‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 389 sur 754 · CUB · texte numérisé non relu

CUB

nuit très-commun, bombj/i auriflua. || Le cul brun, papillon, bombyx chrytorrhea. || ai* Cul-de-cheval, un des noms vulgaires de l'ortie de mer.

— REM. Au n* I, le Dictionnaire met : Arrêter sur le cul, arrêter tout court. C'est une faute ; il faut, sans article : arrêter surenl. C'est ainsi qu'on lit dans le Dictionnaire de l'Académie. Retz dit aussi : arrêter sur cul. Œuvres, éd. Feillet et Gourdault, t. iv, p. «7» (les anciennes éditions portaient sur eux).

— HiST. Il XV* s. Ajoutez : Il n'y a point de cul froter [à tergiverser] ; Vous en viendrez à l'audience, Rec. de farces, etc. P. L. Jacob, p. 38».

CULASSE. Àjoutet : || La partie inférieure du tronc d'un arbre. Deux peupliers énormes ayant une culasse commune cubant avec la terre environ huit mètres cubes ont été renversés [par une trombe], paye, Acad. dessc. Comptes rend. t. lxxz,

t CULATTE. Ajoutez : Culatte ne se trouve dans aucun dictionnaire; il a absolument le même sens que culasse; la citation d'Oudin est une variété de forme ou une faute d'impression. Culatte est donc à effacer.

t CULBUTAGE (kul-bu-ta-j'), S. m. Action de culbuter, brusque déménagement. Ce mémo culbutage fit perdre à l'Académie beaucoup de bons matériaux.... A. DE MONTAIGLQN, flts(. de V Acad. de peinture [Mém. attribués à H. Testelin] , t. u,

CULBUTE. 1* Il Faire la culbute. Ajoutez : Je ne me soucierais pas d'être disgracié et de faire la culbute, pourvu que Port-Royal fût remis sur pied et fleurit de nouveau, Parole de Racine, dans STE-BEUVE, Port-Royal, t. vi, p. 260, 3" éd.

CULBUTER. Ajoutez : \\ Terme de turf. Retomber en arrière, en voulant franchir une barrière.

CULÉE. Ajoutez : \\ i° Nom donné, dans les environs de Paris, à la partie de la souche d'arbres abattus qui est en dehors du sol, distincte de la partie qui est en terre et porte les racines.

t 2. CULOT (ku-lo), s. m. Nom donné, en Bourgogne, à une petite retraite, partie creusée en terre, dont les parois et le toit sont formés de gazon et qui sert d'abri aux charbonniers, aux gens des bois et aux pêcheurs.

— ÊTYM. Danois, kule; suéd. kula; hoU. kuyl, qui tous ont le sens de cavité, fosse, caverne, BEAUvois, Rev. crit. 27 mai (876, p. 352.

CULOTTER. Ajoute! : || 4° En termes d'atelier, donner une teinte noire. Les médaillons des camarades, passés à l'huile grasse pour leur ôter la crudité du plâtre et les culotter, pardon du mot, les statuaires et les fumeurs l'emploient dans la même acception, étaient.... th. ûautier, le Bien public, )0 mars (872.

t CUL-ROUGE (ku-rou-j'), t. m. Nom normand du rouge-queue, dblboulle, Glots. de la vallée d'Yères, p. 97.

t CULTUEL, ELLE (kul-tu-èl, è-l'), ad). Qui a rapport au culte. Les sauvages nous offrent un spectacle mélancolique de superstitions grossières et de formes cultuelles féroces, Rev. anthropol. t. 1, p. 7)3.

— ÊTYM. Lat. cultus, culte.

t CUNETTE. Ajoutez : || 2° Petit canal destiné à évacuer l'eau des marais salants , Gloss. aunisien, la Rochelle, <87o, p. 93.

t CURADE (ku-ra-d'), t. f. Entre-deux des sillons.

2. CURAGE. — ÊTYM. Ajoutez : La forme ancienne est culraige (Gallis culraige, Lobel), culrage{3. Liebault, Agriculture, Lyon, 459), p. )09), et curage (P. Borel, Hortus, quod podici incutiat pruritum), D' clos, de Toulouse, Bull, de la Soc. bot. de France, (875, p. 8) (qui indique comme noms de cette plante le languedocien quïoul coït, e'est-à-dire podei urem, et le landais culus raouyo). L'étymologie est donc cul et rage.

t CURAIN (ku-rin), ». m. Incrustation, dite aussi schlot, qui se forme au fond des poêles, Enquête sur les sels, ( 868, t. il, p. 509. || On écrit aussi curin Les présentes dispositions devront être appliquées également, à l'avenir, aux sels de toute n.'iture (sels neufs, curins, résidus de salpêtrcrie) expédiés des établissements placés sous la surveillance des contributions indirectes, à destination des agriculteurs ou des déposiuires dûmirnt autorisés, Lett. eomm. des conirib. indir. * sept. i«74.

t CURANCIIE (ku-ran-ch'), ». m. Le curancbé uoir, sorte de cépage du Limousin, Je» Primes d'honneur, p. Bli, Pans, (874.

