DET
DÉSOBLIGER. Àjoutex : |j 4° Se désobliger, se rendre un mauvais service à soi-même. Trouvez boK que, pour vous satisfaire, je ne me désoblige pas moi-même, la mothb lb vaybr, Dial. d'Oralius Tuhero, t. i, Lellre de l'autheur.
DÉSOLATION. — HIST. Ajoute! : XII* B. Nos ploroiis la désolation de cest liu [lieu] ; quar uns frcres cui vie nos dotenoit en cest monstier, bui est li quarz jors ke il futsostraiz de ceste lumière, U Dialoge Grégoire lo pape, <678, p. lit.
f DfiSORCELER (dé-sor-se-lé), V. a. Ancien synonyme de désensorceler (voy. ce mot 4 rUistorique).
DÉSORDRE. — HIST. Ajoute* : xiV S. La plaincte que firent les seigneurs baulx justiciers et les eachevins de ladicte ville sur les desordres et entreprises que faisoient les elleus audict conseil (1377), VARIN, Archives administr. de la ville de Reims, t. m, p. 481.
t DÉSORIENTATION (dé-zo-ri-an-ta-sion), s. f. Néologisme. Action de désorienter, de faire perdre la direction physique ou morale. Quand on appelle le bien mal, et le mal bien, et qu'on prend le poison pour le remède ; quand de plus, par une désoricntation inconcevable des esprits et des consciences, l'ennemi trouve des dupes et dus auxiliaires dans cpux-là même qu'il menace..., DUPANLOUP, Oii allons-nous? Paris, (876, p. 43.
DÉSORIENTER. || 3° Fig. Ajoutez : Vous me permettrez de vous dire que voilà deux ordinaires passés sans que j'aie reçu aucune réponse du roi en réponse des miennes.... ce qui désoriente et met en peine les ministres qui servent au dehors, u. DE LÉON, dans ricueueu, Leilret, etc. t»ii, t. vu, p. 343.
t DÉSOUCI. Ajoulex : Du courage que donne la vertu et du désouci de l'avenir, dideb. Cl. et Nér.
Il, 2.
t DESPECT (dè-spè), ». m. Perte du respect. On a érigé en maxime que c'était une sorte de despect el de félonie de décliner par la fuite la juridiction de son seigneur, et que, par conséquent, celui-ci ne pouvant s'en prendre à la personne de son vassal, pouvait toujours s'en prendre à ses biens, dupin, Observ. sur plusieurs points importants de notre législ. crimin. Paris, <82l, p. 209. Cet usage [la cour célébrant les grandes fêtes de l'Église successivement dans des localités différentes, en Allemagne, au XI" siècle], qui avait pour mobile la pensée de propager le respect et l'amour du souverain, n'aboutissait qu'à la désaffection du prince et au despect de ses conseillers, ciraud, Rev. des Deux- Mondes, t" avr. <873, p. 632.
— REM. Despect est un mot latin tout pur, mais qui vient en face de respect.
— Btym. Lat. despectus, manque de respect, action de regarder de haut en bas, de despicere, de de , de , et spicere , regarder (voy. despectdecx au Dictionnaire).
1. DESPOTE. Ajoutez :\\i° Adj. Le gouvernement de Krance a été constamment arbitraire, et souvent despote, h** de stael, Consid. sur la Révol. franc, i, 3.
DESSAISIR. .4;ou(eï : Il a* V. a. Terme de marine. Détacher. L'autre partie s'occupait à dessaisir les embarcations, Rapport du capitaine Simon, Joum. ofjic. 5 juillet (869, p. 922, 2" col.
DESSAISISSEMENT. Ajoutez : || i' Action d'un tribunal qui se dessaisit d'une affaire. La procédure commencée par le juge d'instruction nous est arrivée par voie de dessaisissement, Gng. des Trib. 26 oct. (872, p. (060, 4'col.M. Dufaure craint que le dessaisissement des conseils de guerre [pour les accusés de l'insurrection de Paris en I87(] no soit considéré comme un acte de suspicion envers la juridiction militaire, U Temps, inot. <876, 2* page, 6* col.
t DESSACTEMKNï (dé-sô-te-man), ». m. Nom donné à des seuils dans les canaux.
DESSELLER. Ajoutez : || Neutralement. Être dessellé, en parlant d'un cheval. Cela n'empêche pas leurs pareils de faire dans les Pampas, avec un cavalier sur le dos, 30 lieues en <S heures, sans desseller, Joum. oflîc. 8 janv. 1876, p. 92 3" col. t DESSEMELER. ^joulei : — HIST. XVI' S. II esmouchoyt une bougie sans l'extaindro, frappoyt les pies par l'œil, dessemeloyt les bottes sans les endommager, rab iv, 34.
t DESSKRRAGE (dé-sè-ra-j'), *. m. Action de desserrer. Il n'en faut pai davantage pour opérer le serrage des patins-freins [des omnibus] ; le deslerrago n'est pas moins ingénieux.... Joum. ojfic. 13 nov. (87*, p. 7749, 2* col.
