‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 398 sur 754 · DEL · texte numérisé non relu

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iléjouant ces distinclions, se (latte de signaler ses propres avantages, ID. ib. 3. Ce sens n'est pas naturel et ne peut guère être admis.

t DÉJl'DAÏSÉ, ÉE (dé-ju-dai-zé, zée), adj. Qui a cessé d'appartenir au judaïsme. Un pauvre juif déjudalsé fSpinoza], vivant avec trois cents florins do rente dans l'obscurité la plus profonde, volt. Dicl. phil. Dieu^ dieux.

t DÊJDGEH. AjotUez :\\t' On le trouve aussi employé an passif avec le sens de : cassé, rapporté, en parlant d'un jugement. Nous en sommes arrivés à nous méfier prodigieusement de ces impressions du premier soir, capricieuses, nerveuses, souvent déjugées par le vrai public et par ce juge souverain en matière de succès qu'on appelle la fouille de location, alph. baudet, Joum, offic.

30 août <876, p. 7883, 4« col.

t DEK.RELE (dè-ke-lé), s. m. Graminée , penicillaria spicata, dite aussi couscou et maïs noir, dont la graine est féculente, alimentaire, mais sans gluten. Un rapport intéressant vient d'être présenté à la Société d'agriculture des Bouches-du- Rliône sur les essais de culture en Provence du dekkelé ; propagés dans les Landes et les Pyrénées, ces essais ont partout obtenu une réussite complète. Joum. of/ic. 27 fév. ••876, p. M22, 3' col.

t DELAINE (de-lè-n'), s. m. Mousseline de laine. Des delaines imprimés.

— f.TYM. Abréviation de mousseline de laine. DÉLAISSEMENT. — HIST. Àjnulez : XIV s. Et

est fais cils disdelaissemens, ou transpors.... (<344), VARiN, Àrch. administr. de la ville de Reims, t. il, 2' part. p. «016.

DÉLAISSER. Ajoutez : || 4" Substantivement. Le délaisser, action de délaisser. La saison des chaleurs augmente le délaisser de la cité, cha- TEAUBR. Uém. d'oulre-tombe (éd. de Bruxelles), t. VI, Promenade, mon n«o«u Christian de Chateaubriand.

t DÉLAMPOURDAGE (dé-lan-pour-da-j'), t. m. Action d'ôter les lampourdes des laines. Battage, délampourdage et triage, à 24 francs les <oo kilos. Enquête, Traité de comm. avec l'Angleterre, t. ni,

t 2. DÉLAYER (dé-lé-ié), v. a. Retarder, ajourner (sens vieilli). Ces pensées qui m'ont occupée m'ont éloigné et délayé celles que j'avais apportées de Provence, sÉv. Lettre ou comte et à la comtesse de Guilaut, 27 oct. (673

— ÉTYM. Voy. DÉLAI.

t DÊLECTABILITÉ (dé-lè-kU-bi-li-té), ». f. Qualité de ce qui est délectable.

— HlST. XIII* s. Pour la grant delectableté Que j'cuz de la novelleté, la Rose, v. 700. ||xv' s. Le veoir fait de la beauté Concevoir delectableté,

E. DESCII. Poés. mSS. î' 644, COl. t.

3. DÉLIBÉRÉ. — ÉTYM. Ajoutez : Norm. délibérer, débarrasser, délivrer : délibère-té ou délibère, dépcche-toi ; délibérant, expéditif.

DÉLICIEUX. Il 2° Ajoutez : C'était [Magalotti] un homme délicieux et magnifique , st-sim. t. iv, p. 435, éd. in-8*, <829.

DÉLIER. Ajoutez : || 6* ôter l'enchaînement. Il serait plus à propos qu'il se plaignit dans sa maison où le met l'Espagnol ; mais, en ce cas, il faudrait délier les scènes comme il a fait, corn. Cid, Exam.

t DÉLIES (dé-lie), ». f. plur. Terme d'antiquité. Fêtes d'Apollon que les Athéniens célébraient à Délos, tous les quatre ans.

