FEÏ
in«nt gnf» de leur besogne, Gax. dei Trib.
•■^ DOT. (87*, p. (063, 2' col.
I KAT16ABLIS (fa-li-ga-bl), adj. Qui peut être fatigué, qui peut «e fatiguer. Le dictionnaire de KM. Bôthlingk et Rotb.... comprend sept volumes grand in-4*, à doux colonnes, et eu petits caractères très-bien imprimés, mais un peu fins pour les yeux fatigables des travailleurs, F. baudry, Joum. kes Oébals, » jany. (87», 3* page, 4* col.
FATRAS. — HIST. Ajoutez : xiv* S. Il vint à Mahommet qui tournoit à compas, Et I; a dit : faus dieux, tu les plains de faslras; Mais ly dieux qui peu Jus fu delès Gorgatas Aide ses crostyens et acroist leur estas, Godefroid de Bouillon, t. ii, p. bo», », il 808. D'un fastras on d'une frivole Cent mille tans font plus grant feste Et plus tost leur entre en la teste C'uns contes de bien et d'onneur, Dits dt Watriquet, p. 284. Abyl dist il en lui, or n'y vault mes baras [ma tromperie] j Aujourd'hui bien paray [payerai] les fais et les fastras [mensonges] Que Mataiirune a fait sans conseil d'avoicas , li Chevalier au cygne, v. (868. |{ xv* s. Ajoulex : Fiuh . il tant faire de fattras de ce mouton [pièce de monnaie] ? DU CANGB, fattiare. \\ xvi' s. Ajoute»: Fatras, sorte de vers anciens où on répète souvent un vers, comme aux chants royaux ; et fatriscr, c'est faire de ces vers, bohel. Trésor, («65, in-4«, p. <92-i»3.
— 6TYM. Ajoutez : La dérivation par le lat. fartus ou lebas-lat. farsalus, farci, reste toujours sujette à des doutes. Il ne faut donc pas négliger de rapprocher de fatras l'anc. franc. fatrouUe et fastrouUe qui a k peu près le même sens. Fastroulle aurait l'avantage de présenter un analogue à Vt de fastras et de fastrasie.
FATOITÉ. Ajoutez : — REM. Bouhours, Doutes sur la langue française, p. 7, demande si ce mot est français. Il l'était bien avant Bouhours.
FAUBODRa. Ajoutez : \\ 8* Fig. Préliminaire, préparation. Ceux qui ne sont pas encore arrivés à la sagesse , mais sont logés aux faubourgs, malb. Lexique, éd. L. Lalanne.
FAUBOURIEN. Ajoutez: — REM. On a dit, pendant la Révolution, faubourgeois. Les faubourgeois de Marceau se répandraient, avec les casernes des rues Mouffetard et de l'Ourcine, vers et dans la <»- Terne directoriale, babœuf. Pièces, i, 22.
t FAUCARD. Ajoutez : — HIST. xiV S. Falcastrum, faucars, escallier, Vocab. lat.-franc. )ob9.
t FAUCHABLE (fô-cha-bl'), adj. Bon à être fauehé. Dès les premiers jours d'octobre, les vaches quittent les alpages; elles descendent sur les prés fauchables, où elles mangent le regain sur pied, Reboisement des monlagrtes. Comptes rendus. 4889- 4874, 7'fasc. p. ta.
— HIST. xui' s. xxz jornex de prés feucaules, Rec. des monum. inédits de l'hisl. du tiers état, t. iv, p. 768.
t FAUCHAILLES (fô-chi-ll', U mouillées), ». f. Temps delà fauchaison. C'était l'époque de l'année où les bœufs ne labourent plus, et ne vont pas encore au pâturage ; les fauchaillos n'étaient pas commencées, g. sand, Rev. des Deux-Mondes, ("août (875.
