DAU
de bien I ». *. hodss. Letl. à Beauehdteau, le 2» février «783. Je me suis dit : Je gagne un jeune ami, je me survivrai dans lui, id. Letl. d Yemes, 4 avr. f767. X l'ige de trente ans, une pareille coiffure |la coiffure en cheveux] devient indécente et ridicule daiis une femme, m. Letl. d Mme Rogum, 3) mars 4 764.
t a.DAPHNÉ (da-fné), ». f. La 4)' planète télescopique, découverte en 48S6 par M. Goldschmidt.
— ETYM. Aôçvri, fille du fleuve Pénée.
t DARBO (dar-bo), *. m. Chez les cloutiers, vase où ils jettent les clous finis, l'Opinion nationale, 50 mai J876, 3' page, 4" col.
t DARBON (dar-bon) ou DERBOIV (dèr-bon), ». m. Nom de la taupe dans le Doubs et le Jura.
— Etvm Lat. fictif lalponem, dérivé de talpa, taupe, d'après Eug. Rolland, Faune populaire de la France, Paris, (877, p. 9.
t DARDEMENT (dar-de-man), s. m. Action de darder.
— lllST. xvi* S. Nous avons prouvé que la veue ne se fait par le dardement des esprits visuels, mais par la réception des espèces visibles, baudon. Trois livres des charmes, sorcelage ou enchantements, Paris, 1583, p. 229.
t DARI (da-ri), s. m. Nom d'un sorgho ou grand millet des Indes. Graine de dari. Recueil général des tarifs des chemins de fer, p. 402, )■• col.
DARIOLE. Il 2° Nom, à Paris, de la petite pâtisserie: petites brioches, gâteaux de Nanterre, pains au lait, pains au beurre, galettes, chaussons, échaudés, croquets, etc.
t DAItlOLECB (da-ri-o-leur), s. m. Pâtissier qui fait la petite pâtisserie, dite dariole.
t DARNETTE (dar-nè-f), s. f. Nom, dans le département des Ai'dennes, de l'ivraie, les Primes d'honneur, p. <74, Paris, (874.
f DARON. — HIST. xm' s. Ajoutez : Ce n'est pas un manoir seigneurial en général, c'est la transcription du mot daroum, désignant une localité bien connue, située à une petite distance au midi de Gaza (voy. QUATBEMiiHE, Uist. des suUans mamlouks, I, 2» part. p. 238).
t DARWINIEN, lENNE {dar-oui-niin, niè-n'), adj. Qui a rapport au darwinisme. L'hypothèse darwinienne du transformisme et de la pangenèse, j. souRY, Rev. des Deux-Mondes, I5 janv. (875, p. 464.
t DARWINISME (dar-oui-ni-sm'), s. m. Système de Darwin ou modification du transformisme (voy. ce mot au Dictionnaire), dans laquelle la sélection joue un rôle.
t DARWINISTE (dar-oui-ni-sf), s. m. Partisan du darwinisme. C'est la loi de la nature et de la sélection , diront les darwinistes , ém. de lave- LEYE. Rev. des Deux-Mondes, (6 juillet (876, p. 464.
DATE. Il 2° Ajoutet: || Grande date, seconde date qu'une supplique reçoit dans la daterie. Le premier réviseur envoie la supplique aux dates, pour prendre date en elfet, afin que le suppliant puisse faire valoir son droit selon son ordre, quand il se présente quelque vacance de bénéfices.... des componendes la supplique retourne au sous-dataire pour y mettre la grande date.... la grande date apposée, la supplique est enregistrée et sort de la daterie, E. J. delécluze, Romans, etc. p. 27a, t vol. Charpentier, (845, Dona Olimpia, ch. vi. || 3" Date se dit, parmi les juristes, du lieu où un écrit est rédigé. Cette loi qui prescrit la date du lieu en même temps que celle du jour, du mois et de l'an..., MERUN, Répert. dejurispr. t. xxxui, p. 382, 5* éd. Le Code civil est muet, par rapport aux testaments notariés, sur la date tant du jour, du mois, de l'année, que du lieu de leur passation, ID. ib.
— HIST. Ajoulei : Il XIV" s. Le daute à chu [ce] affcrante, Jean d'outremeuse, dans les Vrayes Chroniques de Jehan le Bel, Préface, p. vui.
DATER. A;ou(ei:||6'' Dater se dit, parmi les juristes, du lieu où un écrit est rédigé. Faut-il qu'un testament soit daté du lieu où il a été fait? MERLIN, Répert. dejurispr. t. ixxiii, p. 382, b« éd.
2. DATIF. -4;ou(ez;La couronne y est [en Chine] dative par l'empereur régnant à celui de ses en- Taiits qu'il en croit le plus digne, d'ahoenson, Contid. sur le gouver. de la France, Amsterdam, <784 p. 104. '
t KArBKCR. Ajoutes .•jja* Terme de métallurgie. L'aide qui bat le fer que lui présente la forgcur. Il On le trouve aussi écrit dobeur,k tort. Prix payé au forgeur, à son dobeur, charbon employé, Enquête, Traiti de commerce avec l'Ànglet. t. ii, p. t».
DE
t DAtTMONT (dô-mon), s. m. Nom d'une sorte d'attelage de voiture, et de la voiture même. Voiture attelée à la daumont, conduite à la daumont.
DAUPHIN. Ajoutez : || 10- Nom d'un fromage. Le fromage dauphin est un fromage de Maroilles très-fin ; il a la forme de l'animal marin qui lui donne son nom, heuzé, la France agricole, carte n' 44.
t 2. DAUPHINE. Ajoutez : Règlement pour les étoffes lisses appelées dauphines.... Arrêt du conseil, 8 avr. (7(8.
DAVANTAGE. — HIST. Ajoutet .-xm's. Et s'ieit en l'ost li quens de Fois, Ki nos ot grevés maintes fois ; Al roi s'en vint, et d'avantage Li dona scn fil en ostage, Philippe mouskes, C/irontçuejV. 26679.
t DAVID (da-vid) ou DAVIS (da-vi), s. m. Nom, dans le département de l'Ain , d'un instrument de tonnellerie; il se compose d'un cylindre de bois dur long d'un mètre environ, vers le milieu duquel s'articule une branche en acier coudée à son extrémité libre, de manière à pouvoir saisir les douelles entre elles et le bout correspondant du cylindre de bois, pendant que l'autre bout saisi par l'ouvrier forme bras de levier. Au moment où le malheureux vieillard se baissait devant un tonneau près de la porte d'entrée, M.... saisit un instrument de fer dit davis et lui en assena de toutes ses forces un violent coup sur la tête.... saisissant alors le même davis. M.... en porte un dernier coup sur la tête de l'agonisant. Gaz. des Trib.
(6 juillet (876, p. 695, 4* col.
— ÉiYM. David, nom propre donné, comme en d'autres cas , à un instrument. L'anglais, de son côté, dit dat)t( et, anciennement, davyd, pour le davier de la marine. Cela fortifie et l'étymologie du david et la conjecture énoncée au Dictionnaire que davier a pour origine le nom propre David.
t DAVIDIQCE. Ajoutez . || 2° Qui appartient, qui se rapporte à David, roi des Hébreux. 11 faut en tout cas diminuer notablement le nombre des psaumes davidiques, a. réville, Rev. des Deux- Mondes, cnov. (876. Cette considération suffirait à beaucoup d'esprits de nos jours pour révoquer en doute l'origine davidique du Psautier, ID. tb.
t DAVIER. Ajoutez ; || 2" Terme de marine. Rouleau de bois mobile placé horizontalement sur le bord d'une grande embarcation à la poupe ou à la proue, jal, Dict. nautique. Dans le choc la Germania eut son bordage en fer de tribord enfoncé, plusieurs de ses chaloupes écrasées et mises en pièces, son davier enlevé et une partie de la paroi de son sabord entr'ouverte, Journ. o/pc. ( " sept. (876, p. 67(7, 3«col. || On a ditdavias: La pièce de bois sur bout, sur laquelle se haie le câble, bt. cleirac. Termes de manne, (643.
DE. Il 3° Ajoutez : Il C'est par une construction où de ne sert qu'à déterminer, qu'il faut interpréter ce vers de Molière : C'est un étrange fait du soin que vous prenez, X me venir toujours jeter mon âge au nez [le fait du soin, le fait qui est le soin], Ee. des maris, i, (.