— ETYM. Ta ATi),ia,de Ay)Xo{, l'Ile de Délos.

DÉLIMITATION. AjouUz : Délimiter et délimitation sont, à la vérité, deux termes énergiques, mais ils sont de votre création, et vous n'avez pas encore acquis assez de crédit pour les faire passer, DOM CLÉMENT, d dom Bcrthod, <773.

t DÉLINÉAMENT ( dé-li-né-a-man ), ». m. Latinisme. Trait qui indique le contour, la forme d'un objet. Des êtres organisés ayant les mêmes délinéaments internes et externes, ste-beuve, Port- Royal, t. V, p. 3»4, S' éd.

— ÉTYM. Lat. delineamerUum, de delineare (voy. délinéation).

DÉLIRER. Ajoutez : — HIST. xvi* s. X l'imitation du peuple judaic, si de Lyra ne délire, hab. H,l.

t DÊLISSER. Il a* Ajoutez : On a soin de faire sécher les chiffons avant de les employer ; ensuite on les délisse; et ce sont des femmes qui sont chargées de cette opération.... elles s'occupent à découdre avec un grand couteau les ourlets, à nettoyer les ordures, enâo i séparer l«s différentes

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qualités, Vict. des arts et met. Amsterd. <767, Papetier.

t DÉLISSOIR (dé-li-soir), ». m. Atelier où se fait 1« délissage.

1. DÉLIT. Ajoutez : || 4° Délit successif, délit qui se continue sans interruption. || Délit politique, infraction aux lois politiques. || Délit forestier, délit relatif à la police des forêts. || Délit maritime, délit déféré aux tribunaux maritimes. || Délit militaire, délit commis par des militaires sous les drapeaux. || Délit d'audience, délit commis à l'audience publique ou non.

t 2. DÉLITÉ, ÉE (dé-li-té, tée), adj. Néologisme. Sorti de son lit. Délité le 22 à sept heures ; un bain emporta le reste de ma fatigue, chateaubr. Mém. d'outre-tombe (éd. de Bruxelles), t. v. Chapelle, ma chambre d'auberge, description de Waldmiinchen.

t DÉLITEUR, EUSE (dé-li-teur, teù-z'), s. m. et f. Celui, celle qui délite les vers à soie.

t DÉLITOIR (dé-li-toir), s. m. Châssis pour déliter les vers à soie.

t .i. DÉLIVRE ( dé-li-vr' ), ». m. Canal d'alimentation des œillets, dans les marais salants. Enquête sur les sels, <868, t. i, p. 609.

t DÉLIVRECR. Ajoutez : — REM. Le passage de Voiture qui est cité seulement d'après Richelet se trouve dans la pièce intitulée : Vers à la mode de Neufgermain à M. d'Avaux.

t DÉLOCALISER (dé-lo-ka-li-sé), v. a. ôter le caractère local. L'expédient monarchique, nationalisant le clergé et délocalisant le grand vasselage fies grands vassaux], après avoir eu, au début de la crise, qualité pour.... h. stupuy, la Phil. pos. sept.-oct. )874, p. (98.

•f DELTA. Ajoutez : || 4' Le Delta, constellation boréale nommée aussi Triangle boréal.

t DELTAÏQUE (dèl-ta-i-k'), adj. Qui appartient aux deltas des fleuves. Au lieu de recevoir des affluents, le fleuve [le Mahanadi] donne naissance à des bras qui lui impriment le caractère deltaïque, inconnu à l'Europe, J. clavé, Rev. des Deux-Mondes, 15 fév. 1873, p. 894.

