‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 480 sur 754 · GAB · texte numérisé non relu

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répression des tripots, ne connaît pas ce mot, et il pense qu'en place il faut lire abatage, qui se dit quand des portées sont préparées et qu'il n'y a plus qu'à les abattre.

t GABBRO (gab-bro), j. m. Terme de minéralogie. Nom italien de l'euphotide, roche composée de feldspath et de diallage, huot, Manxul de géologie, éd. Roret; de labrador et de smaragdite, jannettas Itt Roches, (874, chez Rothschild.

GABËLÉ. Ajoutez : — HIST. XV" s. Sur chascun muid de sel gabelle on non gabelle, mantellieh, Glossaire, Paris, (869, p. 34.

GABELLE. — ÉTYM. Ajoutez : D'après Dozy, c'est l'étymologie arabe qui doit prévaloir : à côté de gabella, l'italien avait aussi caballa et cabeila, cité dans Du Cange ; le k initial arabe devient quelquefois g dans les langues romanes ; et il est

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bien plus probable que les peuples du Midi ont omprunté aux Arabes cette dénomination qu'aux Germains; en conséquence, il assimile gabelle, gabella à l'esp. aUabala, aUavala, imp6t, qui est l'arabe al-kabâla, sorte de taxe.

t 2. GABET (ga-bè) , s. m. Terme de marine. Hinnule qu'on adapte à certains instruments propres à déterminer en mer la hauteur des astres.

t GABEUR (ga-bcur,, s. m. Celui qui gabe, se moque (vieux mot qu'il n'est pas mauvais de remettre en usage). Paladins invincibles, célébrés par des chantres gabeurs, brillât-savarin, Physiol. du goAt, II.

GABION. .Ajoutez:— REM. Le gahion n'est pas toujours un panier ; c'est souvent un cylindre en clayonnage.

t GABLE (ga-bl'), s. m. Nom, en Normandie, du pignon ou partie des murs qui s'élève en triangle et sur laquelle porte l'extrémité de la couverture. M. Victor Petit a dessiné le gable donnant sur la cour ; on y voit la grande porte charretière et la petite porte, de caumont, Descriplion de la grange de Perrières, xii' siècle, dans Statistique mormmentale de l'arrondissement de Falaise, p. <69. Gable, terme de charpenterie appliqué à la maçonnerie; le gable est originairement la réunion, à leur sommet, de deux pièces de bois inclinées, viollet-le- DOC, Dictionnaire raisonné de l'architecture française, Gable. Les yeux s'étaient habitués à voir ces gables de bois surmontant les formerets des voûtes, interrompant les lignes horizontales des corniches et bahuts; lorsqu'on les enlevait, souvent les couronnements des édifices achevés devaient paraître froids et pauvres ; les architectes eurent donc l'idée de substituer à ces constructions provisoires, dont l'effet était agréable, des gables en pierre; c'est ce que Pierre de Montereau fit à la Sainte-Chapelle de Paris dès (245, id. ib.

— REM. M. Viollet-le-Duc, dans son Dictionrnaire, écrit gable; on ne voit pas pourquoi.

— ÊTYM. bas-lat. gabulum; angl. gable, de l'allem. Giebel, faite, sommet.

t t . GÂCHE. — ETYM. Ajoutez : Les mariniers de la Loire disent encore aujourd'hui gdche pour rame, et gâcher pour ramer.

2. GÂCHE. — ETYM. AjoiUez .-Il y avait en Picardie une forme particulière glache : xv* s. Que nul ne porra faire serrure à pêne et à glache, qu'elle n'ait pertuis et rouet, Rec. des monum. inédits de l'hist. du tiers état, t. iv, p. 309. Celte forme, qui n'éclaircit pas l'étymologie de gdche, mérite pourtant d'être notée. M. Devic, Dict. étym., rapproche gdche de l'espagn. alguaxa, penture, gond, que M. Dozy avait identifié avec l'arabe arraxza, gond, gâche. Cette étymologie d'un mot d'ailleurs isolé est très-vraisemblable.

t GACHENET (ga-che-nè), s. m. Jeune gars, dans la Haute-Marne. Tu n'auras que ce que tu mérites, mongachenet; oîi demeures-tu? a. theu- RiET, Rev. des Deux- Mondes, i& avr. J876, p. 727.