— RKM. Ajoutez ■ Il 17. Â la règle qui veut qu'on dise, par exemple, de bons soldats, et non des bons soldats (voy. la Rem. 2), citons comme exception difficile à imiter, mais qui du moins doit être notée, ce vers de Racine : Qui sait si.... Ce roi [Mithridate].... N'accuse point le ciel qui le laisse outrager. Et des indignes fils qui n'osent le venger? Milhr. I, 3. Notez encore et n'imitez pas : Ces sages Qui dans un noble exil sur des lointains i-ivages.... DELILLB, Jardins, iv. ||18. Il faut appeler l'attention sur l'emploi de de dans les exemples suivants : Je ne regarde pas tout ce qui me paraît de poli et de régulier, «érb, t. u, p. 229. Rien ne me parait de plus inhumain que de.... ID. Œuvr. posthumes, p. 82. Laissant tout ce qui est de vrai, et chassant tout qu'il y a de faux, pasc. Penséee, t. i, p. 364, édit. Faugère. Ce qui est de merveilleux est qu'il n'y en a point de laides [de femmes] dans toute l'Ile [Majorque], betz, Mém. t. iv, p. 657, éd. Feillet et Gourdault. Ce qui est do plus admirable, c'est qu'au milieu de tant de faiblesse.... boss. Panég. de saint Paul. Rapprochez ces exemples des exemples analogues qui sont cités à la fin du n" 7. Cet emploi de de, plus restreint aujourd'hui, est un véritable emploi partitif. Laissant tout ce qui est de vrai, de Pascal, est équivalent à: laissant tout ce qui est parmi le vrai. Nous dirions de préférence aujourd'hui : laissant tout ce qui est vrai ; mais la phrase ancienne est plus expressive ; aussi cette tournure ne doit-elle pas être abandonnée. Il 19. Il est dit au n* (8 que de entre deux ver-
DEB
bes a un sens équivalent à : de ce que, vu que, ete. Mais il est bien entendu qu'il en est de même avec les locutions composéaa qui remplacent un verbe. J'ai bonne opinion de lui de vous aimer, sév. 3 juillet (675. C'est-à-dire : de ce qu'il vous aime. Il 20. De , précédé de celui ou celle remplaçant un substantif, a quelquefois le sens de : qui consiste à. Cette conduite va bien plus à.... que celle de suivre.... fén. Lett. spirit. cxxxvi. De tous mes châteaux en Espagne, il ne me reste que celui de chercher une occupation, ;. j. rouss. Confess. m. ||21. J. J. Rousseau a dit : II y a quelque chose de dur et d'injuste de compter pour rien ce que j'ai fait, lett. d Jf . H. D. P. (6 juin. (764. On dit plus ordinairement : à compter. Mais de compter est bon aussi. || 22. Régnier a dit : On a prétention.... Me. rendre.... Le ventre creux, Ép. m. De coup ou de poison il est permis changer, ID. Ép. u. La suppression de de est un archaïsme, qui est tombé en désuétude. || 28. On sait que, dans l'ancienne langue, le complément da comparatif se rendait non par que, mais par de. En voici un exemple dans un texte latin du de* aie cle : Accentus est anima verborum sive vox ly'. labae, quse in sermone plus sénat de ceteria ayllabis, ijetiue critique, 8 février (873, p. 87. {| 24. Voy. pour l'emploi de de comme particule nobiliaire, le
mot NOBILIAIRE.
fDEBAB (de-bab'), s. m. Nom arabe du taon. D'après les Arabes, c'est la piqûre de la mouche que nous nommons taon, et qu'ils appellent debab, qui occasionne toutes les maladies mortelles du dromadaire, CARBUcciA, du Dromadaire, Paris, (853, p. 84. Il Le temps du debab, locution couramment employée dans les récits algériens, le temps de la chaleur pendant lequel le taon pique avec le plus d'acharnement.
DËBAGOULER. — HIST. xvi* s. AjouUi : Dieu sçait come [un prédicant] se desbagoloit contre ce paouure prebstre, bonivard, Advis et devis, p. (44.
t DÉBALLB (dé-ba-1'), s. f. Terme de forestier. Nom donné à deux planche» irrégulières, qu'on enlève à la scie sur une pièce de bois après un équarrissage grossier, et qui sont d'une épaisseur assez forte pour emporter une bonne partie d'aubier sur leurs bords en laissant à la pièce deux belles faces planes, nanqubtte. Exploit, débit et estim. des bott, Nancy, (868, p. 7(.
DÉBALLER. Ajoutet : \\ Fig. Déballer sa marchandise, montrer ce qu'on peut, ce qu'on sait, ce dont on est capable. Je m'en irai sans avoir déballé ma marchandise, Ifot du marquis de Lasiay (né en (652, mort en (738), à propos de l'inutilité où on l'avait laissé.
t DÉBALLEUR (dé-ba-leur), s. m. Marchand de passage qui fait des déballages de marchandises dans les villes qu'il parcourt. Le nommé G.... ancien marchand déballeur.... Gai. des Trib.
(2 sept. (876, p 883, 4- col.
f DÊBARAQCKMENT (dé-ba-ra-ke-man), ». m.
Action d'ôter les planches qui entourent provisoirement un objet, une statue, etc. Le débaraquement d« piédestal achevé, le Temps, (9 mars (873,4* col.
f DÉBARQUAGE (dé-bar-ka-j') , ». m. Action de débarquer, de tirer d'une barque. Nous brûlons du charbon de Charleroi ; il nous coûte : ( 3 fr. 5o la tonne sur bateau à Charleroi; (4 fr. pour le transport et droit d'entrée ; 50 cent, de débarquage.... Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. ui, p. (7(
t DEBARRECR (dé-ba-reur) , ». m. Débarreur d'étoffes, celui qui, opérant à la main, fait disparaître avec un pinceau les défauts de teinture existant dans les étoffes, Joum-offic. 8 janv. (874, p. 200, 3' col.
tDÉBASTILLEMENT(dé-ba-sti-lle-man, II mouillé«s), ». t». Sortie, mise hors de la Bastille, d'un» prison. Il retomba dans les mêmes filets après son débastillement à l'époque de vendémiaire, babceuf, Pièces, u, 27.
t DEBATTEMEKT (dé-ba-te-man) , ». m. Action de se débattre. Le débattement d'une âme perplexe et travaillée, ualu. Lexique, éd. L. Lalanne.
DÉBAUCHE. AjoiUez : || 6° Au propre, action de se déranger du travail. L'horloge, se vantant qu'elle était admirable. Disait : on ne voit rien qui m« soit comparable.... Je marche sans débauche, afin d'apprendre aux gens Ce qu'ils ont d'heures, de moments. Pour employer à leur affaire, la font. Œuvres inédites, Paul Lacroix, édit. de (863, p. 17.
— ÉTVM. Ajoulei : Saintonge, bauche, une tâche : Un tel a commencé une bauche de tant da mètres, de sorte que débaucher est bien faire cesser
DEB
DEB
DEC
une bauche, une tâche, un travail, et embavcher, niinmpnrcr une lâche.
t DfiBAVER (dé-ba-»é), V. a. Enlever des cocons les réseaux diffus de folle sole dont ils sont entourés et qui tes tenaient suspendus aux bruyères.
t DÊBAVCBE (dé-ba-vti-0, t. f. Le produit de l'action ae débaver. Les débavurcs des frisons.
DI^BILE. Ajoutez ; Il Par extension. Dessin débile, dessin qui manque de vigueur. Celui qui l'a fait (un tableau] ne colore pas mal ; le dessin en est fort débile, Lettre de Mignard, dans Revue des dijcumerus historiquei, »• année, n° 85, avril (875, p. 2.
DÉBILITER. Ajoutex : \\ %' Flg. Crols-tu qu'aimant Daphnis, le titre de son père Débilite ma force, ou rompe ma colère Îcobn.Sui». iv, 10. Il [Tibère] crut véritablement que ce deuil ralentirait l'ardeur des soldats, et qu'un souvenir si funeste leur débiliterait le courage, perrot d'ablancourt, Tacite, Annales, I, 62.
t DÉBIRENTIER (dé-bl-ran-tié), ». m. Celui qui a une rente à son débit. L'encaissement de divers capitaux remboursés par des débirentiers, Gaz. des Trib. 24 sept. (870.
DÉBIT. Ajoutez : — REM. Au xvii* siècle, on disait débite au féminin : Il y a en ce pays [Besançon] une si grande abondance de blé, que ce qui valait l'année dernière 6 livres 5 sols, ne vaut à présent que 22 sols, parce qu'il n'y a point de débite, BoistiShB, Corresp.contrôl. gén. des finances,
t DÉBITE (dé-bi-f), s. f. Terme d'administration des finances. Vente des papiers timbrés. Si quelque bureau présentait une débite excédant celle des trimestres précédents. Circulaire, ^^ messidor, an lu. Les papiers sujets au timbre et destinés à la débite, Décret du 7 avril (853, art. t.
2. DÉBITEUR. Il !• Ajoutei : || Rester débiteur à quelqu'un. Il faut ou que je tire de ma poche ces cent louis pour vous les rendre, ou que je vous en reste débiteur, i. i. rouss. Lettre à Du Peyrou, ï9 avril (768.
— HiST. Ajoutez : XII' s. Bons estoie , de gré sui cbaiiz; frans estoie, de mon gré sui faiz datres de mort, bonnardot, Texte lorrain, dans Romania, t. V, p. 29( {datre est au nominatif, très-correctement formé du lat. debitor, accent sur de).
t DEBITIS (dé-bi-tis'). Terme de droit ancien. Lettres de debitis, lettres de chancellerie, usitées dans certaines provinces, notamment en Franche- Comté, qui donnaient force exécutoire à des ectes qui, bien que authentiques, n'emportaient pas exécution forcée (dalloz).
DÉBOIRE. Ajoutez : || 3* Opération par laquelle on vide les viviers, au bord de la mer ; on lève la yanne à marée descendante, h. bout, Rev. britannique, avril (876, p. 428.
t DÉBOÎTAGE (dé-boi-ta-j'), ». m. Terme de relieur. Action de retirer un livre de la reliure, Journ. offic. 20 avril I87«, p. 2834, »• col.
t DÉBONDANT, ANTE (dé-boji-dan, dan-t'), adj. De qui débonde, coule en abondance ceci ou cela. Il était tout débondant d'histoires réjouissantes et de bouffonneries,... mu. db goncoubt, Germinie Lacerleux, ch. xux.