DÉLUGE. Ajoutez : — REM. Après moi le déluge ! On attribue ce mot à Louis XV, qui aurait dit : « Les choses comme elles sont dureront autant que moi. Berry [le Dauphin] s'en tirera comme il pourra. Après moi le déluge! • Ce mot parait appartenir non au roi, mais à Mme de Pompadour. Ernest Leroux, rendant compte du reliquaire de M. Q. de la Tour, peintre du roi Louis XV {Revue bibliogr. n° s, p. 103) : « Tout est curieux, tout est à lire dans ce volume, on y trouve une note de Mlle Fel, qui cite ce mot cynique de Mme de Pompadour : Il [la Tour] m'a raconté que peignant Mme de Pompadour, le roi, après l'affaire de Rosbach, arriva fort triste; elle lui dit : qu'il ne fallait point qu'il s'affligeât, qu'il tomberait malade, qu'au reste après eux le déluge (éman MARTIN, le Courrier de Vaugelas, 16 sept. 1874,

DÉLCSTRER. || Fig. Oter du lustre, du mérite. Elle [Anne d'Autriche] est paresseuse, elle n'a point lu; cela toutefois ne la délustre point, parce que le grand commerce que la reine a eu avec les premiers de son siècle.... m"" de motteville, Mémoires, Portrait de la reine, p. 12.

t DÉLUTEUR (dé-lu-teur), s. m. Ouvrier qui, dans la fabrication du gaz, retire le coke des cornues. Chaque demi-batterie de 8 fours est servie par 8 hommes : i chauffeur, 2 chargeurs, l tamponneur, 4 déluteurs, maxime du camp, Rev. des Deux-Mondes, p. 784. X l'aide d'un crochet de fer les déluteurs le [le coke] retirent de la cornue,... id. ib. p. 786.

— ÉTYM. Dé..., préfixe, et lut : qui défait le lut.

t DÉMACADAMISER (dé-ma-ka-da-mi-zé), v. a. ôter le macadaim. i; V. r. Se démacadamiser, perdre la qualité de macadam. Des boulevards sans macadam , ou du macadam qui ne se démacadamisât pas, L. PLÉE, le Siècle, 3 avr. 1887.

DÊMAILLOTER. — HIST. Ajoutez : xiu* S. Là le print [un enfant] Gloriande, qui fu suer Ansenis, Et le desmaillota et lui baisa le vis, les Enfances Ogier, dans brun de la Montaigne, éd. P. Meyer. Paris, 1875, p. XI.

DEMAIN. — HIST. || XVI' S. AjouUz : Bien disent : ■ Je payerai demain. » Mais ce demain ne vient jamais, Rec. de farces, etc. Paris, issy,

t DEMANDANT. Ajoutez : Jamais l'âme, selon lui [Cassien], n'est plus demandante que lors-

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qu'elle est devenue plus simple, boss. j>J. d'orais.

DEMANDE. Ajoutez : || 8" Terme de technologie. On dit qu'une pièce est percée, est entaillée à la demande d'une autre, quand celle-ci peut entrer, s'ajuster exactement dans la première. || 9° Mémoire en demande, voy. mémoire 2, n" 3.

DEMANDER. Ajoutez : \\ t4' Substantivement. Le demander, l'action de demander. La belle fait bien de garder Ce qui vaut bien le demander, Régnier, j1 m. Il 16° Populairement. Demander après quelqu'un, chercher quelqu'un pour le voir, pour lui parier. || 16» Il s'est demandé, on a demandé. Il s'est demandé trois ou quatre combats [il y a eu trois ou quatre provocations en duel] ; mais tout s'est appointé, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

— REM. Ajoutez : || 3. Comme dans demander le verbe dire est implicitement contenu, on l'a quelquefois sous-entendu pour joindre à demander un second membre de phrase. Ils ont demandé avec instance que, s'il y avait quelque docteur qui les y eût vues [les cinq propositions, dans Jansenius], il voulût les montrer; que c'était une chose si facile, qu'elle ne pouvait être refusée, pasc. Prov. I.

t DÉMARGDER. — ÉTYM. Patois langued. desmargd, arracher avec effort un objet de l'entaille ou de l'ouverture où il est enfoncé; enmargd, enfoncer avec effort, engager dans.