FAUCHAISON. — HIST. Ajoutez : Xu" s. Clamer <e vindrent li vilain Al duc de lor prez l'endcmain. Que tuit [sic] lor falcheison à tire E sie [coupe] e maumet et empire, benoIt, Chr. deNorm. v. (7607.
t FAUCHARD. Ajoutez : \\ %' Fauchard ou fauchon, ancienne arme à hampe, dont le tranchant présente une forme analogue à colle d'une serpe ; le fer porte une pointe à la partie supérieure et «ne autre vers son milieu dans une direction perpendiculaire.
fFAUCHURE (fô-chu-r'), «. f. Le produit du fauchage. Le pré valait-il la fauchure? pihon, Misères 4» l'amour.
— ÊTYM. Faucher. Fauchure se trouve dans le Dict. nouv. franc. -lat. par le P. Pajot, Rouen, (687.
FAUCILLE. Ajoutez : || 5" Sorte de papillon, bombyx falcataria ou falcula. \\ Faucilles .se dit aussi d'une petite classe do bombyx semblables i des ^arpenteuses, dont les ailes supérieures se terminent en forme de faucille. || S'Nom, aux Antilles, de la phocène commune.
t FAL'CILLER. — HIST. Ajoutez : || xiv* s. Booth, qui mont granz blez avott, Les suons blez fausillier fesoit, macé. Bible en vers, f »ï, (" col.
t FAUCILLEUR (fô-si-llcur, M mouillées), ». m. Ouvrier qui coupe avec la faucille. Lesfauciileurs, les rateleurs, les faucheurs et les bolteurs, Lett. di Homme, dans le P. Duchêne, (22* lettre, p. 8.
+ FAUCRE ou FADLCRK. Ajoutez : — RE.M. On » ausai écrit /"autre ou feltre ; on en trouve dei
exemples à l'historique de feutre. Plus tard le faaore s'est appelé arrêt ferme, arrêt de la lance. t FAUDE (fô d'), ». m. Nom , en Normandie, du bâcher qu'on allume pour faire du charbon, dbl- BouLLs, Gloss. delà Vallée d'Yéres, p. (»t.
— iilST. XIII* s. D'un laironcuntcqui alla Berbiz embler, qu'il espia Dedans la faude [étable] i un vilain, uàrie, Fabl. 28. || xv* s. Une faude de charbon, DU CANoe, ^alda.
— f.TYM. Bas-lat. ^alda , claie, enclos, d« l'anglo-sax. fald; angl, fold.
FAUFILE. Ajoutez ■ — REM. On a dit faufilé on parlant de pays qui ont des enclaves les uns dans les autres. Ce que le roi possède dans le Hainaut est tout frontière et faufilé avec Beaumont, Chimay, le pays de Liège et des bois (7 mars («84), BoisusLE, Corresp. conirôl. gén. des finances, p. (6.
t FAUSSANT, ANTE (fô-san, san-l'), ad;. Terme de technologie. Se dit d'une pièce (facier qui se fausse facilement. Toutes les fois qu'une lame est en mauvais acier, elle est faussante, inégale ) au contraire, quand elle réunit les conditions d'une bonne fabrication, elle est bien tendue, bien élastique, Bnquéte, Traité de comm. avec l'Anglel. t. n, p. 65.
t FAUSSART (fô-sar), ». m. AncienM épéo Bne et tranchante.
4 . FAUSSET. — 6TYM. Ajoutez ; u y a eu , en etTel, dans l'ancien français, un fausset dérivant de l'adj. faux, fausse .- xiv* s. Ha, dist le renart, il n'est rien que on ne face par compères et par commères ; nous sommes tous de la frarie saint Faulsset [nous sommes tous des trompeurs], Modus, TDS. f* s«, dans LAGURNs, au mot frarie.
2. FAUSSET. — HIST. Ajoutez : xiv* s. Thiebaut le boutier, faussés et broches (022), varin. Archives admin. de la ville de Reims, 1. 11, (" partie, p. 30(.
t FAUSSE riKR(fô-se-tié), ». m. Lapidaire qui ne fait que la pierre fausse, chriten, Art du lapidaire, p. 22.
— ÉTYM. Faux, fausse.
t FAUVE (fô-vé), ». m. Nom, donné dan» le Calvados, à un sol jaune, peu épais, renfermant quelques pierres, les Primes d'honn. Paris, (87o, p. 7.