t DESSERTISSAGE (dé-sèr-ti-sa-j'), ». m. AoUon
de dessertir. Il fallut bien alors passer par le dessertissage ; les pierres démontées furent envoyées à Paris, h. de parville, Journ. oflic. 3 mai (870,
p. 763, 2' col.
t DESSERVICE. Ajoutez : Le mal que Madame [la duchesse de Savoie] a reçu pour laisser beaucoup de services sans récompense, et tout desservice sans punition, Richelieu, Lettres, etc. t. vi,
t DESSERVITUDE (dé-sèr-vi-tu-d'), ». f. Terme normand. Manière dont une localité, une ferme est desservie, par rapport aux voitures, aux transports. Quoique aujourd'hui la desservitude de celte terre soit bonne, le chemin.... devant être complètement réparé... l'accès en sera dès lors amélioré,... Avranchin, i" déc. (872, aux Annonces.
t DESSIGNER (dé-si-gné), v. n. Retirer, rétracter une signature qu'on avait donnée. C'est ce qui est arrivé à tous les docteurs que vous avez obligés de dessigner; aucun ne change de sentiment, et
10 pauvre abbé des Hayettos est mort dans le regret d'avoir dessigné. Pièce janséniste, dans ste- BBUVE, Port-royal, t. vi, p. 278, 3* éd.
t DESSOCCHEMENT (dé-sou-che-man), s. m. Action de dessoucher. On pourrait donc, après avoir extirpé les morts-bois, semer, sur le sol ameubli par le dessouchement, du brome de Schrader, de manière à constituer des sortes de prés-bois. Enquête sur les incendies des forêts, p. 7(.
t 2. DESSOUILLER (dè-sou-llé. Il mouillées), «. a. Se dit, en quelques provinces, pour tirer un oreiller de sa souille on taie (voy. souille s au Dictionnaire).
DESSOUS. Ajoutez : || 11' Le dessous, en termes de peinture, épaisseur donnée aux couleui-s. La musique de M. Mermet nous a paru, comme disent les peintres, manquer de dessous ; c'est de la musique un peu mince et pas assez empâtée, e. Gautier, Joum. offic. 49 avr. (876, p. 2807, 4" col.
t DESSUINTER. Ajoutez : Les laines d'Australie. ... sont avant l'embarquement soigneusement nettoyées, dessuintées, triées et emballées, Joum. o/jic. (6 févr. (874, p. (300, f col.
DESSUS. Il 13° Par-dessus, loc. prép. ...Ajoutez:
11 Passer par-dessus soi-même, ne pas tenir compte de soi. D'où vient donc que vous passez par-dessus vous-même, et que vous ne voyez dans un avenir lointain que le petit marquis? sÉv. Lett. (3 mars (680. || Par-dessus, plus que. Je devais t'estimer par-dessus toutes choses, Tristan, âfariane, i, 3. C'est le privilège de la loi évangélique par-dessus la judaïque, pasc. Proo. x. Je sais quel est mon crime, et je connais mon père; Et j'ai par-dessus vous le crime de ma mère, rac. Mithr. I, 6. Q'avais-je par-dessus tant d'âmes que.vous laissez périr à mes yeux? mass. Avent, Coru. \\ Ajoutez: \\ Proverbe. 11 les sait toutes et une pardessus, se dit d'un homme adroit, rusé, et qui se tire toujours d'affaire dans les circonstances les plus difficiles.
DESTINATION. — HIST. Ajoutez : xn- s. Car meïsmes la devant destinations [prédestination] del parmanable règne, ele est ensi oi-dineie del tôt poissant Deu, (t Dialoge Grégoire lo pape, (876, p. 32.
DESTITUTION. Ajoutez ; — HiST. xiv s. Accordé est que tout seulement ausdiz eschevins appartient l'institution et destitution des frères et suers, la garde et administration desdictes maisons de Saint Ladre, soit qu'il y ait mesiaus [lépreux], soit que non ((342), varin, Archives administr. de la ville de Reims, t. ii, 2* part, p. 868. || xv s. U sera paie de ses gages au feur de ce qu'il avoit du feu roy Lois, et ses sergens aussi jusqucs, pro rata temporis, au jour de sa destitution. Procès-verbaux du conseil de régertce de Charles YIll, p. 7.
f DÉSULTOIRE (dé-sul-toi-r') , adj. Qui passe d'un sujet à un autre. Pardonnez-moi le style désultoire de ma lettre, benjabun constant, d Mme de Charrière, dans ste-beuve. Portraits litt. t. m (Benjamin Constant et Mme de Charrière).