DÉMARIER. I! 1" Ajoutez : Il fut démarié d'avec cette première femme, et en épousa une autre... GUI PATIN, Lettres, t. ii, p. 419. || 3° Terme rural qui se dit pour éclaircir un plant. Quand les betteraves ont été démariées ou éclaircies, les Primes d'honneur, p. 79, Paris, 1874. Démarier les betteraves avec précaution, c'est-à-dire ne pas déchausser celle qui est destinée à rester en terre, Joum. offic. 17 mars 1873, p. 1859, 1" col.

t DÉMARQUEUR (dé-mar-keur), s. m. Celui qui ôte les marques d'un objet, dans une intention de tromperie ou de vol. jj Fig. Le vicomte.... était-il lui-même le démarquenr de cette pièce d'érudition, ou quelque secrétaire à bon marché lui avait-il glissé cette copie facile? rude. Opinion nationale, 6 fév. 1876, supplément, l" page, 5» col.

t DÉMASCLAGE. Ajoutez : — ÉTYM. Dé.... préfixe, et mdle, écrit autrefois masle, du lat. iimsculus. Cette dérivation est prouvée par le passage suivant : L'enlèvement de ce premier liège qu'on appelle dans la pratique le liégc mdle, d'où le nom de démasclage donné à l'opération elle-même, est nécessaire pour obtenir des produits utiles, H. yLiCHE, Manuel de botan. forest. Nancy, 1 873, p. 1 98.

t DÉMASCLER (dé-ma-sklé), ti. a. Opérer le démasclage. Déjà, assure-t-il [le conservateur des forêts de l'Algérie], 558 ooo chénes-liéges ont été démasclés pendant ces trois dernières années, Joum. offic. 23 nov. 1878, p. 8578, 1" col.

DÉMÉNAGER. Ajoutez : \\ 4» V. réfl. Se déménager, faire ses paquets, enlever les objets de ménage. En vérité, c'est une chose étrange, que de partir et de se déménager comme nous faisons; on se fait pitié à soi-même, on n'a plus rien, sÉv. à Mme de Grignan, lo mai 1694, dans Lettres inédites, éd. Capmas, t. ii, p. 521.

t DÊMERGER. AjouUz :\\ i' Tirer d'une eau venue par inondation. Nul espoir ne reste de démerger l'exploitation, Journal de Liège, dans Joum.

offic. 16 sept. 1872, p, 6308, 3' col.

t DÉMESURE. — HIST. Ajoutez : || xv* s. Aussi ne seroit-clle pas contente, s'il [le mari] n'avoit paine et meschief à desmesure, les Quinze Joyes de mariage, p. 80

DÉMETTRE. Ajoutez : \\ 8* Se démettre, s'humilier, s'abaisser. Si nous nous parons, il [le mondej l'interprétera à quelque dessein ; si nous nous démettons, ce sera pour lui vilité de cœur, saint FRANÇOIS de sales, Introd. d la vie dévote, iv, i .

t DEMEURABLE (de-meu-ra-bl'), adj. Habitable, en langage normand. Une bonne maison demourcible, tous les bâtiments nécessaires.... le Nouv. de l'arr. d'Avranches, 1 8 juin 1876. || Ordinairement les annonces du pays mettent manable (voy. ce mot au Supplément).

DEMEURE. Il 3* Ajoutez : Et que ceux qui seraient en demeure [retard] de payer dans lesdits délais, demeureraient déchus de ladite diminution et contraints au payement total.... Arch. des firtanc. Arrêts du Cons. d'État du 9 mai i702. ||8« Fig. La dernière demeure, la sépulture. Conduire quelqu'un à sa dernière demeure.

DKUEUBER. Ajoute! : j| 18* ï demeurer, se dil

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pour périr dans une bataille, dans un accident. En Toici un exemple du xvi* siècle : Posons le cas que l'armée des catholiques, avec l'aide des Espagnols, loit victorieuse et l'hérétique abattu, cela ne peut estre sans qu'un grand nombre y demeurent.... après telles victoires sanglauites, le tiers spectateur de la tragédie, qui est frais, a belle occasion de se rendre supérieur des deux partis, OUY coquille, Œuvres, éd. de (6«6, t. ii, p. 25».