— ËTYM. Ce semble une autre forme de garçonnet.

t GACHETTE (ga-chè-f), t. f. Fillette, dans le parler de la Haute-Marne. Voilà une gâchette troussée comme un moine qui va au cresson, A. iHBVRSKijRev.des Deux-Mond. l^oct. <874, p. 555.

— ÉTYM. Voy. GACHENET.

GAGE. Ajoutez :\\i' Garanti par un gage. Rechercher si les emprunteurs sont en situation de remplir les engagements qu'ils vont prendre envers le public, c'est-à-dire si leur emprunt est réellement gagé, Joum. offic. ^8 juin <876, p. 4278, t" col.

GAGER. Ajoutez : Il 4* Servir de gage à, garantir. Voilà les ressources de la ville de Paris, ces ressources gagent l'emprunt, elles donnent toute sécurité aux prêteurs, Joum. offic. 2< juin <876, p. 4366, 2« col.

GAGNA GE. Ajoutex : 1| 4» Nom du prélèvement, en Picardie, de la <0' botte, en Artois de la <(*, auquel ont droit les moissonneurs, après avoir coupé et lié les céréales, véret. Agronomie pratique, Amiens, (875, p. s j7.

t GAGNE (ga-gn'), s. f. Action de gagner. |{ X la gagne, en gagnant et économisant le gain. Dans les villes telles que Calais, Lille, Saint-Quentin et Lyon particulièrement, les métiers sont la propriété des ouvriers, qui, ordinairement, les ont achetés à la gagne, c'est-à-dire en s'acquittant à mesure du travail, Bnqxiéte, Traité de eomm. avec l'Anglel. t. v, p. 784.

GAGNE-DENIER. || 1* Terme d'ancienne administration. AjoxUex : Il est défendu à tous gagne-

OICT. DE LA LANGUE KHANC.iAISB.

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deniers de se mêler de procurer des voitures au public sans en être requis, Arrêt du parlement, 17 juill. 1787.

GAGNER. Il i^ Ajoutez : || Gagner pays, s'enfuir. La comtesse de Soissons gagne pays et fait fort bien ; il n'est rien tel que de mettre son crime ou son innocence au graRd air, sÉv. 2 fév. «680. H 29" Se gagner soi-même, être le propre objet de son gain. La belle conquête, mon «her frère, que de se gagner soi-même pour se donner à Dieu tout entier, boss. Lett. sur l'ador. de la croix.

t GAGNERIK (ga-gne-rie), s. f. Nom des métairies, dans certaines parties de la Bretagne.

— ËTYM. Gagner, au sens archaïque de faire pattre.

t GAGNEUR. Il !• Celui qui gagne, qui fait un profit. Ajoutez : Ne pouvant sauver l'Ëlat qu'aux dépens de la capitale qui l'a perdu, vous avez bravé les cris des gagneurs d'argent, j. i. rouss. Lett. à Silhouette, 2 déc. (759.

GAIEMENT. — HIST. Ajoutez .-xui's. De riches dras de soie [les dames] estoient aournées. Et d'autres paremens si gaiement parées, Brun de la Montaigne, v. 2374, éd. P. Jleycr, <875.

GAIETÉ. — HIST. Ajoutez : \\ xn* s. Chevels ot blons, molt avenant, lelz [yeux] vers et pleins de gaieté, benoît. Roman de Troie, v. 6377. (On voit par là que ce mot, qui, dans l'historique, n'a des exemples que du xvi' siècle, remonte aux plus anciens temps de la langue.) || xm* s. Les dames vont devant plaines de gaieté. Brun de la Montaigne, v. <394, éd. P. Meyer, Paris, (875.

t GAILLETERIE (ga-llè-te-rie. Il mouillées), s. f. Masse de gaillette ou menus morceaux de houille.

t GAILLETECX, EUSE (ga-lle-teû, teù-z'. Il mouil.ées), adj. Terme de marchand de houille. Qui contient de la gaillette. Les tout-venants sont plus ou moins gailleteux, selon la quantité de gros morceaux ou gaillette qui s'y trouve des charbons gailleteux, dont le prix d'acquisition est presque double [du charbon menu]. Enquête, Traité de eomm. avec l'Anglet. t. vi, p. 588. Nous tirons de Belgique les qualités gailleteuses, ib. |l Substantivement, le gailleteux, Le charbon gailleteux. Les tout-venants, avec 60 pour «code gailleteux, se vendent aujourd'hui à Liège à raison de 45 à (s fr. les (oookil., Joum. oflic. 6 mai (874, p. 3(28, ('• col.

t GAILLETIN (ga-lle-tin, 21 mouillées), s. m. Terme de marchand de houille. Nom donné à de petits morceaux de charbon gros comme le poing, un peu plus un peu moins ; ils servent pour les foyers domestiques ; étant tout cassés, ils ne font pas une pelle de menu. || On les appelle aussi têtes de moineau.