DÉBONNAIRETÉ. Ajoutez : Ma mémoire remplira tous les jours de ma vie de la grandeur de votre débonnaireté [ôDieu], si doucement exercée en mon endroit, st fraj^çois dk sales, ItUroduclion à la vie dévote, i, (o.
t DÉBORDANT, ANTE (dé-hor-dan, dan-t'), adj. Qui déborde, qui passe les limites. 11 se peut que le prince Nicolas [du Monténégro] et le prince Milan [de la Serbie] soient impuissants à contenir l'ardeur débordante de leurs sujets, et que ces deux Ëtats prennent part à la lutte, de holinari, Journ. des Dubois, (3 juin (876, ("page, 6' col. Si son érudition [de Martin Despois, avocat à Bordeaux, en («00] est trop débordante et polyglotte, reinhold DEZEiUBBi», îiolt complémentaire sur Martin Despois, p. (48.
t DÉBORDEMENT. Ajoutes : — UIST. xvi* s. Si bien qu'on disoit qu'il lui avoiî appris à jurer aussi debordémant qu'il faisoit, brant. Cap. fr. t. IV, p. 6.
ui':BORDER. Ajoutez . Il 17» Écarter du bord les bois de flottage qui s'y sont arrêtés. On déborde, k l'aide des mêmes instruments [crocs], les derwers bois restés le long du ruisseau, en commentant par le haut, Mém. d* la Soc. centr. d'Agrie. t UÉBOSQUAQE (dé-bo-«ka-j'), ». w. Sortie du
bois. Voilà donc douze traverses dont le débosquage coûte 8 francs, £nqu^(«»ur le» incendies des Landes, p. 69, (873. Ces calculs sont toujours établis sur un trajet de (6 kilomètres que la paire de mules fera dans sa journée, à charge dans le sens du débosquage et à vide au retour, ib. p. 7u.
— ÈTYM. Dé.... préfixe, et bosc, ancienne forme do bots (voy. bois et bosouet).
t DËBOUCUOIR. Ajoutez : \\ 1* Sorte de bâton de bois terminé en pointe, qui sert à dégager le soc de la charrue quand il est recouvert de terre. L'accusé aurait reçu sur le bras droit un coup de débouchoir. Gaz. des Trib. (cour d'assises du Loiret), (•' nov. (874, p. (048, ('• col. Il 3" Nom, en général, de tout instrument qui sert à déboucher. Débouchoir pour déboucher les évents des fusées de projectiles.
t DÉBOUCHCRE (dé-bou-chu-r'), ». f. Noyau de forme cylindrique expulsé par un trou percé en une plaque, dans l'opération du poinçonnage.
2. DÉBOUILLI. Ajoutez : Et afin de con^iallre si le noir est par trop engallé et surchargé de galle, limaille de fer, ou moullée de taillandier, le débouilli s'en fera dans de l'eau claire avec du savon,... et après avoir bouilli un bouillon, si elle a été surchargée, elle deviendra rougeâtre, Règlement sur les manufactures , août (6«9, teinturiers en soie, laine et fil, art. 82.
DÉBOUILLIR. Ajoutez : Les soies qui seront saisies comme prétendues de fausse teinture, seront débouillies par les gardes ou jurés teinturiers en présence de.... Règlement sur les manufactures, août (669, teinturiers en soie, laine et fil, art. 8(. Les draps ou serges qui seront soupçonnés de fausses teintures seront débouillis suivant l'article 37, Instruction aux jurés drapiers, août (669.
t DEBOCILLISSAGE. Ajoutez : Les hommes sont employés au peignage et au tissage des toiles à voiles dans tous les travaux exigeant de la fatigue, tels que la préparation des fils, le débouillissage, le crémage, etc. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. v, p. 6(.
t DÉBOULER (dé-bou-lé), v. n. Terme populaire. Fuir précipitamment et, pour ainsi dire , en roulant. [Le magistrat de Worms] assure avoir notifié à M. Condé et compagnie de débouler grand train sans trompettes, le Père Duchéne , a72' lettre, p. 6. Il Familièrement. Elle a déboulé, elle vient d'accoucher.
t DÉBOURRAGE. Ajoutez : || i° Opération par laquelle le moût destiné à devenir vin de Champagne, sortant du pressoir et reçu dans des pipes de 6 à 6 hectolitres, laisse tomber un dépôt d'enveloppes du grain, pépins, débris de rafle, parcelles ligneuses, terre, etc.
DÉBOURRÉ. Ajoutez : \\ Terme de maquignon. Cheval débourré, cheval qui a perdu l'embonpoint factice qu'en lui avait donné pour le vendre. Au bout de quelque temps, le» fraudes se découvrent, l'embonpoint factice s'affaisse, les côtes reparaissent, et la bëte est ce qu'on appelle débourrée, le Siècle, feuilleton, 22 mai (867.
DÉBOURRER. Ajoutez : \\ i' Fig. Se débourrer le cœur, donner issue aux sentiments qui nous pressent. On a impérieusement besoin de sfogarsi, comme disent les Italiens ; on veut se débourrer le cœur, disons-nous avec moins d'élégance, sans doute, mais avec autant d'énergie, e. i. delscluze. Romans, etc. p. 666, ( vol. Charpentier, (846, Syligaitha. || 6« V. n. Sortir de la bourre, en parlant des bourgeons et particulièrement de ceux de la vigne. Les travaux de la vigne sont bien en retard; car la plante débourre largement sous l'influence des chauds rayons du soleil, et les façons qui restent à lui donner sont de nature à compromettre une foule de ses précieux bourgeons, le Médocain, dans Journ. des Débats, (2 avril 487«, 2* page, s* col.
DEBOUT. Ajoutez : || 9* Sape debout, voy. sape. Il 10° S. m. Terme d'ancienne coutume, en Bretagne. Debouts à éteinte de chandelle, vente qui se faisait à l'aide de bougie on à extinction de feu.
DÉBOUTÉ. Ajoutez : || i' S. m. Terme de pratique. Rejet d'une demande au fond. Le débonté d'opposition est le jugement ou l'arrêt qui rejette une opposition à une décision rendue par défaut. Il Un débouté, un plaideur dont la demande est rejetée.
DÉBRAILI.ER. — ÊTYM. Ajoutez : Braiel, ceinture qu'on mettait au-dessus des braies, est le brachile ou bractle de du canok.
t DÉBRAYAGE. Ajoutez ; J] Autre fonne de i désembrayage.
t DËBBAYBB (dé-brè-ié), «. a. Autre forme de désembraycr.
t DÉBRI(X)LKR (dé-bri-ko-lé), r. o. ôtcr ta bricole, UKi.uoiJLLE, Gloss. de la vallée d'Yère$,f. (oa.
t d£bR0CUAGE. Ajoutez : |{ 1* Action d'enlever la couverture d'un livre broché. Jî c débrocliage, § 2* collationnement, Mantul du rtlieuir, p. 43 et 44, Rorct, (8>7.
t DÉBROCIIER. AjouUz : Il Défaire un livre broché. Un morceau de papier qu'on a arraché de la couverture d'une brochure en la débrucbant pour la relier, Manuel du relieur, p. (28, Horet, (827.
t DÉBROL'ILLARI) (dé-brou-llar, {{ mouillées), ». m. Celui qui facilement se débrouille, se tire d'embarras. 11 |le voyageur français] se résigne aux mauvais gîtes, aux mauvais repas ; il se tire aisément des mauvais pas, et il est. comme l'on dit en l'argot des ateliers, débrouillard, eu. bioot,
Journ. Offic. 8 déC. (876, p. 9(33, 2* col.
t DÉBBOUSSAILLEMENT (dé-brou-sâ-Ue-man, U mouillées), ». m. Arrachage des morts-bois. La dépense moyenne à laquelle donne lieu le débroussaillement d'un hectare, varie entre 80 et (00 francs, H. paré. Enquêtes sur les itueruiies des forêts, j>. (8.
t DEBROUSSAILLER (dé-brou-sâ-llé, (1 mouillées), V. a. Arracher les morts-bois, les broussailles. Les chènes-liéges malades se rencontrent surtout dans les terrains les plus fertiles et les mieux débroussaillés, B. farb. Enquête sur les incendies des forêts, p. 3s. || Fig. En professeur habile et expo rimenlé qui connaît le fort «I le faible des débutants [dans l'étude de l'arabe], M. Cherbonneau s'esl faii tin devoir de leur aplanir la route ; il l'a débroussaillée, pour ainsi dire, et débarrassée de ses épines, Journ. offic. (8 mars (878, p. («09, f col.
— ÉTVM. Dé..., préfixe, et broussailles.
t DËBROUSSAILLEUR (dé-brou sà-lleur, {(mouillées), ». m. Ouvrier qui débroussaille. Après avoir été utilisés comme gardes débroussailleurs, ils exerçaient dans la saison sèche une surveillance efl'ective, fahk. Enquête sur les incendies des forêts, p. 7(.
t DÉCADENT, ENTE (dé-ka-dan, dan-t'), adj. Néologisme par latinisme individuel. Qui est en décadence. Entre un peuple décadent et, paratt-il, épuisé, qui enfante encore de tels euvrages, etdes nations toutes neuves , E. beroehat, Jount. offie.
26 août (874, p. 6(68, 2* col.
— ÊTYM. Voy. DÉCADENCE.