— ETYM. Lat. desuUorius, cheval qui sert à ia voltige, de desuUor, celui qui passe d'un objet à un autre, proprement cavalier qui saute à bas de son cheval (voy. desulteur). Rabelais a dit ; Et nommoiton ces chevaus desultoircs, Garg. I, »3.
t DÉSUNISSANT. Ajoutez : — REM. La citation de Bossuet prise au Dictionnaire de Dochezest dans les Étals d'oraison, ix, B.
t DESURE (de-zu-re), ». f. Sorte de filet à mailles serrées. Mesures qui ont été prises dans l'intérêt de la conservation du poisson par suite de l'interdiction des desures à crevettes, qui, par leur usage
pernicieux et extrêmement répandu , détruisaient fatalement une énorme quantité de frai et d'alevin, V Avranchin, 2( nov. («76. La destruction de la salicoque par l'emploi des filets à mailles serrées, dits desures, se trouve ainsi arrêtée sur tous les points de notre baie, ib. (2 déc. (875.
t DÉTACHANT, ANTE (dé-te-chan, chan-f), adj. Qui enlève les taches. Ajoutons que, comme savon, un composé presque isomère, le pétrole solidifié, atteint les qualités détachantes de la benzine ellemême , Joum. offic. (( déc. (876, p. 7428, 3* col.
2. DÉTACHÉ. .4jou(eï ; Il 8° Terme de turf. Qui est en avant des autres chevaux. Tel cheval est arrivé second, mais il était complètement détaché du reste du champ, c'est-â-dire qu'à l'exception du vainqueur, tous ses rivaux étalent loin derrière lui.
DETACHEMENT. Ajoutez : \\ i' Ancien terme do droit. Bail en premier détachement, synonyme de bail à convenant (voy. bail au Supplément), méheust, dans Mém. de la Soc. cenir. d'Agricult.
2. DÉTACHER. Ajoutez : \\ 16« Neutralement et populairement. En détacher, en faire, en produire, etc. J'ai lu et relu tout le bataclan délivre» sortis de son cerveau fécond ; dame, comme il en détache et comme il est touchant 1 Lett. du P. Duchéne, 4(0' lettre, p. i.
t DÉTASSER. — HIST. Ajoutez : XIV s. Car qui vertuz en lui assemble Sanz humilité, il ressemble X celui qui la pouidre amasse Au vent, et le vent la dotasse. Théâtre français au moyen Age, Paris^ (839, p. 278.
t DETECTIVE (dé-tè-kti-v'), s. m. Mot anglais qui signifie un agent de police employé surtout à suivre et à découvrir les affaires obscures et compliquées. Nous insistâmes et finîmes par obtenir deux détectives, sihonin , Rev. des Deux-Mondes, (•• mars 1876, p. 74.
— ÉTYM. Angl. to detect, découvrir, du lat. detectum, supin de delegere, de de, et tegere, couvrir (voy. toit).
DÉTENTE. Ajoutez : || 4* Terme de mécanique. Augmentation de volume d'un gaz ou d'une vapeur, d'où résulte une diminution de pression. Il Nom donné aux différentes dispositions employées pour produire la détente dans les machines à vapeur.
DÉTENTEUR. — HIST. Ajoutez : xrv* s. Comme Gnillaumes Gorgier eust fait demande à Hannequin Roberel, comme détenteur d'une maison, de certain sorsens.... (<344), varin, Archives admin. de la ville de Reims, t. ii, 2« part. p. »I6.
t DÉTERMINAHLE Ajoutez : Chaque propriétaire par indivis d'un patrimoine n'a sur les divers biens qu'un droit déterminable par le partage à venir, colmet de santerre, Cours du Code civil, IV, p. 362, Paris, (858.
DÉTERMINANT. Ajoutez : t; i* S. m. Terme d'algèbre. Expression qui résulte de l'agrégat de 4, 2, S....n produits que l'on obtient en permutant les indices de toutes les manières possibles dans le produit o',s, oVj,a*3S3...o'»s. et en appliquant à ces produits des signes déterminés. Le calcul des déterminants est une des branches les plus importantes et les plus fécondes de l'algèbre supérieure Il 3° Adj. Terme de grammaire comparatire. Qui détermine, modifie un mot, et, substantivement, un déterminant. On a pensé que, dans cette langue [le sanscrit], l'accent se fixait de préférence sur les éléments déterminants ou modificateurs du mot ; pour bien comprendre celte théorie, il faut se représenter les mois sanscrits comme des composés où les affixes et les flexions jouent le rôle des déterminants et les radicaux le rôle du déterminé.... dans une savante thèse publiée en 4847, M. Benloew créa la théorie du dernier déterminant; il prétendit que, lorsqu'un mot compte plusieurs déterminants, l'accent se serait surtout et de préférence attaché à celui de ces éléments qui avait apparu le dernier pour se joindre an mot déjà formé ; ainsi l'augment et le redoublement, s'adjoignant à des verbes déjà formés, sont appelés à juste titre les derniers déterminants, F. baudrt. Grammaire comparée des langues classiques, § («.
t DÉTERMINATEUR (dé-tèr-mi-na-teur), s. m. Terme d'histoire naturelle. Celui qui détermine une espèce, un caractère naturel. Une impression végétale qui, soumise à un délerminateur trèscompétent, M. de Saporta, leymerie, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxix, p. 144 9.
DETERMINER. Ajoutez :\\t' Se déterminer, prendre plus de force, de jirécision. L'eau-forte n'est pas encore prisée en France aussi haut qu'en