‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 484 sur 754 · GAU · texte numérisé non relu

GAU

1 2. GAC..., préfixe péjoratif, qui, suivant U. Lehéricher, signifie faux, mauvais, et se rattache au breton gwal, lequel est un terme péjoralif, Journ. offi.c. b avr. <877, p. 26B) , 3- col. On peut ajouter à l'intéressante communication de M. Lehéricher que gau mérite d'être rapproché du préfixe péjoratif ca ou cal.

GADCHE. ||ia*||Passer l'arme à gauche, mourir. Ajoutez : Les crânes sont les six maîtres d'armes à qui j'ai fait passer l'arme à gauche. — Cela veut dire tuer, n'est-ce pas? — Nous disons ça comme ça, reprit-il avec la môme innocence, a. de VIGNY, Stella, ch. xxiii. || 15° Fig. Mettre à gauche, mettre du froid entre des personnes. La vie si recluse et si resserrée de son petit-fils [le duc de Bourgogne ; c'est du roi qu'il s'agit] qui l'avait dès lors mis fort à gauche avec Monseigneur, stsiM. t. IX, p. 355, éd. Chéruel.

— REM. Au n" 2 de gauche se trouve la locution pied gauche. Elle est mieux expliquée à pied, n» <.

t GAUCHÊNE (gô-ché-n') ou GAUQOÊNE (gôkê-n'), s. m. Nom, en Normandie, de l'érable, Journ. olJic. B avr. 4 877, p. 266(, 3' col.

— f.TYM. Mot qui signifie, suivant M. Lehéricher, faux chêne ; de gau..., préfixe (voy. ci-dessus), et chêne.

t GAUCHO (gA-cho), s. m. Nom donné aux hommes d'origine espagnole qui habitent les vastes plaines de l'Amérique du Sud, autour de Buenos- Ayres. || Au plur. Des gauchos.

— ÈTYM. Araucan, gachu, camarade, ami, has- PERO, Mém. de la Soc. de linguistique, u, n.

t GADDEBILLAnX (gôde-bi-llô, Il mouillées), t. m. pi. Nom, à Chinon et dans les campagnes environnantes, des tripes à la mode de Cacn.

— HIST. XVI" s. Gaudebillaux sont grasses tripes de coirauxi coiraux sont bœufz à la crèche, rab. Garg. i, 4.

t GADFRËNE (gô-frê-n'), s. m. Nom, en Normandie, de l'aubier ou obier, Journ. oflic. B avr. <877,

p 2661, 3« col.

— ÉTYM. Mot qui signifie, suivant M. Lehéricher, faux frêne : de gau..., préfixe (voy. ci-dessus), et frêne.

t GADGK (Ç*-j'), s. f. Terme de marine emprunté à l'anglais. Echelle du tirant d'eau. La quantité d'hélices, d'ancres, de chaudières, de gauges hydrauliques, de voiles, d'appareils mécaniques pour mettre des embarcations à la mer, et d'objets spéciaux propres au service à bord, est vraiment innombrable, Journ. offiC. 23 OCt. (87B, p. 88IB, 3* col.

— ÉTYM. Angl. gauge, qui est le français jauge. t 6ADJARD (gô-jar), s. m. Nom, dans le Loiret,

de l'instrument tranchant dit croissant. Saisissant alors un gaujard ou croissant, il sortit, Journ. du Loiret, dans Gax. des Trih. 23 avr. <876, p. 397, a* col.

— ÉTYM. C'est un dérivé de gouge, outil de fer (voy. GOOGE « au Dictionnaire).

t GAULÉE (gô-lée), s. f. Action de gauler un arbre pour en avoir les fruits. Il serait aussi trèsurgent de réformer le procédé de cueillette des indigènes à la gaulée, qui détruit les organes foliacés [des oliviers], Journ. oflic. <B nov. <S74, p. 7630, 2" col.

t GAULOISEMENT ( gô-loi-ze-man ) , ode. X la vieille et simple manière. Au bon monsieur Franchard vous direz librement , Comme nous parlons tous à lui gauloisement..., DU fresny, le Faux sincère, I, i .

t GAULOISERIE (gô-loi-ze-rie), s. f. Néologisme. Acte, langage dont la liberté plaisante n'observe pas toutes les convenances. Il [Sainte-Beuve] cherchait, dans la compagnie des seconds [les représentants de la littérature légère], le délassement, la gauloiserie , othenin d'haussonville , Rev. des Deux-Mnndes, )" fév. (875.

t GAUMINE. Ajoutez : Nous répondrons, d'après une foule d'autorités..., que ceux qu'on appelait mariages à la ganmine, c'est-à-dire les mariages contractés en présence du curé, à la vérité, mais malgré lui et sans aucune bénédiction, ni de lui, ni d'un .lulre, étaient réputés valides comme les autres, Mémoire tMologique et politique au sujet des mariages clandestins des protestants de France, p. 82. Je ne sais comment ceux-là [les protestants'] se sont mariés ; ils ont peut-être contracté do ces unions que les lois ont déclarées illicites, qu'on nommait mariages par paroles do présent, ou mariages à la gaumine. malesherbes, Second mémoire tur le mariage des protestants, p. 438.

Page 1