DEMI. Il 3* S. m. Ajoutez : \\ On le trouve dans le langage général. Paresseux s'il en fut, et souvent endormi, Du revenu qu'il faut je n'ai pas le demi, PANARD, dans TEHZUOLO, Étud. sur le Dict. de l'Acad. franc. Prospectus, p. n. \\ i° Ajoutez : || Demie, substantif féminin, prend le pluriel. Cette horloge »onne les quarts et les demies.

— REM. Ajoutez : || 4. M. Terzuolo, ^(udes sur le Dict. de l'Acad. franc. Prospectus, p. <7, remarque que, si on suit les prescriptions de l'Académie , il faudra écrire : • Il a été frappé des demi et des quarts de sequins ; ce qui choque le bon sens. • Rien n'oblige à écrire demi, puisque, dans le langage de l'arithmétique, demi est substantif masculin; et l'on écrira des demis, comme on écrit des quarts. \\ B. Pour se rendre raison des anomalies que demi présente, il fi ut remonter à l'usage ancien. Dans la langue d'oïl, demi est un adjectif représentant le latin dimidius et s'accordant toujours avec son substantif. Mais, avec le temps, la langue moderne prit l'habitude de rendre demi invariable pour le genre et le nombre, toutes les fois qu'il précédait son substantif. Cela fait, il s'en est suivi inévitablement que demi n'a plus eu d'emploi au féminin que placé après le nom. Il 6 J. J. Rousseau a dit : On est allé jusqu'à près de demi -lieue, Lett. au maréchal de Luxembourg, 28 janv. 1763; et : X demi-lieue de la ville, Lett. à Moultou, 30 déc. (768. On dit plus ordinairement : près d'une demi-lieue , à une demi-lieue. Mais la suppression de l'article n'a rien d'incorrect. || 7. Une pomme et demie me suffit, et non pas me suffisent. La pomme et demie que j'ai mangée, et non que j'ai mangées.

t DEMIARD (de-mi-ar), s. m. En Normandie, le quart de litre, dblboulle, Gloss. de la vallée d'Yères, p. <08.

DEMI-CERCLE. Ajoutez ; Voy. maniable.

\ DEMI-DAME (de-mi-da-m'), s. f. Personne qui n'appartient pas à la haute société, sans appartenir pourtant aux classes populaires.

t DEMl-nOUBLK. Ajoutez : || Sape demi-double, voy. SAPE au Dictionnaire.

DE.MI-FnÈRE (de-mi-frê-r'), s. m. Voy. frèhe, n* t .

t DEMI-LIT (de-mi-li), s. m. Voy. lit, n' u.

t DÉMILITARISER (dé-mi-li-ta-ri-zé), V. a. ôter le caractère militaire. M. de Molinari entreprend de démontrer que.... Paris ne peut èlre ni le siège du gouvernement, ni une place de guerre; qu'il faut à la fois le décapitaliser et le démilitariser,

A. HANGIN, Joum. OffiC. 7 déc. (87(,p. 482(,<'*C0l.

X la députation civile du banat serbe démilitarisé, l'empereur [d'Autriche] a dit que les réformes récentes avaient pour but le bien du peuple, Joum. offic. <2 mai (872, p. 3)62, 2» col.

DEMI-LUNE. Ajoutez: — REM. Cet ouvrage de fortification qui couvre la courtine et les fiancs des bastions adjacents, était autrefois en forme do demi-cercle et n'était destiné qu'à couvrir le débouché d'un pont ou d'une porte.

t DEMI-MONDE (de-mi-mon-d') , s. m. Voy.

