‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 517 sur 754 · HYP · texte numérisé non relu

HYP

se meut le long de l'axe tranavene de l'hyperbole. Il Hyperbololdes de révolution à une ou deux nappes, surfaces obtenues dans lecas particulier où l'ellipse génératrice est un cercle ; on peut aussi lea considérer comme résultant de la rotation d'une hyperbole autour d'un de ses axes.

t IlYl'HRGfiOMfiTRIOlFK {ipèr-jéK)-mé-tri-k'), adj. Terme do mathématique. Série hypergéométrique, série dont les termes se déduisent les uns des autres suivant une loi plus compliquée que celle qui donne naissance à la progression géométrique.

— ÊTYM. 'Ifntp, au-dessus, et géométrique.

t UYPElUDÉATIOÎf (i-pèr-i-déa-sion), s. f. Excitation intellectuelle se manifestant par une production incessante d'idées plus ou moins incohérentes. Si l'on continue à boire, Vexcitation intellectuelle augmente et se manifeste de plusieurs manières; on pourrait résumer d'un mot toutesces formes en disant qu'il y a hyperidéation.... l'hyperidéation de l'ivresse au premier degré est un phénomène très-curieux et très-intéressant, CH. HiCHET, Jlet). des Deux-Mondes, <6 fév. (877, p. 82i. Les effets de béatitude et d'hypéridéation sont plus marqués avec l'absinthe qu'avec l'alcool, id. ib. p. 83).

— ÉTYM. Hyper..., et t'd^alt'on (voy. ce mot au Supplément).

t HYPÉRION (i-pé-ri-on), s. m. Nom du T satellite de la planète Saturne.

— ÉTYM. 'ritepidiv, un des noms du Soleil, dans Homère.

t UYPERMÉTAMORPHOSE ( i-pèr-mé-ta-morfô-z'), s. f. Changement que subissent certains insectes (silaris, meloê, etc.), passant par l'état de première larve, de deuxième larve, puis de pseudochrysalide, à laquelle succède une troisième larve analogue à la deuxième, et enfin arrivant à l'état de nymphe, tandis que les autres insectes n'ont que trois états : œuf, chenille, chrysalide.

— ETYM. Hyper..., et métamorphose.

t HYPERMÉTROPE (i-pèr-mé-tro-p'), adj. Synonyme de presbyte.

t HYPERMÉTROPIE (i-pèr-mé-tro-pie), t. f. Terme d'optique et de physiologie. Synonyme de presbytie.

— ETYM. TitÈp, au delà, nitpov, mesure, et wi)/, œil.

t HYPERORGANIQCE (i-pèr-or-ga-ni-k'), adj. Qui est au delà de l'organisme. Cette vérité acquise [d'une âme immatérielle], on désirerait savoir plus précisément quel est ce principe hyperorganique qu'on vient d'affirmer. Journal des Débats, 5 avr. <876, 3' page, 5* col. M. Magy fait remarquer ici que celle assimilation des forces cosmiques aux forces hypcrorganiques n'est point particulière aux métaphysiciens, a. mangin, Journ. ojjie. 6 avril 1876, p. 2480, ("col.

t HYPERPYRÉTIQUE (i-pèr-pi-ré-ti-k'), ad;. Terme de médecine. Qui est au delà de l'état pyrétique. Chaleur hyperpyrétique.

t UYPERTUËRMIE (i-pèr-tèr-mie), s. f. Terme de médecine. Chaleur du corps portée à un degré supérieur à la chaleur normale, particulièrement dans la fièvre. L'hyperthermie, point de départ de la méthode de Brandi [l'emploi des bains froids

HYS

dan« la flàvre typliolde], <• Progrit médical, •l\ mars 1877, p. 236.

— ITYM. Tuèp, au deli, el Mpi«), chaleur.

t HYPNOSE (i-pnô-z'), ». f. Terme de médecine. Maladie du sommeil, maladie qui est propre aux noirs de l'Afrique occidentale, et qui conaiite en une tendance perpétuelle au sommeil; elle Doit par amener la mort par suite du progrè* de l'affaiblisscmont général, Rev. antkrop. t. ri, p. 481.