I CURARISER (ku-ra-ri-:é), V. a. Terme de

CYB

toxicologie. Introduire du curare dans un corps vivant. Des individus curarisés éprouvent, une demi-heure après l'injection, un besoin irrésistible de dormir, henneguy, Étude sur l'action des poisons,p, 68, Montpellier, 4875. 11 curarisa un chien, jusqu'à ce qu'il n'eût plus de mouvement volontaire, ID. ib. p. 60.

\ CVREmiKr. Ajoutez : || La publication des curements des rivières, boislisle, Corresp. contrôl. génér. 4 687, p. 93.

t CURIN (ku-rin), ». m. Voy. cubain au Supplément.

CURIOSITÉ. Il 5' Ajoutez : La haute curiosité, objets d'art et d'antiquité rares et précieux.

t CURRILLON (ku-ri-llon, U mouillées), s. m. Terme de forgeron. Barres de fer double (ail. Doppel-eisen).

t CURVATION (kur-va-sion), ». f. Action de courber.

— HIST. XIV* s. L'utilité de la curvation fu que il peust miex embrachier les choses, h. de mondeville, f" 20, verso.

t CURVIMÈTRE (kur-vi-mè-tr'), ». m Petit instrument servant à mesurer sur la carte la longueur d'une route entre deux points. Le point important dans le maniement du curvimètre est de le tenir toujours bien perpendiculaire, Extr. du Bull, de la Réunion des officiers, dans Journ. offic.

4 0 nOV. 4 874, p. 7485, 4" COl.

— ÉTYM. Lat. curvus, courbe, et ntTpov, mesure.

t CUSCUS (ku-skus'), t. m. Sorte d'animal. Les animaux domestiques [de la Nouvelle-Guinée] sont un chien de race brune qui n'aboie pas, mais qui pousse des hurlements effrayants, le cochon et un animal plantigrade connu des naturalistes sous le nom de cuscus, Journ. offic. 4 6 avril 4876,

p. 2743, 4'-* col.

CUSCUTE. —ÉTYM. Ajoutez: D'après M. Devic, Dict. étym., le mot arabe cachoût dérive du grec xaaOTa; , nom d'une plante de Syrie dans Hésychius. Mais xocOxa; probablement vient du syriaque et est sémitique.

CUVE. Ajoutez: Il 6* Chez les teinturiers, la cuve, le vaisseau où l'on fait la teinture, à la différence de la chaudière. Les teinturiers du peiit teint n'auront des cuves en leurs maisons ou boutiques, mais seulement des chaudières de cuivre, suivant leur ancien usage, à peine de 4 60 francs d'amende, et d'interdiction de la maîtrise. Règlement sur les manufactures, août 4 669, TeirUuriers en laine, art. 2. Il Ce passage explique les expressions suivantes : Les bleus pâles et bleus beaux seront teints de pure cuve d'inde, ib. Teinturiers en soie, laine et^l, art. 40. Tous les fils de lin.... ne seront teints en bleu commun, mais seulement en bleu de cuve, ib. art. 73.

t CUVELLE (ku-vè-T), s. f. Petite cuve dans les fabriques à savon. Les barils et les cuves ou cuvelles devront demeurer revêtus de l'étiquette apposée en fabrique. Cire, des conirib. ind. 43 fév.

CUVETTE. Ajoutez : \\ 11* Pièce placée à l'entrée des fourreaux de sabre, et portant de petites lames nommées battes, destinées â maintenir la lame dans le fourreau, en faisant ressort. || U* Phénomène observé par les personnes qui s'élèvent en ballon ; les aéronautes voient la terre non pas convexe, mais concave, lorsqu'ils examinent l'horizon d'une certaine hauteur, Journ. offic. 24 nov.

4 873, p. 74 52, 2* COl.

CUVIER. Ajoutez : || 11* Nom, dans le Rhône, du local oii sont placés les cuves et les pressoirs, les Primes d'honneur, Paris, 4 872, p. 372.

t CUVISTE (ku-vi-st'),s. m. Terme d'oenologie. L'homme chargé de diriger la cuve où fermente le jus du raisin. Le cnviste le plus habile de la contrée.

t CUV (kui), ». m. Tronc d'arbre, dit coëf dans la Vendée et couët dans la Charente-Inférieure, percé longitudinalement et faisant communiquer deux bassins séparés par une digue. Enquête sur

les sels, 4 868, t. I, p. 509.

t CYBÊLIEN (si-bé-liin), s. m. Adorateur de Cybèlo. Les peuples de Syrie n'avaient point le nomdecybéliens, volt. Dict. philos. Pourquoi {les).

t CVBISTIQUK (si-bi-sti-k') , ». f. Terme d'antiquité. L'art du plongeur. Le théatin [Paciaudi] composa le traité de la cybistique chez les Grecs ; on rendit compte de cet opuscule dans les Mémoires de Trévoux, févr. 4757, CH. nisard, Journ.

offic. 30 janv. 4 877, p. 720, 2* COl

— ETYM. K\<enjrau, plonger.

Page 1