DÉCAISSÉ. Ajoutez : || 2* Tiré de la caisse d'une entreprise financière. Nous voyons une attribution d'intérêt fixe de 3 p. (00 sur le capital nominal, et un intérêt beaucoup plus élevé sur le montant des sommes décaissées par le public, Con»u<(a<ton d'avocats, citée dans la Liberté, (3 mars (»70.
t DÉCAISSEMENT (dé-ké-se-man), «. m. AcUoB de décaisser.
t DÉCALCOMANIE (dé-kal-ko-ma-nie), ». f.
Mode, manie de décalquer. Telle fut au ivui* siècle la mode du parfilage et des découpures, qui s'est reproduite de nos jours sous le nom de décalcomanie.... Journ. offic. » jaov. (87*, p. t06,
3* col.
t DÉCANILLER. — ÉTYM. Ajoutez : M. Petilleau suggère une autre étymologie. Il pense bien que décaniller est une forme de dêcheniller, mais que ce dêcheniller renferme non pas chenili», mais chenil, de sorte que décaniller serait faire sortir du chenil. Il remarque que l'anglais, qui de chenil a fait kennel, a unkennel pour dire faire sortir du chenil.
t DÉCANONISER. Ajoutez : — HIST. xvi« ». Le troisième exemple est dos miracles tfnn moine qui fut quasi aussitost decanonizé que canonizé eu la ville de Venise, h. estienne, Apol. d^Hirod. t. Il, c. 39.
t DÉCANTEUR (dé-kan-lenrj, t. m. Appareil propre à opérer la décantation.
t DÉCAI'ITALISATIO.N (dé-ka-pi U-li-zâ-sion), ». f. Action de décapitaliser. Vous pouvez en être certains, la décapitalisation de Paris, c'est évidemment une diminution du pays, Journ. offlc. 8 sept.
(87(, p. 3294, (■• col.
t DÉCAPITALISER (dé-ka-pl-ta-li-zé), v. a. ôtcr à une ville la qualité de capitale. Nous ne voulons point, comme on nous le reproche par une expression, permettez-moi de le dire, barbare, nous ne voulons point décapiter la France en décapitalisant Paris, Journ. offic. 8 sept. (87(, p. 32M,
DÉCAPITÉ. Ajoutez : ]] 4* S. m. Chez les escamoteurs, le décapité parlant, tête qui est censée
DEC
coupée et qui répond aux questions des spectateurs.
t UÉCARBURATEUR, TRICE (dé-kar-bu-ra-teur, tri-s'), adj. Qui produit la décarburation. Arrêter les courants décarburaleurs d'air, de vapeur, ou, pour mieux dire, d'oxygène, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxii, p. 88.
t DÉCARDINALISKR. Ajoutez : On croit qu'il [Mazarin] ne fait cela que par la peur qu'il a d'être décardinal isé du pape et même excommunié, uni PATIN, Lettres, t. ii, p. 385.
t DÊCASEMENT (dé-ka-ze-man), s. m. Action d'ôter des cases. En <868, le nombre d'accostages s'éleva à <6, on passa (O heures sur la roche pour percer 40 trous et s'occuper du décasement, la dépense fut de 21 ooo francs, le Moniteur de la flotte, 7 sept. (873, p. 285, 2- col. (il s'agit d'une construction sur un rocher isolé en mer).
t DÉCASER. Ajoulei : — HIST. xiii' S. Mors set moût tost fol acoisier ; Mors a moût tost de son arcier Descasée l'ame dolente, Miserere du reclus,
t DÉCASQUER (dé-ka-ské), V. a. Enlever le casque de quelqu'un, volt.
t DÉCAVAILLONNER (dé-ka-va-Uo-né, Il mouillées), V. a. Déchausser la vigne, se dit dans la Vienne, les Primes d'honneur, Paris, lf<72, p. 304.
t DECEMBRISADE (dé-san-bri-za-d'), s. f. Mot formé à l'imitation de septembrisade et qui se dit de la tuerie qui eut lieu à Paris, lors du coup d'État de décembre <86(. Je n'entends pas et je ne veux pas entendre ces interruptions de mauvais goût qui nous entraîneraient à parler, après les septembrisades , des décembrisades , laussbdat, Journ. ofUc. 7 juin (876, f. 3909, i" col.
t DÉCEMDIURNE (dé-sèm'-di-ur-n'), od/. Qui revient, se produit tous les dix jours. Les perturbations périodiques et décemdiurnes de la température sont liées à l'apparition périodique de matières cosmiques dans le milieu interplanétaire, CH. SAINTE-CLAIRE DEViLLE, Acad. des sc. Comptes rend. t. lxxxi, p. 7H.
— ÊTYM. Lat. decem, dix , et diurnus, quotidien (voy. jour).
DÉCEMMENT. Ajoutex : || 3' Agréablement, avec grâce. Mais vous avez Dracon, le joueur de flûte : nul autre de son métier n'enfle plus décemment ses joues en soufflant dans le hautbois ou le flageolet, LA BRUY. iH. C'est Un latinisme : junctaeque nymphis Gratije décentes, hor. Od. i, 4.
DÉCENCE. Ajoutex : Il Au pluriel : Elles [les mœursl exigent des décences et pardonnent des vices, DUCLOS, Mœurs, 4.
t DÉCENTRAGE (dé-san-tra-j'), t. m. Action de décentrer un instrument d'optique, synonyme de décentration, CH. hobin. Traité du microscope, Paris, 1876, p. 56.
t DÉCHANOINISER ( dé-cha-noi-ni-zé ) , ». a. Faire sortir de l'ordre des chanoinesses. Heureux celui dont la tendresse.... nous la déchanoiniseral decourcbamp. Sou», de la marq. de Créguy, 11,6.
DÉCHARGE. Ajoutex : || 12° Terme de contributions directes. Action de retirer à un contribuable une imposition, quand il a été imposé pour un bien qu'il n'a pas. || 18° Terme de turf. Allégement, en faveur d'un cheval, d'une partie du poids exigé des autres chevaux.
t DÉCHARMER (dé-char-mé), v. a. Faire cesser OD charme, le charme.
— HIST. xvi* s. ...Jouyssance Qui vous deust decharmer de la feinte apparance De ces ombres d'honneur qui vous vont décevant, desportbs, Diverses amours, Sonnet v.
— ÊTVM. Dé.... préfixe, et charmer.
t DÉCHATONNER (dé-cha-to-né), v. a. Terme de vétérinaire. Détacher, en introduisant la main dans l'utérus des femelles des ruminants domestiques, le placenta des cotylédons ou chatons, quand il tarde à sortir.
tDÈCHE (dè-ch'), s. f. Terme populaire. Misère. Tomber dans la dèche, privât d'anolemont. Article sur Laloue.
DÉCHET. Il !• Ajoutex : || Fig. Sans elle [la retraite], vous ne trouverez jamais que du déchet en votre âme, du désordre dans votre conscience, et du trouble dans votre coeur, Boss. Sermons, î" exhort. pour une visite.
— HIST. Ajoulei : un* s. Il [les orfèvres] dient; tant pesant reçut ; Veez en ci autant; quites sui ; Paiez la peine et le dechiet, le Dit des mesliers, dans tardé, Poètes de Champagne, p. 66.
t DÉCUETKUX, EDS£ (dé-che-Udi, MA-c'), tMj.
DEC
Qui offre du déchet, en parlant des fils de soie qu'on dévide.
t DÉCUEVILI.ER. — HIST. Ajoutex : xiii' s. ...Liquel estai tiennent et dolent tenir asditcs maisons à mortaises et à chevilles; et que celé Rose avoit un des estaus ostet, disjoint et deschevilliet de l'une des dites maisons (<289), varin. Archives admin. de la ville de Reims, t. i, 2* partie, p. (04(.
DÉCHIQUETER. — HIST. Ajoutex : Xlll* s.  ceaus dou chastel enquis a Com faites armes cil portoient Qui à lui combatre dévoient; Et on li dist d'un escu noir  un eschiketé sautoir De blanc et de gueules portoit Cil qui dou chastel sire estoit, adenes, Cleomades, publié par van Hasselt, v. 9874.
DÉCHIRÉ. AjauUx : \\ V Fig. Conceptions déchirées, idées sans suite , décousues. Je laisserais cela pour les orateurs et vous laisserais voir mes conceptions ni trop bien en point, ni trop déchirées, MALH. Le.xique, éd. L. Lalanne.
tDÉCHlREUR.-^;outes( : || Déchireur de chiffons et vieilles étofi'es de laine par procédés mécaniques. Tarif des patentes, 1858.
t DÉCHRISTIANISATION (dé-kri-sti-a-ni-za-sion), s. f. Action de déchristianiser. Sous le nom de cléricalisme, c'est le christianisme qu'ils attaquent, c'est à l'Église qu'ils en veulent, c'est la religion qu'ils outragent, c'est la déchristianisation de la France qu'ils poursuivent, dupanloup,Où allons-nous? Paris, 4 876, p. 33.
— REM. Le mot parait être de Michelet : la déchristianisation des races latines. Mais j'ignore où est le passage.
t DÉCHRISTIANISER. Ajoutex : On ne saurait nier que la franc-maçonnerie, le positivisme et le radicalisme font en ce moment les derniers efforts pour déchristianiser la France, dupanloup, Où allons-nous? Paris, <876, p. 34.
f DÉCIATINE (dé-si-a-ti-n'j, s. f. Mesure agraire russe, correspondant à 5i2i ou 682* mètres carrés, suivant les localités.
— ÉTYM. Russe, deciat,(iix, parce que, primitivement, elle était partagée en dix parties égales.
