere. Sa raison est que la diph thonguo oi ne peut venir que d'un au (ou encore o et u). Au contraire, d'après M. Bugge, HomarUa, n' (0, p. (48, l'origine de ce mot est germanique : goth. sûthjdn, chatouiller ; dans l'ital. soiare, le th germanique a été traité comme le d du lat. gaudium, gaudia, dans l'ital, [gioia. Quant à la

Page 1