‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 442 sur 754 · EVE · texte numérisé non relu

EVE

une secte progressiste, le Brahma samdj, dont le but est d'européaniser en la réformant la religion hindoue , DELAUNAY, Joum. ofjic. » janv. (877, p. 208, 3' col.

t EURYALE(eu-ri-a-r),«. m. Nom d'un papillon, CARTEHON, Premières chasses, PapiUont et oiseaux, p. 60, Hetzel (868.

t EURYCEPHALE (eu-ri-sé-fa-l'), adj. Terme d'anthropologie. Qui a le crâne ample.

— ÊTYM. EOpùi:, large, et %e.<faki\, tête, t EURYCÉPHALIE (eu-ri-sé-fa-lie), ». f. Caractère de l'eurycéphale.

t EURYDICE (eu-ri-di-s'), ». f. La 75« planète télescopique, découverte en (862 par M. Peters.

— ÊTYM. EJpuSixr), Eurydice, épouse d'Orphée, t EURYNOME (eu-ri-no-m'), ». f. La 79* planète

télescopique, découverte en (883 par M. Watson.

— ÊTYM. EOpuvé(j.Ti, fille de l'Océan et de Téthys. EUSTACHK. — ÊTYM. Ajoutez : Ce qui n'était

qu'une conjecture de ma part (qu'eusfac/ie dérive d'un nom propre) est maintenant une certitude. En effet le Courrier de Vaugelas, t" fév. (876, p. (49, cite ce passage du Manuel du coutelier (collection Roret) : « Ces couteaux [les jambettes] sont connus dans une certaine partie de la France sous le nom i'Eustache Dubois ; c'est le nom d'un coutelier de Saint-Étienne qui avait acquis une grande célébrité dans cette fabrication. »

t ÉVA (é-va), ». f. La (64* planète télescopique, découverte en (876 par M. Paul Henry.

t ÉVACUATEUR (é-va-ku-a-teur), s. m. Système de vannes procurant l'évacuation des eaux, quand on en a besoin. Quand on a parcouru la plateforme du barrage dans toute la longueur et monté sur l'un des massifs qui supportent les mécanismes des évacuateurs établis au niveau de l'arête supérieure du parapet, Joum. offic. (" juill. (876, p. 4747, ('• col.

t ÉVAGINATION (é-va-jl-na-sion) , ». f. Sortie d'une gaine. Les glandes salivaires sont des évaginations de la paroi de l'œsophage, h. fol, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxi, p. 624,

— ÊTYM. É..., préfixe, et latin cogtno, gaine, t ÉVALUA rKUR (é-va-lu-a-teur), ». m. Ce qui

sert à Ovalae' i.a monnaie fiduciaire appelée forcément à jouer avec la monnaie métallique le rôle d'évaluateur commun de tout ce qui s'échange, WOLOWSKI, Rev. des Deux-Mondes. ( 6 août

ÉVALUER. Ajoutez : — HIST. XVI' S. Le denier romain, lequel Budée estime du poids d'un» drachme, qui est, à raison de huict en l'once, évalué à trois sols six deniers tournoys, fr. gar- RAULT, Recueil des principaux advis du comptt par escuz, (678, feuille cjjj (il n'y a point de pagination).

t ÉVANESCENCE (é-va-nè-ssan-s'), ». f. Terme didactique. Qualité de ce qui est évanescent, de ce qui s'évanouit, s'efface.

— ÊTYM. Voy. ÉVANESCENT.

ÉVANGÉLIQUE. — HISI . Ajoutez : XV s. Par les arbres de ce vergier j'entends En gênerai tous les bons katoliques De l'église saincte, qui en tous temps Sont vertueux, fleuriz de fleurs celiques. Et qui gardent les lois evangeliques, Ainsi qu'ils ont en baptesme promis, j. johet, le Jardrin salutaire, p. (24.

tÊVANGÊLISATEUR (é-van-jé-li-za-teur), ». m. Celui qui prêche l'Évangile parmi les populations non chrétiennes. Innocent III , quand il avertissait les premiers évangélisateurs de la Prusse.... Rev. i?ri(oTnt. janv. (877, p. 84.

