‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 453 sur 754 · FAR · texte numérisé non relu

FAR

Nous peint fantasquement d'un inconstant pinceau Tout autant de pourtraits qu'en forme la nature,

DU BAHTAS, ŒuvreS, (6((, p. 47.

FANTÔME. Ajoutez : {| 12° Il s'est dit pour effigie d'un homme condamné à mort. Lorsque Théophile fut pris au Ch&telet, se sauvant en Angleterre, après l'exécution de son fantôme, fr. garasse, if^moire», publiés par Ch.Nisard, Paris, (88(,p. 78.

FAON. Ajoutez : — REM. D'après Nicot, faon ne doit se dire que des petits des bêtes sauvages qui rongent : « Faon signifie, quant aux bestes de ronge sauvages, comme hisches et daims, le petit dont les femelles délivrent.... mais on ne peut dire faon d'une beste mordant, comme laye, ourse, lyonne, elcphante, ains ont autres noms particuliers. » Le mot faon est, d'origine, un terme générique qui s'appliquait aux petits de tous les animaux, et Robert Estienne a encore dit dans son Dictionnaire : « le petit faon des elephans, vitulus elephantorum, (1639). • Mais il est certain que peu à peu l'usage a resserré l'emploi do ce mot ; aujourd'hui il ne s'applique plus qu'aux petits des animaux sauvages, et encore ceux qui ne sont pas très-petits ; car on no dirait plus, comme Eustache Deschamps, un faon de lièvre. Ce sont des bizarreries de l'usage, et l'ancienne langue était plus conséquente.

t FARADIQUE (fa-ra-di-k'), adj. Terme de physique. Qui a rapport à la faradisation, à l'électricité d'induction. L'excitation galvanique ou faradique de certains points de l'écorce grise cérébrale provoque des mouvements dans diverses parties du corps et particulièrement dans les membres, BocHEPOWTAiNE , Acod. dit sc. Comptes rendus, t. Lxxxni, p. 231.

— ETYM. Voy. FABAMSATION au Dictionnaire.

t FARASSA (fa-ra-sa), ». m. Animal de Madagascar qui ressemble au cheval, cortambeht. Cour» de géographie, (O' éd. Paris, (873, p. 646.

t FARAODER (fa-rô-dé), v. n. Faire le faraud, GIoîs. aunisien, p. (OS.

t FARCER. — HIST. Ajoute» : XIII* s. Ne il ne rest à enseignier. De tout se farsoit de legier, Li chevaliers as deus tspéet, v. (((89.

FARCI. Ajoute» : || Gabion farci, voy. gabion.

FARCIN. — HIST. Ajoute» : |{ XII' S. Deus vus ad komandé son berbil à guarder ; Et si est vostre oeille, vus le devez mener; Li pastur deit tus dis le farcin returner, Et l'oeille malade sur sun col deit porter ; Ne la deit pas Icisseir al farcin estrangler, Thom. le mare. p. 44, éd. Hippeau.

f ( . FARDE. Ajoutez ; {{ 2° Il y a une autre farde d'environ 700 kilogrammes. Au Caire, le stock [de cire à blanchir] s'élevait, à la fin de décembre, à une cinquantaine de fardes, quelque chose comme 35 à 40 000 kilogr., Joum. offie. 9 fév. (874, p. ((27, 3' col. |{ 8' Liasse de papiers. Farde du fonds de Ram, de la bibliothèque royale [de Bruxelles], Armand STÊVART, Procès de Martin Etienne von Velden, Bruxelles, (87(, p. 66.

t 2. FARDE (far-d'), ». f. Synonyme de falque, terme de marine (voy. ce mot au Dictionnaire).

FARDEAU. Ajoute» : jl 8' Réunion de plusieurs colis en un seul. L'article (6 [de la loi de douanes du 27 juillet (822] défend de réunir par une même ligature plusieurs colis, soit ballots, caisses ou surons fermés, pour en former un fardeau qu'on déclare comme unité. Circulaire des douanes, 28juill. (822, 20 740. |{ En fardeau, expression consacrée en parlant de colis réunis en un seul par un moyen quelconque. Sur quelques points, les fabricants ou marchands qui emportent ou font des livraisons à des établissements industriels de l'intérieur sont dans l'usage de réunir diverses caisses en fardeau sous un seul lien ; pourvu que la réunion des caisses soit formée de manière à rendre toute substitution impossible, il ne sera, dans ce cas, apposé qu'un seul plomb, Cireul. des contrib. indir. (3 fév. (87(, n' 1(4, p. 4.

— ÉTYM. Ajoutez : M. Devic , Dict. étym., reconnaît l'origine arabe de fardeau, mais non pas telle que Diez l'indique. Il le tire de l'arabe farda, ballot, qu'il rattache à la racine fard. Fard signifie chacune des deux parties d'un objet unique. Or farda, outre ballot, marque de plus : chacun des deux battants d'une porte , chacune des deux étrivières d'une selle, chacun des deux arbalétriers d'une ferme. Facilement, il a prij le sens de chacun des deux ballots formant la charge d'un chameau. En effet la farde est la demi-charge du chameau. C'est de là qu'il a passé dans les langues de l'Occident.

( . PARnER. Ajoute» : — REM. Se farder a été dit

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