GAÎNE. AjotUez : || 7* La mère aux gaines, surnom d'une magicienne, dont Hamilton, dans son conte du Bélier, place la résidence près de Moulins : le pays de la mère aux gaines. Moulins. 11 faut encore qu'un arrière-petit-fils de tous ces gens-là (les héros des tragédies de Corneille) vienne du pays de la mère aux gaînes me relancer aux Délices, volt. Lett. d'Argental, 9 mars (763.

f GAIZE (ghê-z'), s. f. Il 1° Nom local d'une certaine roche du département des Ardennes, dite aussi pierre morte, composée surtout de silice, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxx, p. 68(. Il 2° Nom d'une couche lexcessivement dure qu'on rencontre en creusant les mines ou les puits artésiens. Le percement [d'un puits artésien à la butte aux Cailles, à Paris] est devenu presque impossible, par suite de la rencontre de couches excessivement dures que les mineurs, dans leur langage à eux, appellent gaize, le Bienpublic, (6 fév. (876, 2* page, 6" col. Il 3° Nom, dans la Marne, d'un terrain analogue au gault, les Primes d'honneur, Paris, (869, p. 233.

t GALACTIQUE (ga-la-kti-k'), adj. Qui a rapport à la voie lactée. La zone galactique.

— ÊTYM. ra>axTixà;, laiteux; de yaXa, lait.

t GALACTOSE. Ajoutez : || Terme de chimie. Glycose lactique qui résulte de 1 oxydation de la dulcite.

t GALANGA. — ÊTYM. D'après M. Dozy, galanga vient de l'arabe khalandjdn.

GALANT II 4* Ajoutez :\\0e galant homme, en galant homme. Je voudrais que, sans rebattre les lanterneries du passé, cela [la réconciliation de Bussy avec Guitaut] se fit de galant homme, avec cette grâce que vous avez quand il vous piaf t, sÉv. à Bussy-Rabutin, 43 août (678. (C'est l'iUlien : da galant'uomo.)

GALANTERIE. Ajoutez :— REM. Galanterie s'est

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dit pour objet de toilette, modes, elc Un présent do galanterie de senteurs qui devait être ofTerl à la comtesse deCastlemaine, Lett. elc. de Colbert, vi, 37<. On y fait [à Berlin] beaucoup d'ouvrages d'acier, des glaces do miroir, plasieun sortes de galanteries, p. oiRAUDBAU, la Banque rendue fante, p. 39(. Elle [la ville de Pari<] a cependant plusieurs manufactures et fabriques : telles sont.... celle des chapeaux de castor et autres, la galantarie ou les modes, la bijouterie.... id. ib. p. 39(.

t GALANTUINE ou GALANTINE (ga-lau-ti-n'), >. f. Voy. calantiib au Dictionnaire. La galantin* et la primevère parent nos bois, et les violettes sa baignent dans l'humidité du matin, a. thkuriet, ilei!. des Deux-Mondes, c fév. (877, p. 68(.

t GALAPIAT (ga-la-pia), t. m. Terme populaire. Homme grossier et sans valeur.

— RBM. On trouve galipiat. On eût, ma foi, dit que lesgalipiats voulaient avaler toute la grappe et le terrein, Lett. du P. Duehêne , 49» lettre, p. î. |{ Aujourd'hui, on entend toujours dire galapiat.

— ETYM. Ce parait être une forme péjorative de galopin.

t GALATËE. AjouUX : || La 74* planète télescopique, découverte en (862 par H. Tcmpcl.

— ETYM. raXàteio, une des Néréides.

GALE. Ajoutez : || 6' Gale bédouine, nom donné vulgairement à une maladie de la peau (lichen vésiculairc), qui est commune dans les pays chauds Il 7« Arbre à la gale , le rhus toxicodendron, L., BAILLON, Dict. de bot. p. 247.

t GALKFRETIER. Ajoutez: — HIST. Ivi's.Dcux galefretiers qui n'avoient de moyne que l'habit, paradin, Chron. de Savoye, p. 236.