— ETYM. Fauve.
2. FAUX. Ajoutez : Il 6* Faux de guerre ou faux k revers, arme obtenue en emmanchant, sur une hampe, une faux dont le tranchant est relevé dans le prolongement de la hampe. {| 6* Canon en fer de faux, s'est dit d'un canon de fusil tordu, dans la composition duquel il entrait de vieux fers, des faux usées ; cette expression a été étendue, par analogie, mais abusivement, aux canons à ruban en fer et acier.
t FAVASSE (fa-va-s'), ». f. Gesse tubéreuse. Il avait avisé à quelque distance du gros chêne une touffe de favasse en fleur; la favasse ou févcrole, c'est cette jolie papilionacée à grappe» roses que vous connaissez, la gesse tubéreuse,... 0. sand, Rev. des Deux-Mondes, (6 oct. (876, p. 722.
— KTVM. Dérivé du lat. faba, fève.
FAVORABLE. — HIST. xiv* 8. Ajoutez : Li cas
dcz eschevins est favorables, et li cas de leur adverse partie haineux ((346), varin. Archives adminislr. de la ville de Reims, t. 11, 2* part. p. »70. Pourtant qu'il [un ministre anglais] estoit favorable au roy d'Ëscoce, ). u bel, FrayM chroniques, t. I, p. 8.
FAVORI. Ajoutez : || 7* S. f. Favorite, nom, au xvii*siècle, d'un ajustement de femme. Lorsqu'elle sait artistement Pencher le corps et tortiller la tête. Ou de son éventail ouvert nonchalamment Ranger sa favorite, et redresser sa crête, du fbesny, le Négligent, Prologue, s. || 8* Terme de turf. Favori, cheval sur lequel se réunit la plus grande somme des paris, et qui est coté le plus favorablement.
+ FAYALITE (faia-li-t'), s. f. Péridot d'un noir de fer, à éclat métallique, dont la magnésie a été remplacée presque entièrement par l'oxyde ferreux, PiSANi, Minéralogie, (876.
t FA VAN (fa-ian), s. m. Nom dn hêtre dan» l'Aunis, Gloss. aunisien, p. (OB.
— ÉTYM. Voy. FAYARD au Dictionnaire.
t FA VOL. — lïTYM. Ajoutez : C'est le provenç. faisol, ital. fagiolo, qui tous viennent du lat. faseolus (voy. faséole).
FÉBHIOITANT. — ÉTYM. Ajoutez : L'ancienne langue avait le lat. febricitare sous la forme fievrier : xii* s. Une d'eles |religieuses] ki soluno la purreture de ceste char semblevot estre bêle, comenzat à ftevrier, li Dialogt Grégoire io pape,
t FÉBRIGÈNE (fé-bri-jè-n'), adj. Qui engendre
la flèrre. La visite des étangs marécageui Je la Dombes et l'examen de leurs agents féLrigènes,
Joum. O/Jlc. 26 sept. (872, p. «(»», 3* col
— ETYM. Ilot hybride, du lat. febris, flèrre, et la suffixe ....géiu.
t recULOMftTRR (fé-ku-lo-mè-tr'), ». m. la- Btrumenl qui sert à mesurer la proportion de fécule sèche contenue dans les fécules du commerce. Le féculomêtre de Bloeb.
— fiTYM. Féeul*, et lai. mrtrum, mesure.
t FEDDAN (fèd-dao). ». m. Mesura agraire en Egypte, qui vaut 133 fca»a6aA carrées et (/l ; la kambah a ds longueur 3-,55 {le Système Wkéfriiiue d'Egypte comparé au système français, Mahmoud- Boy, (871). Ce prince [Méhémet-Alij créa le jardin de Cboubrah, d'une superficie de su feddans et y fit planter une quantité considérable d'arbres fruitiers,... J'mm. o(JU. ï déc. (872, p. 74«8, a' col.
t FEDERKRZ (fé-dèr-èrts'), I. m. Terme de minéralogie. Sulfure double d'antimoine et de plomb.