] ÊVANGÉLISATION. Ajoutez : \\ L'évangélisation de..., l'Évangile prêché à.... L'évangélisalion des Slaves pannoniens par SS. Cyrille et Méthode, Rev. critique, 27 mars (875, p. (99.

t ÉVANIDE (é-va-ni-d'), adj. Terme de paléographie. Qui est presque effacé. Le palimpseste ambrosien est dans le plus triste état; il est mutilé, d'une écriture souvent évanide, eg<}BR, Joum. deï»o». janvier (877, p. 47.

— ÊTYM. Lat. etiam'du», qui se dissipe (voy. ivAvouin).

t ÉVAPOROMÈTRE ( é-va-po-ro-mè-tr' ) , ». m. Terme de météorologie. Instrument employé pour mesurer la tranche d'eau évaporée chaque jour. Marche de l'évaporomètre au sulfure de carbone, comparée à celle de l'évaporomètre à eau, par c. DECHARME, AugcTS [Acod. des se. Comptes rend.

t. LXXXI, p. 908).

t ÉVEILLEUR. Ajoutez : — HIST. xvi' s. El l'eveilleur du rustique séjour Jà par son chant avoit predict le jour, i. du bbllat, viii, 3, rtcto.

EVl

tl5VF.NTAILLÊ, ÉE(é-van-ta-Ilé,Ilée, Il mouillées), adj. Disposé en évanlail. || Corset évealaillé, corset oii des brides arrêtent les coulisses des baleines; ces brides sont disposées en éventail, Joum. offic. «7 mars tHTi, p. )9ao, 3* col.

ÉVENTER. Àjoutet : || 12' S'éventer, se purifier à l'air. On avait peur que, lui étant mort une fille de la petite vérole, il n'apportât le mal au Louvre ; aussi il s'en est allé, ou s'éventer, ou digérer sa douleur, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

t EVKNTION (é-van-sion), t. f. Engin qui sert an lapidaire à fixer le biton à cimentage ; des lapidaires, par corruption, disent invention.

t ÉVKNTIONNER (é-van-sio-né), V. a. Monter et descendre l'évention pour arriver à poser sur la facette que l'on veut atteindre, chriten, Art du lapidaire, p. 479.

ÉVËQDE. Il Proverbes. Ajoutez :\\* Nous étions tout je ne sais quoi, tout évêque d'Avranches, comme dit uo vieux proverbe normand. Un de nos lecteurs a eu l'obligeance de nous en donner l'explication : Un des derniers évoques d'Avranches se nommait M. de Malfootu ; or, suivant la chronique, le Normand, peu respectueux, avait modifié i. la façon anglaise la prononciation de ce nom et en usait à tout propos. Mais les ouailles de M. de Malfootu étaient tenues à plus d'égards ; et, quand elles se sentaient mal en train, indisposées, peu contentes de leur sort, elles croyaient faire preuve d'euphémisme, en disant : je suis tout évêque d'Avranches, • le Temps, i a janv. 1 87», 3' page, I " col. Cette origine , comme presque toutes les origines anecdoliques, est fausse. Vérification faite dans le Dictionnaire historiqrie de Lalanne, nul évéque d'Avranches n'a porté ce nom ridicule. Il ne doit donc plus être question d'une telle explication. Il parait qu'on avait inventé cette expression pour le docte Huet, évêque d'Avranches, à qui la préoccupation de ses études donnait un air étrange et ahuri; explication que Sainte-Beuve {Causeries du lundi, t. ii, p. <86, éd. de 4860) met, on peut dire, hors de doute.

t ÉVIAS (é-vi-as'j, s. m. Nom d'un papillon, cab- TERON, Premières chasses, Papillons et oiseoux, p. ti, Hetzel, (866.

t EVIDEMENT. Ajoutez : || Rainure longitudinale pratiquée sur la lame d'une arme blanche, pour l'alléger en nuisant le moins possible k sa solidité.