DÉCIDER. Ajoutex : — REM. J. J. Rousseau l'a dit pour : attester^ constater décidément. Je vous remercie, monsieur de votre dernière pièce et du plaisir que m'a fait sa lecture : elle décide le talent qu'annonçait la première. Lettre à Chamfort, 6 octobre 1764. Cela n'est pas bon.
t DÉCIMALITÉ (dé-si-ma-li-té), s. f. Caractère décimal. Ce système [le système métrique] a une qualité essentielle que personne ne conteste, dont tout le monde reconnaît les avantages : c'est la décimalité, c'est la facilité qu'il présente de diviser et de multiplier par io toutes les mesures à l'infini, bonnet, Rev. des Deux-Mondes^ décembre 4869, p. 643. Le maintien de la décimalité dans le poids [de la monnaie d'or], Journ. des Déb.
4 3 sept. 4 873, 2" p. 4" col.
4. DÉCIME. Ajoutex : Il 8° Décime de guerre, impôt établi par une loi de l'an xu pour faire face aux frais de guerre, et que depuis lors tous les budgets ont maintenue.
2. DÉCIME. Ajoutex : || Adj. Dans le titrage des métaux précieux, liqueur décime, solution de sel marin, dont il faut un litre pour précipiter un gramme d'argent, et liqueur décime d'argent, so- I lion de sel marin qui renferme un gramme d'argent dans un litre, Fonderie des métaux précieux, Quinquandon fiU, Paris, 4 872, p. 35.
t DÉCIRER. Ajoutex : Au logis il fut retiré. Débotté, frotté, déciré, Voy. de BachaumorU et La Chapelle, p. 7, La Haye, 4 74 4.
DÉCISION. — HIST. Ajoutez : xiv s. Attendu que à nous ou i nostre court de parlement, et non à autre, appartient la congnoissance, décision, interpretacion ou declaracion de nos Chartres et privilèges, Mandements de Charles V, 4 377, Paris,
DÉCLAMATECR. Ajoutex : jj 4° Au fém. Déclamatrice, celle qui déclame, qui sait déclamer. Comme chanteuse et comme déclamatrice, l'éducation de Mlle E. parait presque entièrement terminée, s. oautikh, Journ. offic. 7 nov. 4876, p. 8006, 3' col.
t DÉCLAMATIF, IVE (dé-kla-ma-tif, ti-v'), adj. Qui se rapporte à la déclamation, à la récitation. Dans le second acte de l'Oberon.... les formes déclamatives plutôt que mélodiques de l'opéra moderne sont absolument trouvées, les accents, comme on dit aujourd'hui, ont remplacé le motif, E. Gautier, Journ. offlc, 43 juin 4 «7* p. 44 Si, a* col.
DEC
DËCLAMATOIRK. || î° Ajoutex : Le ministre en cet endroit sur mon esprit déclamatoire [expression de Jurieu].... BOss. 6« aeert. 4 14. || 3* S. m. Le déclamatoire, morceau écrit en style déclamaloire. Je ferai un feu de joie, lorsque Diderot sera nommé [à l'Académie française], et je l'alluDiirai avec le réquisitoire de Joly de Fleury et le déclamatoire de Lefranc de Pompignan, volt. Lett. à d'Alembert, 9 juill. 4760.
\ DÉCLAMATOIREMEXT (dé-kla-ma-toi-re-man), adv. Néologisme. D'une façon déclamatoire. Fidèle, du moins dans la pratique, aux principes qu'il étalait un peu déclamatoirement, Baculard d'Arnaud se montrait doux aux faibles et secourablc aux débutants, u. de lescure, Journ. of^c. 47 juin 4 875, p. 4:)76, 2» col.
f DÉCLARABLE. Ajoutez : Les mutations par décès n'y sont pas [en Corse] déclarables obligatoirement dans un delà: déterminé, Journ des Débats, 25 sept. 4 876, 2«page, 2' col.
t DÉCLASSIFlER(dé-kla-si-fi-é), v. (.. || 1* Néologisme. Défaire une classification. || 2* Y refl. Se déclassifier, sortir des classifications. Non content d'épurer jusqu'au raffinement son esthétique et sa pratique, l'art sedéclassifîe et s'universalise; il franchit des limites arbitraires [à propos des peintures de sculpteurs], E. beroerat, Journ. ojjic.
9 juin 4876, p. 4006, 3'cOl.
t DÉCLENCHEMENT. Ajoutex : || 2* Tout dispositif qui, par sa position, arrête ou laisse se produire le mouvement d'une machine. || 3° Action de le mettre dans la position qui permet à la machine de marcher.
t DÉCLENCHER. Ajoutex : Tous les kilomètres, le train [de la poste atmosphérique) déclenchera lui-même un butoir qui ouvrira unec-immunication entre la conduite et un réservoir sous pression,
H. DE PAHVILLE, Joum. OfjXC. 3 juin 4 875, p. 3960,
2* col. Ajoutex : Il 2* Opérer le déclenchement.
— REM. On le trouve écrit déclancher; mais c'est une erreur, puisc;u'il vient de cl'^che. En basse Normandie, il se dit populairement pour : parler. 11 est resté là une heure sans déclencher [sans deserrer les dents].
t DÉCLÉUICALISER (dé-klé-ri-ka-li-zé), v. a. ôter le caractère clérical , la tendance cléricale. Il [le duc de B....] suppliait tous les publicistej qu'il avait l'occasion de voir, de décléricaliser le gouvernement du maréchal devant l'opinion de l'Europe, Joum. de Genève, 23 sept. 4 873.
•)■ DÉCLIC. Ajoutex : — HIST. xiV s. Pour un déclichement refaire à espringale (4 347), varin. Archives administratives de la ville de Reims , t. u, 2' part. p. 14 39.
DÉCLINER. Ajoutex : — REM. La Grammaire des grammaires dit que l'Académie prononça le 3 juin 4 679 : « La règle est faite ; on ne déclinera plus les participes présents. » Autrefois, où l'en assimilait la langue française à la langue latine, on parlait de déclinaisons pour les substantifs et les adjectifs. Aujourd'hui l'on ne dit plus décliner, en parlant des mots français que l'on met au pluriel; et l'on exprimerait la pe- sée de l'Académie ainsi: on n'accordera plus les participes présents.
t DÉCLIQUETIS (dé-k.i-ke-t!), î. ?(i. nonyme de déclic. On peut adapter aux métiers un décliquelis qui débraye le métier par le fait même de la rupture du fil. Enquête, Traité de comm. avec VAr^gl. t. III, p. 717. ^
DÉCLOUER. — HIST. AjouUx : XU* s. Il a [il y a] ^1 un fevre chi devant Qui le descloera [un cheval en- ^Hl cloué] si bien Qu'if ne s'en sentira de rien, Per- '.'' ' ceval le Gallois, v. «4496.
t DÉCOCONNAGE (dé-ko-ko-na-j'), s. m. Action j
de décoconner, de détacher des bruyères le cocon. I
Montée, coconnière, décoconnage, traitement des cocons, Progr. de l'École d'agric. de Montpellier, Joum. offic. 6 mai 4 874, p. 34 24, 2* col.
t DÉCOINCER. AjouUx : || 2* Retirer les coin» qui maintiennent un objet.
t DÉCOLLETAGE. Ajoutex : \\ 2* Néologisme. Action de couper un vêtement de manière qu'il dégage le cou, de se décolleter. Le modèle est en pied, vêtu selon la mode de 4 840, d'une robe de velours noir courte de jupe , la ceinture placée très-bas, et le corsage échancré en pointe , selon le décoUetage dit à l'américaine, le Figaro, 9 juin 4 876. Rappelez-vous les caprices de ces sculpteurs italiens qui habillent d'un fin tissu de beaux corps antiques, et dites-moi si ces formes à demi voilées ne luttent pas en hypocrisie provocatrice avec les décoUetages les plus francnement profe*fés, It Ttmps, 40janv. 4877, a* page, 6*ooL
DEC
DEC
DED
DÉCOLLETER. Ajoulei : || Terme de monnayag*. Décolleter un coin, en dégager la partie supérieure de manière à lui donner les dimensions exactement exigées.
t DÉCOLLEUR. i/outei: — REM. Un écrivain définit autrement le décolleur : Dès qu'il [le poisson] arrive à bord, les trancheurs enlèvent la tête, les décolleurs l'arête médiane.... Reo. det Deux- Mondes, ("nov. <874, p. H«.
t DÉCOMBINAISON (dé-kon-bi-nè-zon), l. f. Terme de chimie. Action par laquelle dos particules sortent de leur combinaison.
1 DÉCOMBLEMENT (dé-kon-ble-man), ». m. Action de décombler, d'ôter ce qui comble. Loi relative au décomblement du chenal du port d'Ostende, Décret du 2» floréal on J, dans BuUet. des lois, n" <93, p. 333.
DÉCOMBRER. Ajoutes : Quand toutes les cheminées avec les entre-sols seront dans la rivière, il faudra bien d'autres travaux pour décombrer le lit de la Seine, MEBaEH, cité par maxime du camp, Rev. des Deux-Mondes, l" nov. 1867, t. lxxu, p. 169.
DÉCOMBRES. Il Fig. Ajoutez: L'esprit des temps passés, errant sur leurs décombres, Jette au gouffre éternel tes anges mutilés, a. dk musset, Rolla.
t DÉCOMMETTAGE(dé-ko-mè-ta-j'),«. m. Terme de corderie. .\ction de décommettre. Le décommettage des torons.
t DÉCOMPOTER (dé-kon-po-té) , t;. o. En Normandie, changer le mode des semences et le temps des engrais pour la terre, delboulle. Gloss. de la vallée d'Yères, p. <03.