— STYM. Allem. Feder, plume, et £ri, bronze.
t FEDON (fe-don), ». m. Nom, dans la Vienne, des jeunes baudets, les Primes d'honneur, Paris, (872, p. 302. Beaucoup de fedons (c'est l'expression locale qui désigne les jeunes baudets) périssent dans les premiers jours de leur existence. Bulletin de Ut Soc. d'agrit. etc. d< i>oiiier», déc.
— ÉTYM. Du Gange a f$da, qui signifie brebis. Le fedon du Poitou a le même radical, c'est un dérivé du lat. /'«lors , rendre fécond ; de la sorte fedon se trouve être le même mot que faon.
FËE. — ETYM. Ajoutez : Dans le Cfaablais, fighe, fie; dans le Jura français, fau ou fé; dans le canton de Vaud, fatha ou ^ada.
t FELBOL (ftl-bol), ». m. Terme de minéralogie. Silicate ferrique hydraté.
fElER. — IlIST. Ajoutez : xv* s. Une coupe de cristal fellée, 1 ung plé d'or.... non extimée pour ce qu'elle est fellée, Bt'bl. des eh. f série, t. i, p. 428.
t FÉLIBRE (fé-li-br'), ». m. Proprement, poète en langue d'oc, de l'école de Roumanille et de Mistral. Il En général, tout homme contribuant par ses œuvres, soit en vers, soit eo prose, au succès de la renaissance provençale.
— ÉTYM. On raconte que Mistral, récitant une poésie populaire où félibre se trouve au sens de docteur, ce mot plut aux convives, qai l'adoptèrent.
t FÉLIBRIOE (fé-li-bri-j'), ». m. Association det félibres. La réunion avait principalement pour but l'adoption des statuts du félibrige; divers articles en ont été votés par acclamation, après un discours d'ouverture prononcé par l'auteur de Miriio, l'Union de Fauciu»e, dans Joum. ofjic. 21 mai (H76, p. 3628, ("col. En souvenir des sept troubadours de Toulouse, le félibrige a pour symbole une étoile k sept rayons; ses jeux floraux ont lieu tous les sept ans; son bureau est composé de sept personnes, le président restant hors de compte, Rev. des langues romanes, 2* série, t. 1, p. 3»5.
( . FÉLICITÉ. A;oul«i : || 8* La ( o»* planète télescopique, découverte par H. Peters, en (8«».
t FÉLINITfi (fé-ll-ni-té), ». f. Néologisme. Caractère félin, caractère qui a la souplesse et la perfidie du chat. Nous connaissons maintenant le principal adversaire de i. B. Rousseau [Joseph Saurin], nature inquiète, vaine, superbe, perfide, et d'une félinité beaucoup plus féroce, beaucoup moins souriante et apprivoisée que celle de La Motte, M. DE LESciJRE, le Procès de J. B. Rousseau, Joum. ofUc. 25 nov. (876, p. 966», 2* col.
— ÉTYM. Féltn i.
FELOUQUE. — ÉTYM. Ajoutez ; Il y a dan» certains lexiques arabes faMa ou falokka, d'où les étymologistes ont tiré felouque, et qu'ils rattachent à l'ancien arabe foulk, navire. Mais M. Dozy repousse cette étymologie ; il assure que foulk n'appartient pas à la langue arabe qu'on parlait au moyen ége, que c'est un vieux mot qu'on ne rencontre que chez les poêtoa qui recherchent les termes archaïques, et que, n'étant point dans la bouche du peuple et des marins, il n'a pu pa8<ier dans les langues romanes. Conséquemmcnt, en place il propose l'arabe harrdca, primitivement barque de dessus laquelle on pouvait lancer le naphte sur les vaisseaux cnoemis, et par suite toute barque ou petit vaùsscan ; harrdca, qui vient do haraca, brûler, a donné en ancien cspagn. haloquc, puis les autres formes romanes. Mais M. Dévie , Uiet. ètym., ne pense pas que les étyrnologistes sa' hissent convaincre , et U croit qu'il»