GALÈRE. Ajoutez : || 10' Baril de galère, sorte de baril, d'une contenance de (5 à 20 litres. Gaz des Trtb. ("juill. (875, p. 628, 4« col.

GALERIE. Il 12° Ajoutez : Nous avons des maisons qui font des chatons à la mécanique, des galeries découpées pour l'ornementation, des tubes creux sans soudure, Joum. offic. (4 juin («74, p. 40)2, 2' col. Il 16* Terme de fabricant de châles. Galerie de châle, bordure haute qui règne tout le long du châle, Joum. offic. (( mars (872, p. (74», ('• col. Châle à galerie, à riche galerie.

GALETAS. — ÊTYM. Ajoutez : X Buulogne-sur- Mer et à Calais, on prononce galata; ce qui est conforme à l'étymologie.

t 2. GALETIERE (ga-le-tiè-r'), s f. Machine servant à broyer la galette ou pâte de charbon et de salpêtre qui sert à la préparation de la poudre,

Joum. Ofic. 23 nOV. (876, p. 8583.

t 2. GALETTE. Ajoutez : On en tire [de Milan] beaucoup de soies et galette, du lin... p. gikal- DEAU, la Banque rendue facile, in-4, Paris, (769, p. 391. Des popelines et toute sorte d'étoffes de galette et mi-soie, id. ib. p. 392.

GALEUX. j4jou(eï ; Il 4* Verre galeux, verre à vitre ou à bouteille, qui, dans le cours du travail, éprouve un commencement de dévitrifioation.

t GAI.GALE (gal-ga-1'), s. f. Composition de chaux, d'huile et de goudron dont on forme une espèce de mastic dans les Indes pour enduire la carène des vaisseaux avant de leur appliquer un doublage.

t GALIBI. Ajoutez : || 2' Le galibi, langue parlée par les Galibis, branche de la race caraïbe. Le chinois, le sanscrit, le galibi ou langue dei Caraïbes, et l'idiome de l'Ile de Taïti, a. geffboy, Rev. des Deux-Mondes, (" août (874, p. 693.

— ETYM. Les anthropolithes appelés galibis ont été ainsi nommés des Galibis. On ne sait qui a le premier employé le mot en ce sens. Quant au nom de Galibis, il appartient à une branche de la race caribe ou caraïbe établie dans la Guyane française. Le P. Raymond Breton, dans son Dictionnaire français-caraïbe, l'écrit Gallibi, mais lui donne la même signification. Dictionnaire français-caraïbe:» Gallibi, caraïbe de terre ferme. » Blet, dans son Voyage de la France équinoxiale en l'isle de Cayentu, Paris, (664, in-4», a donné à la fin un « Petit dictionnaire de la langue des sauvages galibis.... •

t GALIBOT (ga-li-bo), s. m. Dans les houillères, le manœuvre qui porte au fond de la mine. Los enfants trop jeunes et trop faibles pour herchor sont employés, de douze à quatorze ans, comme galibotsau fond, et gagnent ( fr. (O c. par jourmc, fleoue scientifique, 2( août (875, p. (85. ||0n dit dans le même sens aide-galibot Aux vieux des tâches faciles, aux jeunes des tâches secondaires qu'ils exécutent sous les yeux d'hommes faits, par exemple les aide»«alibots,aides-hcrcheurs qui ron- SUPPL. — 32

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lent le» charbons dan» les galeries,.., l. reybaub, Revue des Deux-Mondes, i" nov. <87), p. <67.

tGALIETfE. — ÊTYM. Il se pourrait que galietle ou gailliette provinssent de galet, caillou, par assimilation de forma.

OALIMAFRÉK. — ÊTYM. Ajoutez: J'ai dans le Dictionnaire laissé inconnue l'origine de ce mot. M. Darmesteter, Formation des mois composés en français, p. H8, y voit (la forme primordiale étant talimafrée) un composé d'une préposition péjorative cal, car, eali, eari (comp. califourchon, caliborgne), et un radical mafl ou mafr qui se retrouve dans le picard maflia ou mafia, gourmand, maflier ou mafier, ronger entre ses dents, et qui se rattache à l'ancien flamand maflelen, moffelen, agiter les joues ; mofel, dans le dialecte d'Aix-la- Chapelle, grosse bouchée; mofele, manger à pleine bouche (comp. mufle). Cette conjecture est probable à cause de l'ancienne forme calimafrée. J'ai moi-même, au Dictionnaire, indiqué ca.... comme préposition péjorative.