— ÊTYM. Dé..., préfixe, et compost.
f DÉCOMPRESSION (dé-kon-pré-sion), i. f. Action de décomprimer. {| Dans les travaux à air comprimé et ailleurs, nom donné à la diminution de la compression, à la rentrée dans l'air libre. 11 a pu se produire ici le phénomène étudié par M. Bert sous le nom de décompression.... il nous semble probable que Sivel et Crocé-Spinelli seront morts des suites d'une décompression trop brusque, H. de parville, Joum. offic. 22 avril 1876,
p. 2918, 2' col.
I DÉCOMPRIMER (dé-kon-pri-mé), v. a. Dans les travaux à air comprimé, opérer la décompression. Il Se décomprimer, v. réfl. Éprouver une décompression, sortir de l'air comprimé.
DÉCOMPTER. — HIST. Ajoutez : xiv's. Se il se sont chargé et rendu en receptes aucunes debtes dont ils n'aient esté payé, ce leur sera descompté decequ'ilz devront par fin de leurs comptes (i333), VARiN, Archives administrât, de la ville de Reims, t. II, 2* part. p. 706.
I DÉCONCERT. Ajoutez : 11 [ce malheur] a donné lieu à un grand déconcert entre toutes les personnes qui composaient cette flotte et devaient concourir à l'avantage de ce grand établissement. Lettres de Colbert, m, 2, p. 439.
t DÉCONCERTEMENT. || 1° Ajoutez : Depuis qu'on a juré la perte de Port-Royal, il n'y a plus que déconcertement dans nos conseils, que lâcheté dans nosgénéraux.... Pièce janséniste, dansSAiNïE- BEUVE, Port-Royal, t. vi, p. 205, 3« édit. || i' Ajoutez : M. de Staal chagrin du désagrément de ma réception ; moi tout étonnée de me trouver mariée ; le déconcertement se répandit dans la maison, STAAL, Mém. t. m, p. (78.
DÉCONFIT. Ajoutez : || 4° Terme de droit. Qui est en déconfiture. La taxe.... ne saurait être exigée de cette société après sa déconfiture.... cette dette n'est pas davantage exigible de la société déconfite et judiciairement mise en état de liquidation, Gaz. des Trtb. <"-2 fév. 1876, p. tua, 2* col.
DÊCONFORTER. || l'Ajoutez : Le bruit de cette nouvelle, qu'on faisait courre, décoiiforta la Fronde à un point qui n'était pas imaginable, Mém. du P. Berthod, p. 685.
t DÊCONSOLÊ. — HIST. XVI* S. Ajoutez : Etmon ame déconsolée Se nourrit en l'obscurité, desportes. Diane, 11, 23.
f DÉCONTENANCE. Ajoutez :Vn obstacle, ou même un écueil certain de la civilité, est la décontenance, s'il m'est permis d'employer ce terme, lu le déconcert de la personne ou de l'intérieur à l'égard de l'extérieur, a. coURTiN,ia Civilité françoise, p. 249, Paris, <695.
DÉCOR. Ajoutez: — REM. 11 a d'abord été écrit décore. Mot que n'ont point encore adopté les lexicographes, bien qu'il soit d'un usage fort commun et d'une grande utilité, ce semble, pour signifier l'espèce d'ornements plus ou moins fragi-
les, et le genre de peinture et de sculpture plus ou moins grossières, mais à l'effet, qu'on applique aux édifices éphémères et postiches destinés aux fêtes et aux cérémonies publiques, ou dans les lieux de réunions populaires où l'on veut, à peu de frais, éblouir les yeux, boularo, Dictionn. des arts du dessin, Décore, (82«.
t DÉCORATIF. Ajoutez : \\ Musique décorative , musique purement orchestrale qui se fait entendre, sans chant, dans certaines situations du drame musical, pour ajouter accessoirement à l'impression de la musique et du décor (gounod).
DÉCORATION. — KIST. Ajoutez : xV s. Pour la fortification, décoration et bonne police d'icelle [ville de Paris], Ordonn. du (2 ooil« U05, dans Ordonn. des rois de France, t. ix, p. 703.
t DÉCOR ATI VEMENT (dé-ko-ra-ti-ve-man), odt). D'une façon décorative. Ces figures (des danseuses d'Herculanum], traitées décorativement, ne posent pas à terre, h. boussaye, Rev. det Deux-Mondes, i" sept. )874, p. 89.
DÉCORDER. — HIST. XVI* S. Ajoutes : Pourra faire desballer et descorder lesdites balles ou pacquès, MANTELLIEH, Gloss. Paris, <869, p. 2B.
t DÉCORTICAGE (dé-kor-ti-kaj') , s. m. Synonyme de décortication. Les expériences du décorticage [sur la vigne, pour la destruction du phylloxéra], Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxxui,
DÉCORDM. Ajoutez: — REM. Le Poussin a employé ce mot dans le sens de décoration. Puis viennent l'ornement, le décorum , la beauté, la grâce , la vivacité, le costume, la vraisemblance et le jugement partout, Lelt. du Potissin, 7 mars («65, dans j. DUMESNIL, Ilist. des amat. ital. p. 642.
t DÉCOSTCMER (SE) (dé-ko-stu-mé), v. réfl. Quitter un costume. Deux masques, deux artistes, en rentrant du bal dans leur modeste logis, se sont mis à faire de la musique^ sans prendre le temps de se décostumer, bûrgbr, Salonsde (86( à (868,
DECOCCHKR. Ajoutez ; || 4* S. m. Le découcher, la nuit passée hors de chez soi. || Frais de découcher, allocation que certaines administrations payent à leurs agents, employés ou ouvriers, lorsqu'ils sont obligés de découcher pour les besoins de leur service.
DÉCOULER. — REM. Ajoutez : || %. Racine l'a employé au sens d'être issu. Un sang digne des rois dont il est découlé, rac. Théb. ui, 3. Critiqué, avec raison, par L. Racine.
t DÉCOUPE (dé-kou-p'), s. ^. Terme de forestier. Action de couper le bois pour les usages auxquels on l'emploie. Découpe et dressage des bois de corde , nanquette, Exploit, débit et estim. des bois, Nancy, (868, p. 22. La découpe des fortes pièces, ib. p. 23. Autrefois [dans le comté de Nice] on employait trois systèmes principaux de vidange : (* le petit flottage pour les billots; 2* la découpe sur place et le transport à dos de mulet pour les planches et chevrons ; 3* le traînage et le grand flottage pour les poutres, l. ouiot, Mém. Soc. centr. d'Agr. (874, p. (73. Découpe et dressage de la charbonnette , École forestière, Programme, (876, p. (4.
t DÉCOCKONNER. Ajoutez : — HIST. xiu* s. Theoderis fut remandés, K'il orent congeé de France, Et descouronné par viltance, ph. mousses, Chronique, v. (6(3.
DÉCOUVERT. Il 1° Ajoutez : || Planche découverte, gravure dans laquelle on a 6té leurs vêtements aux personnages. Et parmi ces planches, il y en a huit découvertes, ce qui veut dire qu'on a déshabillé les personnages ou tout au moins singulièrement écourté les costumes, cléry, Gaz. des Trib. (6 mai (876, p. 47(,4*coI. || 6' Ajoutez : Il Terme d'assurances. Le découvert, la partie non assurée d'une chose.
t DÉCOUVREUR. — REM. Ajoutez : || i. On se trouve à l'entrée de la Terre promise ; et ce sont précisément ceux qui ne voulaient pas d'abord y pénétrer qui en deviennent pour ainsi dire les observateurs et les découvreurs. — Un membre à droite. Les découvreurs ! c'est un mot nouveau! — M. Gambetta. Les inventeurs, si vous voulez, Joum. offic. 28 févr. (873, p. (442, C* col. On peut voir à l'historique que découvreur n'est point un mot nouveau. Employé par Voltaire, on le trouve dans des textes du xvi* et du xv* siècle.
DÉCOUVRIR. Ajoutez : \\ 18* Neutralement. On dit que l'acier découvre, lorsque, dans la trempe, il se débarrasse de la pellicule noirâtre dont il
s'enveloppe quand on le fait rougir entre les charbons
t DÉCRAYONNAGE (dé-krè-io-na-j'),» m. AcUoB d'êter ce qui encrasse. Cet appareil Ifurnivore Thierry] permet, dans uu moment d'urgence, de marcher avec une grille très-encrassée, et il ranime vivement les feux après le décrayonnage, Joum. ofllc. s mars (873, p. (502, 8* col.
— ÊTVM. Dé.... préfixe, et crayon, au sens de marne mêlée d'argile et de sable (voy. craton. n* 7).
t DÉCRÉMAOB (dé-kré-ma-j'), t. m. Opération qu'on fait subir à la soie. Le savon jaune suif d'or, à résine et huile do palme, base de soude, employé dans le dégraissage du linge de couleur des artisans, et dans le décrémago de la soie en bottes. Enquête, Traité de comm. avec l'Angltt. 1. n, p. 372.
t DÉCRÉPI, IB (dé-kré-pi, pie), part, patte de décrépir. Qui est privé de son crépissage. Plus, une maison dont les murs sont en partie décrépis, Àfficlies de ventei judiciaires, (862.
t DÉCRÉPIR (dé-kré-pir), o. a. Enlever le crépissage. Au besoin, MM. les architecles-voyers feront décrépir les murs lézardés. Ordonnante de
police, (857.
t DÉCRÉPISSAGE (dé-kré-pi-sa-j'), 1. m. Acuon de décrépir; état de ce qui est décrépi. Le décrepissage des murs pourra alors être exigé, Ordonn. de police, (867.