MONDE t , W 20.

fDEMION (de-mi-on), s. m. En Normandie, demilitre, DELBOULLE, Gloss. de la vallée d'Yères, p. )09,

DEMIS. Ajoutez ; || 6' S. m. Terme de pratique. Action de mettre à néant. Les intimés ont conclu de leur côté, par l'organe de leur avocat, au démis de l'appel. Gaz. des Trib. 4-5 août iSTi, p. 750, 4" col.

t DEMI-SOEUR (de-mi-seur), ». f. Celle qui n'est »œur que de père ou de mère, et non de père et de mère. || Au plur. Des demi-sœurs.

t DEMl-SOLDIER (do-mi-sol-dié), t. m. Celui qui touche une demi-solde. Les demi-soldiers et leurs veuves.... Décret du (3 févr. <872, ïu' série du Bull, des Lois, part, suppl. n* «30, p. 362.

DÉMISSION. Ajoutez :||3' Abnégation. Ne vous jugez point, mais laissez vous juger avec une entière démission d'esprit par celui que vous avez choisi pour vous conduire, fén. Lett. spirit. 86. C'est un latinisme.

t DÉMISSIONNER (dé-mi-sio-né), v. n. Donner ■a démission. Et ce n'est que pour les servir que 1 quelconques. je résiste au désir qui me presse de démissionner [ DËMON. Ajoutez

et de me retirer paisiblement dans une obscurité qui m'est bien chère, babœup, Pièces, i, 2H. Le conseil municipal actuel, au lieu de démissionner, gardera-t-il la position? Joum. o//ic. <" avr. <873, p. 2274, 2« col.

t DÉMOIilLISATION (dé-mo-bi-li-za-sion), i. f. Action de renvoyer chez eux des hommes qu'on a mobilisés. X partir du jour de la mobilisation jusqu'au jour de la démobilisation, Joum. offic. 4 3

nOV. <872, p. 6969, 3« COl.

t DÉMOBILISER (dé-mo-bi-li-zé), v. a. Faire cesser l'état de mobilisation de corps militaires. Que l'armée roumaine sera démobilisée, et qu'on rendra à l'agriculture les bras qui lui ont été enlevés, le Temps, 29 janv. 4 877, i" page, 3' col.

t DEMOCRATISATION (dé-mo-krati za-sion), s. f. Action de démocratiser, de rendre démocratique. L'épargne, recueillie et concentrée, alimente aussitôt de nouvelles fournitures de travail dont tous les ateliers successivement profitent à leur tour; cette démocratisation des capitaux est la bonne , PAUL BOiTEAU, Joum. dcs Débats, u oct. (876, (" page, 5' col.

t DÉMOGORGON (dé-mo-gor-gon) , t. m. Être symbolique, créateur du ciel et de la terre; il habite le centre du monde avec l'Éternité et le Chaos. Dans le fossé couvert je vis apparaître un personnage mythologique qui m'avait fait une grande impression dans ma première enfance; c'était l'antique Démogorgon, le génie du sein de la terre, ce petit vieillard crasseux, couvert de mousse, pâle et défiguré, qui habitait les entrailles du globe; ainsi le décrivait mon vieux livre de mythologie, o. sand, Hisl. de ma vie, t. vi, ch. 8.

KTYM. Démogorgon est un personnage du

Prométhée de Shelley, qui est sans doute aussi l'inventeur de ce nom; démogorgon semble signifier qui fait peur au peuple : de ôriiioç, peuple, et Gorgone, scHVïiÉ, Rev. des Deux-ifondes, 16 féy. (877, p. 773. Démogorgon ne se trouve pas dans les dictionnaires grecs ou latins.

DEMOISELLE. Ajoutez :\\i9' Nom, dans l'Aunis, du raisin dont les graines ont mûri sans grossir, Gloss. aunisien, p. 95. || 14» Nom, en Normandie d'un tas de céréales que font les moissonneurs on mettant debout les unes contre les autres des gerbes et recouvrant le tout d'une gerbe en éventail. Mettre du blé, du seigle en demoiselle, dblboulle, Gloss. de la vallée d'Yères, p. (07.

— REM. Ajoutez : De l'emploi de demoiselle (avec un pronom possessif), au sens de fille, on trouve un exemple dans J. J. Rousseau : Je savais que Mme de Verdelier avait fait inoculer ses demoiselles, Lett. à Mlle Ducluseu, (6 janv. (763. Mais le blâme dont cet emploi est l'objet n'en persiste pas moins.

