‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 556 sur 754 · LUN · texte numérisé non relu

LUN

de ce qui luit. Dans un sonnet plein de grâce, le prisonnier [le Tasse) supplie une chatte de lui prêter la luisance de ses yeux pour remplacer la lumière dont on l'a privé, chatkaubr. Mém. d'outre-tombe (éd. de Bruxelles), t. vi , le roste.i

LUMACIIKLLE. Ajoutez ; — REM. La prononciation est lu-ma-kè-l', et non lu-ma-chè-l', chriten, Art du lapidaire, p. 267.

t LUMEN (lu-mèn), s. f. La U)« planète télescopique, découverte en (875 par H. P. Henry.

— ETYM. Lat. lumen, lumière.

LUMIÈRE. — REM. Ajoutez : H i. Dans le xvii' siècle, on faisait une distinction entre lumière au sens de chandelle, bougie, lampe allumée et flambeau. Les lumières mômes ne peuvent pas résister à l'humide fraîcheur qui y domine; et on no peut y allerqu'avoc des flambeaux, Mém. de G. Marinier, dans Lett. etc. de Colbert, t. v, p. 677.

LUMIGNON.— 6TVM. Ajoutez : M. Cornu {Romania,juill.-oct. 4875, p. 460) conteste que lumignon vienne de lumen, s'appuyant sur ce que la forme la plus ancienne est limigrum, lemignon. « Il est, dit-il, d'après le génie de la langue française et en considération du sens premier, mèche, plus rationnel d'admettre le passage de limignon ou lemignon à lumigrum que l'inverse ; comparez les formes femier = fumier (/imus), premier = prumier [primus), femelle = fumelle, chalemel = chalumeau, alemelle = alumelle. Je cherche donc un type latin justifiant le thème Jim (d'oii lem) ou lium (car j'ai rencontré aussi la forme liumignon. Livre des métiers, dialogues français-flamands). Or je le trouve dans le bas-latin licmus ou licmen, signifiant mèche, d'oîi s'expliquent correctement à la fois les formes dérivées limignon, lemignon et liumignon (comp. leg'la, (iule). La forme moderne peut avoir été déterminée, sans parler de l'influence du mot lumen, la mèche étant destinée à être allumée, soit par la tendance déjà indiquée à transformer i ou e atone devant m en u, soit par un intermédiaire luimignon qui se rapporterait à liumignon comme tuile à tiule. • M. Cornu note que le bas-lat. licmus, licmen représente le lat. eUychnium, du grec éXXOxviov, de év, en, dans, et XO/voc, lampe.

t LUMINARISTE (lu-mi-na-ri-sf), s. m. Peintre qui répand la lumière dans ses tableaux. Les naturalistes néerlandais du xvii" siècle et les puissants luminaristes anglais du xvui" ont en lui [Diaz] un rival et peut-être un maître, b. bergerat, Journ. offic. 9 janv. <877, p. 206, 2' col.

t LUMINEUSEMENT. Ajoutez : \\ 2' Terme de peinture. En pleine lumière. Tout cela est peint lumineusement, avec une grande finesse de pinceau, E. bergerat, Journ. offic. 4 5 fév. 4 876,

p. 4 230, 3" col.

LUMINEUX. AjouUz : l| 2' Qui parait jeter de la lumière. Ceux qui ont écrit ou inventé la guerre de Troie ont dépeint la beauté d'Hélène si éclatante et si lumineuse que..., m"' de scudéry, p. 4 93, par Rathery et Boutron, Paris, 4873.

t LUMINIFÈRE (lu-mi-ni-fè-r'), adj. Qui porte la lumière. L'éther luminifcre.

— ETYM. Lat. lumen, lumière, et ferre, porter, t LUMP (lomp'), s. m. Voy. lompe.

1 .LVJiAlHE. Ajoutez : || Dans la grammaire arabe, lettres lunaires, voy. solaire.

t LUNATISME (lu-na-ti-sm'), s. m. Terme de vétérinaire. Nom de l'ophlhalmie périodique, maladie qui attaque le cheval.

t LUNCHER (lon-ché), V. n. Faire un lunch. Il faut, au sortir du stade [d'Éphèse], remonter dans l'odieux wagon, après avoir lunché, avec du pale aie, chez un juif anglais, de vogué, Rev. des Deux- Mondes, 45 janv. 4875, p. 332. || On dit aussi luncheonner. Mon cher Dickens, nous sommes enchantés de votre retour.... venez luncheonuer demain à une heure, et amenez votre brave ami Forster, d'orsay, Rev. des Deux-Mondes, 4" mars

— ETYM. Angl. lunch ou luruheon, collation, second déjeuner, du gallois llwnc.

t LUNDISTE (lun-di-st'), s. m. Celui qui, tous les lundis, fait un article dans un journal quotidien. Nous autres lundistes, comme on dit dans le jargon du jour, qui savons ces chefs d'oeuvre par cœur, et qui en avons parlé jusqu'à extinction de phrases, nous sommes bien forcés de chercher pâture ailleurs, tu. gautier, Feuillet, du Monit. univers, du 24 oct. 4867, p. 4326, 4" col.

t LUNÉ. Ajoutez : \\ i° Terme de forestier. Bois luné, bois affecté de lunure, nanquette, Expl. débit el estim. deibois, Nancy, 4868, p. 402.

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