DÉCRÉPITUDE. Ajoutez : — REM. Ce mot semblait étrange à Balzac : Si, pour entendre une langue, il en fallait apprendre deux, et que l'anxiété, la décrépitude et les irritaments du désespoir me fussent des paroles familières, Lett. du 25 fév. (624. 11 est cependant bien antérieur à l'époque de Balzac.
DÉCRET. Ajoutez : || 6* Dans les universités du moyen âge, la faculté de décret, la faculté du droit canonique, hauréau, Joum. des Débats, ("juin (876, 3* page, 3* col.
t DÉCREDSER ou DÉCRUER. Ajoutez : Tous les maîtres teinturiers en soie seront tenus de bien et dUement faire cuire et décreuser toutes sortes de soies.... avec bon savon blanc, Réglernent sur les manufact. août (669, Teinturiers en soie, laine et fil, art. 6. C'est donc par le moyen des sels alcalis qu'on parvient à débarrasser la soie de son vernis ; ce qui s'appelle la décreuser ou décruer; le décreusement ou décrûmentde la soie, qu'on nomme aussi la cuite, se fait en général par de l'eau chaude chargée d'une ceitaine quantité de savon, Dict. des arts tt métiers, Amst. (767, Teinturier.
(. DÉCROIRE. ..l;'ou(ei : Bien souvent un témoin, pour se parjurer trop manifestement, a fait décroire les dépositions véritables de tous ses compagnons , MALH. Lexique, éd. L. Lalanne.
t DÉCROtTAGK (dé-krou-U-j'), t. m. Opératijn pratiquée sur le diamant brut, et qui fait parue du brutage.
DÉCRUER. Ajoutes : Le fil sera décrue ou lessivé avec bonne cendre, Réglem. sur les manu/'oc. août (889, Teinturiers en soie, laine et fil, article 68.
t DÉCRUEUR (dé-kru-eur), s. m. Celui qui blanchit en partie le fil écru de chanvre, lin, etc. Tarif des patentes, (868.
t DÉÇU. Ajoutez : — REM. La locution au déçu est mal placée à déçu ; ce n'est pas le participe passé de décevoir; c'est celui du verbe savoir, et elle doit être écrite desçu, comme on écrivait anciennement (voy. DESÇU au Supplément). L'orthographe au déçu se trouvait aussi; et c'est ce qui a induit en erreur.
t DÉCUIRASSÉ , ÉE (dé-kui-ra-sé, sée), part, passé. Dégarni de cuirasse. La carène, décuirassée à l'avant et à l'arrière, est protégée par une profondeur d'eau de 2 mètres 28 centimètres, dk parville, Joum. det Débatt, (6 nov. (878, feuilleton, 2* page, ("col.
t DÉCUIRASSEMENT (dé-kui-ra-se-man), t. m. Action d'ôtei la cuirasse à un navire. Quand il n'y aura plus db bâtiments cuirassés qu'en Angleterre, je voterai le dccuirassement ; jusque-là, attendons, B. JURIEN DE LA GRAVIÈRE, RCV. det DeXtX- Mondes,t" sept. (874, p. (26.
t DÉCULOTTER. Ajoutez : || En Normandie, nn homme déculotté, un homme qui, pour éviter la poursuite de ses créanciers, se sépare de biens d'avec sa femme, qui dès lors porte , comme on dit, les culottes, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yères, p. (04.
DÉDAIGNEUSEMENT. AjouUz : — HIST. xir* ». SU?PL. — 14
DKF
Et l'autie luy respont tout dedeignousement, Rev. eritiq'ie, H' année, 2- sem. p. 388.
DÉDAIGNEUX. Ajouta : \\ 6' Qui mérite, qui excite le d/idain. C'est chose contraire à la nature de se nourrir de viandes sales, grossières et dédaigneuses, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne. Inusité en ce sens.
DKDANS. Il 2° Àjoutej :3e n'entre pas là dedans, jo n'y prends point part, je ne m'y intéresse pas (voy. Li).
DRDIRE. Ajoutez : || Proverbes. Il vaut mieux se dédire que se détruire, il vaut mieux renoncer à une mauvaise opération, reconnaître une faute, que d'y persévérer et de s'y perdre. || Un bon Picard ne se dédit pas, il se ravise.
t DROITE (dé-di-f), J. f. Renonciation à quelque engagement. L'État peut redevenir propriétaire de cette exploitation [monopole des allumettes chimiques] à l'époque de la dédite quinquennale, Journ. olJic. 29 juillet <876, p. 60<9,
2' col.
— i-TYM. Autre forme de dédit. Dedicte est dans Montaigne, m, 26).
t DfiDOREllR (dé-do-reur), s. m. Celui qui enlève la dorure. Jurés titulaires : M.... dédoreur, rue de la Roquette, Gai. des Trib. )2 juin
)87BJ p. 565, 2» Col.
t DÉDOIIBLABLE (dé-dou-bla-W), odj Qui peut être dédoublé. Acide racémique dédoublable en acides tartriques droit et gauche , Acad. des se. Comptes rend. t. Lxxvi, p. 287.
DEDOUBLER. Ajoutei : |{ 6" Couper d'eau des vins préalablement vinés. On vine les vins, et, quand ils sont rendus dans les grandes villes, on les dédouble, Journ. of/ic. 2 août (872, p. 53<o, 2' col. i! 7" Terme de lapidaire. Couper la pierre sur champ, dans la partie la plus faible, absolument comme si on voulait dédoubler une pièce de monnaie pour en avoir la face et la pile séparément, CHBiTEN, Art du lapidaire, p. 479.
DÉESSE — HIST. Ajoutez: xn* S. Gie se très bien que la déesse M'aidera, gie n'en dot rien, benoît DE SAiNTE-MOBE, Roman de Troie, v. 3902. Puis dit : Paris, à moi entent; Treis déesses vienent à tei, Por lo jugement, d'un otrei, id. ib. v. 3860.
t DÉFAÇOMVER. Ajoutez : \\ Activement, déformer, défigurer. Ainsi défaçonnée par trois intermédiaires, l'inscription était indéchiffrable;... RENAN, liev. des Deux-Xondes , ^5 nov. (875, p. 254.
DÉFAILLIR. Ajoutez : — REM. On placera à côté des exemples du futur cette phrase de Bossuet : Pierre, j'ai prié pour toi, ta foi ne défaudra pas, JUéd. sur l'Év. la Cène, ^0' jour.
DÉFAïaE 112» 4;outez .■ Il Diminuer la bonne mine, la bonne apparence du visage. Celles [manières de se coiflér] qui défont toutes les autres [emmes la parent, et celles qui ne conviennent jamais à une même tête sont également bien sur la sienne, Lettre sur Mme la duchesse de Mazarin, dans Mélange curieux des meilleures pièces attribuées à M. de St-Évremond, t. i, p. 247, Cologne, (708. Il 17° V. n. Se détacher. Attache-le d'un nœud qui jamais ne défait, cohn. Lexique, éd. Marty- Lavcaux (emploi qui n'est plus usité).
DÉFALQUER. —HIST. xiV s. Ajoutez : De laquelle somme fault deffalquer xxx livres par an pour la foudacion d'une messe perpétuelle (<384), VAHiN, Archives administr. de la ville de Reims, t. m, p. 684. Il XV' s. Maistre Nicolle Ballue.... deffalqué du roole de la dite chambre [des comptes] et mis hors d'icelle sans cause, Procès-verbaux du conseil de régence de Charles VIII, p. 154.
j DÉFAUTE (dé-fô-f), s. f. Terme de féodalité. Défaute de droit, action de différer, dans la cour d'un seigneur, un jugement pour un motif quelconque.
t DÉFÉCATEUR (dé-féka-teur), s. m. Appareil propre à opérer la défécation ou dépuration.
— ÊTYM.Voy. DÉFÉCATION.
t DÉFECTIBILITÉ. Ajoutez : — HIST. xvi" s. Mais procedoil du deffault ou de la deffectibilité (lui estoit un franc arbitre de Semey, Hitt. de la l'oison d'or, t. 11, 1» (78, verto.
DftFECTIF. — niST. Ajoutez : || xv s. Que si la mectriflcature Se trouvoit dcfective ou non, guil- LOCHE, ta Prophétie du roy Charles VIll, p. 2 Paris, t860. '
DÉFECTUOSITÉ. — HIST. Ajoutez : xV s. Vices ou dcllcclueusitezqui pourroient estre intervenues, Procès-verbaux du conseil de régence de Charles Vin, p. )3ï.
DÉFENDRE. — REif. Ajoutez :\\i. On a dû dire d'abord : en «on corps défendant. Cetts forme se
DEF
trouve dans le Portrait de Mme Cornuei par Mme de Viiieuil, ancienne édil. des Œuv. de Mlle de Montpensier, t. viii, p. 257.