GALIMATIAS. — ETY.M. Ajoutez : M. Darmesteter, Formation des mots composés en français, p. 113, donne une explication qui semble plus plausible que ce qu'on a proposé. Suivant lui, la forme picarde carimafliache ou carimafiache, qui, traduisant le français galimafrée, a le sens propre de galimafrée et le sens figuré de ramassis de sottises, discours incohérents, sans suite, suppose une forme française correspondante carimafias ou galimafias; galimatias ne serait autre chose que le figuré de galimafrée. Cependant cela n'est pas démonstratif.

t GALIPE (ga-li-p'), t. f. Nom, dans les Landes, des copeaux de pin. Ces sinistres doivent être attribués à la malveillance et étaient allumés au moyen de mèches de bouse de vache très-sèche et de galipes ou copeaux provenant du gemmage des pins, Enquête sur les incendies des Landes, p. au.

— ÉTYM. Origine inconnue. Il semble que c'est de galipe que provient galipot (voy. ce mot ci-dessous).

GALIPOT. — ÉTYM. Ajoutez : D'après M. Bugge, Romania, n'<0, p. U9, galipot est issu de l'allem. Klibe, gummi, lacrima arborum, qui se lit dans un glossaire, imprimé en (5)7, de mots recueillis en Anhalt et à Leipzig. On trouve avec le même sens kliber, bas-allem. kliwer dans la Poméranie, néerland. klibber. La source de ces mots est le moyen haut-allem. kllben, être adhérent. Pour l'insertion de l'o dans galipot, comparez canif de knife. Lepse rapporte à une forme du haut-allem.; comparez le bavar. klepig, kleppig, le même que klehig. Quant aux consonnes, l'autrichien gieppe pour klebe, glouteron, est analogue au français galipot. D'autres disent que galipot est li hollandais gleypot, urceolus fictilis (Kilian), hensleigh wedowood, Trnnsactions of the philological society, )873-)874, part. I, p. 65. Le galipot, sorte de térébenthine, serait dit du vase contenant. Mais, comme les copeaux des pins qui fournissent le galipot se nomment galipes (voy. ce mot au Supplément), il est vraisemblable que galipot en provient; on ignore l'origine de galipe ; peut-être est-ce à galipe qu'il faut appliquer l'étymologie proposée par M. Bugge.

4. GALLK. ii;ou(ez : Il S° Arbre à galles, de l'Inde, l'acoct'o bambolah, Roxb., bâillon, Dict. de botanique, p. 247.

t GALLEC (ga-lek) ou GALLO (gal-lo), (. m. Nom donné au patois français qui se parle dans le département des Côtes-du-Nord , patois assez semblable à celui de la basse Normandie.

— ÉTYM. Gai, nom, en bas-breton, des Français, t GALLIA (gal-li-a), «. f. La <48« planète téle-

•copique, découverte parM.Prosper Henry en < 875.

— ÉTYM. GaUia, nom latin de la Gaule.

GALLICAN. Ajoutez : — HIST. xvi* s. Et affin

que chascun qui a congnoissance de la langue gallicane et non point du latin..., Bpt'slre exhortatoire aux epistres, Nouv. Testam. éd. Lefebvre d'Étaples, Paris, 1525.

i GALLIUM (gal-li-om'), ». n». Corps simple découvert par M. Lecoq de Boi.sbandran, en 4878.

t. OALLOM. — HIST. Ajoutez ; xiii' s. Galon, dans TouoARD, Une page d'hist. locale, p. (2.

t GA LLUCH E (ga-lu-ch'), s. f. Nom, dans le département de la Vienne, de terres rocailleuses, J. s. PLANCHON, Rev. des Deux-Kondet, i" avril 4875, p. 649.

t GALVANO-CAUTÈRE (gal-va-no-kô-tè-r'), ». m. Terme de chirurgie. Instrument à l'aide duquel on pratique la galvano-caustique.

i GALVANOPLASTK (gal-va-no-pla-st'), ». m.

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