ÉVIDEMMENT. — ËTYM. Ajoutez ; On trouve evidentement : xiv* s. Aussi fut la trahison tantost aprez evidentement ouverte, J. le bel, Yrayes Chroniques, t. i, p. 4»(. || xvi* s. Vous me semblez evidentement errer, RAB. Pant. lu, 4 4. Cette forme est venue en usage quand on a donné aux adjectifs en ent un féminin en ente, et non, comme faisait l'ancienne langue, en »nt.

ÉVIDENCE. Ajoutez : — REM. On a dit à l'évidence, d'Une façon adverbiale pour signifier évidemment. L'événement dont nous parlons montre à l'évidence que c'est.... le National, 26 déc. <872. Cette locution ne parait pas bonne. On dit bien : à la satisfaction de tous, à mon grand étonnement, etc. Mais à l'évidence ne peut pas se dire absolument, pas plus que à l'éloquence, etc.

ÉVIDENT. — HIST. Ajoutez : XIV* S. Tiei [telles] et si evidens nécessités.... (<345), varim, Archives administr. de la ville de Reims, t. ii, 2' part. p. 963. Pour le très grant prouffit, seurté, deffense et évident utilité de tout le royaume (1369), id. ib. t. m, p. 160.

ÉVIDER. — HIST. Ajoutez : \\ III' S. La sale est de gens eswydie [vidée], Perceval le Gallois, 200<7.

t ÉVINCEMKNT (é-vin-se-man), s. m. Néologisme. Action d'évincer. L'évincement de tous ceux qui ne peuvent pas se parer de ce titre de constitutionnels, (eAra(t(maJ,î6 déc. <876, <" page, 3' col.

ÉVITABLE. Ajoutez : || Evitable à, qui doit être évité par. Il est des contrées évitables au sage , HALH. Lexique, éd. L Lalanne.

ÊVITKR. Ajoutez ; Il 6" S'éviter, se dit quelquefois pour éviter, neutre, en termes de marine. Pour s'orienter dans l'axe de la grande écluse, il faut que ces steamers s'évitent à l'aide d'une garde montante frappée sur le quai , en face de la tente des transatlantiques allemands, Joum. offic. 21 déc. <873, p. 799), 2' col. Le Colorado, qui était entré le premier, était resté mouillé sur son ancre, sur laquelle il s'évitait pour entrer au bassin, lorsque VAssnmplion arriva à son tour,

«b. 19 déc. 1873, p. 7926, 3' COl.

— REM. Ajoutez : Il est dit à la fin de la Remarque que la locution vicieuse : éviter quelque

EXÂ

chose k quelqu'un, parait avoir pris naissance au commencement du xviii* siècle. En voici des exemples plus anciens : S'il avait vu qu'elle eût eu quelque aversion pour lui, il se serait évité la honte d'un refus si solennel, purbtièrk, Roman bourg, l. Je voudrais vous pouvoir éviter cet embarras ((60.i), BoisLiSLE, Corresp. conlrdl. gén^r.f. 345. tÉVOCATEUR, TRICE (é-vo-ka-teur, tri-»'), adj. Qui a la propriété d'évoquer, de rappeler. Cette aptitude [des cellules cérébrales) k conserver en dép6t les impressions extérieures peut.... se perdre à la longue et ne se révéler de nouveau que sous l'influence évocatrice de la première impre.ssion, luys. Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal, p. 270.

— ÉTYM. Lat. evocatorem, de evocare, évoquer.

ÉVOCATION. — HIST. Ajoutez : xiV s. Les autres qui autresfois ont esté appelez, et k qui li baillis avoit fait assigner jour à bui, sur lu' évocation (<348), TARIN, Archives administr. de la ville de Reims, t. u, 2« part. p. <482. ||xv* s. En matières d'évocation ou autrement. Procès-verbaux du cortseil de régence de Charles Ylll. p. m.

t ÉVOLAGISTE (é-VO-la-ji-Kt'J, s. ». CielUi qui jouit d'un évolage.