DÉMOLIR. — HIST. Ajoutez : irV s. Lesquelz trois estaulx tous ensemble pourront muer et faire muer aillieurs en leur dicte terre pour deux fois seulement , et tous ensemble comme dict est , eu demoliant ceulz qui à présent sont ou seront en ladicte court Nostre-Dame ((383), varin, Archiv. admin. de la ville de Reims, t. m, p. 526.

t DÉMOLISSEMENT (dé-mo-li-se-man), s. m.

Action de démolir ; état de ce qui est démoli. D'où est-il provenu ce démolissement? Qui peut avoir causé contre nous cette perte ? Quel artisan subtil a fait si promptement D'une riche cité une ville déserte? anonyme, en (622 (au sujet des églises détruites par les protestants), dans Revue des langues romanes, t. v, p. 6(7. Ce serait quelque consolation à notre imbécillité, si les réparations se faisaient aussitôt que les démolisscments , malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

HIST. XIV* s. Demolissement des diz chasteaux

et forteresses, Mandementâ de Charles V, (378, Paris, (874, p. 892.

t DÉMOLISSEUR. Ajoutez : [| S* Adjectivement. Ouvrier démolisseur, celui qui travaille aux démolitions. Les ouvriers démolisseurs se mirent à l'œuvre, et le terrain se trouva promptement dégagé de tous les bâtiments qui le couvraient, Mémoires pour M. H. Bamberger, appelatU, p. a, 26 févr. (876.

DÉMOLITION. Ajoutez : |l 3° Démolition des cartouches, opération par laquelle or. les défait. Un accident est arrivé hier, à une heure et quart, à l'ai senal de Rayonne, dans l'atelier de démolition des cartouches, Joum. offic. (3 oct. (8^2, p. 6465, 3» col. Il Poudre de démolition, poudre qui provient de la démolition de cartouches ou de munitions

- REM. Chateaubriand a donné

à ce mot un féminin : Que faisait à cela mon élégante dcmonc? — Ma démonc, comme un mauvaif génie, se replongea dans l'abîme, Mém. d'outretombê (éd. de Bruxelles), t. i. Dernières Ugnet écrites à la Vallée-aux- Loups, etc.

— Hisr. xvi* s. Ajoutez : Demonium, démon, le»- CALUER, Vocab. latin-franç. «98.

t DÉ.MO.VAHCBISEK. Ajoutez : Il [Mirabeau] dit hautement qu'il ne souffrira qu'on démonarchise la France, et en même temps il est l'ami des coryphées du tiers, Lett. de Mirabeau le pért, dans Joum. ofjie. 6 nov. (874, p. 74(8, (" col.

t DÉMONIAUTÉ (dé-mo-ni-a-ll-té), s. f. Terme de théologie. Nature, caractère du démon. De la Dimonialilé et des animaux iruubes et succubes, par le H. P. siNiSTHARi, traduit du latin par is. lkeux, Paris, (87B (réimpression d'un ouvrage du xvli* siècle).

— ÉTYM. Démonial, forme fictive, venant de démon.

t DÉMONTABLE (dé-mon-te-bl*), adj. Que l'on peut démonter, défaire. La division se compose de canonnières démontables.... Gaz. des Trib. 3U août (870. Les navires marchands devraient avoir pour leurs embarcations de sauvetage des caissons à air démontables, Joum. offic. 5 janvier (873, p. M, (" col.

t DÉMONTECSE(dé-mon-teû-z'), J. f. Ouvrière employée dans les machines qui tirent le fil à la filière.

t DÉMONTREUR (dé-montrcur), J. m. Celui qui démontre. Huet le démontreur vous démontre que Minos est visiblement Moïse , puisqu'un de ces noms est visiblement l'anagramme de l'autre en retranchant les lettres n et e, volt. Dtet. phil. Térélas.