— F.TY.M. Tirvo;, sommeil.

t UYPOCÉPBALB (i-po-sé-ra-l*), t. m. Terme d'antiquité. Disque plat en carton, en toile ou eu cuivre, sur lequel étaient gravées des légende* symboliques et qui était ensuite placé dans le cof fre mortuaire, soiu la tête de la momie, tioixit- LE-Duc, Journ. des Débats, i» avr. (87«, »• p. f t.

— ÊTYM. 'Tni, sous, el x«ça)T), télo.

t UVPOCOTYLÉUONAIRE (i-po-ko-li-lé-do-nér'), adj. Terme de botanique. Qui est placé sous les cotylédons. Caudcx hypocotylédonairc.

HYPOCRAS. Ajoutez : || Kig. H. Bautru le connaissait mal [Voiture], quand il disait que, s'il eût été de la profession de son père [marchand de vin], le vinaigre fikt devenu hypocras entre ses mains, Balzac, Letl. inédites, cix (éd. Tamizey- Larroque).

t UYPOCRISER (i-po-kri-zé), V. a. Donner le caractère hypocrite.

— HIST. XVI* s. Tous les philosophes anciens furent hommes, consequemment attrempans ou, pour mieux dire, hypocrisans et desguisans leurs passions, scion qu'ils estoient plus discrets, PASQUisa Pour-parler de la loy..

t HYPODERMIQUE (i-po-dèr-mi-k'}, adj. Terme de chirurgie. Qui se pratique sous la peau. Injection hypodermique.

— ÉTYM. Tito, sous, et 8<p|i.«, peau.

t HYPODERMIQUEMENT (i-po-dèr-mi-ke-man), adv. D'après le procédé hypodermique. Le sulfate d'atropine injecté hypodermiquement , becxel, Acckd. des se. Comptes rendus, t. ixxx, p. <6io.

t HYPODIOECÈTE (i-po-di-è-sè-l), ». m. Nom, sous les Plolémées, en Egypte, des fonctionnaires provinciaux chargés de la surveillance des travaux agricoles.

— ETYM. TnoS-.oixTiT^.-, sou^-administrateur, de OjtA, sous, et 8ioix»iTTi{, administrateur.

t HYPOOLOBULIE (i-poglo-bu-lie), ». f. Terme de médecine. Diminution des globules du sang.

— ÊTYM. Hypo..., et globule.

t HYPORCHE.ME (i-por kè-m"), ». m. Terme d'antiquité grecque. Chant de choeur consacré à Apollon, ayant cette particularité que non-seulement il était exécuté par le chœur avec danse et chant, mais encore qu'il était accompagné de gestes de pantomime. La poésie lyrique..., vivement rhythmée dans ses hyporchèmes, a. boucbé-leclerq, Rev. polit, et littér. 20 mars «876.

— ÊTYM. TTcopyriui , de uni, sous, el &py.to- |i.at, danser (voy. orchestre).

t HYSTÊROGÈNE (i-sté-ro-jè-n'), adj. Né, engendré postérieurement. Le fameux a du lithuanien doit être hyslérogène, havkt, Rev. critique, 7 mars (874, p. (47.

— ÊTYM. 'foTtpov, postérieuremenl, et ftviKi engendré.

lAH

I. — REM. Ajoutez : Il 9. Dans immanqnable et quelques autres, les deux m ne se dédoublent pas et l'on prononce in-manquable, et non i-mmanquable, comme on prononce i-mmcnse.

t lAHVE (i-a-v') ou lAHVf! (i-a-vé), s. m. Représrnlalion du létragramme hébraïque qu'il était défendu d'articuler, et qui, depuis le xvi' siècle seulement jusqu'au nôtre, s'est prononcé Jéhovah. Auiourd'hui cette manière de le prononcer a été abandonnée par la plupart des théologiens allemands et français (réformés), qui s'accordent, pour des raisins philologiques, à le prononcer lahve on lahvé (Note communiquée par M. Berthoud, de Gingins, canton de Vaud). Comme le Cantique des

DtCT. DK LA LANGUE FRANÇAISE.

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