DÉFENDS. Ajoutez : — REM.' On le trouve au singulier. En (808, le sieur Sauge possédait, dans la commune d'Allauch (Bouches-du-Rhône), un domaine d'origine nationale, qui confrontait, du levant, au défend de la commune ; mais les limites n'étaient pas certaines, lebon, Arr. du C(ynseil d'État, 1839, p. 3B8, affaire Cogordan,
DÉFENDU. Ajoutez : || 3° Démenti, combattu. Mme d'Heudicourt est partie avec un désespoir inconcevable, ayant perdu toutes ses amies, convaincue de tout ce que Mme Scarron avait toujours défendu, et de toutes les trahisons du monde, sÉv. 9 fév. (671.
t DÉFENESTRATION. Ajoutez : \\ Il se dit aussi de l'acte de Ziska jetant en (4(9 le bourgmestre et les sénateurs de Prague par la fenêtre. Ce fut le commencement de la guerre des hussites.
DÉFENSE. Il 3° Ajoutez : \\ Terme de fortification. Ligne de défense d'un front bastionné, ligne qui joint l'angle saillant d'un bastion à l'angle de flanc du bastion opposé.
DÉFENSIF. Ajoutez: — REM. J. J. Rousseau a dit : défensif pour. Comment pouvais-je supprimer un écrit défensif pour mon honneur, pour celui de mes compatriotes ? Lettre à du Peyrou, 8 août
DÉFERLER. Ajoutez :.\\ i' Substantivement, le déferler, le mouvement des vagues qui déferlent. Elle contempla le déferler monotone des vagues brisant sur le rivage, vicT. cheebuliez, Rev. des Deux-Mondes, (6 janvier (875, p. 267.
t DÉFERVESCENCE (dé-fèr-vè-san-s'), s. f. Diminution de la chaleur fébrile. Elle [la chaleur] se maintient [dans les fièvres éruptives] à un maximum (qui atteint 42 degrés (/2 dans la scarlatine) jusqu'à ce que l'éruption soit complète, puis elle entre en défervescence , variable avec les phases de l'éruption, qui finit soit par une desquamation (scarlatine), soit par une suppuration (variole), PAPILLON, Rev. des Deux-Mondes, (5 janv.
(872, t. XCVH, p. 44(.
— f.TVM. Lat. defervescere, cesser de bouillir ; de de, indiquant cessation, et fervere, être chaud.
t DÉFEUILLER. Ajoutez : || 2" V. n. Perdre ses feuilles, en parlant d'un végétal. C'est [le reby] un cépage très-vigoureux, fertile , qu'on doit planter à bonne exposition ; Il défeuille tardivement et végète encore quand toutes les autres variétés ont déjà perdu leurs feuilles. Revue horticole, ( a sept.
t DÉFEUTREUR (dé-feu-treur), s. m. Terme de filature. Engin qui défait le feutrage. Pour la filature, je me sers des métiers mule-jenny, avec le système de préparations généralement adopté sous les noms de défeutreur, réunions et bobinoirs.... Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. m, p. 606.
t DÉFIBRAGE (dé-fl-bra-j'), s. m. I| !• Action de défibrer. Le défibrage de la canne [à sucre], en atteignant les parties les plus dures qui en forment l'enveloppe , désorganise les cellules considérées comme contenant les jus les plus concentrés et qui sont ceux qui échappent le plus facilement à la fabrication actuelle, mignon et rouart , Acad. des se. Comptes rendus , t. lxxxiii, p. 32. ||2* Défibrage du bois, opération qui permet d'employer le bois à la fabrication du papier. F. G. Heller, ancien ouvrier tisseur , est l'inventeur du défibrage du bois.
t DÉFIBRER (dé-fi-bré), v. a. || l" ôter les fibres d'une substance , Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxxiu, p. 632. Il 2"' Défibrer lo bois, en séparer les fibres pour la fabrication du papier.
f DÉFIBREUR (dé-fi-breur), s. m. Engin propre à ôter les fibres d'une substance. Nous avons pensé que le défibreur imaginé par MM. Labrousse frères pour la fabrication du papier avec la paille pouvait, convenablement modifié et agrandi, défibrer la canne à sucre, mignon et rouart, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxiii, p. 582. || 2° Ouvrier qui défibre le bois.
DÉFIER. — REM. Ajoutez : |j 2. Corneille a supprimé le pronom personnel dans cette phrase : Annibal, qu'elle vient de lui sacrifier. L'engage en sa querelle et m'en fait défier, iVicom. i, 1. J.J. Rousseau aussi : Malgré ma prévention pour le talent des autres, qui m'a toujours fait défier des miens, Confess. vu. Cette tournure est correcte, mais peu usitée; on dit plutôt : m'a fait me défier. {| 3. Le même a dit : Tous les plaisirs ont beau être pour
DEF
les méchants, en voilà pourtant un que je leur défie de goûter, Lettre à Milord Maréchal, 3( ma» (764. C'est une faute; il faut : je les défie.
t DÉFIGURANT, ANTE (dé-fi-gu-ran, ran-f), adj. Qui défigure. Vous avez pour vous-même une délicatesse d'amour-propre contre ce que l'apparence du péché a de laid et de défigurant, fén. Lettres spirit. 46(.
t DÉFIGURATION (dé-fi-gu-ra-sion), s. f. Action de défigurer ; état de ce qui est défiguré. La défiguration des corps et des visages, aggravée encore, depuis l'accident, par le travail de la décomposition..., ne permettait d'obtenir que des images informes,... Extr. du Mémorial de la Loire, dan» Journ. offic. (( fév. (876, p. ((62, 3* col. Il Fig. Le scandale qui résultait pour les faibles d'une semblable défiguration de la religion, alex. vinet, dans EUG. rambert, Alex. Vinet, Hist. de sa vie et de ses ouvrages, 2» éd. Lausanne, (875.
— HIST. XVI' s. Les chirurgiens ayant veues les playes ou blessures de tel navré, afferment et déclarent le péril oîi il est constitué, soit de mort, deffiguration, affoleure ou autre debilitation , Coust. gêner, t. 11, p. (944.
— ÉTY.M. Défigurer. Ce néologisme est le pendant du défigurement de Mme de Sévigné, autre néologisme, vieux de deux cents ans.
t DÉFIGUREMENT. Ajoutez : || Fig. Â travers les obscurités et les défigurements du langage, VILLEMAIN, Essai sur le génie de Pindare, p. 70.
f DÉFILATEUR (dé-fi-la-teur), s. m. Terme de fortification. Instrument qui sert à déterminer le plan dt défilement d'un ouvrage.
( . DÉFILEMENT. Ajoutez : Il Plan de défilement, celui qui, passant par une ou plusieurs crêtes d'un ouvrage, laisse au-dessous de lui tous les établissements possibles de l'ennemi, à la distance de la portée des armes.
2. DÉFILER. Ajmitez: Pour qu'un ouvrage soit défilé, il faut que les défenseurs debout sur le terre-plein soient couverts contre les coups de plein fouet, et que, lorsqu'ils sont montés sur les banquettes, ils ne soient découverts que de la partie de leur corps qui dépasse la crête intérieure.
fDÉFILOCnAGE (dé-fi-lo-cha-j'), s. m. Se dit de la laine, de la soie qui s'en va en filoches. Déchets de laine et défllochages, Journ. des Débats, (9 sept. (865.
DÉFINITEUR. Ajoutez : || Nom donné, dans les couvents, à des moines qui, élus par une assemblée des frères de chaque province, étaient députés aux chapitres généraux avec pouvoir d'y définir, sous la présidence du supérieur de l'ordre, ce qui devait être fait pour le maintien de la discipline monastique, Hist. lia. de la Fr. t. xxv, p. (50.
BÉFINITION. Il 1° Ajoutez : \\ Fig. Être au-dessus de la définition, ne pas pouvoir être compris, expliqué. Ninon dit que votre frère est au-dessus de la définition; il est vrai qu'il ne se connaît pas lui-même, et que les autres le connaissent encore moins, SEV. à Mme de Grignan, (" mai (67(. Ajoutez : Il 3° Terme d'optique. Action de rendre la vision nette. Une puissance d'éclairement et de définition optique aussi grande que possible, Extr. de la Rev. scientifique, dans Journ. oflic. 4 juill. (874, p. 4642, 2« col. Le pouvoir de définition de ce dernier objectif [de 26 pouces pour l'observatoire naval de Washington] est très grand et surpasse, à la vérité, son pouvoir éclairant, ib. (" juill. (874,
t DÉFLAGRER (dé-fla-gré), v. n. Terme de physique. Éprouver le phénomène de la déflagration. On sait que la poudre placée dans le vide et portée au rouge à la surface par un courant vollaïque s'y décompose avec incandescence, sans déllagrer T,i.vBRÉE, Acad. dessc.Compl. rend. t.LXXxii,p. 952
— t.tTs\. Voy. déflagration.
t DÉFOLIATION. Ajoutez : Dans ces ronditions [semis artificiel], ils [les pins sylvestres] n'ont pas de vigueur et sont souvent victimes de la défoli» lion, maladie qui apparaît vers l'âge de trois a six ans, G. bagnehis, Man. de sylvieul. p. (00, Nancy,
t DÉFORESTATION (dé-fo-rè-sta-sion), s. f. Action de détruire les forêts. Quelles sont les causes principales de ce terrible fiéau de l'ensablement en Boukharie? la déforestation d'abord.... fourn
offic. 5 juill. (874, p. 4672, (" Col.
t DÉFORMABLE (dé-for-ma-bl'), adj. Qui peut être déformé. Les ventricules du cœur, déformables pendant qu'ils sont relâchés, marbï, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxx, p. (86.
t nÊFORMEMENT(dé-for-me-man) ». m. Action