DÉMORDRE. Ajoutez : || 8' V. a. Cesser de mordre, et, figurément, abandonner. La constance jamais ne démord ce qu'elle a résolu, ualh. Lexique, éd. L. Lalanne. Je ne suis pas bien prompt à me promettre du bien; voilà pourquoi je démords fort aisément l'opinion des bons succès, id. ib.

f DÉMOUCHEI'AGE (dé-mouche-U-j'), s. m. Opération par laquelle le meunier, avant de moudre, réunit les grains. Nettoyage meunier du bled, démouchetage, etc.; mouture proprement dite ; élévation, transports divers de farine, sacs, etc.; blutage, Mém. de la Soc. centr. d'Agric. (8"4, p. 50(.

t DÉMOULAGE. Ajoutez : Le démoulage [de» bougies de paraffine] offre quelques difficultés, par suite du peu de retrait que présente cette substance, Jfoni(. univ. 25 juin (867, p. 828, 6* col.

DÉMOUVOIR. Ajoutez : Est-il possible que ni le point d'honneur, ni.... ne vous pui-ssent démouvoir de cette oisiveté casanière? la uotiie lb VAYER, Dial. d'Oratius Tubero, t. i, Dial. m.

t DENAB (dé-nab) ou DENEB (dé-nèb), s. m. Étoile de première grandeur, a du Cygne.

— ETYM. Arabe, dlienab ou dheneb, queue ; les astronomes arabes nomment en effet cette étoile dhenab ed-dadjâdja, la queue de la poule, à cause de sa situation sur la queue de l'oiseau qui figure la constellation, devic, Dict. étym.

t DÉNATURANT, ANTE (dé-na-tu-ran, ran-t'), adj. Qui dénature. Ces alcools dénaturés ne peuvent être utilisés sans en extraire préalablement tout ou partie de l'huile dénaturante qu'ils contiennent. Gai. des Trib. 4 janv. (873, p. (O, 3* col.

t DENDROLOGIQUE (din-dro-lo-ji-k'), adj. Qui a rapport à la dendrologie. Jardin botanique , dendrologique, Joum. offic. 2( déc. (876, p. 9668, 3* col.

t DENDRO.MÉTRIE (din-dro-mé-trie), s. f. Emploi du dendromètre, procédé d'évaluation du cubage dos bois. Les procédés de la dcndromeirie, NANQUETTE, Expl. débit et estim. des bois, Nancy, (868, p. 254. Dendrométrie et estimation de» forets ; débit, vente et conservation des bois, Progr. de l'École d'agric. de MorUpellier, dans Joum. ojju. 6 mai (874, p. 3124, 2* col.

f DENDROPUIDE (din-dro-fi-d'), s. m. Espèce de serpent. Des serpents peuvent être confondus avec des blanches ; d'autres, lesdendrophides de l'Inde, des Iles de la Sonde ou dos Moluques, ont des teintes vertes d'une ravissante fraîcheur, rehaussées par des marques blanches ou noires : une imitation de végétal, B. Blanchard, Rev. des Deux- Mondes, (•' août (874, p. 594.

— ErVM. AÉv8pov, arbre et Jçiç, serpent. t DÉNÉBOLA (dc-né-bo-la), s. m. Deuxième étoile

de la constellation du Lion.

t DENGUH (dan-gh'), s. f. Fièvre épidémique ayant plusieurs des symptômes de la -fièvre rhumatismale, qui apparut dans les Indes occidentales et dans quelques-uns des Étals du Sud (États- Unis), en (827 et (828 ; elle a reparu à Savannah

DEN

(Amérique) dans l'été et l'automne de 4860. || On dit aussi fièvre dengue ; cette maladie a été observée aussi dans l'Orient. Presque tous gravement atteints par une épidémie de fièvre dengue qui sérissait alors dans la province [l'ancien Cambodge], DELAPORTE, Rapf. OU ministre de la marine, Journ.

OfliC.i avr. <874, p. 2646, 2' col.

t DÉNICHEMENT (dé-ni-che-man), t. m. Action dé dénicher.

— HlST. XTi* s. Un denigement de heronneaulx,

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