ÉVOLUTION. Il 2* Ajoutez cet exemple : J'en ai trouvé [du mot évolution] l'origine inattendue et comme l'annonce prophétique au chap. 46<* de Tristram Shandy ; ce mot naquit d'un hasard, un jour que le père de Shandy était particulièrement en veine d'éloquence : « Les royaumes et les nations, disait-il, n'ont-ils pas leurs périodes et ne viennent-ils pas eux-mêmes à décliner, quand les principes et les pouvoirs qui au commencement les formèrent ont achevé leur évolution ? — î'ière Shandy, s'écria mon oncle Tobie, quittant sa pipe, évolution, qu'est-ce ce mot? — Révolution, j'ai voulu dire, reprit mon père, par le ciel 1 j'ai voulu dire révolution ; évolution n'a pas de sens. — Il a plus de sens que vous ne croyez, repartit mon oncle Tobie.... • Cette fois encore l'oncle Tobie eut raison contre son frère ; il avait deviné le mot magique et l'idée maltresse de la philosophie de ses compatriotes au siècle suivant, caro, le Progrès social, Rev. des Deux-Mondes, <8 oct. 4 873, p. 764. Il 6' Synonyme de transformisme (voy. ce mot). Valeur et concordance des preuves sur lesquelles repose la théorie de l'évolution en histoire naturelle, par H. ca. Martin*.

t ÉVOLUTIONNAIRE. Ajoutez : || !• Qui a rapport k la doctrine de l'évolution ou transformisme. Il S. m. Celui qui est partisan de celte doctrine. M. Janet montre que Leibniz et autres jusqu'à Hegel étaient des évolutionnaires , précisément parce qu'ils admettaient la cause finale, Joum. des Débats, (2 avril 4876, 3* page, 6" col.

t ÉVOLOTIONNISTE (é-vo-lu-sio-ni-sf), adj. Qui appartient à l'évolution ou transformisme. Grâce aux doctrines évolutionnistes, il est clair que l'embryon seul pouvait fournir ces caractère.s [généraux des grandes divisions].... ch. martins, Rev. des Deux-Mondes, 46 fév. 4876, p. 7«a. || S. m. Partisan du système de l'évolution, synonyme de transformiste (voy. ce mot).

KX. Ajoutez: — SVN. ex, ancien. Ces deux mots indiquent la cessation d'une fonction, d'un titre. Ex est un latinisme qui n'était guère en usage que dans les communautés {Dict. de Trévoux). Puis il passa dans le langage commun : ex-commis, ex-laquais furent les premiers employés ; c'est à Mézeray qu'on doit ex-laquais. Aujourd'hui, cet ex s'étend à tout, et l'on dit l'ex-cour, l'ex-rue de l'Ouest. Mais quand faut-il employer ex ou ancien? Le Courrier de Vaugelas, 4 5 janv. 4 872, pense que la particule ex, grâce à son rôle révolutionnaire, doit surtout être mise dans les cas où il s'agit de quelque mutation ou rapide ou violente, ou peu heureuse ; et que dans les autres cas aucien est préférable.

t EXACERBÉ, ÉB (è-gza-sèr-bé, bée), adj. Latinisme et néologisme. Qui a le caractère de î'acerbité. Quant aux acteurs, M. Deschamps, chargé du rôle de Parisiane, nous a paru un peu froid, un peu mou pour la prose fiévreuse et exacerbée de l'auteur des Filles de marbre [M. Al. Dumas fils],

AL. DAUDET, Joum.. OffiC. 23nOV 4874,p. 7774 , 2'COl.

— ÉTYM. Lat. exacerbatus (voy. exacerbation).

EXACTEDR. — HIST. |[ XVI' 8. Ajoutez : Si le tyran est par trop exacteur ou cruel.... bodin, République, IV, 4 .

t EX-.ï;0DO (è-gzé-ko), hc. adv. En mémo rang. Ces deux élèves sont ex-aequo.

— ÈTYM. Lat. ex, par, et scquus, égal.

Page 1